Vaincre la peur et l'appréhension

Note : 48

le 20.06.2011 par FK

12 réponses / Dernière par ailether le 26.06.2011, 22h09

Le taf, on y passe 8h par jour minimum, et c'est loin d'être facile tous les jours. Ce forum est là pour échanger autour de tous les sujets en lien avec votre vie professionnelle.
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J'écris ce très court "article" suite à la lecture du post suivant, de Terrigan, dans le topic "Comment débloquer la peur d'aborder".

Si vous êtes comme moi, vous avez tendance à tout analyser, à beaucoup réfléchir, et surtout, à vous laisser driver par vos émotions. Pas de honte à avoir : dans bien des situations, c'est un réel atout. Sauf que parfois, votre tendance à vous poser des questions fait émerger en vous le sentiment que la tache qui vous attend est au dessus de vos forces, que vous n'allez pas savoir faire, que ça va être compliqué, etc.

Pour gérer cette appréhension, votre esprit va mettre en branle tout un tas d'objections, destinées à vous fournir des voies de sortie honorables, et ça sera pour vous des excuses pour ne rien faire... ou pour repousser au plus tard possible (hello procrastination).

Je l'avoue en public. Moi aussi, j'ai tendance à procrastiner. Moi aussi, j'ai tendance à flipper quand je dois faire un truc que je n'ai jamais fait, et qui me parait un peu too high pour moi.

La chance que j'ai, c'est que j'ai trouvé la parade. Terrigan l'a parfaitement rappelé : la parade pour surmonter son appréhension, c'est arrêter de réfléchir et se lancer.

Que ce soit
  • pour aborder cette jolie blonde assise à la terrase
  • décrocher le téléphone et appeler un prospect
  • vous lancer dans un projet dont l'envergure vous fait un peu peur
  • attaquer vos révisions de compta
  • organiser et partir en road trip de 3 mois dans l'Ouest Américain
  • sauter du bateau avec palmes, masque et tuba pour aller voir un peu ce qui se passe en dessous
  • ... et toute autre situation où la crainte (rationnelle ou non) de ce qui pourrait se passer vous empêche de vous lancer

Arrêtez de réfléchir et lancez-vous.

La suite, les obstacles, les difficultés, les situations nouvelles, vous les prendrez une par une et vous les surmonterez une par une. Vous en êtes parfaitement capable (vraiment).
Quand on se lance, on s'aperçoit souvent (si ce n'est toujours) que le plus difficile, c'est le premier pas. Le reste est quasi toujours très loin d'être aussi difficile et effrayant que ce qu'on pouvait penser.

C'est pas votre incapacité qui vous paralyse, c'est l'appréhension. Et l'appréhension, on la fait taire en passant outre les objections et les projections mentales que vous faites, en vous confrontant à la réalité.



"Tu te poses trop de question, arrêtes de réfléchir et fonces, tu verras bien"

Ce conseil qui sonne comme un conseil de grand frère bourré, est en fait l'un des meilleurs conseils que vous puissiez recevoir dans la vie.
Si vous suivez ce conseil, que vous parvenez, le moment voulu, à vous lancer malgré vos appréhension, alors vous rejoindrez le club très fermé de ceux qui osent et de ceux qui font. Ce club très fermé est rempli d'entrepreneurs, d'achievers de tout poil, et surtout, de gens qui se construisent la vie qu'ils veulent.



Plus facile à dire qu'à faire

C'est vrai, et je dois même vous l'avouer : si vous êtes comme moi, "arrêter de réfléchir et se lancer" ne deviendra jamais un réflexe. Vous devrez constamment vous souvenir, à chaque fois que vous aurez une appréhension à l'idée de faire quelque chose de nouveau, que vous DEVEZ arrêter de gamberger, et que la seule chose à faire, est la suivante:
  • Ai-je vraiment envie de le faire ? Si oui, foncez.
  • Si non : est-ce que mon manque de motivation est en fait dû à mon appréhension ? Si c'était facile, si j'étais sûr de réussir, aurais-je envie ? Est-ce que ça serait bon pour moi ? Si oui, foncez.
En adoptant ce "filtre" de pensée, vous vous rendrez capable de vous attaquer à des projets et des activités auxquels vous n'auriez jamais osé songer.
Et mieux que ça : vous vous rendrez compte que dans 99,9% des cas, c'est FACILE une fois que vous vous y êtes mis.
Et ENCORE MIEUX : vous vous rendrez compte qu'en plus d'être FACILE, c'est AGREABLE.

Donc arrêtez de gamberger, lancez-vous. Pour la suite, vous verrez bien.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Yesssss! le 20.06.11, 11h16 par Terrigan
  • [+2] Ca va mieux en le disant le 20.06.11, 11h33 par Llyandre
  • [+1] Constructif le 20.06.11, 12h55 par RascarCapac
  • [0] A lire le 20.06.11, 13h30 par Lockedinsyndrome
  • [+1] A lire le 20.06.11, 22h52 par Dean Valmont
  • [+2] Constructif le 24.06.11, 15h27 par Champion
  • [+2] Absolument le 04.07.11, 21h11 par Ash
  • [+1] Constructif le 07.08.11, 15h52 par JudeAlfie
  • [+1] Constructif le 24.01.12, 21h48 par ayache
  • [+1] Yesssss! le 09.09.12, 16h33 par Panigale
  • [+1] Absolument le 10.09.12, 00h03 par Aristophane
  • [+1] A lire le 11.09.13, 10h55 par Framepler
  • [+2] Très intéressant le 29.08.15, 15h34 par Lenny2stras
Arrêter de réfléchir est tout un art. Et personnellement, je ne vois pas de meilleure manière pour y arriver que l'entrainement, donc... la pratique.

J'ai tenté plusieurs articles sur le sujet, y a diverses manières, divers angles d'attaque pour y arriver. C'est chacun qui doit trouver sa manière d'y parvenir.

Mais pour y arriver, on a tous un point commun : il faut confronter ses peurs au terrain, s'auto-motiver, et y aller. Ça fait pas mal, on risque ABSOLUMENT RIEN.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 02.06.14, 09h43 par FK
Oui.
Plus tu te lances, plus tu réalises et ancres la croyance que effectivement, une fois lancé, c'est pas si difficile. Du coup, tu prends confiance en toi, tu désamorces les mécanismes de l'appréhension pour les fois d'après. Mais il faut du temps et de la pratique pour en arriver là.
Venusian a écrit : Arrêter de réfléchir est tout un art. Et personnellement, je ne vois pas de meilleure manière pour y arriver que l'entrainement, donc... la pratique.

J'ai tenté plusieurs articles sur le sujet, y a diverses manières, divers angles d'attaque pour y arriver. C'est chacun qui doit trouver sa manière d'y parvenir.

Mais pour y arriver, on a tous un point commun : il faut confronter ses peurs au terrain, s'auto-motiver, et y aller. Ça fait pas mal, on risque ABSOLUMENT RIEN.
Tellement vrai.

Tiens tant qu'on est chauds, et puisqu'un article de plus ne fera pas de mal, sur un sujet dont les solutions toutes simples passent par le filtre de la conscience de chaque lecteur, je vais vous raconter une expérience qui m'est arrivée ce week end et qui m'a donné la pèche pour écrire sur le sujet de la peur de se lancer.

Et comme c'est la saison du bac philo, je vais vous faire un joli plan en trois partie:

I) Mon expérience de ce week end
II) réflexions sur la peur de se lancer en général
III) application au game

I) La peur de se lancer est une fléau. Ce week end j'aurai au moins sauvé une personne!

J'étais allé à une compétition sportive vétéran pour coacher les gens de mon club (de toute façon je suis encore trop jeune pour concourir en vétéran ^^) Pour donner l'ambiance, précisons que c'est un sport individuel d'opposition. Vous êtes là pour vous amuser et pour gagner, dans un tête à tête avec un adversaire qui n'est pas là pour vous faciliter la vie. ça vous rappelle quelque chose? :wink: Hé oui la séduction est très semblable à pas mal d'activités.

Il y avait là une fille qui s'est mise à ce sport sur le tard, il y a deux ans, et qui a passé l'année à parcourir notre bon vieux pays pour se faire les dents sur des adversaires souvent mille fois plus expérimentées. On ne peut qu'admirer ces débutants de 40 ans et plus qui ne comptent pas le temps et l'essence, rentrent dans le tas, se battent pour le moindre point, gagnent parfois à l'arrachée face à d'autres débutants et perdent souvent largement face à des vieux briscards.

Malgré cet enthousiasme, notre petite dame démarre très mal sa compétition. Elle ne prend pas l'initiative de l'échange, se contente de répondre timidement aux attaques de l'adversaire, et va jusqu'à danser des claquettes quand elle est menée au score, jusqu'à la fin du temps réglementaire.

Pause coaching :

Terrigan - bah alors, fallait attaquer
Elève - mais j'ose pas
T - pourtant t'es là pour te faire plaisir, sans prétention et sans pression, tu me l'as dit ce matin dans la voiture et franchement tu es dans le vrai. C'est le bon état d'esprit!
E - Oui mais j'ose pas.
T- Bah alors? tu fais ta collégienne timide?
E - ... :|
T - Faut être joueur tu sais. Tu peux faire ce que tu veux, ça ne marchera jamais à tous les coups. C'est pour ça que tout est permis, lâche toi non d'une pipe!
E - Oui mais j'ose pas
T - Bon, on va faire un petit jeu. Tu connais pile ou face massacreur?
E - Non [évidemment que tu ne connais pas, je viens de l'improviser dans ma petite tête...]
T - C'est simple, on joue à pile ou face, et le gagnant choppe le revers de main du perdant et le vrille avec le pouce et l'index. [une bête variante du pouilleux massacreur. Nostalgie des soirées jeu de société à la con de notre adolescence...]
E - :shock:
T - [je sors une pièce] allez, pile ou face?
E - face
T - gagné
Elle me pince délicatement la main. Une caresse tout au plus :?
T - non non non, défonce moi la main. Je te promets quand je vais gagner je ne vais pas te rater
Elle sourit, un peu perdue, et me pince correctement, sans plus
T - Mouais. Pile ou face?
E - pile
T - Perdu. Allez, donne ta main
Je lui vrille la main, pas comme un malade, mais suffisamment pour que ça picote. Elle rigole.
E - Ok j'ai compris. T'as raison, faut être joueur

Elle a retrouvé sa fougue, celle qui lui permet de s'éclater à l'entraînement et de pourrir des adversaires pourtant meilleurs qu'elle techniquement. Ensuite elle a vécu sa compétition, gagné de justesse un match très accroché contre une adversaire de son niveau, perdu avec les honneurs face à une adversaire bien meilleure qu'elle, et on est tous rentrés avec la bonne humeur de ceux qui se sont donnés à fond, sans états d'âme.

Pour info je suis très fier de moi sur ce coup là, et ça ne fait que compenser toutes les fois où je sens que mon coaching n'arrive pas à donner au compétiteur ce dont il a besoin dans le feu de l'action. Comme l'a dit Venusian il faut que ça touche la corde sensible de la personne. J'utiliserai à nouveau ce truc du pile ou face massacreur, mais avec quelqu'un d'autre je risque toujours de passer pour un débile.
Mais bon moi aussi je perds souvent, la main dans la main avec les gens que je coache, j'apprends, je rate, j'y arrive... je tente. Que faire d'autre???

II) La peur de se lancer, fille ainée de la peur de perdre. Le plaisir de batailler, enfant oublié de la défaite.

Permettez-moi d'aller plus loin en vous offrant une analyse qui m'est venue récemment, alors que ça fait 26 ans que je suis immergé dans le monde du sport de compétition.

ça ne vous paraît pas bizarre une compétition sportive? Des tas de compétiteurs, et à la fin un seul gagnant. On récompense plus ou moins le second et le troisième, n'empêche qu'ils ont perdu comme tout le monde. Comme tout le monde sauf une personne!

Putain mais qu'est-ce que c'est que cette machine à faire perdre? On tourne autour du pot en disant que la vie est une compétition et blah et blah, mais où avez-vous vu une telle cruauté? Vous imaginez si on ne donnait le bac qu'à une seule personne en France? (allez, je suis de bonne humeur, une personne par académie) avec médaille en chocolat pour le second et le troisième, et tshirt souvenir pour tous les autres? Et dans le monde du travail, si seul le meilleur salarié était payé à la fin du mois?

Je me demande ce que darwin pensait des compétitions sportives...

Le pire c'est que ça plait aux gens. Le monde est rempli de passionnés qui font des compétitions sportives, quel que soit leur niveau, pour le plaisir de pratiquer une activité saine et vraie.

Mais ça ne se fait pas toujours dans la joie et la bonne humeur. Il y a des cris et des larmes. Il y a du ressentiment pour l'adversaire, l'arbitre, on arrive même à s'embrouiller avec les partenaires d'entraînement, et on perd ses moyens sur les matchs importants, et on met son ego sur la table, et on a du mal à digérer la défaite, les défaites. Les tôles face aux adversaires de meilleur niveau, les matchs qu'on perd de justesse face à un adversaire qui joue n'importe comment ou qui a une attitude arrogante, etc...

Et oui on est arrogant. On se prend pour le centre du monde. Quand on gagne c'est la victoire ultime du bien contre le mal, quand on perd c'est un crime contre l'humanité. On ne respecte pas ses adversaire, on ne respecte pas leur liberté d'avoir une technique de merde et un jeu qui carbure à l'embrouille, on ne respecte pas leur liberté d'être arrogants eux-même, alors qu'on ne se prive pas... Et si on fait le maximum pour avoir une technique bien propre et un comportement correct, on n'a ni la noblesse d'esprit ni la force de caractère d'être tolérant avec ceux qui sont en dessous. Pire, on arrive à baisser les bras en match parce que "putain ça me soule" (j'ai pas fini de l'entendre celle là --> et putain ça me soule!)

Toute la merde de l'âme humaine dans une joyeuse foire d'empoigne :lol:

J'ai l'air de sortir du sujet comme ça mais restez là, on va faire le focus là où ça fait mal, y compris pour la drague.

La clé du problème c'est la défaite.

La défaite est un sujet tabou dans notre société. Si je me souviens de mes cours de philo dans lesquels j'étais très impliqué (ça me passionnait et j'étais en terminale L) on nous parle de la passion, de la liberté, de la méthode scientifique, des fondements de la psychologie, on nous parle de plein de choses fondamentales et concrètes (si toutefois on survit aux phrases à rallonge de Kant, Descartes et consorts...) mais on ne nous parle pas de la défaite.

Notre civilisation a traité le sujet d'une manière très simple qui se résume en une phrase: "la défaite c'est caca"

Et zou, problème règlé. On peut se mater un bon gros film d'action et se laisser bercer par la culture de la victoire à l'américaine: Arnold Schwarzeneger, machoire carrée, rictus dédaigneux, lunettes de soleil de mec qui se la raconte un maximum et qui en fait une source de fierté, blouson en cuir de gros dur, filmé en contreplongée pour le "grandir", pour qu'il soit beau le flingue à la main en fixant son ennemi à terre. "asta la vista, baby" Et bang, il achève son ennemi d'un coup définitif à la tête, auréolé de sa petite vanne, cerise sur le gâteau de sa victoire et de sa toute-puissance...

...L'apogée de la culture américaine.

Une culture qui a fait ses preuves. Encore mieux que le fighting spirit des anglais, les américains ont un vrai amour de la victoire. Ils savent se donner les moyens de se préparer pour elle, d'aller se la chercher, et le jour J ils ne lâchent rien. Ils ont construit pas mal de choses sur les fondements de cette culture, il faut respecter ça.

Je le précise parce que c'est important: il faut aimer la victoire, la chercher de toutes ses forces.

Mais refouler la défaite, c'est fabriquer des générations de gens frustrés, mal dans leur peau, une génération de perdants! Voilà un paradoxe qui tue, qui a semé les graines des pires défaites qu'un être humain peut connaître (abandonner ses études, rester enfermé chez soi, pratiquer un sport mais ne pas aller en compétition, jouer de la musique mais ne pas s'investir dans un groupe, etc...

--> jusqu'à se documenter sur la séduction et se décomposer au moment d'aborder une fille.

ça c'est la vrai défaite. Celle qu'on décide parce qu'on est paralysé, parce qu'on a peur de perdre. Celle qui ne nous apporte rien, rien d'autre que le vide de notre inaction et la honte qui va avec. Mais ce n'est pas grave, à chaque nouveau jour de nouvelles occasions de se lancer. On a tous des phases comme ça, et on finit toujours par franchir le pas.

Dernier exemple: Chaque jour des milliers de gamins ne révisent pas l'interrogation écrite du lendemain parce qu'ils ont la certitude que si ils le font ils vont se planter quand-même. Quitte à avoir le choix entre la peste et le choléra, de deux mots on choisit le moindre, c'est humain, alors ils préfèrent ne pas lutter plutôt que subir la déception d'avoir travaillé pour rien.

Pour rien??? What the fuck !!!

On ne se bat jamais pour rien, c'est une illusion créé par notre haine et notre répulsion à l'égard de la défaite. On s'endurcit, on apprend, on va de l'avant, et dans la défaite, on trouve les armes qui nous donneront plus tard la victoire. Mais pour ça on a besoin de notre implication personnelle, de nos efforts pour avoir un feedback sur ce qui a marché et pas marché, et sur ce qu'on peut faire mieux la prochaine fois. Les américains, avec leur amour de la victoire, ils se plantent comme tout le monde. Mais ils ne se démontent pas, ils remettent le métier sur l'ouvrage. Ils ne gagnent pas à tous les coups mais ils se battent à tous les coups.

Qu'est-ce qu'on fait pour donner l'amour de l'effort à nos gamins à l'école? On leur dit "si t'as pas des bonnes notes t'auras pas de diplômes qui ont de la gueule, tu seras orienté, on te fera apprendre et faire un boulot de merde, et encore il y a de grandes chances pour que tu sois chômeur. Ta vie sera foutue." Bravo les gars, super motivant.

ça bouge pas mal là dessus dans l'éducation nationale, les jeunes profs ne sont pas comme ça, souhaitons-leur bon courage parce qu'il y a du boulot, dans un système d'éducation qui a longtemps été une machine à exclure (comme une compétition en fait, gloire aux vainqueurs et malheur aux vaincus)

Franchement faut arrêter de présenter l'effort comme une torture ultime qui nous amène à la limite de la mort et aux frontières de la folie, avant de nous faire ressusciter dans la victoire, tel le phénix qui renait de ses cendres. N'importe quoi. Quelqu'un qui bosse dur en se faisant chier comme un rat mort, la rage au coeur et la bave aux lèvres parce qu'il est motivé à fond, c'est une tapette. Une tapette courageuse, mais une tapette quand-même. Ce n'est pas comme ça qu'on vendra le goût de l'effort à nos enfants.

En dehors du plaisir à se bouger le cul, même si on perd vraiment à tous les coups, même si on n'arrive pas jusqu'au bac, rien n'est perdu pour les braves. Déjà il restera toujours quelque chose, des connaissances acquises pendant les longues séances de révision, même si à la fin on n'a pas eu la moyenne. Ensuite, les gens vivent leur vie et ont leur heure de gloire quelles que soient leurs faiblesses, y compris leur manque de diplômes.

C'est parfaitement expliqué dans le film bowling for collombine de Michael More. A un moment il interviewe un des auteurs du dessin animé Southpark à propos du massacre qui a eu lieu dans un lycée dont justement le gars de Southpark est issu. Voilà, en substance ce qu'il en dit:

"A l'école on nous rabâche tout le temps que si on n'a pas notre bac notre vie est foutue. C'est n'importe quoi. La vérité c'est que les mauvais élèves voyagent, vivent plein d'aventures. C'est ce qui m'est arrivé avec Southpark. Les bons élèves, eux, restent dans leur petite ville et deviennent banquiers ou vendeurs de voitures. Quand je pense à ce gamin qui a tué tellement de monde avant de se donner la mort, il aurait tenu le coup encore un an et après il pouvait se barrer où il voulait, ça n'a aucun sens." (je vous le recopie de mémoire, ce passage m'a vraiment marqué)

Puisque j'en suis à citer des gens, je vous invite à garder en mémoire, ou à découvrir le trait de génie d'Aimé Jaquet pendant la mi-temps de la demi-finale de la coupe du monde de 1998 face à la Croatie. L'équipe de France était menée 1-0, et là pour le coup ça puait la défaite à plein nez. Pas de problème, Jacquet a eu la clairvoyance d'en parler, de la défaite. Cette fois j'ai un lien, ça se passe à 6 minutes 34:

Mondial 98 "Les yeux dans les bleus" "vous avez peur de quoi, peur de qui? perdre? mais vous allez perdre les gars, moi je vous le dis, vous avez pas de souci à vous faire" (et après il leur botte le cul - et avant aussi d'ailleurs)

Cet exemple est beau mais en marge du sujet car il parle d'un moment où la victoire était possible, où il fallait se sortir les tripes. C'est important, ça s'appelle jouer la gagne, mais ça coûte de l'énergie et sur des sessions d'entraînement ou des soirées sarge "test" c'est un peu excessif. De quoi se crisper avant même d'avoir commencé en fait. Et puis jouer la gagne, c'est un autre sujet, il y a des tonnes de littérature là-dessus, restons sur la défaite.

Je précise au passage que bien entendu il n'y a que la victoire qui m'intéresse. Je ne développe pas une philosophie de la lose, mais au contraire j'essaie de penser la défaite comme quelque chose d'incontournable, et aussi comme un outil indispensable à la victoire.

Pour rester sur notre sujet et sur les bleus, on peut penser les choses sous l'angle de toutes les défaites que les membres de l'équipe de France, comme tout le monde, ont dû essuyer avant de devenir champions du monde.

Pour revenir sur le problème du refoulement de la défaite dans notre société, Jean-Paul II a dit "aimez vos ennemis". C'était très intéressant. Mais puisque même lui n'a pas osé parler de la défaite, je pense que nous pouvons tous nous hisser au dessus de nos contemporains en disant "aimez la défaite"
Venusian a écrit :la peur d'aborder est une chose normale. Ainsi, il n'est pas souhaitable de la faire disparaitre complètement, car le "plaisir de la bataille" réside aussi dans le coup d'adrénaline qu'il procure. Et quand on arrive a comprendre que la peur n'empêche pas d'aborder, elle devient un moteur.
edit: J'y pensais dans la bagnole, mais comme vous le voyez Venusian a déjà embrayé, alors pour rester dans ma "Jean-Paul II vibe", je dirais "Aimez votre trac"

Je reviens sur les compétitions sportives: si ça plait tant aux gens, malgré la description délibérément noire que j'en ai faite, ce n'est pas par masochisme mais grâce aux valeurs du sport. Inutile d'en dresser la liste, mais ce que je viens enfin de comprendre, c'est que tout le monde est égal dans la défaite. La défaite fait partie de la vie. C'est quelque chose que nous partageons tous. Y compris les grands champions, y compris les PUA.
--> Moyenne de FC pour un PUA? Oh my god, 1 sur 12, lolilol la superlose 11 fois sur 12! Et encore c'est après avoir survécu au difficile apprentissage qui leur a fait maîtriser toutes les petites et grosses ficelles de la séduction... Comme quoi si on les admire et si on veut devenir comme eux on n'a pas fini de manger des râteaux!

C'est comme le malheur et la souffrance, et là aussi on refoule ce genre de choses, car dans notre société le malheur est considéré comme une maladie à soigner de toute urgence. ça c'est le Dalaï Lama qui le dit dans l'excellent "L'art du bonheur". Il conseille d'accepter le malheur et la souffrance [comme on accepte de se retrouver comme un con à devoir marcher dans la rue sans parapluie sous une pluie battante. - j'improvise cet exemple]

Mais vous avez vu hein, en France quand il pleut :
1) on fait la tronche
2) on se met à l'abri et on attend que ça se passe

Fuir le malheur, fuir la défaite, fuir la pluie, ça n'est rien d'autre que fuir. Alors qu'on se sent tellement bien quand on fait face avec enthousiasme, et qu'on avance. On s'en fout de perdre, ça arrive tout le temps. Tant qu'on avance et qu'on est heureux d'être là, de se donner à fond, et d'être sur un chemin qui mène à une victoire qui nous tient à cœur, tout va bien!

J'enfonce le clou: si vous ne savez pas perdre vous ne saurez pas gagner. Si vous ne savez pas affronter le malheur vous ne saurez pas profiter du bonheur.

J'en veux pour preuve tous les gens qui considèrent que c'est une corvée d'aborder une fille et de se retrouver embourbé dans un silence gêné qui ne mène nulle part. Aborder une fille et se prendre un râteau devrait toujours être une fête.

Dernière chose pour être complet: le problème de l'ego (estime personnelle, orgueil, appelez ça comme vous voulez.

Aaaaaah on a un putain d'ego par chez nous. On a une belle civilisation individualiste et nos parents (les pauvres, ils font ce qu'ils peuvent) nous bourrent bien le crâne pendant toute notre enfance pour nous protéger et nous incruster au plus profond de notre âme la certitude, l'idée force que NOUS SOMMES LES CHOSES LES PLUS IMPORTANTES AU MONDE. De temps en temps, au détour d'une belle nuit d'été on regarde les étoiles en se disant qu'on n'est que des grains de poussière dans l'immensité de l'univers, mais ça ne change pas grand chose à notre état d'esprit quotidien n'est-ce pas...

Résultat: notre ego, on l'aime. On le chérit, on en prend soin, et on fait tout pour qu'il ne se fasse pas égratigner. On n'aime pas qu'il se fasse rabaisser, et pourtant dès qu'on entreprend quelque chose, on le pose sur la table, comme un joueur de poker qui jouerait tout le temps la seule chose qu'il ne veut pas perdre. Paradoxal non?

En tout cas ce n'est pas surprenant dans ces conditions qu'on soit si frileux, et qu'on se cherche plein d'excuses à chaque fois qu'on réfléchit à l'opportunité de se donner à fond pour quelque chose qui n'a que peu de chances de réussir. Je comprends mes jeunes élèves qui font une compétition, perdent, et baissent les bras pour l'éternité. Je les comprends et j'aimerais les aider, mais je n'ai pas encore trouvé la clé. Et vous aussi qui avez peur d'aborder je vous comprends et j'essaie de vous aider, je tenais à vous le dire puisqu'on est entre nous et que vous me lisez maintenant depuis un bon moment.

Un des vétérans débutants de mon club m'a enseigné une grande leçon sur l'ego : cette année il s'est tapé tout le circuit, et a même réussi la performance d'arriver dernier à une compétition. Il est rentré le sourire aux lèvres, avec plein d'anecdotes, il nous a raconté en rigolant comment il s'est fait torcher par un adversaire tout petit tout vieux mais qui finalement était "rusé comme un loup".

Il s'en fout de perdre. Il sait qu'il faut passer par là pour progresser, qu'il va dans le bon sens, mais encore plus fort, il s'amuse comme un petit fou.

Il ne met pas son ego sur la table Il sait quand il cartonne, quand il fait de la merde, mais ce ne sont que des informations pour lui. Et le plaisir du jeu est plus fort que tout.

Inutile de vous dire que plus le temps passe, plus il progresse. Sa technique est encore basique, mais son sens du jeu et sa combattivité maîtrisée (n'importe quel guignol peut faire l'hystérique, mais sans le sang froid la combattivité ne sert à rien - et c'est comme tout ça se développe sur le field) le placent déjà très au-dessus de tous les gens qui ont pratiqué aussi (peu) longtemps que lui, et qui ne sont jamais allé faire de compétition

Notre ego n'est qu'un outil, on en a besoin dans certaines circonstances, mais si on le pose tout le temps sur la table, c'est flippant. Apprenez à ranger votre ego et à le sortir selon la situation. Rangez votre ego quand vous allez aborder une fille, sortez-le à nouveau si elle vous manque de respect, rangez-le à nouveau quand la discussion est finie et que vous faites le bilan.

Vraiment je ne veux pas faire le gourou ou le moralisateur, mais pensez à moi la prochaine fois qu'il pleut: sortez avec juste un pull, marchez ou courrez, laissez vous tremper, fouetter la tronche par les bourrasques, et souriez. Vous allez voir, ça fait un bien fou. On se sent humble et fort, rien ne peut plus nous atteindre et on a envie de s'attaquer à la terre entière.

C'est peut-être ça la racine de l'expression "ne pas avoir peur de se mouiller"

III) Accepter la défaite, aborder. Aller au carton le sourire aux lèvres. Avancer

J'ai beaucoup écrit sur la défaite de manière générale, revenons à la drague.

Vous êtes venu sur FTS parce que vous avez du mal avec les filles? C'est une bonne démarche. Mais tout ce que vous apprendrez ici ne vous servira à rien si vous ne vous entrainez pas. Hé oui pour progresser dans une activité il faut s'entraîner. Et ça veut dire répéter encore et encore les mêmes gestes, et si on fait des matchs, à part contre des gens qui ont notre niveau on est certains de perdre.

En matière de séduction les filles sont surentraînées, à leur corps défendant puisqu'elles se font aborder régulièrement depuis l'âge de 13 ans. Peu d'hommes abordent depuis l'âge de 13 ans, avec la même régularité et la même quantité qu'une jolie fille se fait aborder.

Si ça vous gène de vous confronter à quelqu'un qui a plus de pratique que vous, vous pouvez toujours aller vous faire la main sur le gros thon du coin mais bon... bref. Vous voyez l'idée.

Vous pouvez aussi aller parler à des inconnus, hommes, grands-mères, boulangère d'en bas de chez vous, ça c'est du vrai entraînement, car il n'y a pas d'enjeu.

N'empêche qu'il y a bien un moment où vous allez avoir envie de vous frotter à une jolie inconnue.

Et là c'est pas la peine de faire la tronche si ça se passe mal. ça ne se passera jamais comme vous voulez. C'est pour ça que vous êtes là, alors allez y et enchaînez.

Imaginez: vous faites un bel opener comme dans le manuel et la fille répond par un "pfff" de petite pétasse prétentieuse et se mure dans le silence? Vous insistez, elle répond "non mais c'est bon casse toi", alors vous partez la queue entre les jambes. C'est mal. Vous êtes victime d'un crime odieux. Faites-lui un procès. (ou alors c'est juste un être humain qui ne vous doit rien, qui porte en lui son lot de médiocrité, et qui sera adorable un autre jour avec quelqu'un d'autre. Les hasards de la vie...)

Je vais reprendre les paroles d'Aimé Jaquet: des gadins comme ça vous allez en prendre, je vous le dis, vous avez pas de souci à vous faire. Je suis sérieux là, vous allez en prendre, c'est certain. Ce n'est pas une ficelle de coaching. Après c'est à vous de décider si c'est un drame ou pas, si ça concerne votre ego ou pas, si c'est une bonne raison de renoncer d'avance ou pas.

Le coup du type qui passe des semaines à se documenter 5 heures par jour sur FTS et d'autres forums, qui sort enfin aborder UNE nana, qui se prend un râteau et qui se précipite chez lui pour brancher l'ordi et aller pleurnicher sur le forum, c'est une image bien entendu, personne ne fait ça, mais ça peut arriver à tout le monde de se retrouver dans cette mauvaise vibe.

Mieux vaut aborder une vingtaine de nanas sans en faire une affaire d'état, et ensuite, bande de geek, faites nous un beau field report sur vos râteaux les plus spectaculaires. ça c'est martial! :mrgreen:

J'aimerais être à côté de vous pour vous dire "non seulement tu vas y aller, non seulement tu vas te ramasser, mais en plus t'as pas intérêt à me faire honte. Rentre dedans, impose ton style, et après on fait les comptes et on enchaîne avec la suivante"

Mais je ne suis pas là et comparées à la force de l'expérience, mes paroles n'ont pas plus de valeur que le papier sur lequel elles sont écrites.

C'est à vous d'expérimenter le plaisir de se mouiller, d'avancer, défaite après défaite. N'oubliez pas que la victoire est au bout, mais vraiment, encore une fois, profitez de l'instant présent, même si il ne vous amène pas entre les cuisses de votre cible.

Bonne bourre
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 20.06.11, 17h10 par gekko
  • [0] Pertinent le 20.06.11, 19h10 par MaryMorgane
  • [+2] Intéressant le 26.06.11, 22h05 par ailether
  • [+1] Merci ! :) le 05.07.11, 21h09 par le lyonnais
  • [+1] A lire le 13.10.12, 12h56 par Kanou
  • [+1] Post de qualité le 06.09.13, 17h38 par splifstarz
  • [+2] Très intéressant le 12.09.13, 10h00 par Marshall Ombre
  • [+1] A lire le 15.09.13, 03h57 par Framepler
  • [+3] A lire le 02.06.14, 09h48 par FK
  • [+1] A lire le 28.08.15, 21h28 par Bji
  • [+3] Post de qualité le 29.08.15, 16h18 par Lenny2stras
  • [+3] Post de qualité le 02.08.16, 15h13 par mistermint
Pour bien aimer les femmes il faut aimer le monde.
Car les femmes ne sont qu'une infime partie du monde
Nous aussi d'ailleurs...
Théâtre d'impro, sports d'opposition, tellement d'analogies dans lesquelles chacun d'entre nous peut trouver des clés !

Mon prof de théâtre m'a provoqué un déclic avec un truc ressemblant à ça :
Terrigan a écrit :III) Accepter la défaite, aborder. Aller au carton le sourire aux lèvres. Avancer
Il m'a dit :
Tu vas faire un spectacle d'1h30 totalement improvisé. Y aura de très bons trucs, ou tu seras a l'aise et le public a fond. Mais là ou tu vas comprendre tout l'intérêt de cet art, c'est quand tu vas te ramasser. Car oui, tu vas faire des impros de merde ce soir. Et bien dans ces moments là, garde le sourire et a la fin regarde le public droit dans les yeux, le sourire aux lèvres, fier de ce que tu as fait, coute que coute.
Une bombe. Ça a levé tout les blocages que j'avais en moi !

L'acceptation du fait qu'on va pas tout réussir est une des grandes clés de la levée des peurs blocantes.

Et une chose que la réalité des FR illusionne : effectivement on ne relate bien souvent que les succès. Mais les meilleurs (les vrais) ont bien souvent plus de râteaux que vous n'y pensez.
Quand je rencontre des mecs qui se plaignent de pas avoir de succès avec les filles, au lieu de demander le nombre de succès qu'ils ont eu, je leur demande quand a été leur dernier rateau, et si ils en ont eu bcp dans leur vie. Souvent, c'est très significatif... ("oh c'était y a 6 mois, une fille de mon cours de salsa...")

Après, un autre point très important : la peur d'aborder est une chose normale. Ainsi, il n'est pas souhaitable de la faire disparaitre complètement, car le "plaisir de la bataille" réside aussi dans le coup d'adrénaline qu'il procure. Et quand on arrive a comprendre que la peur n'empêche pas d'aborder, elle devient un moteur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Tout à fait ! le 20.06.11, 17h44 par Terrigan
  • [+1] Intéressant le 29.06.11, 02h41 par Worldreams
Terrigan, ce que tu dis c'est tellement vrai dans tous les domaines !

La phrase clé selon moi, est celle-ci
si vous ne savez pas perdre vous ne saurez pas gagner
Je rajoute une citation de Bill Gates qui va dans ton sens
Success is a lousy teacher. It seduces smart people into thinking they can't lose
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Sympa :) le 20.06.11, 18h02 par Terrigan
  • [+1] Sympa :) le 08.04.12, 18h02 par nicoghibli
  • [+1] le 08.04.12, 23h29 par Gordon_Gekko
Lorsque tes rayons nous punissent,
Des nuées de jupes surgissent,
Les saisir n'est alors que justice
Et pour mettre fin au supplice,
Glissons nous entre leurs cuisses.

Merci Soleil.
Sympa la citation de Bill Gates

A propos du trac, c'est vrai que c'est un mécanisme naturel chez tous les mamifères, avec de la production en masse d'hormones, notamment l''adrénaline pour pouvoir tout donner sur un moment qui craint à mort.

Bien entendu la capacité de l'être humain à anticiper les évènements combinée avec le calme plat qui précède le moment clé rend la chose difficile à supporter.

Il faut être humble par rapport à ça car chacun le vit à sa façon. On est toujours sidérés quand on pense à Jaques Brel, cet artiste tellement impressionnant, ce performeur qui donnait tout ce qu'il avait sur scène, et qui était miné par le trac avant chaque concert jusqu'à vomir.

Mais bon pour aborder je pense que tout le monde peut apprendre à apprécier ce petit pincement au coeur qui survient au moment où on marche vers la fille.
Pour bien aimer les femmes il faut aimer le monde.
Car les femmes ne sont qu'une infime partie du monde
Nous aussi d'ailleurs...
Très bon article...
Je me contenterais de résumer celui-ci en 3 citations :
Tout paraît impossible jusqu’au moment où l’on agit ; alors, on s’aperçoit que c’était possible. Evelyn Underhill
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Mark Twain
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Sénèque
Bago...
早起きは三文の徳
Très juste tout ça, mais pour aller encore un peu plus en profondeur, quand la peur d'aborder te paralyse, tu fais quoi?? Comment font les gars qui arrivent, avec un effort surhumain, devant la fille et ne savent pas quoi dire ou bafouille ?? Je pense qu'il y'a plus de personnes dans ce cas qu'on le pense. Se retrouver carrément bloquer devant la personne, ça nous est tous déjà arrivé, rougir comme une tomate. Vous pensez que c'est maladif ? la timidité ? En fait si tu reste paralysé, ça veut dire que la peur a gagnée, elle t'a eu. Pour ceux dans ce cas la, je pense qu'il faut faire les choses petit a petit comme l'a si bien dit "terrigan" : aller parler au boulanger, a une vieille dame..." et si la peur t'a une ou 10 fois, tu pourras toujours la combattre, toujours... Si tu le fais pas c'est qu'au fond de toi tu n'en a pas vraiment envie et que tu la trouve confortable. Mais tu as toujours le choix, si ton cas est grave, tu peux te faire aider, psys, coachs... Ne te cherche pas d'excuse.

Beaucoup vont lire ces posts, penser que c'est génial et le lendemain on reprend quand même ces vieilles habitudes. Sinon un petit essai et hop, " enfin de compte je suis bien quand je fais rien, cette fille elle est pas si terrible que ça, je suis plus tranquille a écouter ma musique dans le métro qu'a me ridiculiser pour une fille devant 4 ou 5 personnes silencieuses". Comme vous dites, cela fais partie de l'égo, et l'égo est très malin, il se faufile de partout et nous fais rester en place, sagement, dans notre (ou son) petit confort. C'est facile de lire devant son écran, sur le coup on se croit capable de tout casser, mais dans la situation réelle c'est autre chose. Mais la vie est une aventure audacieuse ou rien du tout. Si tu n'a pas envie d'oser, reste sans rien faire, mais ne viens pas te plaindre. Sinon fais des efforts, et ça viendra. Le succès, c'est être capable d'aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme... jusqu’à la victoire.

Pour finir puisqu'on est dans les citations. Nietzsche : La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.

Plus d'excuse maintenant :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Tout à fait ! le 25.06.11, 08h38 par Terrigan
Terrigan a dit:
Quelqu'un qui bosse dur en se faisant chier comme un rat mort, la rage au coeur et la bave aux lèvres parce qu'il est motivé à fond, c'est une tapette. Une tapette courageuse, mais une tapette quand-même. Ce n'est pas comme ça qu'on vendra le goût de l'effort à nos enfants.

Tu as dit beaucoup de choses qui m'inspirent Terrigan
Mais j'aimerais quand même m'insurger contre cette phrase, Travailler dur, même lorsque le défi n'est plus aussi palpitant que ce qu'il laissait entrevoir est une condition nécessaire pour la réussite.
Pour moi, le genre d'affirmation plus haut, est assez symptomatique du malaise de notre société (plaisir immédiat, sinon fuck off! si je peux me permettre)..
Agir en homme, c'est voir tous les aspects d'un défi, d'un problème, dans sa globalité.. Il ya des petits trucs a faire, a pratiquer sans relâche pour avoir une technique épurée, approcher la perfection et ce dans n'importe quel domaine.

T'imagine si, à chaque moment ou il se faisait un peu chier en bouffant du code un peu marginal, Mark zuckenberg avait abandonné son projet pour aller draguer des nanas dans la rue, puis quand ça l'aurait fait un peu chier il rentrerait manger une glace.. On n'aurait pas facebook aujourd'hui. Tu étends cet exemple a d'autres Hommes qui ont fait l'Histoire, On vivrait encore dans des huttes, a couper le bois au silex.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Ca va mieux en le disant le 26.06.11, 17h14 par Terrigan
Oui je vois ce que tu veux dire. J'avais plutôt en tête de se passionner pour son boulot, ça ne voulait pas dire qu'il fallait tout foutre en l'air à cause des passages plombants du boulot, qui sont inévitables.
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  • [0] 100% d'accord le 26.06.11, 17h23 par francwa
Pour bien aimer les femmes il faut aimer le monde.
Car les femmes ne sont qu'une infime partie du monde
Nous aussi d'ailleurs...
Je n'ai pas tout lu, mais cette conversation sur le dur labeur est intéressante. Le cas de Facebook en particulier: il s'agit au départ d'un projet amusant créé pour le fun, et pas d'une tentative de devenir milliardaire. Il se trouve que, justement, beaucoup d'innovations sont le fait de gens qui s'amusent et pas de gens qui galèrent comme des chiens 20 heures par jour. Google l'a bien compris, en donnant à leurs employés beaucoup de libertés et en les laissant faire des projets persos sur leur temps de travail.

Évidemment, dans tout projet on a des étapes pénibles, mais si on se débrouille bien ces parties là peuvent être minoritaires.
On ne se bat jamais pour rien
Simple. Pleine de bon sens. Cette phrase méritait d'être mise en valeur.

A noter quand même qu'il y a une différence entre se battre et faire un effort. Quand on aime ce pour quoi on se bat, qu'on apprécie de se battre pour, alors se battre pour n'est pas forcément un effort.
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