Composer avec la belle famille

Note : 19

le 13.07.2020 par voucny

17 réponses / Dernière par voucny le 21.07.2020, 22h40

C'était plus simple du temps de papa & maman. Pour celles et ceux qui veulent échanger autour de la vie de couple et des relations, et des différentes formes que tout ça peut prendre. Polyamour ou monogamie, relations libres, jalousie, engueulades dans la cuisine, routine, infidélité, la totale.
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J'ai découvert il y a deux ans, que quand on est avec quelqu'un, on est aussi lié avec sa famille ...
Mes parents à moi me laissent vraiment tranquille et si quelque chose ne me convient pas avec eux ou ne convient pas à mon conjoint, je leur dis franchement et c'est sans appel. Ils le prennent pas mal, c'est juste comme ça : chez nous c'est nous qui décident.

J'ai rencontré la famille du côté de la mère de mon ami après un an de relation, plus tôt ça me semblait complètement prématuré à l'époque. Les premières années c'était par micro touches : quelques visites chez eux, brèves, où je me montrais serviable et polie.
Et puis au bout de 3 ou 4 ans j'ai rencontré la famille du côté de son père. On m'avait vendu un mec égoïste, peu accueillant... et en fait révélation : là bas on me parlait comme à une adulte, je n'avais pas besoin d'être polie j'étais juste normale.
Quand ensuite je suis retournée voir la famille côté mère tout m'est sauté au visage : chez eux la mère c'est le chef de famille, elle ne se repose jamais et décide pour tout le monde qui est trop content de se laisser porter.
M'étant glissée dans le rôle de la "belle fille modèle" c'est à dire sage et toujours d'accord, ça a coincé aux entournures de mon moral quand j'ai commencé à sentir qu'il allait falloir que je m'affirme sans être agressive.

Car l'objectif c'est que mon ami puisse continuer d'avoir une relation épanouissante avec sa famille. Quant à moi mon objectif c'est qu'on me foute la paix et qu'on me mette pas des batons dans les roues.

Là ils viennent d'arriver pour une semaine. Je me suis pliée en quatre pour que tout soit fluide et accueillant : courses, menus, chambres... C'était avec plaisir

Le début de l'aprem était bien. Et après : que que que des questions sur les travaux de la maison, ce qu'on ferait, dans quel ordre, quand, pour combien de temps, pourquoi comme ci, pourquoi pas comme ça.

Sauf que moi j'ai tendance à faire du surmenage intellectuel, et à repenser trop mes choix.
Résultat j'ai dormi 4 heures cette nuit, je me suis réveillée crispée, pleine de courbatures, j'avais envie de gerber, la tête dans un étau, des larmes nerveuses, j'avais envie de me taper la tête contre les murs, de m'étrangler, et en dernier recours de renoncer à cette relation avec mon ami pour être tranquille.
Comme vous voyez, ma réaction va très loin, trop loin, beaucoup trop loin.

Surtout que j'ai fait un burn out en 2010 et un petit fond dépressif derrière, j'ai frolé la fatigue chronique en 2017 mais heureusement je me suis super bien occupée de moi et là ça fait des mois que j'avais jamais été aussi bien : sommeil toujours bon, humeur variable selon le cycle mais rien de dingue non plus, bonne relation avec mon ami, très satisfaite de mes projets, de mes choix, de ce qui se met en place...

Donc là, cette personne réveille en moi un truc de dingue, qui, on peut le dire, me démolit, et qui est potentialisé par le fait que voulant préserver la paix, j'essaye de m'affirmer sobrement mais ne suis pas respectée dans mes dires même quand ils sont très clairs.

Voilà, je pense qu'il y a deux possibilités :
1-Me dire que c'est qu'une ou deux fois par an, attendre la fin de la semaine en limitant la casse, et continuer de m'affirmer sobrement en espérant qu'avec le temps ça fasse son chemin.

2-Mettre ce beau monde (mon ami et sa mère) autour de la table et exprimer le problème et mes règles :
- toute action dans le jardin ou la maison doit être validée par nous (il me semble pas que je vais désherber son jardin à ma sauce sans lui demander son avis quand j'y vais)
- tout cadeau d'objet ou d'outil doit être validé par nous (moi je vise le moins d'objets possible et je veux me meubler et m'équiper en conscience et à notre rythme avec des très bons outils donc merci bien les sécateurs en plastique de leroy merlin etc offerts sans notre accord)
- ne pas demander tous les jours le temps que mettrons les travaux

Comme vous voyez l'heure est grave pour moi. Je pense pas tenir le coup 1 semaine. Donc je penche pour la solution 2, même si il parait qu'il vaut mieux je m'en mêle pas et que ça passe par le fils. Le problème c'est que lui il veut ménager tout le monde. Il s'affirme petit à petit mais c'est tout doux.

Aussi un autre effet collatéral c'est que là encore on parle que du jardin ou des courses, c'est pas grave. Mais là on était parti pour un enfant bientôt, et là pour moi c'est juste hors de question d'avoir quelqu'un qui se mêle de nos choix et nous serine à loisir sa position malgré mes affirmations sobres sur ce qu'on a décidé ensemble.

J'ai une piste 3. qui est de me barrer pour la semaine... et quand je reviens, d'amener au don tous les cadeaux indésirables et de remettre tout ce qui aura été modifié contre mon goût en l'état.

Merci d'avance de votre aide :)

Edit : j'ajoute qu'elle n'est pas spécialement différente avec moi, elle est comme ça avec ses enfants sauf que moi ben... pas besoin de parents
Te barrer pour le semaine c'était la solution que j'avais en tête.

Après t'es en couple avec ton mec, pas avec sa famille donc si tu ne veux du fonctionnement de sa famille, t'as qu'à leur dire. Tu passeras pour la méchante, ta belle mère va te détester... Et alors ? On fait des fictions sur ce thème depuis la nuit des temps, c'est qu'il doit y avoir un peu de vrai. En plus ça te permettra de voir où en est ton mec pour ce qui est de l'affirmation de soi et la distanciation avec sa mère. Il y'a une différence entre aimer et respecter quelqu'un et se laisser marcher sur les pieds.

Si la confrontation ne te dit rien, apprendre à ignorer les autres, ça marche très bien aussi. Réponse brèves, oui, non, peut être, je ne sais pas, on verra bien, un autre jour inchallah...
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  • [+2] Bonne idée ! le 13.07.20, 21h07 par voucny
Je ne crois pas top à l'"affirmation sobre" face au profil de mère un peu tyrannique que tu décris.
J'ai une préférence pour la solution 2. Mais plus important que d'édicter des "règles", parler de tes besoins (respect de tes choix et de tes valeurs d'après ce que je lis). Toujours cette bonne vieille communication non violente, que tu dois déjà connaître.
Ensuite tu vois comment ça se passe les heures / jours suivants. Et si ça ne prends, pas : oui un petit esclandre et se barrer quelques jours pour marquer le coup et souffler, pourquoi pas.
Si tu optes pour ces deux dernières options, préviens ton ami auparavant, comme ça lui laisse un peu de temps pour se positionner et, espérons, te soutenir dans tes choix.
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  • [+2] Oui le 13.07.20, 21h07 par voucny
Barre toi si tu sens que tu vas craquer.
Si tu casses en vols ça sera pire que d'avoir essayé de te sauvegarder au nom de la bienséance.
Comme dit plus haut essaye d'expliquer pourquoi à ton compagnon un peu avant.
Courage.
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  • [+1] Merci ! :) le 13.07.20, 21h08 par voucny
"Un être libre, c'est rare, mais tu le repères tout de suite, d'abord parce que tu te sens bien, très bien quand tu es avec lui."
Charles B.
Hello Voucny,

En te lisant je me demande pourquoi tu voulais être une "belle-fille modèle, sage et toujours d'accord" ?
Penser avoir la paix ainsi... désolée mais avec certaines belles-mères c'est la porte ouverte aux abus, tu peux me croire. Rester courtoise oui mais cela n'a rien à voir avec être toujours d'accord. Et garder ses distances surtout quand la belle-mère se lance dans une opération "séduction" pour mieux te museler. Dire non à un cadeau inutile, à une ingérence dans ta vie perso ou de couple peut se faire de façon ferme tout en restant souriante. Parce que ton mec a une famille ok mais ne penser qu'à son bien-être à lui et subir de ton côté fait apparaître un sacré décalage ! S'il estime que l'ingérence de sa mère est normale, autant poser le sujet sur le tapis avec LUI dans un premier temps. Tu as des hommes qui restent de vrais gosses devant maman... à lui de voir avec qui il veut faire sa vie...

Partir n'est pas la solution pour toi, après tout tu es chez toi non ? Et puis cela risque de faire trop plaisir à belle-maman. Arrête de te décarcasser pour les autres, ils ne sont pas à l'hôtel donc une participation aux courses, repas etc me semble judicieuse. Et enfin, avoir peur d'un clash... si vraiment il y a exagération de la part de la belle-mère... c'est toujours mieux que de te faire une dépression après une semaine de cohabitation. Il serait intéressant à ce propos de savoir qui a eu la brillante idée de cette cohabitation...

Je sais Voucny que nous n'avons pas le même caractère et que le mien est souvent trop tranché mais une chose est sûre aucune de mes belles-mères ne m'ont marché sur les pieds ;)
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  • [+3] Bien vu le 13.07.20, 21h08 par voucny
@Voucny : bon courage. La belle famille bien intentionnée, mais envahissante au point de te faire perdre tes nerfs, c'est un vrai sujet, et pas facile à naviguer.

Je pense qu'il faut pas que tu gères ça en front, parce que t'es a priori déjà plus "froide" sur la situation. Je te suggèrerais plutôt d'avoir une franche discussion avec ton ami, pour lui expliquer ce que tout ça te fait : son rôle est AUSSI de te protéger et de savoir faire rempart face à belle-maman quand elle dépasse les lignes.

... et dépasser les lignes, c'est un peu la raison de vivre des belles-mères j'ai l'impression. De pas mal d'entre elles en tout cas.

Après sur les sujets secondaires comme les cadeaux maladroits (je pense pas que ça soit mal intentionné ?), c'est peut-être une discussion à avoir en passant avec les beaux-p' autour de la prochaine tasse de thé, en mode "je voulais vous remercier pour vos petits cadeaux, mais pour tout vous dire, ça me met mal à l'aise parce que [tout ce que tu nous as dit]".

+ éventuellement leur rappeler que "vous savez, je sors à peine de mon burn-out et j'ai encore besoin d'y aller à petits pas, et un truc qui m'aide, sans que je sache trop pourquoi, c'est de pouvoir garder la main sur mon COCON / chez-moi / jardin, et sur tout ce que j'y mets. C'est un truc sur lequel je travaille, je me renforce, mais lentement.".

S'ils sont pas trop cons et pas mal intentionnés, ils ajusteront. Ils se rendront compte que t'es en reconstruction, que t'as besoin d'être ménagée, et feront attention à toi, *pour* toi.
Parce qu'ils n'ont pas l'air bourrins a priori ? Juste, ils plaquent sur vous leur paradigme à eux (le seul dont ils disposent).

Ils ont juste besoin de comprendre ta sensibilité à ce niveau; et ils pourront pas le faire si tu le leur expliques pas avec tes mots, avec franchise.
Mais surtout, essaie de t'ouvrir à eux là-dessus au lieu de partir au clash direct.

Garde à l'idée que ce sont des gens qui vont occuper une place importante dans ta vie a priori; ça demande forcément une phase d'ajustement, des lignes qui doivent bouger; c'est très important de le faire sans froisser personne (ni eux ni toi) parce que ça peut prendre des proportions écrasantes.

Plan d'action selon moi :
1. parler à ton mec pour qu'il en touche deux mots (notamment sur le jardinage et le côté intrusif sur les travaux)
2. en remettre une couche avec une discussion "en passant", dépassionnée si tu penses pouvoir le faire

(ça te permettra de pouvoir te répéter avec un poil + de fermeté s'ils persistent, d'ailleurs).


Bon courage (et t'inquiète, bientôt le reconfinement, tu les verras plus pendant 6 mois lol)


Edit : j'espère que tu trouveras pas ce message culpabilisant ou condescendant. C'est pas du tout le but, tu as tout mon soutien. Les belles mères envahissantes, je connais ;) On pourrait d'ailleurs en faire un sujet pour partager nos anecdotes, y'aurait de quoi se marrer)
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  • [+3] Constructif le 13.07.20, 21h07 par voucny
  • [+3] 100% d'accord le 14.07.20, 09h25 par The_PoP
Merci à tous pour vos réponses,

Nonchalance
oui apprendre à ignorer les autres ça pourrait clairement me servir, pour cette fois ou pour une autre, je sais juste pas faire : je m'investis trop et j'ai trop l'impression que je dois une réponse. Alors que non.

Pour la distanciation avec sa mère de mon mec ben ... sur les sujets où il a un avis franc il le défend sans problème. Sinon il aime bien se laisser porter et pendant longtemps il ne voulait pas l'attrister en disant non.

Jalapeno
En vrai elle n'est pas tyrannique c'est juste le leader de sa famille, qui adore se faire porter. Et donc ici elle donne son avis, le re donne, le re re donne, et ne lache pas le morceau car elle a toujours bien guidé les siens.
Je te rejoins tout à fait sur le fait d'exprimer mes besoins plutôt que des règles. C'est effectivement le bon terme

TheDaze
Oui c'est clair que de toute façon j'en parle à mon gars, ça fait à vrai dire deux ans que je lui dis que y'a couille dans potage mais jusque là il savait pas trop comment s'y prendre. Là il commence tout doucement à s'affirmer sur les choses où c'est clair qu'on est d'accord (les cadeaux).

Perlambre
Merci pour ton message, c'est vrai que des fois je suis plus le tenant de la nuance mais là sur ce coup ce que tu m'écris et ce que tu véhicules c'est une partie de ce qu'il me faut aussi : j'ai le droit d'être moi. Point barre.
Je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'après tout je suis chez moi donc hors de question que je me terre ou que je me barre (sauf si c'était par plaisir).
La cohabitation c'est une idée à trois voix d'elle, son fils, et moi, c'est à dire qu'ils sont une famille assez soudée pour qui partager le quotidien c'est ça les vacances et je ne me voyais pas l'interdire. Mais j'ai déjà dans l'idée que dans certaines circonstances, comme par exemple une éventuelle naissance, ils iront au gîte d'à côté ou ailleurs. Et je sais qu'ils le comprendront

FK
Tu tapes très juste, j'avais lu ton article sur la belle famille et j'espérais te lire à ce sujet. Je te suis sur l'idée qu'on va se côtoyer longtemps, j'ai intérêt à ce que ça se passe bien, et si enfant il y a, son histoire familiale ce sera aussi l'histoire de cette famille.
Comme je l'ai dit mon ami il commence un peu à comprendre qu'il y a urgence à me protéger un minimum mais il a mis le temps. Les nouvelles habitudes se prennent lentement et ça m'a un peu usée.

J'ai essayé de m'exprimer comme tu me le conseilles, mais avec ma discrétion, mes mots parfois évasifs ... avec le beau père qui s'écoute continument parler mes mots discrets peinent à se faire une place. Quand à madame, j'ai remarqué qu'elle a une phobie de la faiblesse, de la maladie, de tout ce qui pourrait s'apparenter de près ou de loin à la mollesse. Elle est hyper active, elle passe son temps à se secouer, et le miroir des émotions mitigées la dérange. Quand ma sœur a été diagnostiquée hospitalisée, par exemple, elle n'a réussi à m'adresser aucun mot de soutien... C'est un tabou.

Effectivement tu tapes juste ils ne sont pas bourrins, ils sont même plutôt gentils, et bien intentionnés.
Et vraiment aucun soucis sur ton ton qui est très bienveillant, je pense que le sujet mérite développement et anecdotes

Sortie cet aprem
Je suis allée faire un tour cet aprem voire ma mère à moi, et une copine à elle que j'aime bien, qui m'a demandé si je ne pouvais pas partir de ce qu'ils m'apportaient de positif, plutôt que de partir du négatif, pour ensuite continuer de m'affirmer sans discontinuer, mais en gardant de l'affection pour eux.
J'ai trouvé ça pertinent, car là ça me blesse tellement que l'affection disparait et donc je ne peux plus m'affirmer de façon bienveillante.
Elle dans sa belle famille elle a toujours affirmé son originalité mais avec en même temps de l'amour pour ces personnes et du coup ça passait. Elle me dit de faire le disque rayé, de répéter toujours la même réponse
"C'est une bonne idée, mais ce n'est pas la notre"

Bon là j'ai la tête dans l'enclume à cause des 4h de sommeil donc je vais aller me coucher
Ce que je me suis dit cet aprem c'est que de toute façon cette étape de m'affirmer sans peur et sans agressivité c'est quelque chose qui me servira partout et toute la vie donc c'est un cap à passer et une occasion d'avancer avec moi même.
C'est marrant mais je suis pas du tout d'accord avec l'idée de communication non violente.
Parce que c'est ce que tu as pratiqué au début en étant "serviable et polie" (enfin, pour moi c'est juste la base, mais on dirait que c'est une posture adoptée pour pas qu'on te fasse chier ou qu'on te juge mal... peur de tes aspérités ou du jugement des autres?) Et ça te mène dans cette situation. Pareil avec le fait de se déclarer "convalescente" et "en besoin de maîtriser son environnement". Tu vas passer pour une fragile qui a besoin qu'on la guide, et une meuf pas très saine d'esprit donc on va pas écouter ton avis.
Idéalement ça aurait été à ton mec de casser le truc mais s'il en avait été capable tu aurais même pas vu arriver la chose. Donc t'en plaindre à lui ne servira à rien, sa mère le considère toujours comme un enfant.
Et il y a des gens qui se sentent obligés pour exister d'écraser les autres de leurs choix. Ils compensent leurs frustrations par ce sentiment de maîtrise. Donc crois moi qu'elle va pas abandonner ça facilement.

Faut simplement lui dire que si tu parles de tes choix volontiers, ils sont souverains car librement et mûrement réfléchis et que tes parents t'ont appris à être autonomes, et que tu la remercies de sa confiance future ainsi que du respect de tes décisions. Mais que les remises en questions perpétuelles ne sont pas bienvenues (sans exposer de raisons à ta fragilité, tu montres jamais à un prédateur ou un emmerdeur que tu es blessé), et que si ça persiste tu en tireras des conséquences auxquelles tu ne veux pas arriver parce que tu ne veux pas mettre son fils en porte à faux, et que si elle l'aime elle fera de même.

Faut la prendre entre quatre yeux puisque c'est la source du problème. Faut pas lui montrer de faiblesse juste que tu as été bien gentille mais que tu vas défendre ton territoire et tes prérogatives et que tu te laisseras pas faire. Là tu fais un bon ultimatum. Si tu te casses tu laisses le terrain ouvert pour te faire chier dessus, et tu passes pour une enfant capricieuse qui va bouder dans son coin.
L'histoire nous apprend qu'on laisse jamais un trône vacant ni le chemin libre à l'ennemi sans une stratégie. Et partir pour renverser tous les changements par la suite n'aurait aucun effet: au prochain passage ce sera la même. Il fait agir de suite et pas attendre la fin de la semaine. Tu vas pas gaspiller ton énergie à la supporter ou à inverser ses actions. Tu lui mets une frappe chirurgicale et tu laisses retomber la fumée.
Si elle s'en offusque c'est elle qui est en tort. Alors que si tu fais ta capricieuse/ fragile en apparence en fuyant devant de l'apparente bienveillance c'est toi qui passes. pour une connasse.
Ceci n'est pas une citation inspirante
Salut Voucny,

Je suis 100% d’accord avec le post de FK.

A mon sens il y a deux problèmes :

- te sentir jugée quand les autres donnent des conseils, des avis, des critiques, sur tes projets. Et clairement ton mec n’a rien à voir là dedans. C’est bien à toi je crois d’avoir bien construit ta confiance en toi pour être capable de dire « ah oui c’est intéressant mais j’ai pas fait ce choix là » sans te ruiner la tête. Ou de dire aussi « tiens c’est vrai j’y ai pas pensé c’est pas con » parce que tout le monde peut se tromper et tu peux entendre une belle idée venant de n’importe qui.

- fixer les limites. Clairement le désherbage chez toi. Et bien tu dis simplement « ah non là je ne suis pas d’accord » et là tu peux impliquer effectivement ton mec car il peut participer à gérer ce genre de soucis.


Désolé si mon post paraît super donneur de leçons. C’est pas l’idée mais en vrai en te lisant je me suis dit « merde qu’est ce qui la met autant en difficulté pour sûr réagir comme cela a ce genre de broutilles de belles familles ? »
Pour les cadeaux ou les attentions contre productives dont ils t’inondent en fait tu n’as pas d’autre choix viable je crois que la pédagogie. Ils veulent bien faire à la base. Donc il faut que tu leur expliques pourquoi ce n’est pas le cas de ton point de vue. Et cela demande de prendre en compte l’écart culturel et generationnel.

Dernier point, je trouve que dans ton récit il transpire globalement un certain rejet/jugement de l’équilibre qu’ils ont construit pour leur famille.
Il faut bien comprendre que là dessus en fait tu n’as pas vraiment ton mot à dire et c’est à toi d’être tolérante. C’est leur famille. Ta famille à toi tu vas la construire avec ton mec et ton out es enfants et tu pourras y poser les principes/limites que tu souhaites légitimement. Et ils n’auront pas leur mot à dire dessus. Mais leur cellule familiale a eux est définie ainsi. Et Ils ne te demandent pas de les aider à l’améliorer.

Bref à mon avis tu gagneras à un mélange de tolérance et de « j’m’en fous en fait » basée sur le constat qu’à la base ils t’aiment bien et te veulent du bien. Donc à partir du moment où ils sont bienveillants avec toi, on peut être tolérant face aux maladresses, ferme face aux conneries, et laisser pisser les conseils ou avis maladroits.


Ah oui et puis globalement évite les séjours prolongés, à mon avis tant que tu ne seras pas super à l’aise avec eux, une semaine c’est long.


Bon courage Voucny. Je t’ai livré mon impression sans filtre. N’y vois pas d’attaque personnelle, j’ai vraiment aucun doute sur ta capacité à gérer ce merdier. Rappel toi juste qu’en fait a priori y a pas de drame, c’est simplement un fonctionnement à ajuster. Et fois toi des commentaires qui ne te paraissent pas pertinents. Ils vous veulent du bien.


Et félicitations du coup sinon pour les bonnes nouvelles :)
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !
Y'a du vrai dans ce que tu dis The_Pop, je juge effectivement leur famille, d'une part comme une défense , ce qui n'est pas très vertueux, et d'autre part car je vois dans ce qui a été leur équilibre les racines de ce qui est souvent le déséquilibre de mon couple : un homme tellement guidé par sa mère pour tant de choses jusque tard, qu'il me faut des trésors de patience pour qu'il s'autorise avec nous la liberté d'action et l'initiative.

Moi non plus je ne sais pas pourquoi je réagis autant. J'ai eu le problème au travail aussi pendant des années, maintenant sur ce terrain où il n'y a pas d'affectif c'est réglé et ça paye. Surement un truc de l'enfance et de la difficulté à plaire à ma mère mais sans faire dans la psychologie à deux ronds clairement un truc de confiance en moi. Et de perméabilité aussi : je me laisse traverser entièrement par les remarques, même dans le fond anodines ou juste maladroite. Je pense que je devrais apprendre à ouvrir ou fermer au moins une partie de mon corps pour me conserver une intégrité en toute situation, et ne pas me fondre dans les situations qui me touchent.

Ce n'est pas tellement me sentir jugée c'est me sentir manquer de respect. Quand je dis "non je ne préfère pas" en ces termes très clairs et explicites et qu'on revient à la charge ...

Après vraiment c'est des gens biens, j'ai aucune remarque ou question de merde sur si oui ou non on aura des enfants, rien sur ce qu'il y a dans mon assiette, rien d'exagérément piquant, salé, mesquin... Mais peut être aussi parce que quand je les vois je me police pour ne pas trop prêter le flanc à la critique.
Donc oui des ajustements seulement.

Onmyoji je pense qu'en tant que mère célibataire de deux très jeunes enfants dont une avec des soucis, elle a du tout prendre en main toute sa vie et que maintenant elle ne sais plus comment faire autrement que d'être dans le contrôle, de son propre aveu. Une copine aujourd'hui m'a conseillée de lui imposer le repos "non belle maman, je m'en occupe, ce qui me ferait plaisir ce serait que tu profites de te reposer".
Un truc qui m'a traversé l'esprit : si elle paraît ignorer / fuire ainsi la faiblesse, tu crois pas que ça pourrait être parce qu'elle la connaît très bien ? Et que donc, elle peut, derrière les apparences, être sensible à ce que tu traverses / as traversé ?
FK a écrit :
14.07.20
tu crois pas que ça pourrait être parce qu'elle la connaît très bien ?
Oui c'est ce que je pense, ça a été je crois très dur quand elle s'est retrouvée seule et ce spectre l'effraie peut être

Ce soir je lui ai dit que ce qui me ferait plaisir c'est qu'elle se pose et qu'elle profite de pouvoir rien faire puisque ça ne lui arrive jamais, ça lui a fait très plaisir : elle m'a dit sincèrement qu'elle savait pas faire mais elle a quand même essayé, sous les encouragements amusants de son fils .

Affaire à suivre.
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  • [+1] Bonne idée ! le 15.07.20, 07h14 par The_PoP
Du coup, elle s'en protège mais on peut imaginer qu'elle soit très comprehensive et empathique, et non qu'elle se bouche les oreilles "lalala j'entends pas".
Ca vaut ptet le coup de t'ouvrir à elle, entre femmes qui en ont vu.
Ça pourrait même faire évoluer votre relation vers quelque chose de moins superficiel tu crois pas ?
FK a écrit :
15.07.20
Ca vaut ptet le coup de t'ouvrir à elle
Oui ça nous est arrivé de parler entre nous , sur mon initiative, car je trouve qu'elle porte beaucoup de choses sans avoir forcément beaucoup de soutien. Elle est effectivement plutôt différente quand on est entre nous. Je crois que je gagnerai à me souvenir qu'elle veut juste le bien des siens et être aimée, un peu comme tout le monde en fait.
Les siens, dont tu fais partie ;)
c'est cool, y'a pas de haine ou de rejet dans vos dynamiques : c'est loin d'être le cas pour toutes les familles.
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  • [+1] Bien vu le 15.07.20, 21h28 par voucny
FK a écrit :
15.07.20
c'est cool, y'a pas de haine ou de rejet dans vos dynamiques
Oui tu as raison c'est une chance. Dont je peux un peu me féliciter, avec ma tendance à m'entourer de gens gentils.

Du coup là la fin de semaine ça se passe nettement mieux. Il devait y avoir des deux côtés des craintes sous-jacentes de départ, de l'inconnu, de la fatigue aussi, pour eux. Finalement quand je regarde de près je trouve qu'il y a quand même beaucoup de respect ça me fait du bien de le constater.
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  • [0] Like a boss ! le 17.07.20, 18h55 par FK
Bonjour à tous cela fait longtemps - coucou Baptiste j’espère que tu vas très bien et vois sur ton profil que tu as aussi tenté (et réussi) l’expatriation. Bravo

Je voulais passer dire coucou et suis tombé sur cela. Donc j’ai un PhD en belle-famille et deux enfants, en plus tous les garçons qui ici ont des enfants pourront confirmer que le sujet s’envenime avec des enfants.

Déjà le premier truc qui est faux c’est de penser que les gens et même la belle famille ont des mauvaises intentions. Le référentiel est bien souvent différent surtout lorsque les cultures sont différentes. Déjà il faut prendre en compte cela. Mange-t-on le melon en entrée ou dessert, les pâtes dans une assiette plate ou creuse, la salade avec la viande ou après. Tout ceci, donc des trucs à la con fait partie de ton référentiel familial et donc vivre avec quelqu’un et sa famille c’est aussi accepter de mélanger son référentiel.

Donc souvent les gens qui ont une relation problématique avec leur belle famille cela part de la. Mine de rien et cela ne va pas plaire à tout le monde ici il n’est pas si aisé que cela de mélanger les milieux sociaux/culturels/politiques/financiers. J’ai chance logistique d’être marié avec une femme du même milieu social que moi et même avec cela la relation avec la belle famille n’est pas toujours aisé, j’ai aussi des amis qui travaillent dans la finance et qui se retrouvent à discuter du programme politique de Jean-Luc ou Marine le week-end et ce n’est pas facile. Encore pire quand tu viens d’un milieu modeste et que tes beaux parents ne comprennent pas pourquoi tu ne peux pas acheter une villa à Ibiza (c’est aussi arrive à un copain). Donc avant de prendre la mouche il est toujours important de juger à) quelles sont tes valeurs expériences croyances etc, les comparer aux leurs et b) essayer de voir le truc de leurs yeux

Pour les trucs qui dérangent il est plus facile de faire passer un message par l’humour. Ma belle mère est géniale et super sympa quoi qu’un peu envahissante car à) elle a Été mère au foyer toute sa vie et b) est assez maniaque. Une fois elle a rangé toute ma vaisselle pour mettre les couteaux comme chez elle. Je me suis un peu moqué d’elle et c’est la dernière fois que ça a été fait. Je me dispute parfois avec ma femme un peu et elle prend souvent sa défense en se mettant dans notre conversation. Certes ce n’est pas
Bien de faire ça avec sa femme mais quand elle se met au milieu je lui dis que « promis si ma femme a besoin d’un avocat je l’appelle » ou quand elle se met dans l’éducation de mes fils « de me donner son numéro au cas où j’ai besoin d’un conseiller principal d’éducation ». Cela donne un air bien plus joyeux au truc et les messages passent bien mieux.

Quant à tes problèmes il faut aussi relativiser. Pauvre de toi qui reçoit des cadeaux c’est vrai ça doit être terrible ;-)
Parfois se moquer de soi permet de remettre l’église au centre du village et voir ce qui n’est finalement pas si important. Et de continuer à finalement se demander « qu’est ce que je ferais si j’étais moins con » chaque jour est quelque chose que je m’applique depuis des années et qui tend à bien marcher

Si tu stresse comme cela je te conseille deux trucs 1) l acuponcture ça aide à fond sur ces trucs psychosomatiques et 2) 10 mins de méditation par jour perso j’utilise headspace plus parce que je ne connais que ça (et non je ne bosse pas pour eux)

Bon courage dans cette épreuve
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Constructif le 21.07.20, 22h37 par voucny
  • [+1] Constructif le 21.07.20, 23h42 par The_PoP
Au contraire à côté de moi un Bisounours paraitrait méchant (C) NorCal 2007
Yes merci pour ta réponse qui effectivement respire l'humour, je pense que tu as bien résumé avec cette phrase
"les pâtes dans une assiette plate ou creuse"

Je pense que cette semaine a bien détendu les choses, il y avait des appréhensions des deux côtés qui ont été éclairées par ces journées du quotidien partagé.

Au fond il s'agit d'accepter la différence, dans un sens comme dans l'autre.
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