Val découvre le monde : Chapitre IV

Note : 38

le 30.09.2019 par valll

49 réponses / Dernière par The_PoP le 12.04.2022, 16h25

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Salut les gars et merci pour vos conseils !

Je vous répond assez tôt car j'avoue être un peu perdu face à vos messages.

Je vais vous présenter mon point de vue mais c'est pas pour dire qui a raison, qui blesse et qui a tort. C'est parce que j'aimerais que vous m'aidiez à comprendre ce que vous essayez de me dire et pourquoi vous me le dites. Et quel est ce truc, cette habitude, cette idée ou pensée qui a chez moi et qui fait que je me foire plus que je ne réussi.

En fait j'ai l'impression que pour le coup, j'ai essayé de sortir du schéma habituel où je suis poli et courtois jusqu'au moment ou je ne peux plus m'empêcher de verbaliser mon attirance.

Pendant ces dix jours, je me sentais vraiment en accord avec ce que je faisais, avec mes taquineries, la vitesse à laquelle on se rapprochait, etc... J'ai même essayé de l'embrasser sans le verbaliser pour une fois ! Et j'étais content de ça. Puis, c'est ma coloc, je me voyais pas lui prendre la bouche deux jours après qu'elle ait emménagé. Il y avait trop peu de proximité à ce moment là.

Alors je suis pas à l'aise avec la drague rentre dedans. Pas que j'ai peur, mais simplement que je ne sais pas quoi dire et quand je tente un truc ça sonne faux, forcé, naze quoi. Je n'arrive pas non plus à énerver vraiment une fille qui me plaît et je suis loin d'être un beau gosse. Je ne dégage pas du tout une aura sexuelle, puissante et chaude pour les filles qui me croisent autour d'un verre.

Le fait que je me sois senti raccord avec moi même et plutôt sûr de moi sur ce coup là, ça entre en dissonance avec le râteau et vos messages qui expliquent que j'ai répété un schéma ou j'agis "mal". C'est pour ça que je me questionne.

J'interprète vos messages comme un : "Il faut que tu change." Mais ça baah... Je suis pas sûr de pouvoir / vouloir le faire. Je m'estime déjà heureux de garder un niveau de bonheur passable et de pas m'enfouir dans la déprime.

Alors je sais pas trop par où commencer. Les apps de rencontre ça me fume, les filles en dehors de mon cercle social, comment dire... Y'en a pas. Aborder, en ce moment j'ai clairement pas l'énergie (post-opé).

Bref, je commence à accepter que je suis pas un homme à femme, qu'une relation par-ci, une relation par-là ça me convient.

J'essaye surtout de garder le cap, de rester actif, d'avancer sur les autres facettes de ma vie. Et je vous avoue, je trouve pas ça facile.

P.S. : Ahah tu rassures Bumble, mais je ferais pas d'opération de retrait. C'est plaque en titane à vie dans ma petite main !

@val : je sais pas si je suis sur la même longueur d’onde que Bumble et Jalap’ mais clairement y a quand même une espèce de stratégie de l’échec récurrente qui se dessine.

Pas convaincu que ce soit lié à une sexualisation de la séduction trop tardive...

Par contre le schéma : cercle social , j’apprends a connaître, je tombe in love, je me grille, je prend ça avec le sourire ça c’est bien rodé chez toi.

Une sorte d’échec anticipé que tu t’es déjà pré- construis et auquel tu t’es habitué. Et où tu ne prends finalement aucun vrai risque en restant ainsi dans ta zone de confort pleine de flirts non aboutis et d’amitiés un peu bancales...


L’échec quelque part c’est parfois rassurant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 25.06.21, 13h15 par Jalapeno
  • [+1] le 03.08.21, 20h46 par valll
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Alors oui, je conçois que tu es raccord avec toi-même et que le procédé est confortable (par habitude maintenant).

Mais ma question est la suivante : est-ce que ce schéma récurrent ne finit pas par foutre la merde dans tes relations ? C'est à dire mettre mal à l'aise les meufs que tu côtoies, et toi aussi par la même occasion ? Là ton Eileen, elle s'est quand même éjecté en catastrophe de la coloc (de chez elle donc) après t'avoir mis un râteau... C'est chaud non ?
Peut-être que je me trompe et que tu es cool avec ça et elle aussi mais c'est pas l'impression que j'ai en te lisant.
En fait j'ai l'impression que pour le coup, j'ai essayé de sortir du schéma habituel où je suis poli et courtois jusqu'au moment ou je ne peux plus m'empêcher de verbaliser mon attirance.
J'ai l'impression que c'est pourtant ce que tu as fait, mais encore une fois je peux me tromper :wink: Dans tous les cas, attendre 10 jours pour passer à l'action avec une meuf que tu vois plusieurs heures par jour, ça me parait super long. Surtout si tu es dans tous états durant cette période et qu'elle ne se doute de rien...
Je ne dis pas ça pour te pousser à devenir un dragueur compulsif ou faire n'importe quoi... C'est juste que la plupart des filles que je connais t'auraient friend-zoné bien avant (et c'est ce qui t'es arrivé jusqu'à présent).
Les apps de rencontre ça me fume, les filles en dehors de mon cercle social, comment dire... Y'en a pas.
Tu privilégies ton confort à court-terme. Up to you :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] le 03.08.21, 20h46 par valll

C'est clair
Ça te conforte dans ton idée que tu n'es pas très bg et que tu attires pas animalement les femmes.
Il y a certainement un complexe à creuser.

Pour tout dire pour moi ton "je drague" c'est le "je fais connaissance" des gens.
Se taquiner etc ça fait partie du processus.
Après il y a le contact mais j'ai l'impression que tu fais toujours ça en mode "frère et soeur", asexué.
Si une nana vient sur un lit avec moi, elle sait normalement que c'est pas pour faire la sieste. Pour tout dire les seules fois où c'est arrivé qu'elles soient pas là pour ça, ça m'a fait bugger pendant des semaines. Parce que comme toi je suis pas Apollon et les femmes se jettent pas sur mon passage pour que je leur fasse grâce d'un moment intime avec elles, mais celles qui m'intéressent même si je suis pas acquis elles le savent.
Toi c'est l'inverse. Tu es acquis mais elles savent pas.
Donc tu te fais friendzoner.
Djuj, la meuf elle te dit texto que quand elle se rapproche de toi et qu'elle pense à du sexe ça lui fait pas le même effet qu'avec d'autres donc potentiels sentiments, et toi tu es en mode "oulala, je vais pas t'embêter avec ma virilité et mon envie" alors qu'elle dans sa tête il y a une chance que ce soit "prends moi toute et fais moi mordre la tringle à rideau".

Eileen, c'est ton crush typique. La meuf mignonne, indépendante (faussement), et que tu as vu 50 fois et pourtant tu continues à être aveugle et à te dire qu'elle est spéciale.
Non. C'est juste une meuf qui a un peu de cerveau et de volonté, mais elle est tirée à la presse hydraulique, y en a des tas comme elle, le contenu du propos change, pas l'attitude et les schémas de fonctionnement.
Le "j'ai été naturelle et j'ai pas fait attention à ce que ça pouvait susciter" c'est traduit "je suis une femme enfant qui agit de manière séductrice avec tout le monde, donc je fais pas attention parce que tout ce que je veux c'est avoir de l'attention".
T'en connaîs beaucoup des gens indépendants qui passent 10 jours collés à quelqu'un? Qui ont besoin de tendresse permanente?
La seule raison pour laquelle il n'y a pas eu de sexe c'est parce que tu te mets des barrières et que tu te dis que c'est "l'embêter". Alors que c'est naturel de baiser dans ce genre de situation.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] C'est pas faux le 27.06.21, 08h40 par Bumble
  • [+1] le 03.08.21, 20h46 par valll
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Wassup @valll ?

Salut Jalap’ !
J’avais presque oublié l’idée de réécrire dans ce journal depuis le temps. C’est l’occasion de faire un petit exercice de résumé de synthèse de ce qu’il s’est passé dans ma vie depuis l’été dernier. Ca ne pourra me faire que du bien !


Ballades d’été.

Nous sommes fin juin, je viens de poster mon dernier message. Je viens de me prendre une veste de la part d’Eileen, et c’est assez chaud entre Ju et moi depuis qu’on a parlé de notre attirance mutuelle. – Ju anciennement Djuz’ que je renomme Ju car Djuz’ c’est vraiment pété comme nom.

Le défilé des retours chez les parents et des départs en vacances des colocs pouvait commencer. Ju, elle allait passer une partie de l’été à road-triper aux quatre coins de France avec une autre coloc. Moi, je rentrais dans le sud avec un programme incomplet et plutôt hasardeux !

La veille de mon départ, Ju me propose de se poser dans ma chambre pour fumer une clope comme on avait l’habitude de faire de temps à autres. On s’était déjà embrassé très timidement, cinq ou six jours avant sur ce même canapé. Du coup, après quelques taquineries et chatouilles on a bien fini par se faire plein de câlins et de baisés. C’était un doux moment, il faisait super bon et les rayons du soleil pénétraient super bien la chambre. C’était il y a six mois donc j’embellis sûrement le truc.

Entre tout ça, ça se passe super bien avec Eileen ! On fait toujours autant de trucs ensemble qu’avant et y’a même un truc en plus dans la relation. C’est qu’on a été honnête l’un envers l’autre, et y’a plus de tabous. Et on profite bien de nos moments et on s’échange des trucs vraiment persos et ça c’est cool. J’pense que c’est une belle rencontre et que ça ouvre les portes à une amitié sympa.

Bref, je pars à Toulouse le sourire aux lèvres, mais remplis de doute et d’appréhension. Je m’étais convaincu qu’il ne se passerait rien avec elle pour pouvoir vivre avec sans trop morfler, et voilà que nous nous étions retrouvés à se rouler des pelles dans mon canapé.

Qui dit Toulouse dit le soleil, les binouzes et les potes ! En plus l’été promettait d’être sportif car n’ayant ni appart, ni voiture, ni permis de conduire j’allais devoirs squatter chez Dadou ou chez Sol. Sol c’est ma coloc de Lille qui a passé quelques mois à Toulouse. Et Dadou c’est mon bro.

Donc un début d’été plutôt cool ou j’ai rencontré beaucoup de gens, notamment grâce à Sol. Notre amitié à beaucoup grandit cet été. Nous avons rencontré nos amis respectifs, partagés beaucoup de moment, de soirées, de verres aussi. Au début on partait le même lit mais on se sentait assez rigide et à la fin c’était l’affalement complet. A la cool quoi !

En rencontrant les amis de Sol et en discutant avec tous ces gens je me suis posé la question des potes que je ne prévenais même pas de mes retours à Toulouse. J’ai beaucoup discuté de l’amitié avec Sol ; je soutenais que ça ne me ferait pas plus plaisir que ça de revoir ces potes et que je pensais que ça ne servait à rien étant donné qu’on allait se voir une aprèm ou une soirée pour ne pas se revoir pendant un an ou deux. Finalement elle a réussi à me convaincre de changer d’avis et de faire un pas vers eux. Par la force des choses j’en ai revu plein et… J’ai passé de super moments et je chéris Sol d’avoir provoqué ça.

Trois évènements se sont ensuite enchainés dans on itinérance ; trois jours en montagne avec les potos, trois jours avec la famille en Ariège et enfin direction la diagonale du vide pour quelques quatre jours dans un super festival de rue aux risques de catastrophes climatiques élevés.

Faut savoir que ce dernier évènement c’était prévu de le faire avec les colocs et quelques potes de la coloc, dont Ju et ses potes… Bon, je voulais vraiment aller là-bas sans attentes et pour m’amuser avec tout le monde. Mais franchement, j’ai eu trop du mal. Déjà avec Ju on s’est dit bonjour et c’est tout rien d’autre même pas un regard. Ça m’a mis en PLS d’entrée sans possibilité de focus sur quelque chose d’autre. Ah oui, et elle partageait sa tente avec un pote à elle. Du coup si avant j’avais pu avoir espoir de dormir avec elle, là je sentais que c’était cuit. Sans oublier d’ajouter à ça que je n’ai jamais vraiment réussi à m’intégrer au groupe de mec qui compose les potes de Ju et des autres filles de la coloc.

Heureusement qu’une tempête catastrophique à détruit la moitié des installations du festival, noyé nos affaires et carrément emporté plusieurs tentes ; comme ça, plus de tente partagée pour les deux « potes ». – Cheeh !

Bon, le festival s’est passé tant bien que mal, j’ai pu profiter de certains moments mais globalement j’étais en PLS tout le long. Pas facile de ne pas penser à quelqu’un qu’on kiff quand on est dans un cercle si clos et dans un endroit si isolé pendant plusieurs jours. Petit retour à Toulouse la queue entre les jambes, content d’avoir quand même bien bougé en ce début d’été.

Un soir j’ai rejoint Sol et des potes à elle dans un bar ou ils passaient de la grosse drum’n’bass, et sur la piste de danse j’ai échangé quelques mots avec une superbe belge complètement out of my league. Environ dix minutes après elle est revenu vers moi et m’a dit qu’elle avait perdu un pari avec son frère donc elle devait m’embrasser. – Ehuu… Écoute ok.

Des mecs que je n’avais jamais vus m’ont même fait des checks après qu’on se soit langoureusement roulé des pelles sur la piste. Bref, a never happend incident comme on dit dans les hopitaux.

Ensuite je suis allé à Bordeaux pour préparer mon retour au travail après ma blessure à la main. J’ai revu mes potes Bordelais et également une coloc avec qui on avait fait le chemin Toulouse – Bordeaux.

Là je commençais à avoir les boules et à être un peu dans le flou vis-à-vis de ce que je ressentais pour Ju. Puis elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle était désolée qu’on ne se soient pas trop parlé au festival, et qu’on pouvait en parler « où je voulais et quand je voulais » si j’étais chaud et que j’étais bien-sûr invité à passer quelques jours dans la maison de plaisance de ses parents comme ses autres amis.

Retour express à Lille pour travailler trois jours, déposer mes affaires et refaire mon sac dans la foulée. Cette semaine là il n’y avait que Eileen, Paum et moi à la coloc et pendant la longue absence de tout le monde Paum et Eileen avaient finis par avoir la fâcheuse habitude de coucher ensemble ! J’étais assez étonné de voir que ça ne me faisait éprouver ni tristesse, ni jalousie, ni insécurité. Bref, j’était assez content pour eux finalement et je continuais à tracer mon chemin.

Je suis en pleine crise existentielle à ce moment-là ; Eileen, Ju et d’autres quitteront bientôt la coloc et tracent leur route, et moi, ou je vais ? En plus de ça l’activité partielle à plein-temps c’est la porte ouverte à l’ennui à force ! Alors comme d’hab quand je suis perdu je postule à des offres d’emploi n’importe où. En l’occurrence j’ai eu entretient pour un VIE en Chine, à Guangzhou plus exactement !

Un jour de grand ennui ou la ville entière de Lille était désertée de ses étudiants et de ses habitants, je suis sorti pour aller à 150 mètres de chez moi acheter du produit anti-moucherons. Sur le chemin j’ai croisé cette fille, une espagnole qui fait son stage de fin d’étude en France. Je l’avais vu une fois par l’intermédiaire d’une coloc et puis elle fait son stage dans une des usines ou j’interviens. On a vite fait discuter et on s’est laissé entrevoir la possibilité de se boire un verre le soir-même ou le lendemain.

Ça n’a pas loupé ; j’ai reçu un message en début de soirée et c’était direction les bars. Je me suis vite-fait demandé si ça penchait plus vers le verre entre pote ou le date.

Résultat, on a fait cinq ou six bars. On se roulait des pelles à partir du quatrième et après on est allé chez elle. On à continué à danser et à s’embrasser comme des cons mais elle ne se sentait pas d’aller plus loin car elle venait à peine de rompre, etc. J’suis content de cette soirée mais je peux vous dire que quand je suis rentré chez moi sur la béquille je me sentais vraiment maudit.

Après quelques manip’ logistiques j’ai réussi à trouver un moyen d’aller voir Ju au bord de la mer pour ensuite partir en Croatie en l’espace de quatre jours. J’attendais beaucoup de ces deux jours que j’allais passer avec Ju, dans sa famille. Rencontrer ses parents, ses grands-parents… Mais j’avais aussi très peur car on devait parler de « nous ».

Pour remettre les choses dans leur contexte ; on s’est embrassé, on ne s’est pas vu pendant un mois, on a passé quatre jours en groupe ou on ne s’est quasiment pas parlé, on ne se voit pas pendant encore un mois, pour se retrouver pendant deux jours et parler de nous en quelque sortes.

Pendant tout ce temps j’ai eu le temps de m’imaginer toute sorte de choses, de penser à elle en boucle, de la rêver, bref… Il en résultait une énorme pression, une paralysie incontrôlable. J’en voulais à moi-même de me re-retrouver dans ces mêmes comportements. Alors sans vous spoiler il ne s’est rien passé pendant ses deux jours ensemble. On a dès le premier soir abordé la discussion de ce qui s’était passé entre nous en début d’été et en gros elle ; elle ne sait pas si ça recommencera ou pas, elle ne veut pas y penser et c’est tout. Alors c’est très bien et j’aimerais fonctionner comme ça mais du coup c’est chiant parce que si à chaque fois qu’on s’embrasse toi tu te fermes pendant deux semaines et moi je me pétrifie on ne va pas aller loin. On a quand même dormi dans le même lit avec quelques câlins mais rien de plus.

Ju et notre amie commun qui nous avait rejoint me font coucou depuis le quai de la gare : c’est le départ pour la Croatie. Festival auquel – anxieux de gâcher mon été à ne rien faire – je m’étais inscrit sans vraiment rien prévoir ni regarder à l’avance.

À ce moment-là je n’étais pas bien du tout. En route pour un festoch en Croatie, solo, sans avoir préparé grand-chose. Le cœur en miettes.

L’avantage avec ça c’est que si je me mettais dans la merde, l’instant présent me rattraperait forcément et l’image de Ju pourras enfin cesser de me tourmenter l’esprit.

Ce qui n’a pas loupé vu que j’ai réservé ma première nuit d’auberge le bon jour, mais le mauvais mois… Bref, le premier dodo se fera dehors.

J’ai fini par réussir à me rendre à ce festival perdu au fin fond de la cambrousse Croate et je me suis fait quelques potes sur place ! Le festival, c’était très drôle. Pas un max, ce n’était pas la libération du siècle ni une aventure de folie, y’a pas eu d’orgies à cinquante, mais c’était cool quand même.

C’est la fin de l’été. Le retour à Lille. La vie commune avec Ju.

Et ça me fait très peur, je ne veux pas la voir, pas l’entendre, pas connaître sa vie et qu’elle ne connaisse pas la mienne.

La veille de son retour il y a eu une soirée à la coloc. Soirée ou il y avait pas mal d’invités que je ne connaissais pas. Je ne sais pas trop comment mais à un moment j’ai proposé à une meuf de monter dans ma chambre pour lui montrer le t-shirt tie’n’dye que j’avais fait y’a longtemps, et elle a dit oui ahah !

Faut savoir qu’à ce moment là Sol vivait littéralement dans ma chambre et y avait entreposé tous ses cartons de déménagement.

Donc on se retrouve là, dans ma chambre, face à face tout serrés à cause des cartons et là ça à enfin sonné dans ma tête – parce que oui jusque-là je conduisais en toute innocence sans même avoir pensé au mot sexe ou même bisou. Du coup bah on s’est bien embrassé, elle m’a dit que je l’avais traquenardé mais qu’elle voulait bien rester dans le traquenard.

Là, Sol qui débarque sans frapper qui vient s’étaler sur le lit avant de capter que j’étais un peu occupé avec la dame ci-présente. Sur-ce on redescend pour la soirée et quand elle annone qu’elle va partir elle me propose de la raccompagner ! Ce que je fis ! Jusqu’au palier de ma porte…

C’est que le lendemain matin que j’ai capté qu’elle me proposait de la raccompagner chez elle !

Bref, on ne s’est pas revu, j’ai le seum.

Les mecs pour le job en Chine m’ont rappelé pour me dire qu’ils étaient chauds de me prendre. Sauf qu’entre temps j’avais regardé quelques documentaires sur Guangzhou et franchement, je préfère plutôt être en activité partielle ! Par contre je leur ai dit que j’étais potentiellement chaud si ils avaient des positions en France et ils m’ont proposé un truc à la frontière des Alpes ! Plus qu’a organiser une rencontre avec le patron.


Contes d’hiver.

Ju est revenue, ça a été la merde. J’arrivais plus à faire les soirées avec elle, ça me pourrissait la soirée et je n’arrivais pas à profiter pleinement des autres personnes tellement mon attention se posait à répétition sur Ju. Elle a capté tout ça et on en a parlé, et la j’ai complètement craqué mon slip j’lui ai dit que je gérais pas du tout, que je faisait une sorte d’obsession amoureuse que ça allait passer mais que pour ça il fallait qu’on arrête les chaud-froid qu’on se fait.

À partir de là il y a eu encore quelques très chauds puis plus rien qu’un grand froid…

Entre-temps j’ai revu Shinyfish. Oui, je devais me rendre au tribunal pour recevoir ma peine et récupérer mon permis alors comme elle n’habite pas loin je lui ai demandé si elle pouvait m’héberger. Ça devait faire quatre ou cinq mois qu’on avait décidé de ne plus se voir, et finalement ben… C’était super, on a bien ris, on a bien baisé et ça nous a fait super plaisir à tout les deux de nous revoir. Mais c’était simplement ponctuel, et sans promesses de se revoir.

Retour à Lille et c’est toujours très difficile de voir Ju et de savoir qu’on peut se croiser à tout moment. C’était beaucoup d’appréhension à chaque fois pour moi. Un sentiment énormément contradictoire car je mourrais d’envie de la voir, de plonger dans ses câlins si l’humeur se présentait et d’un autre côté je souffrais de savoir que ce que je désirais vraiment me serait toujours si proche et à jamais inaccessible.

Mais bon, le temps est passé, je me suis débrouillé pour passer le moins de temps possible à la coloc le temps d’aller mieux. Alors je suis beaucoup allé en déplacement pour le travail, voir les potes à Toulouse et aussi been… J’ai quand même revu Shinyfish un paquet de fois ! Et je sens que quelque chose change ou à changer dans notre relation. Elle s’est améliorée, elle est mieux qu’avant et ça s’est cool !

Je m’en suis mordu les doigts et je m’en veux encore aujourd’hui énormément d’avoir tout fait foirer avec Ju. J’ai la certitude que c’est de ma faute, que si j’avais agi et ressentis autrement il se serait passé quelque chose de beau. Ou alors je suis comme ça et il faut l’accepter. Dans les deux cas je m’en veux énormément. J’ai bien reconnu là le fameux one-itis. Solution ; du temps et des femmes !

J’ai redécouvert le film Amélie Poulain et bien que je le connaisse assez bien, ce coup là il m’avait l’air bien différent. Et j’ai fini par me rendre compte qu’en fait, Shiny c’est clairement Amélie dans Amélie Poulain ! Alors pour oublier Ju qui vit dans la pièce à coté et me rappeler de Shiny je regarde et Amélie plusieurs fois et toute la filmographie d’Audrey Tautou pour le plaisir.

Alors le temps passe comme ça jusqu’à décembre, en voyant un peu Shiny et en croisant Ju de temps à autres. Avec Ju ça redevient peu à peu, à peu près normal, avec quelques épisodes de gros câlins même. Elle et deux autres colocs sont enfin sur le point de déménager, ils prennent un appart plus petit, à quelques pas de la coloc. Ça va me faire du bien, mais j’appréhende aussi. Les lieux sont faits des gens qui les habitent et la coloc change peu à peu, je ne m’y sens plus aussi à l’aise et je trouve les espaces glauques.

J’ai lâché l’affaire pour le job au bord des Alpes, le RH m’a soulé. Je ne sais pas si j’ai le droit de dire ça en tant que candidat mais je l’ai trouvé extrêmement impoli de dire « on se rappelle » et de ne pas répondre aux appels et aux messages qui ont suivi. So fuck off !

La coloc se vide, je suis toujours, la plupart du temps en activité partielle et je commence à m’ennuyer sévèrement et à ne pas savoir quoi faire de mes journées… De loin, la vie à Toulouse me parait infiniment plus simple.

Je suis invité à passer le nouvel an dans les alpes, dans un chalet avec une bande de copines et quelques gars dont Ju, et un mec qu’elle héberge de temps en temps. Là aussi mystère. Le truc c’est que quelques jours auparavant on a refait une soirée tous ensemble et visiblement je ne suis toujours pas prêt, je me sens jaloux et insécure dès qu’elle fait un câlin à quelqu’un. Du coup j’ai décidé de pas aller à ce nouvel an, et j’avais bien les boules. Toujours ce sentiment contradictoire ; l’espoir face à la déception.

Le plus fou dans tout ça c’est que ma relation avec Shinyfish n’a jamais été aussi cool ! On ne se voit que ponctuellement, des fois c’est sympa, d’autre fois c’est incroyable, on ne se prend pas la tête et on continue de se découvrir peu à peu.

En fait c’est étrange car j’aurais cent-fois plus de choses à vous raconter sur Shinyfish que sur Ju, et pourtant… En tout cas, sachez que Shinyfish c’est une fille extra ! J’aime bien l’écart d’âge que l’on a. (La moitié de l’écart d’âge entre notre président et sa femme, dans le même sens. Pour ceux qui n’ont pas suivi).

On s’est baladé à plein d’endroit, on est allé à plein d’expo, de portes ouvertes, d’évènements associatifs, etc… On a même été témoin d’un miracle !

On devait se rendre à une pièce de théâtre dont une amie à Shinyfish était la metteuse en scène et une des actrices. En plus c’était la dernière de leur groupe à cet endroit ! Sauf que comme deux boulets on s’y est pris au matin pour l’après-midi et forcément c’était complet. Shinyfish qui en avait déjà gros sur la patate était maintenant totalement dégoutée. Alors j’ai un peu insisté pour qu’on s’y rende quand même. On ne sait jamais, peut-être qu’on pourra négocier à l’entrée. Et il fallait un truc pour lui remonter le moral, je crois que j’ai vu une larmichette couler sur sa joue dans le RER…

Entre deux stations je ramasse une petite carte plastifiée de Jésus que je trouve par terre. J’suis pas croyant mais cet objet avait l’air en très bon état pour un truc qui traîne par terre. Shiny me dit que j’suis dégueulasse, je mets l’objet dans ma poche et on file !

A l’entrée du théâtre, sans surprises, le mec nous dit que c’est complet extra plus et que ça va être impossible de rentrer.

Alors là on est deg… On se pose à coté pour décider de quoi faire, là j’attrape la petite carte de Jésus dans ma poche et la retourne. A son dos il y a un texte en Portugais alors je le montre à Shiny et on se met à lire par curiosité. Et peu à peu on capte que c’est une sorte de prière au miracle et on se dit qu’on en aurait bien besoin nous, d’un miracle… Bah croyez-le ou non mais à ce moment-là un jeune et sa mère nous ont proposé de nous vendre leurs places !

Alors j’suis super content car c’était un super miracle, et utilisé à très bon escient. La scène était vraiment cool et après on a bu un verre avec les artistes et passé une superbe soirée !


Maintenant quoi ?

Voilà que je vous ai résumé un peu ce qu’il m’est arrivé ces six derniers mois. Alors comment je me sens face à ça ?

Mieux que cet été, quand il y a eu toute l’histoire avec Ju. Je n’ai pas voulu remettre les pieds ici après ça car c’était trop difficile pour moi d’écrire « Voilà ce qu’il s’est passé avec Ju et voilà comment j’ai tout gâché. » Ça m’a vraiment fait mal au cœur d’être moi-même à ce moment-là. J’aurais tout donné pour être quelqu’un d’autre, quelqu’un qui sache prendre ça avec légèreté et juste passer de bons moments avec elle.

Je sens que j’ai envie d’une rencontre. Une rencontre sympa ou on pourrait embarquer sur la même route pendant un temps. Et j’ai aussi envie de m’installer à Toulouse, ce qui implique de changer de boulot. Et franchement, après quasiment un an d’activité partielle à répétition je me sens complètement déprofessionnalisé.

Mais je sais que je ne fais pas d’efforts et qu’avec un emploi du temps vide, ça empire. Je mange de moins en moins bien, je vais de moins en moins à l’escalade, je fume comme pas possible et je ne sors quasiment plus. D’un autre côté je prends soin de me relatons existantes, je deviens super bon au jeux vidéo, je me force à faire quelques trucs créatifs et voir un minimum de gens quand on me le propose.

Cet été j’ai suivi des séances d’hypnose pour arrêter le tabac, et la weed par la même occasion. Bon je n’ai pas réussi. J’avais arrêté la weed pendant un bon mois et demi, pour le passage au tribunal, mais j’ai recommencé juste après. Et là ma consommation est vraiment trop élevée.

Cette semaine, je pense que j’ai frôlé la dépression ou la folie. Je me suis mis à pleurer pendant cinq minutes en revenant de l’escalade, juste parce que Ju et les autres avaient quittés la coloc. Ça fait trois semaines qu’ils sont partis ! J’ai aussi acheté tout plein de paillettes de colle et de peinture pour faire des créations en résine. Délire de gamine de onze ans.

Bref, j’ai besoin de prendre une direction. A Toulouse.
De changer ma façon de vivre. Dans une entreprise ou il y a du travail.
Et de trouver une solution pour contrôler mon addiction à l’herbe. Là je ne vois pas trop…

Voilà pour les nouvelles et baaaah… S’il m’arrive un truc de ouf, genre je choppe Jennifer Lawrence ou si je deviens milliardaire, bah je reviendrai vous en parler ici.

La bise !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Courage le 15.01.22, 19h48 par Jalapeno

C'est cool d'avoir de tes news et quelques anecdotes WTF :wink:
En fait ce qui saute aux yeux c'est que tu tentes toujours le coup avec les filles avec lesquelles tu habites (en coloc, dans les auberges de jeunesses, etc) et puis ça part en one-itis et tu gères pas. Alors que ça se passe bien mieux avec des meufs avec lesquelles il y a moins de proximité au départ (Shinyfish).
T'as pas envie de te prendre un appart tout seul pour te recentrer et développer ton autonomie affective ?
Bon courage avec la weed, j'espère que tu trouveras un addictologue compétent pour t'aider.

Et n'hésite pas à revenir écrire ici, on t'en voudra pas si tu chopes des petites belges à la place de Jennifer Lawrence :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 15.01.22, 21h05 par valll

Faux départ ? C’est pas grave, on repart !

La dernière fois que je suis venu écrire dans ce journal, nous étions le 15 janvier et ce n’était pas la grande forme. Une micro-dépression alimentée par de gros joints du ter-ter, une certaine haine envers mes émotions et une absence totale de vie professionnelle. Youp youp, la joie !

Deux jours après, j’ai revu Ju, fallait que je lui explique un truc. Fallait que je lui dise que je n’étais pas là pour jouer à chat avec elle, que quand je passais une soirée sans aller la voir c’est parce que notre relation me faisait souffrir, que sa proximité me faisait perdre la tête, que la voir proche d’autres mecs me rendais jaloux et que je n’arrivais pas à maintenir l’entre deux qu’elle voulait avoir avec moi. Je lui ai dit que je trouvais notre relation trop asymétrique pour être saine. Elle n’était pas d’accord avec ça, elle ne voyait pas d’asymétrie, elle était paumée. Comme d’hab...

Je n’ai pas eu le courage de lui dire que la seule issue possible c’était d’arrêter de se fréquenter. Elle n’a pas eu le courage de me dire qu’on ne couchera jamais ensemble, elle a préféré me laisser une zone de gris. On a fait du sur-place quoi… Je lui ai envoyé un message sympa dans la soirée – connerie de ma part – qui n’a eu qu’un « vu » en guise de réponse.

Suite à ça, mon cerveau à complètement shifté, et tout mon corps à suivit. Motivé à bloc pour prendre ma vie en main, mes démons en pleine face et mes addictions à revers ! Ju fait partie de ces addictions.

J’ai fumé le dernier d’une très longue série de pets. 83ème jours, 4 écarts jusqu’ici (à des occasions bien particulières). Je n’ai pas racheté, je n’en ai aucune envie.

J’ai détesté Ju, jusqu’à éprouver du dégout pour sa personne. J’ai coupé tout contacts avec elle, plus de nouvelles. Mon mépris s’est peu à peu estompé, jusqu’à finalement réussir à accepter et à me pardonner. Aujourd’hui on se revoit de temps en temps, j’arrive facilement à faire des soirées avec elle sans être happé par son aura. Plus je me sens détaché de sa personne, plus elle revient vers moi et se fait câline. Je fais attention cette fois, et je ne fais jamais le premier pas vers elle.

J’ai aussi instauré une morning routine plutôt efficace. Qui commence à se détériorer d’ailleurs. C’est bien d’écrire car ça me permet de voir les évolutions de mes habitudes. Bref, ça consiste juste en un réveil sans scroller sur ses réseaux sociaux, un petit déj’ avec des fruits et du fromage et si possible un biscuit, cinq minutes de méditation, une bonne douche et pas de cigarette dans tout ça. C’est pas la plus chiadée des morning routine mais c’est déjà un début.

Ayant combattu deux de mes addictions, j’ai décidé de m’attaquer au porno. Ça fait un peu plus de deux semaines que j'ai arrêté d'en regarder et je m’aperçois que c’est bien plus difficile que d’arrêter la beuh. Mais ça m’en apprend énormément sur ma sexualité. Là où quand je branlais sur du porn, l’absence de partenaire ne me dérangeait pas vraiment sur le plan physiologique, j’éprouve maintenant des envies de baise insoutenables ! Pour moi, ça traduit le fait que mon cerveau associait une branlette sur du porn à un acte sexuel avec une partenaire. Maintenant c’est mon imagination qui travaille, de cette manière ce qui m’excite n’est pas dirigé par l’industrie du X. C’est bien moi qui choisi d’imaginer ce que je veux, avec qui je veux. Ça me rapproche de ce qui me plait vraiment finalement ! On notera quand-même deux écarts alors que ça fait que 18 jours… Pas facile, mais vu les effets sur mon mental et ma libido je pense que ça vaut le coup de continuer !

Bon, je crois que tout est en place pour avancer sainement maintenant !


Izakaya Isa Kaya.

Le jour de mon anniversaire, ma tatie trop cool m’avait invité à un évènement beaucoup trop perché et mystique pour moi. Bref, j’étais assez septique au début mais comme j’aime faire des trucs chelous j’ai réussi à grave apprécier et à bien me lâcher sur les sons du didjeridoo, les vibrations du tambour, les vocalises… Bref, c’est pas du tout le sujet mais comme ça je vous raconte ma vie aussi.

Un heure et demie de danse extatique, encadrée de deux courtes séances de relaxations, et cette bulle temporelle s’était déjà refermée ! Je n’avais qu’une petite demi-heure d’autoroute à faire pour rentrer chez moi et rejoindre mes potes pour festoyer encore, mais très vite, j’ai senti comme un besoin de m’arrêter cinq minutes pour souffler un peu… Peut-être que l’extatic dance m’avait plus touché que je n’osais l’admettre.

Je décide de m’arrêter sur la première aire d’autoroute et avant même d’avoir fini de garer la voiture, j’ai aperçu ce petit chat ou cette petite chatte qui miaulait sur le bord du parking. L’animal était à deux bons mètres d’un groupe d’êtres humains qui semblaient ne lui accorder aucune attention.

Je me suis posé à quelques pas de là, contemplant la scène en me demandant comment tout cela allait se finir et comment le petit être était arrivé là. Les gens qui étaient présents ont fini par s’en aller peu à peu jusqu’à ce qu’il ne reste plus que nous deux...

Vous avez déjà deviné la suite, mais j’aime écrire. Et raconter cette histoire m’emplis de joie ! Alors bon, tant pis pour vous.

Ma décision était prise. En fait, je l’avais prise avant même de descendre de ma voiture, dix minutes plus tôt ; si ce chat s’approche de moi et se laisse attraper, alors je le prendrais avec moi. Et si il avait effectivement été abandonné lâchement par son ancienne famille, alors je l’aimerai de tout mon cœur et je ferai tout pour m’en occuper.

J’ai un peu craqué mon slip, tout est allé très vite, mais j’ai ressenti une grande assurance en moi. Je n’ai jamais pris une telle décision avec autant d’aplomb en si peu de temps (excepté le jour où j’ai pris mes billets pour aller au Japon, mais ça, ça ne compte pas, c’était les folies des amours de voyage). Bref, c’était ce qu’il fallait faire.

Donc je vous présente la bête : de son premier, deuxième et troisième prénom, Izakaya Isa Kaya. Elle pèse 2 kilos et 800 grammes, et c’est une jeune fille d’environ 6 mois.

So far elle est très propre, et bien trop câline et collante pour une seule personne. Je pense qu’elle a été habituée à passer ses nuits dehors donc il lui faudra un peu de temps pour s’adapter à un cycle du type jour : pas dodo, nuit : dodo. Son grand kiff c’est de faire du parkour dans ma chambre à 5 heures du mat’ suivit d’une série de back flip sur mon canapé…

Donc, j’ai un chat maintenant.

Et c’est trop marrant d'avoir un chat, c’est comme avoir un gosse : tu commences à t’entendre à merveille avec les autres propriétaires de chats, tu échange des photos de ton chat, t’es complètement gaga de ton chat, tu organise des rencontres de chats... Ouais, on est vraiment insupportable, t’inquiètes je sais. Mais je mettrai quand-même une photo de ma Kaïkaï à la fin de ce post.


Indépendance relationnelle.

Avec le boulot j’ai l’occasion de faire des déplacements dans le Nord de l’Italie en ce moment. Alors, naïf, je me suis dit pourquoi ne pas me faire un petit weekend de tourisme à Milan ? Ahah mais quelle ville de merde, n’y allez surtout pas ! Ce n’est que mon avis, au moins il a l’avantage d’être est clair. Bref, j’ai eu envie d’écrire là-bas. Inspiration, ou simple besoin de me poser dans un café, je ne sais pas.

21 Mars 2022, Milan.

Et si, au lieu de lire j’essayais d’écrire ? Mon Mona Chollet attendra.

Voyager seul, je connais bien à force. Il y a deux jours je vous aurais dit que quelque chose avait changé dans mon rapport au voyage en solitaire. Mais il n’a suffi que de 48 heures pour réaliser, subir, accepter puis apprécier cette solitude. Du coup, ai-je envie d’écrire sur le mal-être que je ressens à l’égard du célibat ? Non, je ne crois pas. Un exercice plus intéressant serait d’écrire sur ce qui me fait me sentir léger, en paix et bien avec moi-même. Peut-être même essayer de dresser un portrait de qui je suis à cet instant !

Milan, capitale du luxe et pilier de l’économie Italienne. Je n’ai pas été forcé de m’y rendre mais disons que j’ai pris quelques jours de tourisme en amont d’une mission pro qui s’effectue à une petite heure de la ville. Toujours partant pour la découverte !

Sans surprises, l’environnement ultra-chic de la ville m’a donné la gerbe et ce n’est pas par manque de moyens financiers mais bien par obstination à ne pas vouloir participer au carnaval des fourrures et des serveurs lobotomisés que j’ai quasiment jeuné pendant deux jours.

Mon endroit préféré : le petit quai sur lequel de jeunes gens se retrouvent pour partager une bière, écouter un air de musique ou bien tenter de séduire leur dernier rencard ! C’est ici que je réalise l’impact qu’a mon cocon Lillois sur mon appréciation de moi-même. Il y a deux jours, sur ce même quai, alors que je venais d’atterrir, je me lamentais d’être seul, de n’avoir personne avec qui partager ce weekend et d’avoir en somme, passé les deux dernières années de ma vie à seulement effleurer les romances. Quel sentiment de culpabilité ! Ne serait-il pas normal de s’accepter tel que l’on est ?

Deux jours plus tard, je reviens fouler ce quai. Et j’observe que mes habitudes de voyageur solitaires ont peu à peu refait surface. Hier, j’ai pris un train, trois bus et un bateau (le tout gratos), pour aller voir le lac sur lequel a été tourné une des scènes emblématiques de Star Wars ! Celle ou Anakin et Padmé se déclarent leur amour, dans une magnifique résidence sur les lacs de Naboo. Faute de temps et d’indications claires dans le réseau de transport Italien, j’ai dû faire demi-tour à seulement 3 kilomètres de la villa en question ! J’ai juste une photo de très loin. Et aujourd’hui je n’ai rien fait, rien à part poster un coup de gueule sur le système bancaire via Instagram et retourner sur ce quai pour faire glisser ma plume sur le papier. Sauf qu’aujourd’hui je me sens en paix. J’ai fait ce que je voulais et ce qui me plaisait. J’ai passé la moitié de la journée d’hier en transport pour ne même pas atteindre mon objectif, et je suis totalement ok avec ça. Je suis même très content de l’avoir fait !

Ciao culpabilité, adieu comparaison ! Bye bye jugement !

Je suis seul, j’ai rien baisé, rencontré personne, pas vu de paysages de ouf – quoique – et surprise, je vais bien ! Même plus que bien, je kiffe ! J’apprécie d’être Val, et d’être avec Val. Ce bon vieux moi !

Val. Oui toi, moi, Val qui m’a tant guidé en voyage. Val qui est là quand je suis seul. Ce Val ! Je te ressens, à l’intérieur. Ça faisait longtemps, ça m’avait manqué. Je sais que tu es moi, une partie de moi. Je sais que je suis toi aussi. Et j’aime, alors exprime-toi, exprime-moi, en toute circonstances ! Je me crierais haut et fort ! Cette présence me suffit. Rien de moins, rien de plus.

Why are you so scared and creeping around,
Why are you so scared of falling apart,
Intimidating me for falling apart,
Stay on your knees with your cross and don't tell me you know so,
The world is my playground too and I refuse to follow.
Fly with me falling through the night,
Fly with me falling out of sight,
Find me hold me in your arms,

Why are we so obscure and creeping around,
Why are we so cold and breaking apart,
The world is my kingdom too and I'll feel what I like in me.
The world is my playground too I can't feel anymore.
Fly with me falling through the night,
Fly with me falling out of sight,
Find me hold me in your arms,
'Cos I'm scared of their controlling crowds keep me calm,
'Cos I'm scared of their controlling crowds here they come.

The world is my playground too.

Controlling Crowds
, Archive – Lyrics dans le désordre.


Paths that crossed once before are most likely to cross again.

S’il y a bien une chose que j’ai apprise ces derniers mois, c’est qu’on n’est jamais certain de ne jamais revoir une personne. C’est pour ça qu’il est important d’entretenir ses relations avec les personnes qu’on aime, où qu’elles soient.

J’avais encore un déplacement à faire à Milan, et quelques jours auparavant j’ai reçu un message de Heeje me disant qu’elle allait passer quelques semaines à Barcelone. Les anciens avec une bonne mémoire s’en souviendront peut-être mais pour les autres, Heeje c’est une Coréenne que j’ai rencontré au Japon, lors de ma saison de snow à Niseko ! On s’était embrassé quelques fois mais ce n’était pas allé plus loin, ça m’avait bien fait chier à l’époque. C’est resté une bonne amie et on à gardé contact en s’envoyant des nouvelles de temps à autres.

Je commence à exceller dans l’art de lier l’utile à l’agréable : j’ai trouvé un moyen d’aller passer le weekend à Barcelone avant d’aller à Milan, et vu que le vol était en correspondance j’ai pas eu à payer le trajet. Hehehe.

J’ai pas aimé Milan, mais Barcelone, woaaah c’est le feu ! Le premier jour on est allés faire du snow dans les Pyrénées espagnoles avec Heeje et un pote à elle. Ça nous a fait vraiment trop plaisir de se revoir, et même après trois ans, c’est comme si on s’était quittés hier ! Que du bonheur de pouvoir repartager ces souvenirs-là avec une personne qui les a vécus avec moi, et de pouvoir en créer de nouveaux. Le soir, presque par hasard, j’ai retrouvé une ancienne coloc à moi et sa pote, toute deux Italiennes ! On s’est éclaté la panse à la sangria et la paella, on a bien ris. Puis, Heeje et son pote nous ont rejoint.

Les deux Italiennes nous ayant lâché pour aller dormir, nous avons fini la soirée dans un club techno hardcore. Des gens étaient en train de se pécho et ça flirtait devant moi lorsque mon regard accroche par hasard celui d’une fille pas loin de moi. Elle se tourne pour me faire face et commence à essayer de danser avec moi. Avec ce son hardcore je ne vois pas comment je peux m’approcher d’elle, sexualiser, etc… Enfin si je vois comment je pourrais faire mais je me sens pas du tout à l’aise dans cette ambiance pour ce genre de rapprochement. Je suis pourtant un peu en chien en ce moment, ça me ferait peut-être un peu de bien. Je ferme les yeux et sonde mon profond intérieur pour trouver l’énergie nécessaire à tout ça. La réponse que j’y trouvais était claire : je n’ai pas du tout envie de me prêter à ce petit jeu de rapprochement non-verbal sur fond de hardcore avec cette fille dont je vois à peine le visage. Elle à ressentis mon éloignement, s’est en allée et est sortie de la foule avec un autre mec quelques minutes plus tard. J’aurais pu m’en vouloir de ne pas avoir été au bout, mais j’emmerde la culpabilité et le jugement maintenant. Je n’ai pas choppé en soirée, et alors ? Je ne dois rendre de compte à personne.

Le lendemain, après ma résurrection d’entre les abîmes de la tequila, j’ai rejoint ma coloc et sa pote qui étaient encore sur Barcelone. Je me suis vite aperçu qu'il y avait une certaine complicité entre sa pote et moi, on était même assez tactiles. Elle riait beaucoup et ça lui donnait un charme supplémentaire. On a tous les trois convenus qu’on se referait un weekend à Barcelone donc hâte de voir ce que ça peut donner !

Départ pour Milan, pour une semaine de workshop avec des Italiens qui ne parlent qu’italien. Ils ont voulu attaquer avec un système niveau expert alors qu’ils n’ont jamais touché à notre matos… Bon, ok pourquoi pas. A force d’ingéniosité, mon collègue et moi avons réussi à leur faire un système hyper chiadé qui fonctionne, mais à mon avis, niveau pédagogie, les types étaient largués et ils n’ont rien retenu des bases… Bref, de toute façons c’était tellement mal parti ce workshop que je ne pensais même pas réussir à répondre à la partie technique de leur besoin donc au final ça va.


Hors des sentiers battus.

Ça fait très longtemps que je n’ai pas passé de weekend avec Shinyfish. Elle a été frappée par le décès d’un de ses parents et lorsqu’elle à pu à peine sortir la tête de l’eau un challenge hyper important pour sa carrière d’artiste s’est présenté à elle.

Au début j’ai cru qu’elle ne voulait simplement plus continuer notre relation, mais au téléphone elle m’a confiée qu’elle n’était juste pas prête, pratiquement et émotionnellement, à se rendre disponible pour quelqu’un pendant tout un weekend. Et je lui fais confiance, je respecte son besoin d’être seule et de se plonger à 100% dans son projet professionnel.

Elle m’a avoué avoir été surprise que je lui parle de nous, elle ne s’attendait pas à ce que notre relation soit aussi importante pour moi et ça lui a fait plaisir. Je lui ai bien dit que je n’attendais pas d’équité dans notre niveau d’engagement, qu’elle n’avait pas à m’aimer autant que je l’aime, que dans notre relation l’asymétrie ne me dérangeait pas. C’est peut-être ça aimer sans conditions finalement. La condition unique nécessaire pour que cela fonctionne est simplement qu’elle sache recevoir mes attentions et mon léger amour. Et elle excelle dans ce domaine.

Il y a quelques semaines j’ai réussi à m’incruster dans son emploi du temps pour un déjeuner chez elle, ça faisait presque quatre mois qu’on ne s’était pas vu. J’avais beaucoup d’appréhension la veille, mais le jour-même le monde était parfait, il était léger et simple. Nous avons passé un bon moment, quelques baisés et câlins, beaucoup de rires, énormément de rires ! Et aussi de la reconnaissance. J’ai bien senti qu’elle n’était pas dans son assiette et qu’elle en avait gros sur le cœur… Je lui laisse le temps, je ne demande pas à la voir, je l’encourage dans ses projets et à chaque fois que je l’appelle ça lui fait plaisir.

En rentrant de Milan il y a quelques jours, je suis passé par Paris et j’avais une petite idée en tête… En ce moment elle à une résidence d’artiste qui est à la vue de tous, au milieu d’une petite place en ville. C’est là qu’elle expose son art. Je m’y suis rendu avec un panier contenant une fleur en pot et un royal au chocolat. J’ai eu de la chance car elle n’était pas là ce jour-là donc j’ai pu accrocher le panier à la porte en laissant un petit mot : « Pour Claire, de la part de quelqu’un qui te trouve incroyable ! »

Je l’ai appelé en suivant sous prétexte de prendre des nouvelles, mais c’était surtout pour savoir si je laissais le gâteau ou s’il allait passer trois jours à l’extérieur. Elle était sur la route pour rejoindre la résidence et elle me racontait un problème de conscience qu’elle se posait depuis quelques jours. Visiblement elle n’était pas au top de sa forme alors mes mots et ce petit cadeau inattendu étaient le combo ultime pour rebooster sa journée !

Nous étions toujours au téléphone lorsqu’elle a découvert le panier devant sa porte. Et immobile, au milieu de cette place, elle a fondu en larmes. Je ne sais pas si j’ai bien fait de me montrer ou si j’aurais dû laisser cette petite attention anonyme. En tout cas, elle était très touchée et heureuse de me voir. Nous avons passés un bon moment dans son atelier et j’ai pu découvrir ses dernières créations. Comme toujours, nous avons partagé un merveilleux moment, nous avons parlé de nos vies et avons bien ri ! Elle voulait que je passe la nuit avec elle mais malheureusement j’avais des obligations à assumer ce soir-là. C’est aussi ça d’être le papa d’un petit chat. Sa prochaine disponibilité c’est dans deux semaines, j’espère vraiment qu’on trouvera le temps de se prendre un weekend à nous.

Cette relation, c’est un bout de rêve dans la réalité. C’est une passion douce quand on se voit et une romance de l’époque quand on ne se voit pas. C’est une relation sans nom, sans forme ni cadre. Elle peut s’évaporer demain ou flotter encore dix ans. Et cela, je pense pouvoir dire avec certitude que c’est de loin la relation la plus saine que j’ai eu dans ma vie.

Merci à je ne sais quelles forces cosmiques, qui un jeudi soir dans un tunnel de métro Parisien, nous ont permis de nous rencontrer.


Soirée boire-maison.

Ouais, des fois on n’a pas vraiment d’inspi pour les thèmes de nos soirées entre colocs…

En arrivant à la gare de Lille, j’avais pour objectif de déposer mon sac, de me branler un coup et d’aller chercher mon petit chat chez Ju avant d'attaquer la beuverie. Mais en chemin je reçois un message de Magma qui m'invite à prendre une bière avec elle !

Magma c’est la rousse que j’ai rencontré à l’escalade pendant ma première semaine à Lille, que je croyais emmener en date et qui s’était avérée être en couple depuis 8 ou 10 ans. Elle n’est mentionnée qu’une ou deux fois dans ce journal mais en cumulé on doit avoir dépassé la centaine de pintes descendues ensemble ! J’ai aidé sa pote à déménager cet hiver et on allait souvent grimper tout les deux à une époque. Depuis janvier on se voit sur une base bien plus régulière et c’est vraiment une meuf cool ! Avec sa tête de folle là… Elle travaille dans la justice donc c’est super pratique pour moi qui ai souvent la police sur le dos. J’déconne c’est mon amie sans conditions d’emploi !

Bon allé je vais boire un coup avec elle et en échange elle m’aidera à trimballer mon chat et sa litière.

Au final elle à accepté volontiers de passer la soirée à la coloc. Et cette soirée, elle est un peu partie en couille. « Boire-maison » était en fin de compte très approprié pour décrire cette soirée. On a fait le jeu des problèmes, c’est-à-dire qu’on écrit tous des gages ou des défis à la con sur un petit papier et la règle c’est que si tu perds ton défi, tu bois dans ton verre, mais si tu refuse le défi tu bois un mélange immonde concocté par nos soins. En général y’a tout alcool confondus, huile, épices, soda, légumes bref, l’imagination est la seule limite !

Ça parait nul comme ça mais en vrai ça dépend beaucoup des gages et dans le lot on en a eu des très drôles ; karaoké à cappella sur Despacito, séance d’étirement, mettre 13 marshmallows dans sa bouche… Mais vraiment les meilleurs ont été de faire la pyramide humaine la plus haute et mettre notre coloc la plus jeune en haut du frigo.

Après quelques autres shoots et défis, Magma et moi on décide d’aller au lit. Je lui propose de prendre une chambre qui est libre, ou alors de prendre mon lit et moi j’irais dormir dans une autre chambre. Ce à quoi elle m'a répondu qu’on pouvait dormir tout les deux. On se met au lit, et comme on avait été pas mal proches pendant la soirée, c’était assez naturel quand elle m’a demandé si on pouvait se faire un câlin avant de dormir. Sauf que ce câlin a duré bien plus longtemps que prévu et est vite devenu très sensuel. Caresses et bisous dans le cou… Elle à forcément senti le désir se matérialiser dans mon caleçon et je pouvais sentir le sien prendre forme dans ses mouvements. Comme elle est toujours avec son mec, je n’ai pas voulu faire le premier pas. Si elle veut tromper son gars, il faut que ça vienne d’elle. Je n’ai pas envie d’être celui qui initiera des semaines de culpabilités de son coté, ou quoi que ce soit. Surtout qu’on avait bu tout les deux, ça ne valait peut-être pas le coup de foutre la merde dans sa vie pour tirer un coup. Alors on a dormi comme ça, blottis l’un contre l’autre, brulant de désir, et c’était quand-même agréable. Au petit matin, nous nous sommes faits quelques autres câlins avant de nous lever, puis nous sommes allés faire ma procuration.

On s’est revu le jour des élections au marché, et ce n’était pas bizarre. Quoi que maintenant j’ai peut-être plus envie qu’avant qu’il se passe quelque chose entre nous. Nous n’avons pas reparlé de cette nuit-là, je lui ai simplement dit par message que j’avais passé une bonne soirée et que c’était cool qu’elle ait été là. Ce à quoi elle m’a répondu que c’était « un chouette traquenard ».

On a prévu de regarder un film chez elle demain soir… Alors bon, je ne sais pas trop ce que ça veut dire ni quoi en penser. À voir… Sans doute que nous allons simplement regarder un film et basta.


Hey bro !

Ce post n’en finit donc jamais ! J’ai mal au clavier putain, faites-moi taire… Et encore c’est la version courte, je ne vous ai pas parlé de la fois ou j’ai fini déguisé en tigre, éclaté au poppers, la tête dans les seins de l’organisatrice de la soirée. Ou celle où avec Lu, ma coloc de Bordeaux, on à fait la grosse teuf à deux chez elle jusqu’à 6 heures du mat’ un lundi soir. Ni de mon break amical avec Nuno… J’ai aussi passé un séjour de malade en champagne avec plein de potes du Japon dont Vivi et Laura qui vivent à l’autre bout de la terre. Bref, tant de choses que je devrais prendre le temps d’écrire…

Mais là je vais parler situation professionnelle. Ce n’est surement pas ce que j’aurais le plus envie de lire dans 50 ans donc la prochaine fois que je fais un super weekend dans un endroit improbable, promis je le retranscrirai ici.

J’ai compris que je voulais revenir à Toulouse mais que je n’arriverai surement pas à trouver un taff aussi cool que celui que j’ai actuellement. Certes c’est complètement instable comme boulot avec toute l’activité partielle que je me tape mais ça a le mérite d’être du renouveau chaque jour !

J’ai quand-même mis de longs mois à capter que je ne travaillais plus à Lille, mais exclusivement en déplacements. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas réalisé ça plus tôt. Ça paraît si con maintenant. Donc j’ai appelé mon boss.
Moi : Yo frèr, bien ?
Boss : Ouais fère, bien et toi, bien ?
Moi : Bien frèr. La vie d’ma reum j’bosse jamais à Lille j’fais v’la les déplacements y’a moy que je fasse pareil en vivant au ter-ter ?
Boss : T’as une moitié dans la vie ou c’est la hess ?
Moi : Azy une moitié à mi-temps wesh tu crois quoi toi ? Elle est sur Panam c’est une vraie.
Boss : Toi j’t’aime bien, azy tu peux déménager ! Mais refré, tu vas m’faire les déplacements d’malade sur deux semaines toi maintenant.
Moi : Aaaah miskin tu va m’payer v’la les billets d’avion toi !
J’vous jure c’est la vraie discussion.

Donc je cherche un appart sur Toulouse. Mais comme je suis radin et que je veux un grand espace pour mon chat, ce sera plutôt une maison en coloc, mais pas une coloc à 16 avec que des étudiants cette fois.

Et depuis que je sais que je peux partir je suis hyper mélancolique quand je marche au fil des rues Lilloises et que je vais au marché le dimanche matin. Je finirai peut-être par juste déménager à Lille, et ma mère sera dégoutée.

En tout cas l’objectif c’est de poser mon préavis le 30 avril. Je me sens tellement pas prêt !

Je m’arrête ici pour l’instant mais reviendrai bientôt avec d’autres histoires sans intérêts pour la communauté.
Grosse bise à tous.tes !

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Miaw !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Aha :) le 12.04.22, 13h50 par valll

Ravi de lire de tes nouvelles Val', surtout quand tu sembles sur la bonne voie.


Arrêter durablement la beuh va juste tellement te changer la vie...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 12.04.22, 17h08 par valll
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