Concilier bon équilibre social et déménagements fréquents

Note : 3

le 21.09.2014 par eibiki

5 réponses / Dernière par The_PoP le 13.10.2014, 11h28

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Bonsoir à tous,

Je n'écris pas souvent sur le forum mais je sollicite vos conseils pour une question à laquelle seul je n'ai pas la réponse.
Comme l'indique le titre je suis souvent en train de déménager pour ma carrière ou mes études avant ça (tous les 4 à 6 mois je change de lieu ou de pays et je vais y être contraint encore pendant 2 ans au moins).

A force de faire ça depuis près de 3 ans, mon cercle social s'atrophie et ça va surement continuer.
Je suis quelqu'un de sociable, qui a besoin de voir du monde, et surtout de trouver des personnes à qui j'accorde ma confiance. Le problème est qu'avec ces déménagements fréquents non seulement je n'ai pas le temps de me lier jusqu'à ce stade et qu'ensuite ces gens deviennent uniquement des noms dans mon carnet d'adresse. J'ai pas mal de contacts avec eux mais ça reste des relations à distances. C'est pareil pour mes amis de longue date qui sont loin.

ça commence à pas sentir très bon tout ça car non seulement ma vie sociale a de plus en plus de mal à tenir debout, mais si on rajoute le fait que je suis empathique et que j'essaye toujours d'aider les autres, le fait de voir moins de monde et d'être moins entouré fait que je laisse rentrer des personnes toxiques dans mon entourage vu que je m'accroche à la moindre nouvelle rencontre (bonne ou mauvaise). Je deviens "needy d'amitié" -_-

Je ne peux pas trop me poser quelque part pour le moment (j'ai un contrat fait comme ça et mine de rien niveau carrière ça me plait), donc ma question est: comment vous vous y prendriez pour conserver une vie sociale équilibrée malgré ça ?

Merci pour vos réponses.

C'est difficile.
Tu perdras beaucoup de gens.
Mais tu peux aussi mettre plus d'effort dans le fait d'entretenir votre amitié.
C'est toi qui sors de leur quotidien alors tu dois être celui qui y met de l'énergie au départ.

Sinon assume aussi plus de familiarité d'emblée avec les gens que tu apprécies.
Le temps n'est pas ce qui fait grandir l'amitié. Mais ce que tu partages. Alors partage plus vite et n'hésite pas à plus t'ouvrir. Ça ne veut pas dire de me pas filtrer les gens toxiques. Au contraire. Mais une fois que les gens sont entrés ai avec eux comme si tu les connaissais de longue date.
Ils feront souvent de même.
Bien sûr il y a des gens avec qui ça dure un temps puis un jour ça casse sans qu'on sache pourquoi,
ça arrive souvent avec les "compagnons de voyage" car c'est une relation d'opportunité qui se crée.
Mais ce n'est pas grave. Ceux qui restent valent le coup.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 12.10.14, 18h17 par eibiki

Bonjour Eibiki,

Si ça peut t'aider, je vais me baser sur mon vécu à ce sujet puisque j'ai le sentiment d'avoir un rythme de vie un peu similaire.

Voilà quelques années que, comme toi, je ne passe jamais un an dans la même ville. Les études et les opportunités professionnelles ont toujours été jusqu'alors un motif de déménagement/mobilité (et j'en profite au passage pour dire que selon moi cette mobilité est un bon point ; je trouve ça dommage de se fermer des portes pour des considérations géographiques au début de sa carrière professionnelle ; mais bon, chacun ses priorités aussi sans doute), cela couplé au fait que, bien évidemment, les connaissances que j'avais bougeaient pas mal aussi..dans ces conditions, il peut sembler difficile de construire et de faire perdurer un réseau de connaissances conséquent et solide...

Eh bien pas forcément !

Déjà car premièrement, tu peux voir aussi les choses dans l'autre sens : changer régulièrement de lieu te donne au contraire l'occasion de rencontrer régulièrement de nouvelles personnes.

Deuxièmement, les opportunités que l'on a de rencontrer des gens, d'échanger avec des personnes et de faire perdurer les contacts dépend plus de nos capacités relationnelles personnelles que d'une logistique désastreuse ou d'un éloignement géographique. Le tout est d'avoir l'occasion non seulement dans un premier temps de rencontrer ces gens là, mais également de passer des moments d'émulation sociale avec elles : ça peut être pour le boulot, des projets universitaires communs (travaux en groupe, événements sportifs,..), des activités quelconques style ciné, restau, bières anodines dans un parc bref des sorties au sens large, des soirées, etc. BREF des moments presque anodins où vous aurez l'occasion de partager un moment, d'échanger, et de constater si oui ou non vous avez des atomes crochus.

Et je constate que le plus important dans ces moments-là, mais aussi de façon générale dans les rencontres, c'est de savoir avoir une personnalité qui nous est propre, avec ses traits de caractères, ses affects, ses préférences, etc. sans toutefois faire fi de ses défauts (car on en a tous) mais sans essayer de jouer un rôle, sans essayer de modeler certains aspects de sa personnalité pour forcer le processus de socialisation ; c'est peut-être très bien pour avoir un petit cercle de gens à court terme avec qui l'on discute, mais le principal est quand même de se lier à des gens avec qui on partage un minimum d'affects et de sentiments dans le but de créer des amitiés solides.

En laissant jouer les personnalités, j'ai constaté qu'on pouvait très rapidement se rendre compte des gens avec qui on était susceptible de s'entendre et ceux avec qui le courant passait moins. Il faut que chacun puisse être SOI-MÊME et à partir de là des connexions s'établissent entre les individus par rapport à leur personnalité propre, réelle et sincère.

Ce que je veux dire par là, c'est que c'est aussi une question d'attitude, de personnalité, de savoir-être, et j'en passe. Aussi, est-ce que tu es toi même quelqu'un d'intéressant, mais es-tu aussi quelqu'un d'ouvert, qui s'intéresse aux autres de façon générale ? Et là je rebondi un peu sur ce que j'ai dit auparavant : s'intéresser aux autres de façon générale, c'est toujours bien, je valide l'idée, c'est la meilleure des attitudes. Mais s'intéresser en priorité plus profondément aux gens avec qui on sent qu'il peut y avoir quelque chose de spécial, autrement dit aux gens que l'on trouve soi-même intéressant vis-à-vis de ses affects, de ses préférences, etc. eh bien c'est peut-être mieux et dès lors des liens solides peuvent se créer très vite =)

Et à partir de là, garder le contact se fait quasiment tout seul. Il y a des gens avec qui, à une époque, le courant est très bien passé et d'un côté comme de l'autre vous savez que vous pouvez vous recontacter à n'importe quel moment et le courant passera très bien encore. Tu as ces connaissances dans un coin de la tête, il y en a avec qui tu as des contacts très réguliers et d'autres moins...mais les deux parties savent, en général, l'intérêt mutuel dont vous faites preuve.


Bon désolé pour le petit pavé, en me relisant j'ai l'impression que ça fait un peut foure-tout come réponse mais j'espère quand même que ça a pu t'aider :mrgreen:

Ouvert à la discussion sur ces points !

A plus !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 23.09.14, 13h28 par Onmyoji
  • [+1] Absolument le 12.10.14, 18h28 par eibiki

Merci à vous deux pour vos réponses très constructives ( et à Eloxford d'avoir rédigé son gros pavé :wink: )

Je pense que dans la théorie on est sur la même longueur d'onde.
C'est sur qu'après dans la pratique c'est quand même très "énergivore" de faire rentrer et sortir des gens. Je suis ouvert et j'adore faire de nouvelles rencontres mais ça demande aussi bien souvent beaucoup d'investissement personnel et des fois c'est épuisant.
Mais bon c'est quand on arrête de se créer des opportunités que notre vie s'appauvrit n'est ce pas ?

On verra ce que tout ça devient ! Merci de la réflexion.

Pour ceux qui voudraient continuer le débat c'est avec plaisir :wink:

C'est très énergivore mais ça l'est aussi de se morfondre parce qu'on est pas bien dans sa vie sociale.
Faut choisir ce que tu préfères. Et les gens peuvent t'apporter des opportunités, te soutenir, ou créer de l'énergie.
Si tu es seul, tu ne peux compter que sur toi même.

Petite contribution de ma part. Je ne sais pas si cela peut t'aider mais si t'as d'autres questions, je suis preneur.

Depuis que je suis jeune, je suis habitué à une certaine forme de mobilité. Mon père était muté tous les 5 ans environ. Donc je suppose que j'ai été un peu éduqué comme cela aussi.

Pour mes études j'ai également beaucoup bougé. Et depuis 5 ans que je travaille, je bouge beaucoup (grosso modo, une ville différente tous les ans). Mon métier le veut un peu, les circonstances en ont décidé ainsi, et je n'y voyais pas de problème majeur.


Alors je n'ai pas de solution miracle à ton problème car, honnêtement, je viens aujourd'hui de faire des choix professionnels visant (entre autre) à me stabiliser un peu.
J'ai longtemps vécu cette mobilité comme une chance, mais je me suis rendu compte que cela m'avait fatigué au fil des ans. Et puis cela a aussi participé au foirage de quelques belles histoires.

Je sais par contre que cette mobilité ne m'a jamais fait perdre "d'amis". J'ai surtout bougé à l'intérieur de la France, et les amis que je me suis fait pendant mes études sont globalement maintenant un peu partout en France également.

Mais du coup j'avais un rythme de vie un peu particulier : boulot à fond pendant la semaine et weekend avec les amis ou la famille, ou la chérie. Côté positif : tu ne t'arrêtes jamais. Côté négatif : tu ne t'arrêtes jamais. Et puis du coup tu ne connais pas forcément super bien le coin où tu vis.
Comme j'ai toujours eu pas mal de trajets en voiture j'en profitais pour appeler mes amis. Du coup on n'a jamais vraiment perdu contact. J'aime bien organiser des weekend à droite ou à gauche aussi et j'ai toujours fait se rencontrer tous mes amis. Du coup ben dans chaque ville, y avait plein de choses possibles à faire et d'amis à voir.

C'est vrai que le contrecoup de ces gros weekends était particulier pendant les semaines, mais honnêtement, le boulot que je fais est très prenant et ne laissait pas beaucoup de place à des sorties ou d'autres activités sportives ou sociales...

Voilà, aujourd'hui j'ai décidé de changer un peu mes priorités. J'ai un regard positif sur cette période mais j'en connais aussi les limites. Concrètement j'estime que j'ai la chance d'avoir beaucoup d'amis, et des véritables car je n'ai finalement pas perdu de temps avec les "connaissances". Je connais donc la valeur des amitiés qui ont survécu à la distance et au temps :)

Il est clair que c'est à toi de faire le nécessaire pour garder tes amis, garder le contact. Et oui cela prend un peu de temps et d'énergie.
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

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