Le couple, une histoire de compromis ?

Note : 4

le 18.11.2019 par Le_Paternel

19 réponses / Dernière par Le_Paternel le 02.12.2019, 09h59

C'était plus simple du temps de papa & maman. Pour celles et ceux qui veulent échanger autour de la vie de couple et des relations, et des différentes formes que tout ça peut prendre. Polyamour ou monogamie, relations libres, jalousie, engueulades dans la cuisine, routine, infidélité, la totale.
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Hello à tous,

Petite question aujourd'hui suite à un débat que nous avons eu avec ma copine. Nous savons que le couple est une somme de compromis entre deux être qui s'aiment. Je vous pose le contexte.

Je suis fils unique, j'ai sans doute développé une sorte d'égoïsme mal placé, mais c'est vrai que j'ai toujours été habitué à que tout tourne autour de moi. J'ai toujours fait les choses comme je le sentais et comme j'en avais envie. Ainsi, j'ai développé ma propre vision du monde et mon "écosystème" avec mes projets, mes activités etc. Dans mon travail, j'aime beaucoup mettre en place l'émulsion collective, mais il est vrai, je plaide coupable, j'ai tendance à vouloir imposer ma vision des choses et a n'en faire qu'à ma tête (Cela fait très "dictateur" comme cela, ce n'est pas le cas, disons que quand je pense qu'une chose est bonne à faire, je le fais, car dans ma vision c'est logique et bénéfique).

Ma copine, c'est tout l'inverse. Elle vient d'une famille nombreuse. De ce fait, elle à l'habitude de s'oublier et de tout faire pour le bonheur des autres. Ses proches ont tendance à passer avant elle.

Tout se passe très bien entre nous. Je vous raconte tout cela, pour poser le cadre et la conversation que nous avons eue.

Je ne veux pas en venir aux clichés, mais suite à mes expériences passées, et mon expérience actuelle, j'ai l'impression que les femmes et les hommes ont une perception différente dans un couple, notamment sur les sentiments. En effet, j'ai tendance à être (trop) détaché des choses, là où ma copine semble prendre plus à cœur certaines choses que d'autres. Et pourtant, l'un comme l'autre, nous avons des sentiments très forts.

Par exemple, pour moi, ce n'est pas grave si l'on ne se voit pas une semaine parce que l'on vient de passer deux semaines de vacances tous les deux, c'est normal si exceptionnellement nous devons annuler l'une de nos retrouvailles car nous avons un empêchement ou autre, il n'y a pas de drame si nous nous voyons que le week-end prochain etc. J'arrive à être détaché sur ces choses là, et pourtant j'ai des sentiments pour elle. A l'inverse, ma copine (Et d'autres femmes que je connais) ont plus de mal à prendre du recul sur ces choses là et ne peuvent cacher leur déception. Pour elle, plus nous passons de temps ensemble, mieux c'est et le temps où nous ne sommes pas tous les deux, c'est du temps perdu. C'est pourquoi, elle se projette rapidement aussi sur l'aménagement à deux (Je m'y projette aussi, mais pour moi au bout de quelques mois de relation, c'est encore prématuré pour y songer). Ainsi, elle aimerait que l'on se voit plus, et c'est vrai qu'à ses yeux je me pose souvent en position de décideur "Nous avons passé le week-end ensemble, inutile que l'on se voit ce Lundi". Encore une fois, j'ai de réels sentiments pour elle, cela n'a rien à voir, j'adore passer du temps avec elle, mais dans ma vision des choses, je suis pragmatique et je peux tenir jusqu'au week-end prochain pour vraiment profiter avec elle. J'intellectualise sans doute trop ma relation.

Ce qui peut être embêtant c'est ce décalage qu'il peut y avoir. Ayant une approche plus détachée des choses, je ne comprends pas forcément ce surplus qu'il peut y avoir concernant ses réactions étant donné que dans mon écosystème, c'est logique, j'ai cette vision et cela m'agace qu'elle n'ait pas la même en réagissant ainsi. A l'inverse, elle se met à douter, car quand on s'aime on veut passer le maximum de temps ensemble, or en étant si détaché je nous mets des obstacles. Elle me dit qu'elle pense pour deux, alors que moi je pense pour un (D'où mon paragraphe sur le fait que je sois fils unique). L'éternel débat entre le détachement et le surplus d'émotions. Ce surplus est-il lié à la gente féminine ou au contraire, c'est moi qui suis trop détaché et qui ne veut pas être brusqué ? Et là où marque un point, c'est que quand elle m'en parle, elle sait que cela me déplaît car nous n'avons pas la même approche, or elle exprime simplement sa vision des choses.

Qu'en pensez-vous ? Tout se passe bien, et j'imagine qu'il s'agit de petits ajustements à faire pour être une meilleure version de nous-même : D'un côté, je dois faire des efforts pour tendre vers ce nous, quant à elle, contrôler un peu plus ses émotions ? Comment voyez-vous les choses ? Parce qu'en effet, elle a raison sur plusieurs points où c'est directement lié à mon caractère où j'ai eu l'habitude d'être seul donc de penser qu'à moi. Alors, le couple, une histoire de compromis ?

Merci. Bonne journée !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 19.11.19, 00h05 par Jalapeno
Salut !

Sans vouloir jouer les grammar nazi, tu parles bien d'émulation collective ? (l'émulsion me fait plutôt penser à de la mousse au chocolat ou de la mayonnaise hein^^)

Sinon.

Je me reconnais à moitié dans ton tempérament, un peu dans celui de ta copine aussi.

J'ai grandi comme toi sans frères ni soeurs, ce qui me rend non pas "égoïste" mais très autosuffisante. Je suis devenue très indépendante et même si j'apprécie la compagnie des autres, j'ai BESOIN de passer du temps en ma propre compagnie pour me ressourcer. Si je n'ai pas de moments "en tête à tête avec moi-même" ou pas assez à mon goût, je m'asphyxie très vite. J'ai besoin d'un équilibre entre gens et solitude.

Cependant ça m'est déjà arrivé de tomber sur des mecs encore pires que moi (pas juste très indépendants mais ultra fermés, à vraiment rationner les moments de présence et d'attention à l'extrême, très froids si j'avais le malheur de faire un pas vers eux sachant que je ne suis vraiment pas un pot de colle) et c'est assez dur de sentir que l'autre décide tout de façon unilatérale sans le moindre sens de l'écoute ou de la négociation alors qu'on est censé être en RELATION et donc, décider à deux. Je ne dis pas que c'est ce que tu es, je dis que c'est peut-être ce qu'elle ressent et si oui c'est peut-être dur pour elle en effet.

Perso je trouve ta copine un peu culpabilisante.
"Pour elle, [...] le temps où nous ne sommes pas tous les deux, c'est du temps perdu."

"elle se met à douter, car quand on s'aime on veut passer le maximum de temps ensemble"

"Elle me dit qu'elle pense pour deux, alors que moi je pense pour un"

Je n'aime pas sa façon de parler :
1) elle érige SA façon de voir les choses en principes de vie universels qui ne devraient pas être discutés (je ne supporterais pas que mon éventuel conjoint me dise que "mon temps sans lui est du temps perdu"... et mes amis ? Et mes passions ? Et ma vie personnelle ? Je n'existe pas QUE par l'autre et j'ai besoin d'un espace à moi aussi, c'est d'ailleurs aussi le fait de fréquenter cet espace et d'entretenir une vie propre qui fait que l'autre peut continuer à trouver ma présence stimulante puisque je me recharge ainsi en substance personnelle, en choses neuves à lui raconter, à lui faire partager...)("quand on s'aime on veut passer le maximum de temps..." euh non, ELLE veut, mais tout le monde ne fonctionne pas comme elle)
2) Son point de vue comme quoi elle serait l'altruiste qui pense à vous deux et toi l'égoïste qui ne pense qu'à lui me paraît TRES discutable.
Si tu étais vraiment un égoïste qui se la joue perso, tu ne serais pas venu ici pour parler de compromis mais pour demander comment on peut lui faire rentrer TON point de vue dans le crâne. Tu penserais "domination" et pas "conciliation".

Moi ce que je vois, c'est que chacun de vous deux a ses schémas propres (hérités en effet d'une histoire familiale particulière)
Tu sembles prêt à apprendre d'elle, et tu as peut-être en effet à apprendre à faire place à l'autre, à t'ouvrir plus à lui... *
Par exemple quand tu écris "Nous avons passé le week-end ensemble, inutile que l'on se voit ce Lundi". Ben je trouverais ça étrange de raisonner en termes d'utile ou d'inutile. Si à la fin du week-end tu es encore bien avec elle et as envie de prolonger jusqu'au lundi entre vous, faites-vous plaisir :D on parle d'amour hein, pas de boulot, y a pas d'utile là-dedans, c'est juste de beaux moments à passer^^

Cependant peut-être qu'elle aussi devrait être prête à apprendre de toi et sortir de sa zone de confort !
Au lieu de se dire que tu es "trop" distant, "trop" indépendant, elle devrait peut-être tirer parti de ton tempérament pour apprendre à vivre un peu plus pour elle-même et par elle-même (ce qu'elle n'a pas eu l'occasion de faire jusqu'à présent puisque rapetissée au sein de sa famille), développer sa vie personnelle... au lieu de voir ton indépendance comme une entrave elle peut aussi en faire une opportunité, se dire qu'elle a un mec qui ne va pas se lasser ou s'en aller parce qu'ils ne peuvent pas se voir pendant une semaine ça peut être bien aussi.

Et bien sûr c'est bien que vous fassiez des concessions, que vous trouviez des moyens termes entre son désir de te voir plus, ton désir de distance, son désir de vous mettre vite en ménage, ton désir de patienter. Pas tout dans ton sens, pas tout dans le sien...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 19.11.19, 00h06 par Jalapeno
Le_Paternel a écrit :L'éternel débat entre le détachement et le surplus d'émotions. Ce surplus est-il lié à la gente féminine ou au contraire, c'est moi qui suis trop détaché et qui ne veut pas être brusqué ?
Ce n'est pas forcément genré. J'aime bien définir ça comme un rapport de force. Ce n'est pas forcément lié aux sentiments, c'est juste que pour différentes raisons (auto-suffisance ou insuffisance affective, trauma ou tout simplement disponibilité), il y a toujours un des partenaires qui est plus investi que l'autre dans un couple. D'où des compromis inévitables dans la durée, effectivement.
Alniyat a écrit :
18.11.19
Salut !

Sans vouloir jouer les grammar nazi, tu parles bien d'émulation collective ? (l'émulsion me fait plutôt penser à de la mousse au chocolat ou de la mayonnaise hein^^)

Sinon.

Je me reconnais à moitié dans ton tempérament, un peu dans celui de ta copine aussi.

J'ai grandi comme toi sans frères ni soeurs, ce qui me rend non pas "égoïste" mais très autosuffisante. Je suis devenue très indépendante et même si j'apprécie la compagnie des autres, j'ai BESOIN de passer du temps en ma propre compagnie pour me ressourcer. Si je n'ai pas de moments "en tête à tête avec moi-même" ou pas assez à mon goût, je m'asphyxie très vite. J'ai besoin d'un équilibre entre gens et solitude.

Cependant ça m'est déjà arrivé de tomber sur des mecs encore pires que moi (pas juste très indépendants mais ultra fermés, à vraiment rationner les moments de présence et d'attention à l'extrême, très froids si j'avais le malheur de faire un pas vers eux sachant que je ne suis vraiment pas un pot de colle) et c'est assez dur de sentir que l'autre décide tout de façon unilatérale sans le moindre sens de l'écoute ou de la négociation alors qu'on est censé être en RELATION et donc, décider à deux. Je ne dis pas que c'est ce que tu es, je dis que c'est peut-être ce qu'elle ressent et si oui c'est peut-être dur pour elle en effet.

Perso je trouve ta copine un peu culpabilisante.
"Pour elle, [...] le temps où nous ne sommes pas tous les deux, c'est du temps perdu."

"elle se met à douter, car quand on s'aime on veut passer le maximum de temps ensemble"

"Elle me dit qu'elle pense pour deux, alors que moi je pense pour un"

Je n'aime pas sa façon de parler :
1) elle érige SA façon de voir les choses en principes de vie universels qui ne devraient pas être discutés (je ne supporterais pas que mon éventuel conjoint me dise que "mon temps sans lui est du temps perdu"... et mes amis ? Et mes passions ? Et ma vie personnelle ? Je n'existe pas QUE par l'autre et j'ai besoin d'un espace à moi aussi, c'est d'ailleurs aussi le fait de fréquenter cet espace et d'entretenir une vie propre qui fait que l'autre peut continuer à trouver ma présence stimulante puisque je me recharge ainsi en substance personnelle, en choses neuves à lui raconter, à lui faire partager...)("quand on s'aime on veut passer le maximum de temps..." euh non, ELLE veut, mais tout le monde ne fonctionne pas comme elle)
2) Son point de vue comme quoi elle serait l'altruiste qui pense à vous deux et toi l'égoïste qui ne pense qu'à lui me paraît TRES discutable.
Si tu étais vraiment un égoïste qui se la joue perso, tu ne serais pas venu ici pour parler de compromis mais pour demander comment on peut lui faire rentrer TON point de vue dans le crâne. Tu penserais "domination" et pas "conciliation".

Moi ce que je vois, c'est que chacun de vous deux a ses schémas propres (hérités en effet d'une histoire familiale particulière)
Tu sembles prêt à apprendre d'elle, et tu as peut-être en effet à apprendre à faire place à l'autre, à t'ouvrir plus à lui... *
Par exemple quand tu écris "Nous avons passé le week-end ensemble, inutile que l'on se voit ce Lundi". Ben je trouverais ça étrange de raisonner en termes d'utile ou d'inutile. Si à la fin du week-end tu es encore bien avec elle et as envie de prolonger jusqu'au lundi entre vous, faites-vous plaisir :D on parle d'amour hein, pas de boulot, y a pas d'utile là-dedans, c'est juste de beaux moments à passer^^

Cependant peut-être qu'elle aussi devrait être prête à apprendre de toi et sortir de sa zone de confort !
Au lieu de se dire que tu es "trop" distant, "trop" indépendant, elle devrait peut-être tirer parti de ton tempérament pour apprendre à vivre un peu plus pour elle-même et par elle-même (ce qu'elle n'a pas eu l'occasion de faire jusqu'à présent puisque rapetissée au sein de sa famille), développer sa vie personnelle... au lieu de voir ton indépendance comme une entrave elle peut aussi en faire une opportunité, se dire qu'elle a un mec qui ne va pas se lasser ou s'en aller parce qu'ils ne peuvent pas se voir pendant une semaine ça peut être bien aussi.

Et bien sûr c'est bien que vous fassiez des concessions, que vous trouviez des moyens termes entre son désir de te voir plus, ton désir de distance, son désir de vous mettre vite en ménage, ton désir de patienter. Pas tout dans ton sens, pas tout dans le sien...
Wouah, quelle justesse dans ton commentaire. Tu as tiré dans le mille, je t'en remercie. Petite parenthèse, oui tu as bien fait de me rectifier grammaticalement ! :)

Je suis à 1000% comme toi, j'ai besoin de ce temps avec moi-même pour me ressourcer, faire ce dont j'ai envie, avancer sur mes projets. C'est pourquoi je ne pourrai pas sortir tous les soirs etc. J'ai trop besoin de mes moments qui assurent mon équilibre, c'est exactement ça !

Et même si je ne dois pas être aussi extrême dans mes faits et gestes, je suis sûr que c'est ce qu'elle doit ressentir : Que je suis dans le contrôle permanent et n'ayant pas la même réalité qu'elle, qui peut vite s'agacer par ce "trop plein" de l'autre étant donné que cela ne correspond pas à ma vision des choses.

C'est ça, nous en discutons ouvertement, et elle a cette vision des choses. Après, je ne suis pas totalement blanc dans l'histoire non plus étant donné que je peux comprendre d'une certaine façon. Typiquement, un jour, elle avait 2 rendez-vous clients non loin de chez moi, avec une heure de battement entre les deux, elle me propose que l'on se voit et c'est justement là que je lui dis "Nous venons de nous voir ce week-end. Pour une heure, je préfère qu'on se voit Vendredi prochain pour vraiment pouvoir profiter". Et c'est là que je me suis positionné en tant que décideur d'où sa sensation que je décide de tout (C'est un exemple parmi tant d'autres). Et c'est là qu'elle sentait que je ne pensais qu'à moi, alors qu'en me proposant ça, elle pensait pour deux et que l'on se voit. Et que moi à l'inverse, si elle m'avait dit ça, je n'aurais pas sourcillé, alors qu'elle, elle l'avait mal pris sur le moment, comme cela ne colle pas avec ma réalité et ma vision, je ne comprends pas, donc ça entraîne l'agacement. Voici un schéma classique ! :P

En effet, pas d'utile ou d'inutile, c'est ma vision, sans doute trop cérébrale des choses. Et je l'ai souvent. C'est comme vivre ensemble, à 25 ans, au bout de 6-7 mois de relation, cela me semble beaucoup trop prématuré, c'est quelque chose qui doit avoir sa place au bout de 2 ans de relation au moins. Enfin, dans ma vision et ma réalité des choses. Après, elle a une vie active, ses amis etc. C'est juste qu'elle a cette impression, qu'en nous limitant à nous voir du Vendredi au Dimanche, et en ne cherchant pas à plus, je nous mets des barrières.

Ainsi, il s'agit de faire des efforts chacun ? Par-rapport à mon expérience, je pensais que c'était typiquement féminin ce trait assez fusionnel et masculin ce trait plutôt détaché des choses.
Merci de ta réponse :)
Typiquement, un jour, elle avait 2 rendez-vous clients non loin de chez moi, avec une heure de battement entre les deux, elle me propose que l'on se voit et c'est justement là que je lui dis "Nous venons de nous voir ce week-end. Pour une heure, je préfère qu'on se voit Vendredi prochain pour vraiment pouvoir profiter".
Alors là, pour le coup, c'est plutôt elle que j'ai la sensation de comprendre. Je pense qu'à sa place j'aurais été déçue dans la mesure où ce qu'elle te demandait, une heure de ton temps, me paraît une concession vraiment mineure à offrir, et où c'est aussi de son point de vue une opportunité : le hasard l'amène à deux pas de toi, elle a une heure à tuer, normal qu'elle pense à toi en premier pour passer le temps.

D'ailleurs ce n'est pas une logique avec laquelle je fonctionne uniquement dans le cadre du couple, si par exemple mon boulot, mes obligations etc., m'amènent près de chez un ou une ami(e), une personne de ma famille... mon réflexe va être de voir si il(elle) est disponible.

J'aurais aussi envie de te dire qu'en disant
je préfère qu'on se voit Vendredi prochain pour vraiment pouvoir profiter
... tu te mets peut-être des barrières... si vous vous sentez vraiment bien ensemble, vous voir une petite heure au milieu d'une journée comme ça par hasard ça peut être sympa aussi, pas besoin d'attendre la fin de la semaine pour "profiter" comme tu dis. Si ça te fait passer un bon moment de la voir, bah vois-la :), pas besoin de te dire qu'il "faut" attendre vendredi et que si tu n'as pas une longue durée entre les deux ça vous gâchera le plaisir. On dirait que tu es persuadé par avance que ça sera gâché si tu n'attends pas X jours entre les deux... laisse-toi vivre :)
C'est comme vivre ensemble, à 25 ans, au bout de 6-7 mois de relation, cela me semble beaucoup trop prématuré, c'est quelque chose qui doit avoir sa place au bout de 2 ans de relation au moins. Enfin, dans ma vision et ma réalité des choses.
Si tu ne te sens pas prêt à emménager, c'est bien d'attendre un peu en effet.
Par contre, dire que c'est quelque chose qui DOIT avoir sa place au bout de telle durée et pas telle autre bah... je pense aussi qu'il faut laisser faire la vie ^^ Il n'y a pas de règles préétablies, si vous vous sentez vraiment vraiment bien ensemble pas besoin d'attendre deux ans.

Ce que tu peux faire pour commencer (si l'un de vous a un logement assez grand pour tenter l'expérience, si vous vivez chacun dans une chambre de bonne ou chez vos parents ça ne va pas le faire) c'est habiter ensemble pour une petite durée, par exemple une semaine, dans les conditions du quotidien (parce qu'habiter ensemble pendant une semaine de vacances sous les tropiques par exemple ça n'a rien à voir^^) et voir comment vous vous sentez tous les deux. A titre d'essai. Comment ça marche au quotidien, qu'est-ce qui matche, qui clashe etc.
Par-rapport à mon expérience, je pensais que c'était typiquement féminin ce trait assez fusionnel et masculin ce trait plutôt détaché des choses.
Typiquement, non. De ma connaissance, les femmes semblent peut-être plus demandeuses de présence mais ce n'est pas systématique. Je connais des hommes plutôt fusionnels, des femmes plutôt indépendantes...
Merci de ta réponse !
Alors là, pour le coup, c'est plutôt elle que j'ai la sensation de comprendre. Je pense qu'à sa place j'aurais été déçue dans la mesure où ce qu'elle te demandait, une heure de ton temps, me paraît une concession vraiment mineure à offrir, et où c'est aussi de son point de vue une opportunité : le hasard l'amène à deux pas de toi, elle a une heure à tuer, normal qu'elle pense à toi en premier pour passer le temps.
Ta réponse est totalement logique et rationnelle, je ne sais pas, j'avoue que sur le moment dans ma tête c'était "Pour une heure, ça ne vaut pas le coup. Tu peux bien attendre le week-end". Égoïsme pur ou simple flemme ? C'est possible. Ce n'est pas méchant et contre elle. Mais vraiment, sur le moment, dans ma logique, c'était comme ça. D'où ses remarques sur le fait que je me positionne en décideur et que je ne pense qu'à moi et pas à nous. Même si au final, comme tu le dis, la remarque du "nous" peut être aussi un prétexte directement lié à elle pour son confort.
... tu te mets peut-être des barrières... si vous vous sentez vraiment bien ensemble, vous voir une petite heure au milieu d'une journée comme ça par hasard ça peut être sympa aussi, pas besoin d'attendre la fin de la semaine pour "profiter" comme tu dis. Si ça te fait passer un bon moment de la voir, bah vois-la :), pas besoin de te dire qu'il "faut" attendre vendredi et que si tu n'as pas une longue durée entre les deux ça vous gâchera le plaisir. On dirait que tu es persuadé par avance que ça sera gâché si tu n'attends pas X jours entre les deux... laisse-toi vivre :)
C'est ce qu'elle me dit aussi, que je nous mets des barrières. :P Encore une fois, dans ma vision des choses, je réagissais plus en "Nous ne nous sommes pas vus depuis la veille, pour une heure franchement, ça peut attendre le week-end prochain". Là, j'étais trop centré sur moi pour le coup.
Si tu ne te sens pas prêt à emménager, c'est bien d'attendre un peu en effet.
Par contre, dire que c'est quelque chose qui DOIT avoir sa place au bout de telle durée et pas telle autre bah... je pense aussi qu'il faut laisser faire la vie ^^ Il n'y a pas de règles préétablies, si vous vous sentez vraiment vraiment bien ensemble pas besoin d'attendre deux ans.

Ce que tu peux faire pour commencer (si l'un de vous a un logement assez grand pour tenter l'expérience, si vous vivez chacun dans une chambre de bonne ou chez vos parents ça ne va pas le faire) c'est habiter ensemble pour une petite durée, par exemple une semaine, dans les conditions du quotidien (parce qu'habiter ensemble pendant une semaine de vacances sous les tropiques par exemple ça n'a rien à voir^^) et voir comment vous vous sentez tous les deux. A titre d'essai. Comment ça marche au quotidien, qu'est-ce qui matche, qui clashe etc.
Biens sûr, après je ne me sens sans doute pas prêt. Mais tu sais, tout va tellement vite maintenant de nos jours, les gens se rencontrent, ils emménagent, ensuite ils se marient, ont des enfants, pour finalement divorcer ensuite. Ce genre de décision, cela se réfléchit longuement, il ne faut pas prendre ça à la légère et se dire "Bon, nous nous sentons bien, pourquoi s'en priver ?". Cela va plus loin je trouve. Je dois être sans doute trop dans la réflexion, pas assez dans le laisser vivre comme tu dis ! :D
Typiquement, non. De ma connaissance, les femmes semblent peut-être plus demandeuses de présence mais ce n'est pas systématique. Je connais des hommes plutôt fusionnels, des femmes plutôt indépendantes...
Intéressant, après, j'imagine que 2 êtres qui sont tous les deux indépendants ou tous les deux fusionnels, cela ne marche pas forcément mieux, et c'est bien d'en avoir un plus dans le contrôle et l'autre plus fusionnel.
Je comprends ton idée que parfois les gens vont trop vite avant d'emménager. Si tu ne te sens pas prêt, mieux vaut attendre en effet.

Après, n'oublie pas que quelle que soit la qualité de la relation, son ancienneté... Il y a et il y aura TOUJOURS un risque de rupture.

C'est très dur quand cela se produit, mais cela ne vaut pas le coup de s'empêcher de vivre une relation/cohabitation à cause de ça, enfin, à mon avis^^.

Mais bon, je comprends ton souhait de ne pas te précipiter. Peut-être peux-tu juste rassurer ta copine en lui expliquant que tu accordes de la valeur à votre relation et que c'est ce qui explique aussi ta prudence (tu n'as pas envie de t'emballer pour tout gâcher, si j'ai bien compris).
Tu as raison, j'ai cette vision beaucoup trop cartésienne des choses à user et user de la prudence. Il faut sans doute que je me laisse plus aller sur certaines choses pour pleinement profiter de tout ça. C'est peut-être aussi ce qui peut me jouer des tours et m'empêche de comprendre certaines choses ici. :D

Pour toi, il faut comprendre la réalité de l'autre, et chacun essayer de faire des efforts pour tendre vers quelque chose de commun ?
Comprendre la réalité de l'autre et faire des efforts, oui, c'est un bon résumé :)

La prudence en soi n'est pas un défaut. Si tu étais dans l'extrême inverse ("bonjour, je suis avec une fille depuis trois mois, c'est la femme de ma vie et on est en train d'essayer de faire des gosses") je serais là à dire ouuuuuh doucement, doucement, prenez votre temps.

Il faut juste que cette prudence soit dans l'équilibre, qu'elle ne soit pas castratrice et ne t'empêche pas de vivre de beaux moments amoureux ou de faire de beaux projets :)
Merci. Je pense que je vais essayer d'être dans cette dynamique et d'accepter que l'autre n'est pas la même réalité que la mienne, et qu'il n'y a pas de réalité universelle. C'est toujours le plus dur, d'autant plus quand tu as ce vécu de fils unique.

C'est ça, pour moi la prudence est importante et chaque chose vient avec le temps. Au bout de 6-7 mois, cela me semble tôt et naturellement pour moi ce sont des sujets qui arrivent au bout de plusieurs années de relation, après on revient dans mon caractère toujours dans le contrôle. :D
Saluté,

J’hésitais à ouvrir un nouveau sujet, mais finalement, celui-ci s’y prête très bien. Nous avons bien discuté avec ma copine concernant ce sujet de fond via toutes les pistes évoquées précédemment, et nous sommes d’accord. Nous nous devons d’accepter la réalité de l’autre et de tirer le meilleur de cette dernière pour faire évoluer nos approches et tendre vers une vision commune.

Néanmoins, et ce même si tout se passe bien, c’est un sujet qui revient de façon récurrente sur la table. Sophie (ma copine) est consciente que nous nous devons d’accepter nos personnalités différentes, mais elle sait également que pour que les choses avancent, des ajustements doivent être faits. C’est justement tout le mal qu’elle se donne !

A l’heure actuelle, nous nous voyons majoritairement et exclusivement durant les week-ends. Après le boulot le Vendredi soir, elle vient chez moi ou je vais chez elle et nous nous quittons le Dimanche soir. Et pour Sophie, jusqu’à ce que nous habitions ensemble (Je lui ai fait comprendre que c’était une histoire d’année ici) ce n’est pas viable de se voir que 48h dans la semaine pour construire quelque chose. Elle aimerait que nous ayons également des moments à nous dans la semaine après le travail.

Et il est vrai, que j’ai souvent tendance, la semaine, en rentrant du boulot, à favoriser mes entraînements sportifs, mes moments à moi où je me bloque une soirée série/film, mes moments pour me consacrer à mes projets, au lieu de vouloir voir Sophie. En soit, j’essaie d’avancer sur tout ce que je ne peux pas faire le week-end.

Savoir tout cela la blesse étant donné qu’elle estime valoir plus que cela et mériter un moment dans la semaine. Elle a l’impression d’être la dernière de mes priorités. Or c’est faux, dans ma vision des choses, j’ai plusieurs besoins et je les étale sur la semaine pour pouvoir tous les satisfaire.

Pour elle, c’est logique qu’un couple ait envie de se voir et de passer du temps ensemble, là où elle a l’impression qu’un week-end me suffit amplement.

Après toutes les discussions que nous avons eu sur ce fil, j’ai accepté son côté plus fusionnel que le mien, et vraiment, il y a de réels sentiments entre Sophie et moi, c’est pour cela que je me pose autant de questions : Suis-je dans le tort ? Comment appréhender cela ?

Merci de votre aide !
Peut-être que tu peux la voir de temps en temps en semaine et pas systématiquement et uniquement les week-end ? Ça ne veut pas forcément dire augmenter le temps passé ensemble au détriment de tes propres activités, mais casser la routine, l'alternance "semaine sans elle" / "week-end avec elle".
Je suis d'accord avec Jalapeno.
Et il est vrai, que j’ai souvent tendance, la semaine, en rentrant du boulot, à favoriser mes entraînements sportifs, mes moments à moi où je me bloque une soirée série/film, mes moments pour me consacrer à mes projets
Est-ce que tu pourrais l'inclure dans certains de ces projets/besoins ?

Par exemple, de temps en temps, vous pourriez regarder un film ensemble, faire du sport ensemble... etc.
Ca serait une façon de satisfaire à tes deux souhaits : préserver tes projets et entretenir la relation.
Merci. Clairement, c'est vers quoi je dois tendre. Après disons que 3 semaines sur 4, nous nous voyons que le week-end et il y a bien évidemment des exceptions. Étant donné que nos travails sont séparés d'une trentaine de kilomètres, nous habitons également à 30-40 km l'un de l'autre, ce qui est aussi inclut dans ma réalité et ma façon de voir les choses en semaine.

Après dans mon introspection personnelle, est-ce pour autant que je la délaisse juste parce que nous nous voyons pas en semaine ? Je ne pense pas. C'est pour ça que j'ai du mal.
Après dans mon introspection personnelle, est-ce pour autant que je la délaisse juste parce que nous nous voyons pas en semaine ? Je ne pense pas. C'est pour ça que j'ai du mal.
Si son ressenti (subjectif donc) est que tu la délaisse, ce n'est pas une réponse rationnelle du type "tu sais on se voit déjà X heures / semaine" qui la convaincra. Il faut creuser un peu quels sont les besoins/demandes que ça révèle chez elles. Si tu ne connais pas encore, je trouve que la Communication Non-Violente (CNV) est un bon outil pour ça.
Jalapeno a écrit :
27.11.19
Après dans mon introspection personnelle, est-ce pour autant que je la délaisse juste parce que nous nous voyons pas en semaine ? Je ne pense pas. C'est pour ça que j'ai du mal.
Si son ressenti (subjectif donc) est que tu la délaisse, ce n'est pas une réponse rationnelle du type "tu sais on se voit déjà X heures / semaine" qui la convaincra. Il faut creuser un peu quels sont les besoins/demandes que ça révèle chez elles. Si tu ne connais pas encore, je trouve que la Communication Non-Violente (CNV) est un bon outil pour ça.
Comment dois-je procéder ? Comment avancer ? :D

Pour faire une réponse générale, nous avons 25 ans, 7 mois de relation et nous vivons à 30-40 km (Chacun proche de son lieu de travail). En soit, j'accepte son désir et ses besoins, ce qui me dérange, c'est la voir partir au quart de tour parce que nous nous ne voyons pas en semaine alors qu'on passera quoi qu'il arrive tout le week-end ensemble. Elle a l'impression de passer au second plan derrière mes envies/besoins de la semaine, alors qu'au-contraire, je lui réserve une place dans ma semaine. En effet, comme dit, souvent le soir, après le boulot et tes embouteillages, t'as juste envie de décompresser et d'aller dormir tôt pour être en forme le lendemain, c'est trop égoïste, c'est encore ça ? Je n'y arrive pas avec la notion de couple ? Oui, oui, je tente l'introspection parce que cela m'échappe et je n'y comprends plus rien. :/
Vous n'avez pas une même manière de fonctionner.
Tu vois que tu lui fais une place, elle voit qu'elle n'est qu'une activité derrière le reste. Et pour elle les histoires de fatigue etc c'est du flan puisque tu veux quand même faire autre chose donc tu as de l'énergie.
Pour moi elle fonctionne pour un couple fusionnel et contrairement à ce qu'on t'a dit lui faire comprendre des choses ça ne marchera sûrement pas. Ça fait appel à la logique mais elle n'a pas le même prisme d'interprétation. C'est normal de vouloir un espace personnel dans une relation ne serait ce que pour ne pas être absorbé. Pour une nana comme ça vouloir conserver une individualité c'est refuser de l'aimer...
Donc soit tu fais la sourde oreille et ça te coute émotionnellement, soit tu trouves une solution pour la réveiller mais il ne faut absolument pas faire de compromis sur ce problème là parce que tu as la bonne manière de fonctionner étant donnée votre logistique. Autrement je te dirais que lui consacrer qu'un soir de semaine c'est peut-être peu et que tu pourrais tendre vers 2 ou 3 soirs si tu veux vraiment conserver un espace confortable à côté.
Tu peux essayer de déplacer le jour où tu la vois pour faire un pont entre deux week-ends pour que ce soit moins long pour elle (je trouve aussi absurde de tout faire pour se revoir le lundi quand vous venez de commencer la semaine vu votre situation).
Mais en dehors de ce genre de concessions mineures je te conseille de lutter pour ton espace et de te méfier sur les autres aspects.
Histoire de ne pas te faire bouffer sur place lors de l'emménagement (en voulant être trop arrangeant lors des choix, parce que si tu te tapes tous les km tous les jours c'est ta santé qui en pâtira, alors sur si vous choisissez un intermédiaire ça fera une fatigue tolérable pour tous les deux).
Let's be the stuff dreams are made of...
Clairement, nous n'avons pas la même façon de faire. Outre ça, je pense aussi que je dois apprendre à vivre en couple et m'y faire, mes réflexions finalement peuvent être celles de quelqu'un qui veut les avantages d'être célibataire tout en étant en couple. :D C'est comme tout, je pense que cela s'apprend !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien vu le 30.11.19, 10h24 par Onmyoji
Certes. Mais attention, sous prétexte de remise en question, d'ouverture d'esprit et d'institutrice en la matière, ne te laisse pas imposer n'importe quoi
Let's be the stuff dreams are made of...
Onmyoji a écrit :
30.11.19
Certes. Mais attention, sous prétexte de remise en question, d'ouverture d'esprit et d'institutrice en la matière, ne te laisse pas imposer n'importe quoi
Tu as raison ! Après, je pense que les efforts doivent venir des deux côtés comme tu dis !
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