Journal d'un trentenaire naufragé

Note : 13

le 02.05.2022 par Crow

1 réponses / Dernière par Esope le 04.05.2022, 21h18

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
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Yo FTS, je t'ai manqué?

Plus de 10 ans. Voilà une décennie de passée depuis que je me suis inscrit et que j’ai ouvert mon premier journal. Une décennie, la trentaine passée et l’impression d’avoir une chape de plomb soudée aux jambes, ça donne envie de faire un bilan. Si vous cherchez le ramassis de frustration et de naïveté saupoudrées d'enthousiasme avec un zeste de mièvrerie, le tout accompagné de désillusions et de prises de consciences salvatrices pour le dessert que j'ai pondu il y a des années, c'est par là :

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Pour faire court : vie amoureuse au point mort, vie sociale correcte sans nouvelles rencontres, et vie professionnelle consistant en un job alimentaire dans l’éducation.

Les joies d’être un homme de la classe moyenne au XXIème siècle.

Et pour faire ce bilan il faut que je remette de l'ordre dans mes idées, et pour mettre de l'ordre dans mes idées, il faut que je me replonge dans mes souvenirs. Je ne vais pas trop m'attarder sur le côté séduction, mon précédent journal le fait déjà, cela dit comptez pas sur moi pour le relire, ça me donne des crises d'urticaires. On va donc y aller pour une vision plus globale. Non pas que je m'attende à ce que ça remplace une thérapie mais pour moi ce forum est à une bonne thérapie ce que l'argent est au bonheur. Il y contribue vachement.

Sans plus de transitions, remontons dans le temps.

Nous sommes dans les années 2000. Je me suis fait séparer de mon groupe d’amis d’enfance en plein collège en 4ème, parce que j’avais choisi l’option latin. Option qui soi-disant te fait accéder aux meilleurs classes mais ce qu’on oublie de te dire c’est qu’il y a un risque non négligeable de se faire déraciner de son groupe qui lui, n’en a rien à carrer des langues mortes. Déjà que je me faisais harceler depuis la 6ème à cause de mes très bonnes notes et de ma timidité - histoire tellement classique que c’en est presque navrant -c’était vraiment pas ce dont j’avais besoin. Je garde contact avec mes amis de collège malgré tout et je me fais un autre ami pour les deux dernières années.

Passage au lycée, mon nouvel ami s’évanouit dans la nature sans laisser de traces, et mon groupe éclate. Ne me reste plus que le seul du groupe qui continuait de me voir, le moins futé et à l’aise socialement évidemment. C'est pas que j’étais repoussant, mais il semble que les deux autres aient ressenti un besoin de changement qui ne m’aurait même pas effleuré. En fait, encore de maintenant cela m’échappe, mais allez comprendre quelque chose à ce qui se passe dans la tête de gars en pleine crise d’adolescence, bien que j’ai ma petite idée. Voyez plutôt, l’un fit son coming-out et l’autre essaya autant que possible de traîner avec des fils de médecin et d’avocat. Comme si ça ne suffisait pas il fallait que mon premier crush soit la sœur de mon ex pote qui avait changé de bord et préférait aller à son cours de guitare que venir à ma fête d’anniversaire.

Bien décidé à ne plus être une victime, j’interagis avec autant de gens que possible pendant deux semaines ou un truc comme ça avant de devenir ami avec le gars le plus marginal de la classe. Oh j’avais bien quelques autres fréquentations plus normales, et plus anecdotiques aussi. Comme si ça ne suffisait pas, mes notes fondent comme neige au soleil. Mais go bac général S, paraît qu’on peut tout faire avec ça. La grosse blague. Le bac arrive, grosse pression de malade, je cartonne dans les matières scientifiques (en tout cas pour un mec qui se tapait des 7 et des 8 depuis 2 ans). Ma mention bien obtenue miraculeusement additionnée au fait que j’ai été premier de ma classe au 2ème trimestre de 5ème au collège, acheva de me convaincre que j’étais en fait un génie qui s’ignore mais qui était bien baisé quand même parce que les classes préparatoires pour rentrer à HEC ou l’école des mines auraient fait une attaque en voyant les torchons qui me servaient de bulletins scolaires.

Les filles, bien sûr, je les regardais de loin. Avec des jumelles 10X40 quand elles étaient sous la douche. Je plaisante, pas besoin d’appeler les flics. De toute façon il y a prescription.

En août je voyais des amis que je ne fréquentais que durant les vacances d’été, dans un village que nous avions en commun. C’étaient les seules fois où j’avais le sentiment de vraiment appartenir à un groupe et j’admirais mes deux meilleurs potes. L’un avait un cerveau tellement gros qu’il culminait à 18 de moyenne et rentrait en classe prépa à la rentrée, il est aujourd’hui prof agrégé dans le sud de la France et fait des pâtisseries incroyables d’après son instagram. L’autre avait du succès bien au-delà de la moyenne avec la gente féminine alors que c’était un gros geek fin comme une brindille mais socialement à l’aise comme pas deux, métis latino et avec une belle gueule. La dernière fois que je l’ai vu il sortait avec une blonde très joliment proportionnée qui faisait de la modélisation 3D. Connaissant le ratio meuf fraîche/chien de la casse en école d’informatique, autant dire qu’il s’était dégoté la plus bonne de sa promo, voir de l’école.

Ca fait très longtemps que je n’ai plus eu de nouvelles, parce que les vacances d’été d’adolescent ça a une fin, chacun est parti de son côté et les contacts communs qui étaient encore là ne m’intéressaient pas le moins du monde. En tout cas, nul doute que pour un petit gars paumé avec une estime de soi au ras des pâquerettes, ce qui transparaissait de la personnalité de ces deux là a eu une influence plus ou moins inconsciente sur la personne que j’étais en train de construire. Ca, et les clips de musique pop qui passaient sur la 17 quand j’ai eu la TNT, les vrais se souviendront.
Dans ma tête d’ado névrosé, être quelqu’un se résumait donc à sortir avec une meuf bonne, faire des études prestigieuses, et passer des soirées dans des boîtes guindées avec de l’alcool hors de prix et des strip-teaseuses en train de se déhancher au bord d’une piscine. Le tout avec une enfance biberonnée aux Disney et à l’existence de l’amour véritable. Je pense qu'il faudrait revoir deux ou trois choses dans les modèles qu'on vend aux gosses, au moins que ce soit cohérent...

Entrée dans une université moisie en licence de bio mais avec la perspective de voler de mes propres ailes et de rattraper le coup amoureusement et prestigieusement parlant. Je socialise deux semaines avant de me lier avec deux personnes qui sont aujourd’hui encore de très bons amis mais qui ont eux-mêmes un certain goût pour les gens marginaux qui fument de la beuh et qui préfèrent traîner dans des bars avec une moyenne d’âge de 40 ans avec quelques erasmus égarés que dans les bars branchés de la ville.

Deuxième année, mes deux amis se réorientent, reste moi et leurs amis marginaux qui me « tolèrent ». Merci à eux ça me touche. Je découvre la communauté de la séduction, je lis tout, blablabla.

Troisième année, je laisse tomber l’idée de rentrer un jour en école d’ingé sur un concours pour lequel je n’ai pas les ressources nécessaires pour le préparer seul depuis ma petite chambre d’étudiant et dans une formation qui n’y prépare pas. J’aurais pu aller dans une autre ville et une autre formation mais quand on est insulaire depuis une vingtaine d’année le monde extérieur peut paraître effrayant. Je me souviens avoir appelé en deuxième année fébrilement le responsable d’une formation à Montpellier.

Je crée mon profil sur FTS et écris un message de présentation de frustré, à tel point que je crois qu’il a été supprimé car je n’ai jamais pu remettre la main dessus. Le groupe de marginaux dans lequel je macérais trouve une excuse bidon en pleine année pour ne plus m’adresser la parole. Phénomène intéressant, à partir de là les autres élèves de la classe ont commencé à m’accepter. C'est le moment où je commence à percuter que m'enfermer dans un groupe non seulement c'est stupide mais en plus les autres gens vont pas m'attaquer si je vais leur parler. Et vous savez ce qui prolifère en licence de bio ? Des filles. Belles. Très belles. Et pas connes en plus. Evidemment je n’osais pas tenter quoique ce soit. Crush sur l’une d’elle qui joue un petit jeu de séduction, je me fais balader comme un débutant avant qu’elle ne passe à autre chose. Mais hey, il faut bien commencer quelque part. Je suis toujours pas remis d’elle d’ailleurs, si demain elle m’appelait pour qu’on se voit 10 ans après c’est sûr je dis oui. Ca arrivera pas elle a eu un gosse depuis peu. Mais je reparlerai de mon rapport avec les ex filles de 20 ans ultra fraîches qui ont fini par enfanter avec un autre pendant que je faisais le chien de la casse de service.

Fin de la licence, je finis 6ème de promo à l’année, 3ème de promo au deuxième semestre avec un 15/20 bien senti. Mon ex crush est deuxième et son amie qui était initialement mon premier choix est première - que voulez vous j’y peux rien si les filles canons et smart traînent ensemble. Cette dernière finira plus tard par valider un doctorat. D’ailleurs j’ai un putain de don pour avoir le béguin pour les filles qui vont loin. 5 sont allées jusqu’au doctorat et 4 l’ont validé ou sont quasi à la fin (chiffres non officiels). Ca plus mon ex toujours en doc aux states. Ok être dans un milieu universitaire ça joue beaucoup mais tout de même. En tout cas c'est pas moi qui vais la ramener en expliquant que les filles stylées sont des bécasses.

Bref, grâce à ma petite performance scolaire je m’envole pour Paris, direction un des masters les plus côtés de ma discipline après un entretien bancal mais tout de même réussi. Des cours dans des établissements prestigieux avec des pointures comme prof, ma soif de gloire professionnelle commence à être étanchée. Et je me la racontais bien sûr. Je fréquente dans un premier temps des internationaux puis j’intègre un groupe de geeks très sympa avec lequel j’ai encore contact. Notez que je fais le distinguo entre un geek et un marginal, pour moi un geek c’est quelqu’un qui aime les jeux de société et les sciences tandis qu’un marginal serait plutôt un mec qui ne se mélange pas et dans des trips undergrounds obscures.

Le plus drôle dans tout ça c’est que dans ce groupe d’amis geeks que nous étions, 3 garçons pour 3 filles, deux couples se sont formés et la fille qui restait était en couple et je ne l’appréciais pas plus que ça. D’ailleurs ça me fait penser que mon fonctionnement est assez redondant, généralement je me lie avec un garçon et une fille avec lesquelles je m’entends très bien et le reste me passe complètement au dessus de la tête. Encore de maintenant, même si c'est moins marqué. Une sorte de remake de Harry, Ron et Hermione en moins charismatique sauf qu'Harry a autre chose à foutre que tenir la chandelle.

Bref, grâce à ces jeunes couples qui n’ont d’yeux que pour leur nouvelle âme sœur et qui bien évidemment ne savent pas ce que c’est que d’être expatrié dans une autre ville car parisiens de souches et donc s’en contrefoutent de savoir si ma santé mentale va bien, je fais la connaissance d’un truc super, j’ai nommé la solitude des grandes villes. Le tout assorti d’une charge de travail colossale. Désormais parti loin de tous mes liens j’essayais de nouer contact avec la faune locale pour retrouver la sécurité d’une vie familiale dès lors réduite à néant et retrouver une cohésion de groupe fantasmée de mon adolescence sans pouvoir mettre le doigt dessus consciemment, le tout si possible avec des jolies filles qui craqueraient pour moi. Et FTS ça promettait de m’apprendre comment avoir ça, ou en tout cas c’est comme ça que je l’interprétais.

Au moins ça aura eu le mérite de m’offrir un exutoire et de m’apprendre à m’habiller avec autre chose que des chaussettes bugs bunny et des pulls de surfeurs achetés par ma mère chez des enseignes sportives. Ouais on part de très très loin ici, ça rigole pas. La question étant de savoir si la faute revient à un manque d’intelligence de ma part ou à ma mère qui a visiblement décidé que son fils devrait rester puceau jusqu’à ses 26 ans (truestory) et que ça ne valait donc pas la peine de lui enseigner comment se fringuer correctement pour avoir l’air à peu près crédible dans un monde où l’apparence compte un chouïa, notamment dans des domaines tels que la séduction. Hein, maman ?!?

C’est là que j’ouvre mon journal pour devenir un séducteur (2013 de mémoire) et cesser d’être le pauvre petit Average Frustrated Chump que j’étais. J’essayais de socialiser avec des gens rencontrés dans des cours mais les liens ne tenaient jamais, je me retrouvais systématiquement dans mon petit appart du crous et j’essayais de trouver des réponse parmi la communauté sur comment ne plus être seul. Parce qu’en fin de compte c’était ça le problème. La solitude. Cette solitude qui me rendait vulnérable à la première bande de connards qui pourraient passer par là et qui me faisait me dire que ma valeur était très certainement inférieure à l’être humain lambda pour mériter un sort pareil. Car après tout, les gens autour de moi avaient l’air d’avoir une vie riche, et les réseaux sociaux n'arrangeaient pas ma perception. J'essayais d'adopter une personnalité "fun et légère" comme le vendait les sites de séduction, le problème c'est que quand t'es pas armé, t'apprends juste à être le clown de service. Sauf qu'un clown on voit souvent qu'il fait rire la galerie mais on oublie vite que lui aussi il aimerait qu'on le fasse rire des fois.

Je fais une parenthèse pour dire qu’après tout ce que je viens d’écrire, si je pouvais faire un voyage dans le temps pour faire un câlin au pauvre petit gars que j’étais et lui dire que ça va aller, je le ferais putain. Car je sais que j’ai beaucoup, beaucoup souffert de tout ça. Apprendre à choper des filles ça m’aurait permis de combler cette estime de soi qui me faisait défaut en me prouvant que je pouvais parvenir à faire facilement quelque chose de difficile et dont j’avais envie. Dans le même temps cela aurait voulu dire que ma solitude aurait été loin derrière car je saurais traîner avec des gens qui me correspondent. J'aurais vraiment du aller voir un psy, ça m'aurait sauvé.

Le tableau n’est pas complètement noir, j'ai tendance à ne pas m'épargner et être plutôt impitoyable avec moi-même sur celui que j'ai été parce que je ne veux pas me cacher des choses essentielles par pudeur ou manque d'honnêteté et je cherche des solutions à ce qui ne va pas, pas à ce qui est ok, ce qui me fait occulter les nombreux bons moments. Rassure toi cher lecteur, je n'étais pas une épave dépressive à ce point. Pas encore. J’ai participé à des soirées stylées et fait pas mal de rencontres marquantes. Et puis j’ai dragué quelques nanas.

Bon ok de façon tout à fait lamentable je dois dire mais il y avait un début d’inflexion dans le bon sens. Cela me fait penser, une qui m’avait bien tapé dans l’œil a fini par se marier il y a quelques années avec l’ami d’un ami avec lequel j’avais eu l’occasion de faire une soirée où elle avait été invitée également et où j’avais tenté une approche complètement alcoolisée parce que je n’assumais pas. Bon, ce moment où elle lui a fait un bisou sur la joue pour qu'il lui donne son paquet de chips aurait du me mettre la puce à l’oreille. En même temps il faut bien reconnaître qu'à choisir entre le gars rondouillard, gentil et timide mais qui a une maison en banlieue parisienne à disposition pour inviter toute une bande d’amis qu’il connait depuis l’enfance et qui étudie à la deuxième meilleure école de commerce du pays, et un chien de la casse solitaire pas foutu de trouver un stage de M1 et qui se bourre la gueule pour tenter sa chance, je comprends qu'elle ait arrêté son choix sur la première option.

Viens le moment de trouver un stage de fin d’année. Putain les stages. J’en suis encore traumatisé de maintenant. Pas foutu de me vendre en M1, on me refila un travail de terrain en télétravail pour le Muséum au dernier moment, voyant que j’étais pas fichu de faire une seule audition correctement.
Le stage de M2 fut un cauchemar à trouver pour le gars introverti et inexpérimenté que j'étais. Le milieu universitaire produisant chaque année des milliers d’étudiants, les stages sont pris d’assauts. C’est littéralement la guerre. Je suis en concurrence avec mes amis pour le moindre petit poste annoncé. L’enfer. Je finis par en trouver trois. Le premier n’est pas reconnu par les responsables, le deuxième est le mieux mais en télétravail et j’étais pas remis de l’expérience du précédent stage pourri et enfin le troisième était un poste avec un vrai bureau et de vrais gens dans une administration. Petit bémol, il est sur mon île ennuyeuse où je n’avais absolument pas l’intention de revenir avant un moment et mes responsables de master me le déconseillent par peur que ce ne soit trop administratif.

Mes parents me foutent la pression, enfin plutôt mon père colérique me fout la pression pour que je revienne. Fragilisé psychologiquement je craque et je rentre au bercail. Stage pépère, je me fais chier dans ma vie de jeune adulte chez papa et maman. Je pars soutenir mon stage, ça se passe mal car –devinez quoi- c’est trop administratif, je choppe mon diplôme sans mention et me retrouve au chômage chez mes parents en ayant la sensation de bien m’être bien fait enfumer dans cette histoire. Le plus fort dans cette histoire c'est qu'on m'a bien fait comprendre que je n'avais pas l'expérience nécessaire pour les postes que je visais car ma formation n'y préparait pas et il fallait soit que je travaille gratos pour des structures, soit que je passe mon week end à acquérir les dites compétences manquantes. Du coup je me demande toujours, à quoi ça sert de sortir d'un des meilleurs masters du domaine s'il ne donne pas les outils nécessaires à ses diplômés pour trouver un emploi? Un an et une vingtaine de candidatures pour des postes avec une soixantaine de concurrents dessus plus tard, je commence des petits boulots alimentaires par ci par là sur 6 mois. Je me mets à la musculation et au fitness pour me vider la tête, trois fois par semaines. Je vais mieux mentalement et je comprends que le sport régulier peut me sauver mentalement en plus d'être une condition sine qua non pour pécho. En un an mon physique s'améliore, par contre pas de diète, trop d'efforts, maman cuisine et j’aime bien la cuisine de ma maman.

On est en 2015, je rêve de partir en Angleterre et les visas pvt au canada, en australie ou en nouvelle zélande que je feuilletais pendant mon stage et mon séjour en prison familiale tournent dans ma tête…

    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Bonne idée ! le 03.05.22, 01h18 par Onmyoji
  • [+3] La suite, vite ! le 03.05.22, 04h24 par FK
  • [+2] Like a boss ! le 03.05.22, 10h49 par Safrania95
  • [+3] Bonne idée ! le 04.05.22, 20h30 par Esope
  • [+2] La suite, vite ! le 05.05.22, 16h51 par Icecastle

C'est marrant mais je me reconnais assez dans ton parcours.

La perte des potes au collège, puis au lycée, les études sup et l'isolation en se retrouvant dans une nouvelle ville, puceau jusqu'à 26 ans, le fait que la plupart (toutes?) de mes copines/partenaires ont au moins un master, le rapport à la famille...

Faut pas mélanger les causes et les conséquences mais il y a des coïncidences marquantes.

On sent à travers ce que tu écris que tu es (ou au moins étais) un bon gars, que l'intelligence et les études sont des choses qui t'attirent, et que tes parents/ton éducation t'ont poussé vers la performance plutôt que vers le bonheur.

Si tu parles anglais et qu'on est aussi proche que ce que je ressens, je te conseille la lecture de No More Mr Nice Guy. Un vieux bouquin, d'un gars qui vend une méthode, avec plein de choses discutables, mais un bouquin qui m'a ouvert les yeux sur l'origine de mon problème (les parents qui avaient des ambitions pour moi, qui valorisait ma perfection (et la perfection en général) mais ne m'incitaient pas à être moi même), sur la conséquence (mettre les besoins des autres avant les siens, être trop altruiste ou se sacrifier pour les autres, la honte de ses besoins primaires, ne pas avoir de limites et ne pas exprimer d'émotions négatives (comme la colère ou la violence), avoir du mal à demander de l'aide...) et sur la manière d'y remédier (arrêter de chercher l’approbation des autres, être plus masculin, assertif, accepter son désir et accepter qu'être parfait n'est pas nécessaire pour plaire).

Bref, la suite de ton récit m'intéresse
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 04.05.22, 22h59 par Onmyoji
  • [0] Yep ! :) le 05.05.22, 00h12 par Crow

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