Vos sautes d'humeur

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Ouais, c'est pas doctissimo ici, mais bon.

Je suis sujet a de grosses sautes d'humeur, souvent. Il y a une semaine, j'étais positif et excité au point d'en perdre le sommeil, probablement parce que j'avais passé un bon samedi. J'étais dans cet état jusqu’à hier et j'ai brusquement tourné, sans la moindre raison objective. Voir mon journal, pour plus de détails.
J'ai l'impression que mon humeur est pleine de vagues, tout le temps. J’alterne des périodes assez rares et brèves d'euphories, suivies en général d'épisodes plutôt " neutres " ou légèrement déprimé et sans raison, paf, d'un coup, je tombe dans une déprime franchement noire. Puis ça recommence.

J'imagine que tout le monde a ce côté un peu UP / Down mais c'est assez pénible de péter un plomb sans raisons en soirée. Pour moi, mais aussi pour mes proches. Je sais pas du tout pourquoi j'agis ainsi.
Etes vous lunatiques, vous? Comment faites-vous pour gérer vos sautes d'humeur?

J'ai lu ton journal et je pense que Kero t'a bien répondu, à mon avis c'est un problème plus profond.

Maintenant moi ce qui m'a aidé à moins m'énerver, être lunatique,contrôler mon énervement etc... c'est de faire un sport de combat. Personnellement j'ai fait de la boxe Thai.

Au début tu prends pleins de coups, tu as envie de t'énerver, bouffées de chaleurs, etc... Et tu te rends compte que plus tu t'énerves plus sa se retourne contre toi, donc tu apprends a très vite maitriser ta colère histoire de prendre un minimum de coups et de rester lucide face à otn adversaire.

En plus sa te vide , mais un vide positif comme si tu avais fait sorti toute la violence que tu avais en toi. Franchement depuis ces années de Boxe, je m'énerve beaucoup moins vite, et de façon plus graduelle.

Donc mon conseil c'est sport de combat. En espérant t'avoir aidé ne serait ce que un minimum.

Merci pour ta réponse : )
Toutefois, j'ai pratiqué des sports de combat pendant des années et je dois bien m'avouer que ce que ça m'apporte, surtout, c'est de faire d'avantage mal quand je cogne.

Je suis pas violent, il est assez rare que je tourne comme dans mon journal, à m'en prendre aux autres. Mais le changement d'humeur peu me rendre très, très dépressif et c'est très, très enuyeux quand tu essaies de chopper.

Je crois que je vais me résoudre une bonne fois pour toute à aller trouver mon généraliste, qu'il me conduise chez un spécialiste qui aura éventuellement une solution .

Bon, je ne suis pas psychologue, mais j'ai une sensation qui m'interpelle.

J'ai l'impression que ce qui ressort de tes sautes d'humeur pourrait être une forme de culpabilité.
Tu te sens coupable de quelque chose, je ne sais pas de quoi, mais tes actes auto-destructeurs en sont un signe plutôt évident.
Tu cherches à te punir d'être ou d'avoir fait quelque chose (ou de ne pas faire quelque chose)

Au moment ou ça aurait pu bien tourner avec Morticia, tu "vires" comme tu dis, ça me fait vraiment penser à un système inconscient de punition : Les choses ne peuvent pas bien tourner pour toi ou tu ne mérites pas qu'elles tournent bien.

La meilleure solution que je connais pour la culpabilité c'est d'abord de trouver la cause profonde de ton mal être puis de te pardonner à toi même, soit en reconnaissant que tu n'es pas responsable, soit en admettant que tu n'es pas parfait.

Je précise que je ne pense pas que tu t'en veuilles d'être "un gros con", ça c'est la manifestation consciente de ton mal être. Je pense vraiment que c'est plus profond et ancien.

Je rappelle que je ne suis pas pro ni spécialisé, c'est juste mon impression personnelle.
Consulter pourrait peut être t'aider. Ne cherches pas quoi dire à un psy, ils savent aussi poser des questions.

Bon courage en tout cas, sincèrement.
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  • 0 (Intéressant) le 17.01.12, 14h13 par Reborn

Mec, es-tu heureux dans ta vie ? Tu fais des trucs que tu aimes ? Tu as un boulot et des amis que tu apprécies ?

J'emmerde mon job mais c'est un soucis mineur.
Justement, je suis heureux une semaine, suicidaire une autre semaine, puis neutre. C'est cyclique et ça dure depuis... bah aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été plus ou moins comme ça.
J'ai toujours considéré cet état de fait comme " normal " et je m'imagine juste plus " sensible " que les gens qui m’entourent et qui sont toujours d'une humeur assez égale.
Si ça se trouve j'ai faux hein.

T'as sûrement des trucs qui te plombent. Des choses que tu ne veux pas voir et qui ressortent d'un coup.

Tes passages à l'acte auto et hétéro agressifs, ca me fait penser à la recherche de la limite. J'ai l'impression que lorsque tu provoques la sécu ou les mecs chelou, tu veux qu'on te remette à une place, à ta place, parce que tu sais pas trop te contrôler.
Les scarifications, ca t'apaise sur le moment, ok mais c'est pas vraiment une solution hein. Tu as besoin de te punir d'avoir quitté ta nana et d'essayer d'en choper une autre? Je suis assez d'accord avec l'hypothèse d'Adoniis sur la culpabilité. Ou alors, t'arrives tellement pas à savoir ce qui se passe dans ta tête (excepté que ca te fait mal, que ca te rend triste, du pur ressenti sans pouvoir rien verbaliser) que te taillader, ca te soulage? Au moins, cette douleur là, tu peux savoir d'où elle vient...
Voila en vrac ce que ca m'inspire.
En tout cas, tu souffres de la situation. Consultes. Pas un, mais des psys, avec des approches différentes, pour voir à quoi tu accroches.

Merci pour vos conseils avisés. Je me rend gentiment compte que mon comportement n'est pas exactement " normal " . :mrgreen:
Oui, clairement, je voulais que le sécu m'en envoie une bonne, afin d'avoir un prétexte pour riposter, ou peut-être pour qu'il me calme, ou j'en sais rien en fait.

L'idée de la culpabilité est intéressante mais je vois pas vraiment de quoi. Je suis pas trop du genre à beaucoup culpabiliser. Le fait d'avoir rêvé de la nana la nuit d'après ( je faits des rêves intenses, plusieurs fois par nuit, très détaillés, ils me hantent parfois la journée et me perturbent : c'est le cas ici) me chiffonne. Je me suis quand même pas mis dans un état pareil parce que je voulais un close avec elle et que j'ai pas osé essayer? J'en suis quand même pas là j'espère.

Désolé pour ce topic qui est droit dans l'aide perso, à la base je pensais vraiment à un échange de tips au sujet du self-contrôle mais il aparrait que c'est sans doutes d'avantage que ça.

Bon, je vais dire le mot qui fâche: maniaco-dépressif.

C'est un terme médical et je n'ai pas la compétence pour faire un réel diagnostic, donc je pense que comme tu le dis toi-même il faut absolument que tu te tournes vers ton généraliste qui t'aiguillera vers un spécialiste. A problème médical, solution médicale.

Humpf, c'est ça qu'on appel trouble bipolaires? Mon père avait ça.
J'ai pas l'impression d'avoir les " symptômes " ( et j'ai une forte tendance à prendre toutes les maladies mentales pour des troubles imaginaires ) mais j'ai cru lire que ce type de trouble pouvait avoir des prédispositions génétiques.

Bref, je vais arrêter les tentatives d'auto diagnostiques à la docti avant de me persuader qu'en fait j'ai une tumeur au cerveau rarissime et me bouger chez un spécialiste un de ces 4.

Oui c'est ça. Comme le dit Terri on a pas la compétence pour diagnostiquer quoi que ce soit, mais si ton père avait ça, que c'était cliniquement établi, alors tu devrais voir un pro pour lui en parler; ne serait-ce que pour qu'il élimine l'hypothèse : il le fera de manière certainement plus éclairée que nous.
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  • 0 (Post responsable) le 17.01.12, 08h27 par Mikau

Oldboy a écrit:
Je crois que je vais me résoudre une bonne fois pour toute à aller trouver mon généraliste, qu'il me conduise chez un spécialiste qui aura éventuellement une solution .


Ah, franchement je sais pas. Considère vraiment ça en dernier recours, je ne connais pas ton passif exact, mais ne brule pas les étapes avant d'être vraiment sûr que c'est ce qu'il te faut.

Si c'est pour t'emmener chez un spécialiste qui va juste te prescrire des médocs "pour te sentir mieux temporairement" tu ferais mieux d'éviter, vu que c'est souvent ce qui est fait.

Les prescriptions médicamenteuses ne devraient être à mon sens faites que pour les cas extrêmes. J'ai connu pleins de cas, de personnes ayant des coups de blues, ou déprimes passagères, qui se sont mis au médoc, et en sont devenu dépendants, passant de fil en aiguille à un médoc plus fort, pour se retrouver après des années dans des états pas possibles et vachement dépendants.

Je connais un peu ta situation, si on parle de la même chose, ça m'arrivait souvent et m'arrive encore un peu aujourd'hui, mais bizarrement depuis que j'ai repris ma vie en main au niveau lifestyle ça va beaucoup mieux. On en parlait sur un autre sujet y'a pas longtemps. Continue à t'améliorer en tant que personne, n'abandonne rien, et attache toi plutôt à améliorer ton hygiène de vie du mieux que tu peux en parallèle.

Lache par exp aussi la bouteille si tu picoles, j'ai remarqué que dans les périodes ou j'y vais sévère sur les afterworks et autre soirées de beuverie, je ressens souvent une grosse descente au bout d'un moment ou je suis sujet à une bonne déprime les jours qui suivent (j'ai eu une période quand j'étais étudiant, ou pendant une année je picolais tout les soirs et vraiment pas qu'un peu).

Si t'es du genre à boire chaque WE, réussis "l'exploit" de ne rien prendre pendant 2 ou 3 semaines d'affilée, dors tôt, mange bien, prends quelques compléments genre magnésium, vitamines et minéraux, cours un peu, fais du sport, et vois le résultat.

Et puis surtout courage. Je me doute un peu à quel point ce n'est pas facile, mais souvent je le prends aussi comme un orage qu'il s'agit juste de laisser passer. Dès l'apparition d'éclaircies, c'est comme s'il n'y'avait rien eu en fait, et tu continues à suivre le cours de ta vie, comme tu le souhaites.
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  • 0 (Merci ! :)) le 17.01.12, 20h01 par Oldboy

Je suis finalement partagé et je vais attendre, encore un peu.

Je suis plus ou moins certain que si je consulte un médecin maintenant, pour ça et d'autres raisons, il m'arrête un moment. Et un arrêt de travail, dans le contexte actuel, signifie un licenciement. Je ne peux, pour l'instant, me le permettre. Encore 2 ou 3 mois.
L'éventualité de devoir suivre un traitement médicamenteux m'enchante autant que celle d'être obligé d'avoir un suivis psychologique régulier : Pas du tout. Ça prend du temps, ça coûte du pognon et le pognon, j'en ais vraiment besoin.
Toutefois, je ne peux totalement occulter le fait que, avec un rien de recul, je constate que mon comportement et mes réactions sont parfois " anormales " et ce depuis... fort longtemps.

Vu que le sujet a considérablement dévié et qu'ici c'est pas vraiment la section aide perso, je propose que l'on clôture ce topic. Vendredi sera une soirée particulière ( les 2 filles qui me trottent dans la tête seront présentes en même temps ainsi qu'un pote qui vient de perdre sa mère ce qui m'interdira tout comportement déviant ou auto-apitoiement ) et fera office de test. Tout cela sera relaté sur mon journal et éventuellement en FR, si j'arrive à quelque chose.

Quoiqu'il en soit, je vous dis à tous un grand merci pour vos réponses pleines de bon sens.

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