Conseils séduction

Comment aborder et draguer une fille dans la rue ?

Comment (bien) aborder une femme dans la rue, que dire pour l'aborder, la bonne façon de l'approcher, et comment lui donner envie de discuter avec vous.

Ok les gars, dans cet article on va traiter d’un sujet un peu incontournable dans la drague et la séduction : comment aborder une fille dans la rue.

L’idée de cet article, c’est de bien faire le tour du sujet, en répondant à toutes les questions qu’on peut se poser sur une fille dans la rue, et maximiser ses chances que le courant passe.

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Première chose à bien comprendre, faut être très clair : aborder une femme dans la rue est un exercice qui demande de la subtilité : les filles se sont tellement faites emmerder par des tocards, et le sujet du harcèlement des femmes dans la rue est tellement présent dans les médias (à juste titre) qu’il faut la jouer fine.

Et la jouer fine, c’est s’assurer de respecter quelques règles de bon sens.

Et la première, c’est :
1) de rester cool et courtois en toutes circonstances
2) et de savoir envoyer un signal de normalité et de similarité – aussi bien pour la rassurer que pour augmenter vos chances.

=> « je suis normal / je suis comme toi / on a des valeurs communes / je pourrais être l’un de tes potes ».

Si vous voulez mettre un maximum de chances de votre côté en abordant une fille dans la rue, il faut être sûr d’être perçu comme ce que vous êtes : un mec sympa, sociable, un minimum éduqué, avec un bon mental, et surtout pas donner l’impression que vous êtes l’un de ces mecs pénibles voire agressifs.

Ça passe par le fait d’être un minimum bien habillé et d’avoir une attitude souriante et ouverte (sans être trop démonstrative, parce qu’elle n’a pas envie de se taper l’affiche dans la rue à cause de vous). Dans l’idéal, il faut se tenir, agir et se sentir comme si vous parliez à l’un de vos amis.

(c’est vraiment une bonne façon de désamorcer le stress qu’on peut avoir à l’idée de parler à une inconnue dans la rue : oubliez qu’il s’agit d’une fille que vous venez d’aborder, et persuadez votre cerveau que vous tapez la discut’ avec une pote que vous venez de croiser par hasard)

En gros, l’objectif c’est qu’au premier coup d’œil, elle vous perçoive comme un mec qui TYPIQUEMENT pourrait être l’un de ses potes ; un mec qui appartient à son monde, qui partage ses codes, et dont, du coup, elle n’a pas de raisons particulières de se méfier.

C’est uniquement à cette condition qu’elle sera ok à l’idée de vous accorder l’attention que vous lui demandez, au lieu de se fermer comme une huitre pour se protéger d’un type perçu comme potentiellement envahissant / problématique.

« Les femmes n’ont PAS envie qu’on les aborde dans la rue »

Rectification :

  • CERTAINES femmes n’ont pas envie qu’on les aborde dans la rue (et c’est tout à fait leur droit, et faut respecter ça)
  • LES femmes (d’une manière générale) n’ont pas envie qu’on les importune (ni dans la rue ni ailleurs), qu’on leur mette la pression, qu’on les harcèle, qu’on les siffle, qu’on les suive, etc. Ca, c’est clair.
  • Et d’une manière générale, pas mal de filles (du moins, celles qui sont disponibles) n’ont rien du tout contre l’idée de rencontrer des mecs sympas et intéressants – et peu importe que ça ait commencé dans la rue, du moment que ça se fait correctement.

Donc on évacue toute culpabilité / croyance limitante, et on assume l’idée d’aller aborder les filles dans la rue – du moins celles qui vous plaisent.

Parce que vous n’êtes pas un sagouin, parce que vous êtes un mec tout à fait normal, et qu’après tout, vouloir faire la connaissance d’une jolie fille – même dans la rue – est parfaitement humain.

Quant à celles et ceux qui vous diront que non, ça ne se fait pas, laissez-les bloquer sur leurs idées reçues. Vous ne faites de mal à personne, et tant que c’est le cas, pas de problème.

(par contre, on reste cool et courtois en toutes circonstances – on vous renvoie à notre topic sur la drague intelligente; et au passage, c’est pas parce qu’une meuf est en jupe qu’elle éprouve l’envie ou le besoin de se faire pécho par vous)

Que dire à une fille pour l’aborder ?

Y’a plein de façons d’aborder une femme dans la rue, tous les prétextes sont bons.

L’approche détournée/ prétextée : par exemple, prétexter une demande de renseignement. « Excuse-moi, tu peux me dire où se trouve …. ». Si vous optez pour cette approche pour aborder cette fille, évitez le piège de tomber dans le mensonge genre « je suis nouveau dans la ville » alors que pas du tout : ça vous mettrait en difficulté par la suite.

L’approche dynamique : l’arrêter pour lui demander son avis, en l’incluant dans une conversation que vous avez avec un pote, genre « je t’aborde pas, je te prends comme témoin, tu vois, pas d’inquiétude ».

Exemple : « Tiens les filles aidez-moi : mon pote dit que de la merde, il dit que la jalousie c’est une preuve d’amour, on est d’accord qu’il a trop regardé NRJ12 non ? Vous lui expliquez ? ».

Celle-là, elle est cool parce qu’elle implique directement l’autre sans lui laisser le temps d’analyser la situation, et elle permet d’aller directement à la conversation sans avoir à briser la glace. Par contre, ça demande d’avoir un pote sous la main (et un pote qui ait un minimum de game, qui saura rebondir et alimenter l’échange au lieu de rester là planté comme une huître, les yeux dans le vague).

(mais bon, des potes, vous avez ça non ? Sinon, go se faire des potes, c’est un des fondamentaux si vous voulez être bien dans votre peau et dans vos rencontres)

L’approche franche et directe (pour les guerriers, et toujours avec le smile) : « Salut, je viens de te voir passer et [marque d’intérêt] ; là j’ai pas vraiment le temps, je suis déjà à la bourre, mon boss va encore me gueuler dessus, mais si tu as du temps un peu plus tard, ça serait vraiment cool de se poser autour d’un verre ? Perso je le kiffe bien mon petit Perrier en fin de journée, posé au soleil, pas toi ? En plus vu ton style je suis sûr qu’on a des connaissances en commun. Ça fait longtemps que t’es à Bordeaux / Paris / Lyon / … ? »

Je lui cours après, ou bien j’aborde cette fille en frontal, en l’arrêtant ?

A chacun son style, mais personnellement, je trouve plus habile de rattraper une fille, de se mettre devant elle et de l’arrêter, plutôt que la spoter de loin (et qu’elle vous spote aussi) et l’attendre jusqu’à ce qu’elle arrive à votre hauteur : ça fait carrément moins chacal. Sans compter qu’elle aurait l’impression (justifiée) que vous étiez planté là à rien faire d’autre que scanner toutes les filles qui passent. Moyen comme première impression.

Aussi, on évite absolument la main sur l’épaule par derrière, super flippant pour elle (elle ne s’y attend pas du tout, et la faire sursauter n’est pas DU TOUT une bonne entrée en matière).

Donc le mieux, vous la laissez passer, vous la rattrapez vite fait, vous vous mettez sur son côté en ouvrant avec un « Salut, excuse-moi » ou équivalent, et go.

(certains ne sont pas fans du « excuse-moi », et trouvent que ça fait déjà trop needy : moi perso je trouve que ça fait surtout poli et éduqué, ce qui est plutôt valorisant chez les filles polies et éduquées).

La question des refus

Oui, il arrivera que cette fille que vous essayez d’aborder ne soit pas du tout disposée à discuter avec vous. Ça pourra se traduire de plein de manière : elle ne vous calcule pas, elle ne s’arrête pas, elle fait le strict minimum et essaie de couper court à la conversation, voire vous dit clairement qu’elle n’est pas intéressée.

Pas grave, faut pas le prendre perso : c’est juste que là, elle n’a pas envie / elle n’est pas d’humeur. Après tout, elle n’a rien demandé.

Est-ce que vous auriez pu justement changer son humeur et lui donner envie ? Peut-être. Mais là, ça n’a pas été le cas, donc pas la peine de vous en vouloir, pas la peine d’insister lourdement si vraiment ça ne passe pas : souhaitez-lui une bonne journée avec votre plus beau sourire, et continuez votre chemin.

Comment la rassurer si elle est sur la défensive au début ?

Si une fille que vous abordez vous parait sur la défensive (et ça sera souvent le cas, car elle ne sait pas à quoi s’attendre vous concernant), c’est par votre attitude et votre décontraction que vous allez lui communiquer le fait que non, vous n’allez pas la souler, que oui, vous êtes normal, plutôt sympa et que non, vous n’allez pas lui demander des clopes, un don pour les repris de justice ou la suivre jusqu’à chez elle.

C’est aussi par les indices (que vous allez semer tout au long de la conversation) qui vont lui permettre de déceler en vous la normalité et d’éventuels points communs qui vont la rassurer.

  • n’importe quoi qui évoque votre boulot (et donc, le fait que vous bossez, ce qui 1) est rassurant et 2) pourrait éveiller sa curiosité)
  • n’importe quoi qui évoque les études que vous avez faites / les écoles que vous avez fréquenté ( = il a fait des études, on a peut être des amis en communs)
  • n’importe quoi qui évoque vos centres d’intérêts (dans l’espoir qu’elle accroche / réagisse)

… la difficulté étant de le faire d’une manière qui paraisse tout à fait anodine, et pas préméditée / mise en scène. Faut que ça sorte naturellement, et ne surtout pas trop en faire, genre des bribes d’information lâchées ça et là, au détour de la conversation, mais sans donner l’impression de vouloir raconter votre vie et tout déballer d’un coup.

Restez cool, sympa, respectez une distance raisonnable entre elle et vous (n’envahissez pas son espace privé, sans pour autant être trop loin : la longueur d’un bras environ).

Regardez la plutôt qu’essayer de fuir son regard, tenez-vous correctement, sans danser d’un pied à l’autre, etc., et essayez de lui communiquer votre bien être, votre sympathie et votre légéreté (je sais, c’est plus facile à écrire qu’à faire, j’y reviendrai). Cherchez les points communs, les intersections entre votre monde et le sien.

Ca peut paraître difficile au début, mais avec un peu d’aisance sociale et de pratique, ça vous viendra relativement facilement (n’oubliez pas, l’aisance sociale est comme un muscle : il faut l’entraîner, et la chauffer un peu pour pouvoir en maximiser les capacités).

Les phrases toutes faites pour aborder les filles ?

Les phrases préparées à l’avance, pourquoi pas si elles présentent un minimum de subtilité, et que vous arrivez à vous en détacher (il faut surtout pas donner l’impression de réciter du par coeur, genre « j’ai déjà sorti ça 18 fois aujourd’hui, y’a aucune sincérité dans mon propos et je n’ai pas d’âme / je suis un robot).

Il y a un petit guide gratuit sympa à récupérer sur le sujet, ça se passe ici : 5 phrases intéressantes pour aborder une fille, ça vous donnera quelques angles et quelques idées.

Par contre, les citations du genre « hé madmoizelle t’as fait tomber un truc / quoi ? / MON CŒUR ! », on oublie, ça vous catalogue direct dragueur professionnel (et petit joueur).

Les mecs qui intéressent les filles (par opposition à ceux qui les laissent indifférentes), ils sont sincères et ils PARLENT avec les filles au lieu de simplement leur réciter des incantations dont ils espèrent qu’elles permettent de hacker la matrice.

La séduction, c’est une histoire de connexion ; et pour connecter avec une fille, il faut réussir à poser un vrai échange.

Après, avec le temps, l’habitude et l’expérience, vous allez développer de petites routines, des réflexes; tout ça est parfaitement ok tant que vous gardez votre naturel et votre spontanéité. Si ça vous amuse, c’est bon. Si vous commencez vous-même à vous ennuyer en sortant tout ça, c’est que ça devient déjà trop machinal, et elle le percevra sans aucun doute elle aussi.

Rappelez-vous, elles veulent de la légéreté, de la spontanéité et de la fraîcheur, pas de la récitation de marchand de tapis (et ça, c’est d’ailleurs valable tout le temps, que ce soit pour faire chavirer une fille ou pour sauver son couple)

Distance ou familiarité ? Tutoiement ou vouvoiement ?

Difficile de donner une règle à ce niveau : ça dépendra énormément de ce que vous percevez de la personnalité de la fille en face de vous. Si vous pensez qu’elle ne serait pas gênée par le tutoiement et une certaine familiarité de votre part, go for it.

Si vous la sentez un peu plus distante / rigide, il peut être préférable de la vouvoyer, même si ça peut maintenir une certaine distance entre elle et vous (distance que vous allez vous efforcer de réduire).

Donc à ce niveau-là, pas de règle, ce sera à vous de juger. Dans le doute, ne réfléchissez pas trop, laissez parler votre instinct, il sent ces choses-là mieux que votre cerveau analytique.

Que faire pour aborder une fille qui a des écouteurs / un casque sur les oreilles ?

De plus en plus, les gens ont un casque ou des écouteurs sur les oreilles dans la rue. Si c’est le cas de la fille que vous voulez aborder, approchez-la comme on a dit, puis une fois que vous avez capté son regard, faites-lui signe d’enlever ses écouteurs.

Un truc qui marche bien en général, c’est de mimer comme si vous vouliez lui poser une question : la bouche ouverte, un doigt en l’air puis la pointant elle, puis vos oreilles, pour lui faire comprendre que vous cherchez à lui dire un truc.

Certaines filles, les plus stressées, refuseront de vous accorder la moindre attention et continueront sur leur lancée, sans s’arrêter : pas de chance, mais ça arrive. Ne le prenez pas perso, ça n’a rien à voir avec vous, c’est juste qu’elle a eu de mauvaises expériences avant.

Et rassurez-vous, toutes les filles ne sont pas encore complètement robotisées par la peur de l’autre (et on remercie tous les chacals qui ont fait flipper les filles et ont fait monter la psychose collective).

Et si elle ne s’arrête pas ? Faut-il la suivre ?

Mettez vous à sa place.

Imaginez : le jeune qui essaie d’obtenir de vous un don pour Médecins sans Frontières, ou autre cause humanitaire; il essaie de vous arrêter, mais vous êtes pressé / vous n’avez aucune envie de vous arrêter, vous lui signifiez donc votre état d’esprit en espérant qu’il vous laisse tranquille. Mais là, alors que vous continuez votre chemin, vous vous apercevez que le type, un grand barbu, a entrepris de vous suivre et continue de vous parler. Plutôt intrusif et irritant non ? Est-ce que vous pensez que ça vous donnerait davantage envie de vous arrêter pour l’écouter ? Probablement : pas du tout.

Ca répond à votre question ?

Comment aborder une fille dans la rue si elle est avec des copines ?

Même chose que si elle était toute seule, sauf que là vous devrez vous adresser à toutes en même temps.

« Salut, excusez-moi, je veux pas vous souler, d’ailleurs je suis déjà en retard et mon boss va me hurler dessus mais ……… »

A la limite, c’est presque mieux d’aborder un groupe, parce qu’elles auront tendance à se sentir moins vulnérables et donc, moins sur la défensive ; et plus de filles en face veut dire plus de chances qu’au moins l’une d’entre elles entre dans votre jeu, et entraîne le groupe avec elle.

« Désolée j’ai un copain »

« Ah non, c’est moi qui suis désolé, je voulais pas te faire peur. T’avais l’air cool, c’est pour ça. Mais parce qu’il est méchant ton copain en fait ? »

=> Elle sera quasi obligée de répondre : « Non il est pas méchant mon copain »

« Ah ouf bon ben tant mieux, du coup t’as quand même le droit de prendre un verre après une journée de boulot ? On n’a qu’à faire comme si j’étais un collègue… Et regarde : au pire, le courant passe trop bien, on devient super potes, on part au ski ensemble, tu m’invites à ton mariage, je finis avec ta meilleure amie et je deviens le parrain de tes gosses, on part en vacances à l’ile de Ré, on fait du vélo et de la voile tous les étés… Avoue que ça serait con de louper ça quand même. C’est sympa l’ile de Ré… ».

« Hé mais après, je voulais juste te proposer 20 minutes autour d’un verre en terrasse, pas de pression t’inquiète :) Je t’ai vu passer, je me suis dit « elle a l’air cool ; je suis un mec normal, t’es une meuf normale, on a ptet des potes en commun, des trucs en commun, et voilà, rien de plus. Qu’est-ce que tu en penses, je suis un psychopathe, ou bien il peut être sympa ce verre ? »

Si elle est toujours fermée, vous pouvez faire une dernière tentative :

« Moi c’est Thomas, au fait – et toi ? »

Le fait de se présenter, et de l’inviter à faire de même, ça permet de rebooter la relation, en quelque sorte : vous reposez des bases propres « on est pas des inconnus, on est des gens civilisés qui parlent dans la rue ».

A ce stade-là, si elle n’est toujours pas open, inutile d’insister davantage.

Vous avez manifesté votre normalité, vos bonnes intentions ; si elle n’est pas preneuse, souhaitez-lui une bonne journée, « à un de ces quatre peut être ? à tous les coups on va se recroiser en soirée et ça nous fera marrer », et voilà.

Dans l’idéal, faudrait pas que la tentative initiale dure plus de 1 minute (et c’est déjà  long, une minute) – sauf si le courant passe super bien évidemment. Si au bout d’une minute elle n’est toujours pas impliquée dans la conversation, qu’elle ne démontre toujours pas son envie de discuter avec vous, il est temps de passer à autre chose.

Comment enchaîner/ lancer la discussion ?

Là votre but, c’est d’enfoncer le clou : vous voulez qu’elle intègre bien le fait que, ok, vous l’avez abordé dans la rue, ce qui est une manière plutôt inhabituelle de faire des rencontres, MAIS vous êtes un mec normal et avec qui elle a potentiellement des points communs (et donc : potentiellement des trucs à partager).

Donc tout ce qui va dans ce sens est bon.

Par exemple :

« C’est marrant, je me souviens pas de t’avoir déjà croisé, pourtant c’est une petite ville. Tu viens d’arriver ? » => pour l’inviter à parler de sa trajectoire perso.
« Ah ok et tu fais quoi dans la vie du coup ? » => pareil. Et comme elle est polie, elle vous retournera sans doute la question.

Si l’occasion se présente, essayez de voir si vous pourriez avoir des connaissances communes : c’est tout con, mais si par chance c’est le cas, ça fait tomber énormément de barrières.

« Ah mais attend, du coup tu connais peut être Thibault non ? »

Comment prendre congé ?

Ok, vous avez abordé cette fille, vous avez réussi à engager la conversation – suffisamment pour marquer quelques points; suffisamment pour éveiller un début d’intérêt de son côté vous concernant. Maintenant, le piège, ça serait de vous enliser dans la situation, et de vous retrouver avec plus grand chose à vous dire.

Bref, ne vous attardez pas trop. Si elle et vous êtes dispos et que la conversation est bien engagée, tentez un truc du style

« Attend, on est debout au milieu de la rue comme deux cons, tu veux pas qu’on se pose vite fait ? J’ai soif en plus. »

C’est le meilleur scenario possible, parce que vous allez ainsi pouvoir continuer sur votre lancée, tant que les choses sont « chaudes ».

Sinon, si vous sentez qu’est venu le moment de continuer vos chemins respectifs :

« Meuf, faut que j’y aille, je vais vraiment être en retard; c’était bien cool de discuter avec toi, qu’est-ce que tu en dis, on se prend un verre un peu plus tard ? »

Dans tous les cas, ne repartez pas sans avoir échangé vos numéros et / ou vos facebook respectifs.

La question du stress

On ne va pas se mentir : l’idée de se jeter à l’eau et d’aborder une totale inconnue dans la rue peut être assez flippant pour pas mal de mecs. Déjà, c’est quelque chose dont on n’a pas forcément l’habitude ; ensuite, la peur d’être mal vu par l’entourage ; et enfin, la peur de se faire jeter en public.

Ca fait beaucoup de raisons de flipper : raison de plus pour ne pas trop réfléchir quand vous voyez passer une fille qui sort du lot à yeux.

Si vous restez planté dans un coin à regarder en attendant qu’une fille passe, vous allez avoir tout le temps de cogiter et de laisser votre stress s’emparer de votre cerveau. Les petites voix dans votre tête vont avoir tout le temps de vous dire que ce que vous faites, c’est pas bien, que vous n’êtes pas assez beau, pas assez fort pour plaire aux filles dans la rue, que vous n’allez pas savoir quoi dire, qu’elles vont vous crier dessus, vous rembarrer sévèrement, que tout le monde va se foutre de votre gueule, etc.

Bref, le cirque habituel de la sur-intellectualisation.

En réalité, lorsque vous l’aurez fait trois ou quatre fois, vous réaliserez que le pire qui puisse vous arriver, c’est qu’une fille ne vous réponde pas et qu’elle continue son chemin sans vous prêter attention. Les gens n’ont pas tendance à provoquer des esclandres dans la rue : personne ne va vous crier dessus, tant que vous restez cool et correct.

Et surtout, vous réaliserez que vous lancer procure une sensation d’adrénaline assez incroyable ; et du coup, même si ça ne marche pas, vous allez vous sentir sur un petit nuage.

Bref, ne réfléchissez pas trop au point de vous retrouver paralysé par la peur : au mieux, vous rencontrez une nouvelle fille ; au pire, elle vous met un vent. Et un vent, vous êtes tout à fait capable d’y survivre.

Pour ça qu’en général, je trouve qu’il est plutôt plus intelligent d’aborder les filles au fur et à mesure qu’on les croise, sans forcément l’avoir prévu : ça permet d’avoir un côté « accidentel / imprévu » ; plutôt que partir en mode « session drague / j’aborde tout ce qui bouge », où vous retrouverez à scanner tout ce qui passe, et à faire monter la pression par la même occasion (et à passer pour un dragueur en chasse : ça se voit, et ça fait pas envie).

Comment s’entraîner / se préparer à aborder une fille dans la rue ?

On retrouve souvent les mêmes conseils sur les différents sites qui parlent de drague et de séduction : « si tu veux être à l’aise pour aborder une inconnue dans la rue, entraîne toi à aborder les inconnues dans la rue ». Genre « aborde 50 filles dans la rue et après tu n’auras plus peur ».

Je suis assez mitigé par cette approche : ok, s’exposer de manière répétée à quelque chose qui nous fait peur est un bon moyen de s’y habituer, jusqu’à la réduire au maximum; mais quand on parle d’aborder des inconnues, c’est particulièrement brutal, voire, bloquant pour les plus stressés d’entre nous.

Ok, il faut bien se jeter à l’eau, et ok, le rush d’adrénaline qu’on ressent juste après aide à gagner en énergie et en confiance en soi (pour un court laps de temps), mais si on réfléchit bien, ceux qui ont peur d’aborder une fille dans la rue éprouvent cette peur non pas parce que c’est dans la rue, mais parce qu’ils ne sont pas à l’aise à l’idée d’aborder une fille. Tout court.

Ils ne sont pas sûrs de savoir quoi dire, de savoir comment enchaîner la conversation, de savoir comment s’y prendre.

Plus qu’un problème de contexte (« peur d’aborder DANS LA RUE »), c’est un problème d’aisance sociale : l’idée d’adresser la parole à une inconnue nous est inconfortable (accentué par le fait que ça se ferait dans un lieu qui, d’un point de vue acceptabilité sociale, ne s’y prête pas vraiment).

Du coup, pour remédier à cette appréhension, le plus efficace est encore de se rôder à l’art d’être à l’aise avec les autres : travailler son aisance sociale. S’habituer à échanger, plaisanter avec les autres – connus ou inconnus; filles, ou garçons. Il s’agit en d’autres termes de se construire un socle fondamental de sociabilité pour réduire le plus possible l’appréhension qu’on pourrait avoir à parler à un / une inconnue.

Et là, une fois que vous n’avez plus aucune crainte / insécurité à ce niveau; que votre expérience vous a démontre mille fois qu’échanger des banalités et des plaisanteries avec des inconnus est 1) parfaitement sans danger et 2) plutôt agréable, vous aurez déjà beaucoup moins d’appréhension au moment de dire quelque chose de stupide, d’intéressant, de rigolo ou de pertinent à cette jolie brune qui croise votre chemin.

Dans l’idéal, ça devrait être devenu banal pour vous, parfaitement anodin.

Et là, ça devient peut être intéressant de vous entraîner à aborder des femmes dans la rue de manière répétée : parce que vous maîtrisez déjà la brique élémentaire « ne plus avoir peur de parler aux gens ».

Donc par où commencer ?
=> soyez sociable, soyez poli, soyez ouvert. Echangez une plaisanterie avec la personne devant vous quand vos regards se croisent alors que vous faites la queue. Demandez des renseignements. Sortez, discutez avec les gens que vous rencontrez. Demandez à vos amis de vous présenter d’autres personnes, et demandez leur ce qu’elles font dans la vie, etc.

La sociabilité est un muscle; et ce muscle vous servira énormément pour aborder des filles dans la rue (en fait, il vous sera parfaitement indispensable).

Pour finir, la règle à bien intégrer quand on aborde une femme dans la rue

Vous avez décidé d’oser aborder les femmes qui vous plaisent : très bonne résolution.

Juste, il faut bien comprendre que 1) elles ne vous ont rien demandé et que du coup, 2) si elles ne sont pas intéressée, c’est leur droit.

Beaucoup d’entre elles ne voudront pas engager la conversation avec vous; il faut accepter cet état de fait, en vous disant que c’est un exercice délicat et que viser un gros pourcentage de réussite n’est pas très réaliste. Il faut accepter la difficulté de l’exercice et son faible « rendement », ça fait partie du jeu. La rue n’est pas un field facile, car dans l’inconscient collectif, il ne se prête pas aux rencontres. Ajoutez à cela le niveau de méfiance général des filles vis à vis des mecs dans les lieux publics pas dédiés aux rencontres, et vous comprendrez qu’il serait déraisonnable de vouloir scorer à tous les coups (et de vous en vouloir / de LEUR en vouloir si ça ne marche pas à chaque fois).

Keep cool, play nice et amusez-vous bien :)

(et venez dans les commentaires nous raconter vos techniques, vos exploits, vos jolies histoires et vos epic fails !)

Commentaires / Discussion

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  • Yo Spolyk

    Super article, chapeau. Ca m’a carrément donné envie de m’y remettre :D

    Il faudrait limite faire un article sur ce que la drague de rue peut apporter, à un niveau personnel. Oubli de l’égo, confiance en soi, sensations (la liste est longue).

  • Merci mister :)

  • Florent Mounier

    Du coup ce que j’en retire personnellement de cet article c’est qu’il faut simplement commencer par entretenir une nouvelle bonne habitude/bon reflexe qui consisterait tout simplement à avoir des interactions avec les gens dans la rue.

    Avec des hommes/femmes jeunes/vieux/vieilles etc…

    Par exemple hier j’ai zoné un peu dans le centre de Montpellier en quête d’un bon magasin pour m’acheter une chemise neuve, le hic, je n’y connais rien en bonne boutique, et je n’ai absolument pas le genre de réflexe de me dire « je vais allé demander à cette bande de fille là, les fringues c’est leur truc elle doivent être calées »

    A travailler donc

  • Steph Zombiak

    Bonsoir,
    C’est un article très bien écrit, avec de très bons conseils. Je pense qu’il est très difficile de savoir comment, et à quel moment, aborder une jeune femme dans la rue ou bien dans une soirée. Merci pour ces conseils précieux . Bonne soirée. Stéphane