Mental et Vie intérieure

Comment améliorer sa concentration (et par conséquent devenir le maitre de l’univers)

La concentration, c’est comme un muscle : ça s’entraîne. Voici une liste non-exhaustive de conseils pour sentir son potentiel raffermir à vue d’œil….

Et voilà, il est 19h30 et vous n’avez pas fait la moitié de tout ce que vous aviez à faire aujourd’hui.

Vous quittez votre bureau en listant mentalement ce que vous aurez à faire pour demain et vous n’êtes pas serein à l’idée du retard qui s’accumule de jour en jour.

Mais où étiez-vous ces 9 dernières heures ?

Votre corps était bel et bien vissé dans votre bureau, mais votre esprit était partout ailleurs : dans les souvenirs de votre dernier week-end en Normandie, sur BuzzFeed, sur Youtube, ou auprès de votre nana.

Il s’est laissé détourner par tout ce qui pouvait l’aider à passer le temps plus vite.

Mais la réalité vous rattrape le jour où, excédé, votre patron arrive par-dessus votre épaule et vous demande « mais concrètement, qu’avez-vous fait aujourd’hui ?… »

Heureusement, les facultés de concentration s’acquièrent avec quelques techniques simples :

Une tâche à la fois

413 mails à traiter, un compte-rendu à rédiger, un rendez-vous client à préparer, deux devis à monter, un peu de prospection, un peu de formation stagiaire…

Toutes vos missions sont étalées sur votre bureau et vous regardent dans les yeux. Et vous n’avez aucune idée du bout par lequel prendre votre journée.

La parade : si vous ne savez par ou commencer, faites une liste. Puis prenez un élément de la liste, n’importe lequel (de préférence la plus urgente), et commencez. Faites-le sans réfléchir, ni temporiser avec un détour par la machine à café…

Ne vous détournez pas d’une tâche tant qu’elle n’est pas terminée.

J’ai un fâcheux défaut : Je suis mademoiselle onglets. Mon palmarès : 5 onglets de recherches pour un article, deux documents Word où sont entamés deux articles différents, un chapitre de bouquin en préparation et Itunes en fond sonore.

Je passais perpétuellement de l’un à l’autre et, à part agiter de l’air et rider prématurément mon touchpad , ça ne servait pas à grand-chose.

Mon esprit était partout, donc nulle part, et surtout dans les nuages.

La parade : astreignez-vous à terminer la tâche que vous avez démarré avant d’en commencer une nouvelle, quitte à les décortiquer en sous-tâches (pour ma part, paragraphe par paragraphe).

Ne soyez pas non plus tentés de bâcler votre travail, assurez-vous de l’avoir terminé de façon satisfaisante.

Relisez-vous, demandez-vous si cela conviendra à ceux qui comptent dessus (vos clients, vos supérieurs, vos collègues…).

Enfin, c’est une fois seulement ce dernier tour du travail terminé que vous pouvez vous attaquer au prochain…

Coupez-vous de tout ce qui peut vous détourner de vos priorités

Votre collègue et ses histoires de fesses, les notifications push de votre téléphone, la fenêtre et le fascinant spectacle du monde extérieur… Quand on a des difficultés de concentration, n’importe quoi fait l’affaire.

Je suis moi-même en mesure de vous citer dans l’ordre la liste des ingrédients du paquet de M&M’s sur mon bureau. Je les ai aussi classés par couleur, taille et forme. Durée totale de l’opération : Le temps nécessaire pour écrire un article, bien joué…

La parade : n’hésitez pas à épurer votre bureau : éteindre votre téléphone, virer les bibelots , couvrir les bruits extérieurs.

Il existe par exemple des CD diffusant des « bruits blancs » qui atténuent les bruits extérieurs.

Vous pouvez également écouter de la musique lounge dans un casque…

Apprenez à vous défaire de vos « connexions compulsives »

Je dois être la 1000ème personne à rédiger un article de développement personnel qui vous explique que Facebook nuit à votre concentration. Mais pas que !

« Connexions compulsives », c’est le nom que je donne à cette mauvaise manie de vérifier Facebook toutes les 30 secondes alors que l’on sait pertinemment qu’il n’a rien du se passer d’important depuis les 30 dernières secondes.

Se connecter sur son téléphone est devenu un réflexe que l’on adopte vite dès que l’on a une seconde devant nous : à l’arrêt de bus, dans une soirée chiante, au réveil, aux toilettes…

Et ce ne serait pas grave si ce tic ne nous poursuivait pas jusque dans l’open space, alors qu’un gros rapport de 32 pages attend d’être bouclé pour demain : une ligne, une ligne-et-demie, un coup d’œil sur twitter, une ligne, un quart de ligne, facebook, une ligne, deux lignes, trois lignes… Et pourquoi Sophie n’a pas répondu à notre dernier texto ?…

La parade : vous pouvez par exemple supprimer les applications « à risques » de votre smartphone pendant au moins un mois (le temps de vous défaire de vos mauvaises habitudes), ou éteindre votre téléphone, ou carrément vous imposer une « detox » de vos sites chronophages préférés.

(sauf FTS, car il est absolument vital et indispensable bien sûr)

Gérer les problèmes qui vous polluent l’esprit

Au-delà des empêcheurs classiques de penser en flèche, il y a les problèmes.

Et ils sont d’autant plus compliqués à gérer que les pensées ne se ferment pas aussi facilement qu’un onglet Chrome. Ils viennent malgré tout, comme une fenêtre pop-up, s’interposer entre vos yeux et ce putain de rapport de 32 pages.

Une ligne, deux lignes… « ouais, mais attends, si je demande à mon frère de me dépanner pour payer ma facture de gaz, je vais en entendre parler à tous les repas… Ouais mais si je ne paye pas ma facture, c’est la coupure… Et si je demandais à maman ?… Ah non, je lui dois déjà 200 euros, c’est pas le bon plan… ».

Et votre rapport attend toujours…

La parade : prenez un papier et quelques minutes. Répondez aux questions suivantes

  • Quelle est exactement le problème ?
  • Quel effet cela a-t-il moi ?
  • Quelle sont les solutions que je peux mettre en place pour régler ce problème ?

Bien sûr, tous les problèmes ne trouvent pas forcément de solution dans les deux minutes, et certains d’entre eux ne sont absolument pas de notre ressort (maladie, décès d’un proche…) mais le fait de les avoir couchés sur papier peut déjà partiellement vous libérer l’esprit.

Quitte à y revenir quand vous aurez du temps libre.

La méditation : la Roll’s Royce de la concentration

La méditation se traduit par « devenir témoin ». Témoin de sa propre respiration, de son environnement, de sa sensation, ou de ses sentiments. La majorité des gens méditent en positions consacrées mais on peut également le faire assis, bien droit dans sa chaise au bureau.

  • Etape 1 : se concentrer sur sa respiration: Porter toute son attention sur son inspiration et son expiration sans la contraindre. Rien d’autre sur terre ne compte plus que votre inspiration à cet instant précis
  • Etape 2 : Étendre sa concentration sur son corps. Concentrez-vous désormais sur vous : votre posture, les effets de la respiration sur vous. Vous êtes là, vous êtes vivant, assis et cette simple idée devrait monopoliser toute votre attention. Prêtez attention à ce qui se passe autour de vous : les sons, les lumières, l’air autour de vous.

10 minutes vous permettront de retrouver un esprit clair et fécond, et de reprendre le cours de votre activité.

Accordez-vous une pause

De récentes études ont prouvé qu’une pause de 15 minutes toutes les demi-heures permettent de « recharger » sa capacité de concentration.

La parade : écoutez de la musique, lisez quelques pages d’un livre ou flânez sur les sites d’infos douteuses… Ce que vous voulez, mais quelque chose d’agréable

Trouvez vos pics de concentration

En la matière, je suis vraiment en guigne, puisque les miens se situent entre dix-sept heures et une heure du matin. Soit l’heure ou devrait démarrer ma vie sociale et affective…

La parade : apprenez à vous connaître; observez votre mode fonctionnement pendant une semaine, et prenez notes de ces pics de concentrations, mais aussi, de vos petits travers de procrastination

  • Le temps passe plus vite
  • Vous êtes plus productifs et abattez facilement une plus grande charge de travail.

Vous noterez également les activités qu’effectuez lors de ces pics.

En somme si une même activité vous semble facile a 11h00 et vous donne envie de mourir a 14h30, vous détenez une piste.

Une fois ces pics détectés, vous pourrez organiser vos journées et vos tâches de façons plus pertinente : vos pics de concentrations seront mis à profit pour les activités qui demandent créativité et réflexion, et le reste du temps de travail sera réservé à celles pour lesquelles le cerveau n’est pas trop mobilisé.

Bien-sûr, le manque de concentration peut être un symptôme d’un problème plus profond : dépression, lassitude professionnelle, besoin de s’aérer l’esprit avant le burn-out. Les troubles de la concentration apparaissent alors de façon brutale. Si vous perdez brusquement vos facultés d’attentions, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel compétent.

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