Conseils séduction

Intéresser les filles en soirée : comment ne pas être chiant

Conseils pour délier les conversations et pimenter un peu la soirée

Faites-vous partie de ces mecs chiants qui pensent impressionner les filles en leur parlant de leur boulot – ou qui ne connaissent pas d’autre entrée en matière ? J’espère que non. À la place, pourquoi ne pas apprendre à leur parler de trucs plus rigolos et plus sexy : vous seriez surpris des résultats.

Pour commencer, laissez-moi vous rapporter une anecdote, vécue il y a quelques jours en after-work.

On était dans un bar, je sirotais une bière avec quelques potes après une journée bien chargée. A côté de moi, un gars bien propret discutait avec une fille à l’espace fumeur. Le type lui racontait avec enthousiasme un truc sur son boulot, soporifique comme trois Valium, et s’efforçait de mentionner dès que possible le nom de son école de commerce : parisienne, élitiste, prestigieuse… en espérant impressionner la donzelle (qui semblait désespérément chercher une sortie de secours).

Comme je ne sais pas résister aux appels à l’aide d’une demoiselle en détresse, je décide d’intervenir. J’interromps la conversation en m’adressant directement à la demoiselle.
– Dis-moi il y a combien de mots dans After-Work ?
– (interloquée) …deux.
– Si tu les mets ensemble ça donne quoi en Français ?
– Apres…travail…
– Voilà. Tu es en stage non ?
– …oui
(m’adressant à Jean-Charles pour la première fois) toi aussi hein ?
–  …oui
–  Bon vous avez toute la journée, toute la semaine, toute votre vie hélas pour parler de boulot. Parler de taf en boîte c’est juste interdit. D’ailleurs on devrait être Chez Moune un jeudi soir la bière est moins chère et les filles se roulent des pelles. C’est plus rigolo.
– C’est vrai… Tu t’appelles comment ?
–  (je lui chuchote mon nom à l’oreille)
–  (morte de rire) Pourquoi tu me chuchotes à l’oreille ?
–  (mort de rire aussi. Je porte le doigt devant mes lèvres) chut !
–  (elle me chuchote son nom à l’oreille)
– (en chuchotant sous ses longs cheveux roux à la recherche de son oreille) Tu viens Charlotte, on va danser ? Je la prends par la taille, elle met une main sur mes fesses.

On est partis sans même prononcer un mot à l’égard de M. Grande Ecole qui parle de taf en soirée. Réveillez un peu le mauvais garçon en vous qui veut chopper. Désolé pour lui, mais la qualité de la soirée de Charlotte en dépendait.

Pourquoi Charlotte a-t-elle si bien répondu à mon entrée en matière ? Tout simplement parce que j’offrais une alternative fun, décalée, pas prise de tête, et que comme le dit si bien Cindy Lauper :

« Girls just want to have fun ». Surtout un vendredi soir en after-work, collègues ou pas collègues.

Alors amusons-les, que diable. Distrayons-les. Et pour distraire une fille, l’embarquer dans votre délire, pour pimenter sa soirée et votre conversation, plein de possibilités.

Trop de mecs restent dans un échange trop stéréotypé, factuel et neutre. Et les filles ne sont pas en reste. Ne comptez pas sur elle pour initier le flirt. Je ne compte plus les fois où je me retrouve à entendre sans cesse les mêmes questions :

  • Tu viens d’où ?
  • Ah. Et tu fais quoi à Amsterdam ?
  • Ah. C’est original, ça consiste en quoi exactement ?
  • Un peu comme Hitch alors ?
  • Tu habites depuis combien de temps à Amsterdam?
  • Tu parles  Hollandais couramment ?
  • Tu as acheté ou tu loues ?
  • Dans quel quartier ?

Voilà, elle est contente. Elle m’a fait passer son petit interrogatoire, comme autant de petits filtres de recherche comme sur un site de rencontres. Et à jouer à ce petit jeu, elle trouve jamais quelqu’un qui correspond parfaitement à ce qu’elle recherche. Tout simplement parce que ce qu’elle recherche n’est pas ce dont elle a besoin. Relisez la phrase précédente et imprégnez-vous profondément de ce paradoxe féminin…

Non, ce dont elle a vraiment besoin c’est de s’éclater et de rencontrer un mec qui la fasse vibrer là maintenant, tout de suite (et pas seulement à l’aide de la petite télécommande de l’œuf vibrant que je recommande vivement à tous les couples un peu joueurs).

En un mot comme en cent, elles ont besoin d’être séduites.  Revenons une fois de plus à l’étymologie du mot séduction : du latin seducere (« détourner du droit chemin »)

Voilà le but de votre interaction : la détourner du droit chemin, lui procurer le frisson du désir et de l’interdit. C’est, soit dit en passant, le plus beau cadeau qu’un homme puisse faire à une femme.

Et voilà ce que n’avait pas compris M. ESCP quand il est venu lui déballer son CV. Le jeu ne se joue pas sur des critères objectifs et rationnels mais sur des ressentis, des émotions, des envies et des désirs inassouvis.

Voilà pour le Principe. Passons à la Technique.

Je préfère toujours donner des techniques quand on sait à quel grand principe elle se rattache. Sinon on applique des trucs comme des robots-savants sans trop savoir pourquoi on le fait.

Je vous filerai donc trois tuyaux pour épicer vos échanges. Mais sachez qu’il  en existe autant et plus que de notes sur un clavier.

1/ La question boomerang

Renvoyez-lui sa question sans y répondre.

– Tu habites où ?
– Toi… tu habites où ?

Rappelez-vous que le jeu de la séduction se joue lui sur les émotions, les non-dits, l’implicite. C’est cela qui génère l’envie de transgression. Il s’agit ici de répéter sa question avec une tout autre tonalité. Ce faisant vous rallumez la communication implicite.

Vous réhabilitez l’ambiguïté et la connivence au sein de l’échange. C’est donc les yeux dans les yeux et sans lésiner sur l’intensité du regard qu’on va lui demander d’une voix forcément un peu plus basse et plus suave :

« Et toi…Tu habites où ? »

Vous serez surpris d’apprendre que 100% des filles à qui j’ai dit ça au cours des deux derniers mois ont eu un moment d’arrêt et ont pensé : « C’est vrai ça ? Où on va finir la nuit ? Chez moi ou chez lui ? Qui habite le plus près des Champs-Elysées ? » . Elles ont TOUTES ressenti que c’était une avance sexuelle pour passer le reste de la nuit ensemble. Proprement hallucinant.

Pour sexualiser à moindre frais, c’est un tuyau qui a fait ses preuves. Après, si vous voulez lui prendre la tête et lui répondre que vous habitez dans le 14e parce que c’est plus près de votre boulot depuis que vous avez changé de SSII et que les loyers ne sont pas trop élevés, libre à vous.

2/ La question (très) ouverte et Suggestion Sexuelle Paradoxale

La conversation se passe bien, vous vous êtes rapprochés et touché un peu, vous vous dites : « OK, là il y avait moyen de l’embrasser et j’ai laissé passer le moment opportun. » Vous craignez que la tension sexuelle retombe et que votre pickup s’effiloche. Inspirez-vous alors de quelque chose dans ce genre :

– Qu’est-ce-que tu préfères ?
– C’est vaste !
– Non, dis-moi. Qu’est-ce que tu préfères ? Pas un truc sexuel, hein ?
– (elle se marre)
– Bon à quoi tu penses ?

Plus vous lui interdisez, plus elle pense sexe. J’ai un exercice marrant pour mettre ça en lumière pendant mes séminaires.

Là c’est bon si elle rougit et qu’elle glousse joyeusement on vient de raviver le bazar. Ensuite :

– Toi alors, t’es intenable. Ah tiens d’ailleurs, tout à l’heure quand on était à cet endroit-là (guidez la par la taille jusqu’à l’endroit où vous vouliez l’embrasser deux minutes plus tôt) et que je t’allumai ta cigarette. J’ai eu une violente envie de t’embrasser et toi aussi je crois. Il y eu un moment… (on ralentit toujours le rythme) Juste d’y repenser d’ailleurs…

Ça vous remet dans le bain, elle aussi. Vous vous roulez une pelle et tout le monde est content. L’avantage de truc c’est que non seulement vous l’emballez mais vous avez déjà réglé AVANT de l’embrasser que vous alliez passer la nuit ensemble. Autant se simplifier la tâche pas vrai ?

Remarque : J’entends déjà des voix se lever : « Oui mais Blusher,  on te demande pas des techniques pour closer mais des techniques juste pour sexuer pendant la date. »

Ce à quoi je réponds : le sexe a déjà commencé. Je m’explique.

D’aucuns, mâles pour la plupart, ont développé cette notion selon laquelle le sexe c’est quand on est tout nu avec sa zigounette dans son pilou pilou. La faute en partie à l’explosion de la consommation de porno. C’est terriblement réducteur comme vision de la sexualité. Le sexe commence dès la rencontre.

Les femmes et les séducteurs l’ont compris, le rituel de la séduction fait DEJA partie du sexe.

Si je vous le dit comme ça c’est un peu abstrait et dogmatique. Alors laissez-moi l’illustrer avec une anecdote recueillie auprès de mon ami Shai Shahar 58 ans,  ancien gigolo à Amsterdam, crooner et promoteur de spectacle Burlesque. Autant dire : séduire, il sait faire. Au passage : régalez-vous avec l’interview. C’est de la bombe.

Shai m’a raconté cette anecdote. Il va chercher une nouvelle cliente à la gare. Elle s’est apprêtée pour l’occasion et semble nerveuse. De sa vie, elle n’aurait jamais pensé oser un jour prendre rendez-vous avec un gigolo. Sa petite vie provinciale lui paraît soudain un peu étriquée. Amsterdam l’impressionne un peu aussi. Quand elle y vient d’habitude, c’est pour faire les courses de Noël avec la petite famille ou visiter la grand-tante.

La voilà. Ils font les présentations, ils montent dans le tram. Shai remarque à quel point elle est tendue. Là, il se dit : il faut qu’elle se décoince et vite. Ils montent donc dans le tram et il ne prend pas de billets. Elle stresse, elle n’a jamais fait ça de sa vie : en pleine capitale monter sans payer son ticket ! Elle a l’impression d’être une fugitive. A son échelle, c’est Bonnie & Clyde un truc pareil.

Bref, il arrive au resto et Shai lui demande :

– Vous êtes  toujours avec moi ?
– Oui, Oui
– Vous vous rappelez pourquoi vous êtes venue aujourd’hui ?
– (tremblante) oui
– Bon, et bien vous allez vous lever, aller aux toilettes, retirer votre culotte et me la rapporter.

Elle prend une gorgée de Sauvignon et elle trottine jusqu’aux toilettes.

Elle avait besoin d’une sorte de guide pour s’autoriser à s’affranchir d’un conditionnement social qui n’a pas été tendre avec les femmes en termes de sexualité. La peur de passer pour une salope. Même dans le Kama Sutra, les jeunes filles sont encouragées à refuser longtemps les avances d’un homme avant d’y céder. Cela bien sûr afin de ne pas ternir son honneur.

Mais la transgression est un moteur super fort chez chacun d’entre nous, surtout en matière de sensualité et de séduction, et peut vous aider à entraîner votre partenaire avec vous.

Transgression, aisance à parler de sexe comme de quelque chose de banal : deux leviers ultra puissants pour pimenter vos rencontres.

Du coup si vous êtes capable de parler de sexualité d’égal à égal et sans fausse pudeur vous créez une confiance profonde qui lui permettra de se sentir bien et de se lâcher avec vous plus tard dans la nuit ou dans la semaine.

Exemple :

– Salut je m’assois à votre table. Santé (cling, cling, cling)
(présentations)
– C’est sympa comme endroit ici. C’est un peu déjanté mais c’est cool !
– …
– Oui, il y a quelques semaines, j’ai rencontré une jolie Espagnole, elle me faisait penser à Penelope Cruz ici … puis son copain… puis elle est revenue et elle m’a demandé si je voulais passer la nuit avec eux.
– Et ? Tu l’as fait ? (curiosité)
– Curieuse va ! Tu préfères être l’invitée dans un plan à trois ?
– Oui, j’aimerais bien. Mon copain ne veut pas.
– Avec deux mecs ?
– Non même avec deux filles  parce qu’il se dit si on le fait avec une autre fille il sera obligée de dire oui si je veux le faire avec deux mecs.
– Mais tu veux le faire avec deux mecs alors ?
– J’ai pas dit ça !
– Ben tu vois, tu n’es même pas eu besoin de le dire pour que je l’entende.
– C’est quoi ton type de fille ?

Bref, vous pouvez parler de sexe. Evitez juste la langue pendante et le filet de bave.

Plus vous en parlerez de manière détendue moins  vous communiquerez de manque ou de frustration.

Je sais c’est dur pour les mecs qui se disent : « Merde, j’ai pas baisé depuis 6 mois, je vais pas être crédible sur ce coup. »

Et ben les gars, vous n’avez pas trop le choix. Si vous étiez dans un village au pied de l’Himalaya vous choisiriez le Sherpa qui a l’air de pas trop connaître le chemin ou celui qui connaît la route jusqu’au sommet ?

SI vous voulez être convainquant, il va falloir être convaincu et s’exprimer avec confiance. Et la bonne nouvelle c’est qu’en vous bottant un peu le cul, vous en êtes capables et que vous y prendrez plaisir.

Sexuez donc avec Assurance pas du bout des lèvres. Je voulais placer ce mot parce que c’est l’aphrodisiaque ultime. Agir avec assurance même si à l’intérieur votre palpitant fait des cabrioles dans votre poitrine.

Surtout, je voulais recommander un exercice amusant et instructif qui vous aidera à sexualiser davantage et surtout sans complexe.

3/ Savoir forcer le trait : Sur-jouer le dragueur

Exercice : Jouez le rôle du « dragueur par excellence » tel que vous l’imaginez.

Si vous rechignez encore un peu à risquer de passer pour un beauf, il y a la possibilité un peu plus subtile de demander à des filles au cours d’une conversation :

C’est quoi pour vous le dragueur par excellence ?

Il y a des chances qu’elles le décrivent avec des airs faussement dégoûtés. Amusez-vous à imiter le « dragueur par excellence » en suivant la description qu’elles viennent d’en faire. Observer comme le thermostat conversationnel vient de monter d’un cran.

Serait-ce par hasard parce qu’un dragueur…drague plutôt que de se contenter de discuter de manière neutre ?

Et dans un dernier élan poétique, voici donc mon théorème issu de bientôt deux décennies d’expérimentation :

Moins vous avez peur de passer pour un dragueur plus vous avez de chance de serrer une fille le soir-même.

Dans la rue c’est un peu différent, un peu plus light. Mais en soirée ne craignez pas d’être direct et un peu old-school. Il faut paradoxalement apprendre à oser être relou pour ensuite devenir plus smooth. Si on cherche la sexualisation subtile avant d’avoir posé les bases on fait les choses à moitié.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, éclatez-vous, passez d’excellentes fêtes de fin d’année et sortez couverts !

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