Sport / Aventure / Dépassement de soi

Comment je me suis mise au sport alors que je n’aimais pas ça

Beaucoup de gens pensent que le monde est divisé en deux catégories : Les sportifs (pour qui c’est inné) et les autres. Cela fait déjà trois ans que je suis passé de l’autre côté de la force et c’est à la portée de tous. A condition de suivre ces quelques suggestions…

Jusqu’à mes 25 ans, je considérais le comme une torture ou comme un truc de gens superficiels qui préfèrent investir dans un physique plutôt que dans leur personnalité.

Puis j’ai découvert que l’un n’empêchait pas l’autre.

Je me souviendrais toute ma vie du jour où j’ai changé d’avis : c’était un Dimanche, mon ex m’avais prise en photo de dos et je découvrais la vraie circonférence de mon fessier…

Ce fameux Dimanche,  après des mois de politique de l’autruche sur ma façon de manger, j’ai finalement décidé de monter sur cette balance qui me toisait tous les matins dans ma salle de bain.

Mon sang c’est glacé lorsque mon poids c’est affiché :j’avais en tout pris 13 kilos.

Treize. Putain. De. Kilos…

Mais je ne considérais pas le sport comme une composante possible de ma personnalité.

Pire, je me décrivais (avec une espèce de fierté mal placée) comme une « allergique au sport ». Quelle débile.

Cependant ma volonté, et la peur de continuer à grossir ont été plus forts que mes idées reçues.

Le lendemain, et pour la toute première fois, j’enfilais la tenue de sport de mon mec et me lançais dans les rues froides de Paris.

Et un peu comme FK l’explique dans son témoignage à lui : après cette prémière séance, en est venue une autre, puis une autre… et ça a continué depuis.

  • La première année, c’était pour maigrir. Ma principale motivation reposait sur ma pesée quotidienne. Je m’imaginais à nouveau mince avec des gambettes galbées et fuselées. J’évoquais cette image au moindre signe de fatigue…
  • La deuxième année, j’avais maigri, mais aussi tout perdu : j’ai rompu mes fiançailles, laissé mon appartement à mon ex, et été virée d’un job que j’adorais dans la même semaine. Je courrais tous les jours, de façon obsessionnelle, pour évacuer mon chagrin et réguler mon sommeil. Ensuite, j’ai eu à tout prix besoin de réussir quelque chose. J’ai alors préparé mon premier 10km.
  • La troisième année, c’était devenu (depuis longtemps) une habitude profondément ancrée dans mon mode de vie. Je cours sans me poser de question.  Parce que j’aime ça, parce que ça me fait du bien, parce que parfois, courir en réfléchissant à ses problèmes est un excellent moyen de trouver des solutions.

Comment j’ai procédé :

J’ai commencé par un entraînement court, mais quasi-quotidien. Un seul kilomètre. Un seul tout petit kilomètre durant lequel j’insultais mes poumons dans toutes les langues possibles et imaginables.

Tous les matins de la semaine j’enfilais mes baskets et je descendais les escaliers, et tous les matins je remontais les escaliers avec la joie du devoir accompli (et des plaques rouges à des endroits que je saurais nommer).

Je ne manquais aucun rendez-vous, et je m’étonnais de voir les mois s’aligner avec la même assiduité.

Et lorsque ce parcours m’a paru plus facile, je l’ai doublé, puis triplé.

J’attendais quelques mois avant de rajouter le moindre mètre en plus.

Aujourd’hui je ne cours « que » trois fois par semaine, mais mon parcours fait 9 kilomètres. Take that Bitches !

Niveau de difficulté : Je ne vais pas vous mentir : vous allez quasi-mourir ! Enfin au début.

Mais à terme, l’endorphine fait son œuvre et l’on devient accro à cette douce sensation post-effort. J’adore cette  merveilleuse vague de satisfaction et de plénitude qui me poursuit toute la journée après un gros footing…

Quelques conseils pour se lancer

1. Trouvez votre sport

Nous n’avons pas tous les mêmes besoins, les mêmes passions et la même condition physique, mais nous avons tous besoin de sport. Il existe beaucoup trop de sport pour tous les répertorier, renseignez-vous avant de faire votre choix et n’hésitez pas à en essayer plusieurs.

  • Pour vous défouler : Les sports de combats comme la boxe sont un très bon moyen de canaliser les tensions quotidiennes. La course d’endurance et la danse-cardio marchent également.
  • Pour perdre du poids : Les exercices de cardio permettent un amincissement durable. Une chose à savoir : le corps commence à puiser dans ses réserves à partir de 40 minutes d’efforts continus. Mieux vaut produire un effort moindre sur une longue durée qu’un effort intense sur une trop courte période.
  • Pour se sociabiliser : La salle de sport est une fausse bonne idée. Optez plutôt pour les sports en club spécifique (cours de danse, de tennis…) et les sports collectifs.
  • Pour prendre de la masse musculaire : Pour épaissir, le muscle doit être sollicité et produire un effort sur plusieurs secondes. Les installations de musculations restent le must en la matière.

Enfin, last but not least : Le facteur plaisir doit l’emporter sur tout le reste.

Si vous souhaitez perdre du poids mais que votre truc, c’est le lancer de Javelots, au diable le cardio. Avant de choisir un sport, voyez ceux qui vous attirent spontanément.

J’ai opté pour la course à pied parce que non content d’être le sport le moins cher (un jogging moche, une paire de baskets adaptée, une appli gratuite sur téléphone et basta), elle me défoulait vraiment, et me permettait de perdre du poids. J’aime courir seule au rythme de la musique. Ça me permet d’allier sport et réflexion.

2. Une seule habitude à la fois

On les connaît les grands élans d’enthousiasmes du dimanche soir : « Allez ! A partir de Lundi, je cours 15 bornes par jour, j’arrête la picole, la clope et le Mc Do ! Dans deux mois, je suis Jean-Claude Van Dame ! ».

=> ça se termine généralement par l’abandon au bout de deux semaines, suivi d’une lourde, très lourde séance d’auto-flagellation sur le thème « Je ne suis qu’une raclure de fond de bidet sans volonté » tout le reste de la semaine.

Pour ma part j’attends d’avoir solidement ancré un réflexe avant d’essayer d’en acquérir un second. Vous pourrez démarrer une activité sportive quand vous avez le temps et l’énergie nécessaire pour vous y investir pleinement.

3. Mieux vaut des efforts progressifs

Vous avez plus de chance d’inscrire vos nouvelles résolutions dans la durée si vous démarrez par des efforts peux couteux en temps et en énergie.

On ne se met pas à la muscu en soulevant d’emblée 150 kilos, n’est-ce pas ? On débute avec des poids légers et on ajoute les kilos au bout du bras  au fil des séances.

Et pour ce faire, on attend d’avoir correctement appréhendé l’exercice. En ce qui me concerne, l’augmentation de mes performances se sont étalés sur plus de trois ans.

Il est important de respecter les rythmes de chacun et de bien intégrer ce qui vous attend.

Vouloir aller plus vite que la musique est contre-productif. C’est se mettre une pression inutile. Et un effort trop grand tout de suite vous découragera.

=> Prenez le temps qu’il vous faudra, personne ne vous met de pistolet sur la tempe.

Mais restez réguliers

Le secret pour obtenir des résultats ne tient qu’en un mot : Ré-gu-la-ri-té.

Ne vous autorisez aucune échappatoire pour ne pas persévérer dans vos efforts. Votre bedaine nourrie à la despé ne va pas disparaitre par l’opération du Saint-Esprit.

Je suis moi aussi passée par des phases de flemme intenses ou j’enfilais mon bas de jogging en marmonnant. Mais mon envie de retrouver ma ligne d’entant était beaucoup trop forte. Je ne voulais plus tâtonner mes cuisses en me reprochant mon manque de volonté.

Si vous n’aimez pas votre apparence, si vous souhaitez la transformer, pas de secret, que de l’action.

Interdiction d’évoquer le froid, la pluie, le manque de temps, le cours de la bourse, ou les mauvaises nouvelles.

Comme le dit le dicton : « Ceux qui réussissent trouvent un moyen, ceux qui échouent trouvent des excuses ».

Aucune raison ou presque n’est valable pour ne pas faire de sport (bon, si vous avez la jambe dans le plâtre, ok, mais sinon : faites taire la petite voix et bougez vous !)

Les bénéfices

Le sport en général et la course à pied en particulier apporte une multitude de bienfaits.

  • Qualité du sommeil : J’ai la patate toute la journée et je m’endors en moins de trois minutes le soir : j’étais la reine des angoisses nocturnes. Tout était bon pour m’empêcher de dormir : une facture en retard, une réflexion de ma mère, ou mon mec qui ne répond pas tout de suite à mes textos. La course à pieds m’épuise assez pour tomber de sommeil à peine ma tête posée sur l’oreiller…
  • Anti- et clarté d’esprit : Je suis de nature anxieuse et le sport est le meilleur moyen de libérer le stress qui me ronge en temps normal. Le stress obstrue mes réflexions et m’empêche de prendre des décisions pragmatiques. Une sortie de 45 minutes suffit pour évacuer les tensions et poser mon esprit.
  • Tempérament plus calme : mes proches ont constaté que j’étais plus calme, moins exaltée au quotidien. J’ai toujours beaucoup d’énergie, mais la course à pieds m’a permis de mieux la canaliser et donc de la transformer en productivité.
  • Meilleures habitudes alimentaires : le sport permet également de réguler les excès alimentaires et ouvre l’appétit. Les jours où je ne cours pas j’ai une dalle  de moineau. Je ne mange que deux fois par jour. Courir me permet de  terminer mes assiettes.
  • Un physique sain (et sexy) : dernier bénéfice non-négligeable, j’ai constaté un net raffermissement de mes fesses. J’ai des abdos à renvoyer Gisèle se rhabiller, et j’ai des cuisses beaucoup plus fines. Et sur mes douze kilos de perdus, trois d’entre eux sont attribués au sport (et les autres, je vous raconterai comment je les ai perdus dans un autre article).

Bon. Je suis consciente d’être une fille qui parle de comment elle a perdu ses kilos de fille, sur un site lu par une majorité de mecs.

Mais j’espère à travers cet article vous avoir fait prendre (modestement) conscience que, peu importe qu’on soit homme ou femme, si on a envie de retrouver un tant soit peu de forme (mentale et physique), le sport est une bénédiction.

Le mot de la fin ? Cultiver la bonne habitude

Avec du recul, voilà comment, totalement réfractaire au sport, j’ai réussi à en faire une bonne habitude dont je ne pourrais plus me passer.

Trois facteurs sont nécessaires à l’acquisition d’une habitude :

  • Le déclic : qu’il s’agisse d’un surpoids ou d’un besoin d’évacuer des soucis, on ressent l’urgence d’agir, et c’est cette urgence qui nous pousse à enfiler son premier legging / short de sport.
  • L’assiduité : Le secret ultime d’une habitude bien ancrée est la répétition. Il faut surmonter la flemme des premières fois pour s’habituer à l’action, et développer le réflexe de ne plus accorder d’importance à la petite voix qui dit qu’il fait trop froid, qu’on a mal dormi, etc.
  • Le plaisir : Parce que faut pas pousser : on n’est pas non plus là que pour souffrir. Heureusement, l’endorphine entre rapidement en jeu et vous pourrez vous aussi, faire partie de ces têtes à claques qui lancent avec un air supérieur « moi, ma drogue, c’est le sport… »

Voilà pour mon petit témoignage ! J’espère vous avoir inspirés, et que quelques uns d’entre vous sont en train d’enfiler leurs baskets !

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Commentaires / Discussion

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  • Je me retrouve totalement dans cet article. Je n’était suis pas particulièrement sportif avant, mais pas de « surpoids » non plus (j’étais dans ma bonne zone d’IMC), mais je voulais me raffermir. Depuis que j’ai commencé à courir, si je ne le fais pas, c’est un manque, je me sens moins bien. Et avec le temps, j’ai ajouté de la musculation pour travailler toutes les zones du corps, et je fais souvent du vélo le week-end de beaux temps. Je compte peut-être ajouter de la randonnée cette été. C’est tout un autre mode de vie mis en place en seulement quelques mois…

  • Valentin David

    bonsoir !
    très bon petit speach pour motiver les dégoûtés du sport :) . Mais je me permet en tant qu’étudiant en kinésithérapie d’apporter mon grain de sel :
    vous dites que le corps puise dans ses réserves à partir de 40 minutes , mais cette idée est en partie fausse ! en effet dans les effort long ( >40 s ) , c’est la respiration cellulaire ( en gros ce qui permet de produire de l’énergie) aérobie qui rentre en jeu. Or cette dernière à besoin d’oxygène et surtout de sucre ( glucose ) qu’elle va chercher 3 structures , le glycogène ( dans les muscles et le foie ) , les acides gras libres ( ce qu’on appelle , oh joie ! , les graisses ) et une 3e qui nous intéresse moins dans le cadre de la perte de poids . Les 3 structures sont consommées DES LE DÉBUT DE L’EFFORT ! On dit , à tort ,que l’on puise dans les réserves après 30-40 min d’effort car c’est à peut près à ce moment là , lors d’un effort modéré type footing , que la réserve de glycogène est épuisée ! D’où le petit coup de pompe au milieu de l’effort car la consommation des graisses n’augmente pas pour équilibrer le tout , seulement , le % de glycogène diminuant , le % de graisse consommés augmente mais pas la quantité ( ce n’ai pas la même chose attention ) .
    Autre point important , la proportion graisse/glycogène consommée ce modifie suivant que l’on s’approche plus ou moins de sa vitesse maximale , je m’explique:
    plus notre vitesse est proche de notre vitesse max , plus on s’approche de se qu’on appelle le seuil anaérobie ( l’anaérobie qui est une respiration cellulaire différente qui est utilisée dans les efforts court ( <40s ) ou intermittent , par exemple le foot , le tennis, natation sur les courtes distances … ) au delà duquel le mécanisme anaérobie ne consomme plus , ou très peut , de graisse ! le mieux est donc de courir à environ 50-60% de votre vitesse maximale ( pour les plus courageux je vous invite à faire des recherche sur le test VMA pour calculer très précisément cela ) et longtemps plutôt que de courir à fond . les exercices d'accélération peuvent être intéressant si çà vous embête de courir en rond à la même vitesse tout le temps … quand au petit coup de mou en milieu d'effort , si cela vous bloque , soit vous mélangé un peut de jus à votre eau soit vous prenez , en plus de votre eau , une boisson énergisante . en aucun cas cela stoppera la consommation des graisses , au contraire , car il faut aussi de l'énergie , et donc du sucre, pour transformer la graisse en … sucre ( complexité quand tu nous tiens … )
    Voili Voilà petite mise au point physiologique qui prend beaucoup de place , j'espère avoir été clair ( çà me parait simple pour moi mais pour des gens qui ne sont pas forcément du milieu pas sur … ) si vous avez des questions ou si vous n'êtes pas d'accord je suis près à débattre cordialement :D et je m'excuse d'avance pour les possibles fautes que je n'ais pas vu …
    Ma source : Anatomie et Physiologie humaine , E.N. MARIEB , K. HOENN ; édition PEARSON .
    bonne soirée à tous et bon sport ! :)

  • Lohad

    « Je ne voulais plus tâtonner mes cuisses en me reprochant mon manque de volonté. »
    Tu veux dire « tâter mes cuisses », non?

    Ce que tu dis dans ton article est très vrai, et je m’y retrouve notamment sur deux points:

    – il faut se bouger le c**. On n’a rien sans rien. No pain no gain. Ad astra per anstra. Si la sagesse populaire a produit autant de proverbes, cela ne peut qu’être la vérité. Chaque fois que j’ai un manque de motivation, je pense à Rocky. Ce gars qui vomissait ses poumons au début après avoir monté les fameuses marches pour terminer son footing mais qui a accepté d’en baver pour y arriver, pour lui et les siens. Il soulève des briques, tape sur des carcasses de vache, cours après des poules et sue sang et eau dans une salle minable jusqu’à pas d’heure pour ne rien regretter. Et là tu te dis que t’es un gros lâche à rester vautré dans ton fauteuil parce que tu n’es pas « motivé ».

    A chacun de trouver son truc mais c’est très important de trouver un élément qui vous fera vous mettre un bon coup de pied de temps en temps.

    – le plaisir est essentiel. J’ai par exemple une sainte horreur de la course à pied. Rocky ou pas Rocky, endorphines ou non, le jogging, je trouve ça naze. Je prends mille fois plus de plaisir à faire 15km de ski de fond ou un tour en vélo pour un effort similaire. Aucune raison de se faire du mal pour rien, pratiquez l’activité qui vous plait, Même s’il faut parfois se faire violence pour cela.

    En bonus:https://www.youtube.com/watch?v=SesEIOXWyAc

  • Paul K.

    Le corps commence à bruler des calories dès les premières minutes de sport et non à partir de 40 minutes comme on peut le lire un peu partout…
    Je parle de calories brulées.
    Bien entendu, l’alimentation doit être régulée sinon tous les efforts resteront sans résultats et vous baisserez les bras au bout d’un moment.

    La plus grosse erreur est de croire que seuls les Lipides sont à l’origine de la prise de poids, c’est vrai en partie car les glucides y sont aussi pour beaucoup chez certaines personnes.

    Choisissez bien vos aliments et renseignez-vous sur les GLUCIDES, vous allez découvrir une autre façon de vous nourrir…

  • Patricia Nijs

    Je me retrouve assez bien dans cet article et j’aimerais m’y mettre de plus en plus , ( fitness) et perdre 5 ou 7 kg ( sachant que je fais 51kg pour 1m47)