Conseils séduction

Comprendre : le besoin d’engagement chez (certaines) femmes

Pourquoi un max de femmes mettent-elles la pression au premier mec qu'elles rencontrent pour qu'il s'implique et qu'il s'engage ? D'où vient ce besoin, que camoufle-t'il, et comment réagir ?

Salut les lecteurs de FTS !

Je vous propose aujourd’hui de continuer notre série d’articles pour mieux comprendre la psychologie (et parfois, les irrationnalités) des femmes dans leur vie amoureuse (parce qu’un homme qui comprend mieux les femmes est plus à même d’agir de la manière la plus intelligente, ce qui, sur le long terme, fait une énorme différence).

Beyoncé, grande philosophe du XXIème siècle disait « If you like her like you should, put a ring on it , oh oh oh, ohhhhh oh oh ».

=> Merci Beyoncé pour cette sage leçon (qui fait passer les nanas pour des pouffes vénales & croqueuses de diamant professionnelles, c’est parfait).

Ceci dit, j’ai beau chercher, aucun chanteur mâle ne tient ce genre de discours.

Alors d’où vient ce besoin d’engagement chez les femmes ? Et qu’est-ce que ça cache VRAIMENT ?

Dans l’article précédent, on parlait des VRAIES raisons pour lesquelles un homme peut ne pas oser / vouloir s’engager.

Aujourd’hui, on va voir le revers de la médaille : le BESOIN, présent chez beaucoup de femmes, que leur partenaire s’engage vis à vis d’elles. D’où vient ce besoin ? Est-il rationnel ? Que camoufle-t-il, et comment le gérer ?

Observation : dans l’inconscient collectif, les femmes « donnent » et les hommes « prennent »

Partons d’un postulat : dans l’inconscient collectif, lorsqu’il y a relation, l’homme obtient ce que la femme consent à lui donner (… dans le meilleur des cas. Parfois, il se sert, tout simplement).

Et bien souvent, il en coûte davantage à la femme qu’à l’homme : c’est elle qui s’expose le plus, notamment lors d’une relation sexuelle.

Il est conquérant; elle est conquise. Plus terre à terre : il baise, elle est baisée.

Du coup, beaucoup de choses peuvent lui faire penser qu’il existe un déséquilibre dans la relation à l’instant T.

Que conclure ?

=> Pour beaucoup de gens, l’équilibre se fonde sur l’engagement en échange de l’intimité. Et en l’absence d’engagement, apparaît un désagréable déséquilibre.

Voici donc une première raison (pas forcément la bonne) pour laquelle une femme peut avoir besoin qu’un homme s’engage : pour la rassurer sur ses intentions.

Ce sera d’autant plus vrai que cette femme est sensible au regard des autres ou qu’elle éprouve des insécurités sur sa vie sentimentale.

… sans parler de la pression sociale :

Une copine m’a raconté les prémices de son actuelle relation avec un collègue. Et sa façon de décrire les faits m’a interpellé :

« Tout le monde autour de nous avait compris qu’on couchait ensemble au boulot et je commençais à passer pour une salope. Alors je lui ai dit « bon, je pense que ça serait bien si on se mettait ensembles pour de bon… »

  • Anomalie n°1 : Ils couchaient ensembles et ELLE passait pour une salope. J’veux dire, il faut au moins être deux pour faire l’amour, non ? Alors pourquoi l’entourage de ce couple s’est permis un jugement sur la vie sexuelle de ma copine, et pas sur celle de son copain ? Pas normal.
  • Anomalie n°2 : le meilleur moyen pour elle (selon elle) de faire taire leurs collègues était de mettre en place un couple officiel dans lequel des relations sexuelles régulières seraient tout à coup « légitimes ». Vous avez déjà entendu deux collègues de bureau chuchoter devant la machine à café un truc du genre « Eh… Parait que Jean-jean a dormi avec sa copine hier soir. Je parie qu’ils n’ont pas fait que jouer aux carte hinhinhiiinn ». Bah non, on s’en fout, on ne fouine pas dans la vie sexuelle d’un couple, car on estime qu’elle lui appartient. En revanche, les cabrioles d’une femme célibataire sont soumis à l’approbation publique quand ils sont connus. Pas normal non plus.
  • Anomalie n°3 : C’est elle qui a du négocier auprès de lui son statut de petite amie. Lui, n’était aucunement gêné par la situation. Il a, dans sa grande mansuétude fait « grâce » à sa copine du statut de petite amie officielle.

Quelle genre d’engagement attend une femme ?

Prenez conscience de la pression qui pèse sur les femmes : une femme aura beau accomplir des choses extra-ordinaires, si elle n’est pas en couple, beaucoup cèderont à la facilité de considérer qu’elle a raté sa vie (ou une part importante de celle-ci). Parce que, si l’argent est le principal critère de réussite sociale pour un homme, la réussite de sa vie conjugale est le plus grand symbole d’épanouissement pour une femme (aux yeux de beaucoup de gens).

Le revers de la médaille est que les femmes seules sont scrutés et analysées comme des jouets défectueux, avec délibération lors du poulet-frites du dimanche chez la grand-mère : Si tu es seule a trente ans, c’est que tu es au choix : moche, difficile (l’un n’empêchant pas l’autre), indécise, émotionnellement instable, frigide ou carriériste.

En réponse à cela, si elle est un peu fragile vis à vis du regard des autres (ou niveau confiance en soi), elle va avoir besoin des choses suivantes pour se rassurer, et montrer au monde qu’elle joue « selon les règles ».

  • L’exclusivité : La fidélité, le droit d’être la seule femme avec qui vous allez coucher, mais également l’exclusivité de l’amour. Un couple, par définition, signifie que l’autre est spécial et placé au dessus du commun des mortels. C’est la raison pour laquelle beaucoup de femmes trompées justifient leur stoïcisme avec un laconique «  du moment que c’est moi /son épouse/ qu’il aime /avec moi qu’il dort la nuit,,je ferme les yeux ».
  • La légitimité : Le statut de compagne. Être la compagne officielle d’un homme, correspond, pour les femmes, à une preuve sociale en soi. « Je suis digne d’être aimée. Un homme envisage de faire l’impasse sur la moitié de l’humanité pour n’être qu’à moi, je dois vraiment être exceptionnelle pour qu’il décrète que toutes les paires de nichons et tous les fesses en forme de pomme de la terre ne me valent pas! ».
  • La construction d’un avenir commun : La possibilité d’inclure l’autre et d’être incluse dans ses projets. Quand on est en couple, on sait que ses propres décisions auront des conséquence sur sa moitié. On se doit donc de la concerter et de la prendre en compte. L’autre à sa place dans l’avenir que l’on s’imagine. Il se bâtit à deux et se base et les aspiration de l’un ou de l’autre, ou encore des deux.

Sont-ce de bonnes raisons de s’engager ?

Les raisons que je viens d’invoquer ne sont PAS de bonnes raisons de s’engager.

On ne s’engage pas pour faire plaisir à la pression sociale.

Une femme qui exige de vous l’exclusivité à cause de la pression sociale obéit à des règles qu’elle ne saisi pas elle-même.

Vous haussez alors un sourcil, mettez une main sur votre menton et demandez « Mais alors, quelles sont les bonnes raisons pour s’engager ? »

Les seules raisons valables pour s’engager 

Pour faire court ?

La seule raison valable pour s’engager, c’est : L’ENVIE de s’engager.

Elle-même fondée sur plusieurs choses :

  • La compatibilité de caractère
  • Les mêmes valeurs (convictions, notions de bien et de mal, priorités dans la vie etc…)
  • L’envie de construire un avenir ensemble (se projeter ensemble est une source de joie et devient un moteur pour avancer dans la vie).
  • Une harmonie globale (intellectuelle, humoristique, sexuel, verbal…).

Et c’est tout.

Ces raisons sont la clé de l’évidence.

C’est ce qui vous fait dire : « je ne trouverai jamais quelqu’un comme elle, ou lui. Cette personne est unique et personne ne pourra mieux me convenir. »

C’est d’ailleurs une bonne « checklist » à observer pour un mec qui se demande si telle ou telle nana est une bonne « candidate » pour une relation durable.

Et le mot de la fin, parce que sur FTS on essaie aussi de rendre le monde un peu moins moche : les femmes arrêteront de chercher / réclamer / exiger l’engagement (parfois de façon tout à fait irrationnelle et abusive) quand la société leur donnera l’autorisation de se suffire à elle-même.

En clair, les femmes accordent beaucoup d’importance à l’engagement car il est pour elle, encore en 2014, nécessaire pour se sentir socialement acceptables.

De fait, les plus fragiles peuvent être tentées de faire passer ce désir avant la qualité de nos couples. C’est ainsi que se forment la majorité des unions mal assorties.

Les gars, si vous tombez sur une nana qui est dans cette démarche, méfiance. Essayez, au choix :

  • de lui faire prendre conscience qu’elle ne suit pas ses réelles envies, mais la pression sociale (et qu’elle a le droit de faire ce qu’elle veut, à son rythme, et tant pis si grand mère ne comprend pas)
  • … ou de vous enfuir, si vous pensez qu’elle ne pourra pas entendre raison. Gardez à l’esprit que faire d’importants choix de vie pour de mauvaises raisons est la recette des pires catastrophes humaines. Evitez soigneusement ce piège.

Il est donc impératif de bien cerner les raisons pour lesquelles votre petite amie vous presse pour rencontrer vos parents. Si vous avez l’impression que ce désir n’a rien à voir avec vous, c’est sans doute le cas, et il faut en tirer les conséquences.

Sur le même sujet
Commentaires / Discussion

Cet article vous a plu ? Vous avez des questions ? Vous souhaitez réagir, ou apporter des précisions ? Laissez-nous vos commentaires ci-dessous.

Les commentaires agressifs, discourtois, non constructifs, ou simplement désagréables seront supprimés.

  • Chouette article, à la pertinence redoutable. Mais quand cessera-t-on de se considérer, hommes et femmes, comme des adversaires qui supposent un gagnant et un perdant ? Je m’impatiente du temps où l’on pourra s’émerveiller de nos différences, qui sont avant tout des complémentarités. En attendant, on y travaille… Merci Lula

  • Bien d’accord avec toi Philippe, merci pour ton commentaire :)

  • James Bien

    Il est vrai que c’est souvent cette confusion besoin/envie qui amène régulièrement des couples à se former rapidement, et assez irréfléchie si l’on s’y penche tardivement.
    Article vraiment bien construit!

  • cyrus

    Votre point de vue suggère que les hommes et les femmes sont différents,
    qu’ils ont des qualités différentes et complémentaires. Accepter cela
    revient à accepter qu’une femme s’occupe de la maison pendant qu’un
    homme s’occupe de ramener l’argent (car « le monde est ainsi fait »).
    Cette différenciation des rôles n’est pas réelle, elle est socialement
    construite depuis des siècles. Accepter cette complémentarité, c’est
    rejeter l’égalité des sexes.
    Cet article a le mérite de pointer à plusieurs reprises « la pression sociale » comme raison de la divergence de nos attitudes, comportements, envies… « On ne naît pas homme/femme, on le devient » résume l’impact de la division sociale de nos sociétés. Ajoutons qu’on ne naît pas égaux, on le devient.

  • Les rôles que la société nous impose depuis des siècles ne sont que des construction patriarcales, pour ne pas dire misogynes, c’est un fait. Ces rôles sont parfaitement interchangeables.

    Pourtant, les différences son réelles, non pas sociales, mais identitaires. Elles se révèlent en termes d’énergie masculine et féminine. On ne naît pas homme ou femme, ni ne le devenons… on EST homme ou femme.

    L’admettre, c’est assumer son genre pour l’offrir à l’autre, en complémentarité à ce qu’il/elle est. C’est peut-être en cela que l’on « devient » homme/femme, c’est à dire capable de joie dans ce que l’on est.

  • Shanouba

    Bonjour et merci du partage.
    Il me semble qu’un élément manque à la compréhension du phénomène dans cet article.
    La problématique culturelle est présente mais qu’en est-il de la composante biologique qui est extrêmement déterminante dans le fonctionnement psycho-affectif d’un individu? L’ignorer n’est-il pas réducteur?
    En effet, la « pression » que la femme subit est également celle de sa dead line en terme d’accomplissement si elle désir fonder une famille dans le contexte le plus sécurisant possible. Ce n’est pas autant le cas d’un homme. Il peut en effet avoir le désir de bien choisir sa partenaire pour cela, mais il n’a pas de date limite aussi stricte pour oeuvrer si vous voyez ce que je veux dire. Cette insécurité semble tout à fait rattachée à la question des modalités de « l’engagement ». Voilà pourquoi de nombreuses femmes autour de la trentaine peuvent ressentir un genre de » pression » supplémentaire encore au regard social et donner l’impression à un homme d’en attendre une exemplarité folle. Mais comment maitriser le phénomène? En relativisant la question de l’accomplissement maternel de la femme? Comment l’imaginez-vous? En fusionnant le désir d’enfant et celui-ci du désir d’accomplissement du couple? On remarque que ce n’est pas toujours ni possible, ni homogène. Mais cette différence de temporalité ne peut qu’avoir une influence sur le vécu intime de la situation. Et ce n’est pas forcément la question d’un accomplissement social qui est toujours en jeu, mais aussi celui de la manifestation d’une peur, celle de ne pas pouvoir « réaliser » quelque chose au travers de soi.

    Il serait intéressant d’en développer quelques points sur le site peut être. Une femme, même jeune, ou qui n’est pas sûre de son choix d’enfant ou non sait pertinemment qu’aux alentours de 38/41 ans, une partie du sort est scellé d’un point de vue de la nature, n’est-ce pas un élément psychologique et inconscient de poids qui l’anime selon vous?

    ;)

  • Très pertinent ! Merci :)