La dissonnance cognitive

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Publié le 21.07.08 par Cedd
dans la rubrique Développement personnel

Votre instinct et vos intuitions sont nourris de vos expériences passées et ainsi comparé à vos croyances actuelles pour produire un certain sentiment ou action. Dès lors, il peut parfois vous sembler très difficile de faire ce qu’il faudrait faire… juste parce que ça va à l’encontre de vos habitudes et de votre instinct.

Votre système de croyance vous met à l’épreuve et requière une grande discipline pour changer. C’est douloureux de penser dans un sens et d’en désirer un autre. Même quand une décision est mise en avant, l’instinct se bat contre elle jusqu’à ce que la croyance soit actualisée.

Par exemple, si vous êtes habitués à avoir beaucoup d’échecs relationnels avec les femmes, suffisamment de peines encourues s’accumuleraient pour vous faire VOULOIR changer.

Le problème subvient lorsque le changement suggéré va à l’encontre de votre instinct. Nous subissons alors ce qu’on appelle une dissonance cognitive. Un sentiment très inconfortable. En fait, si différent que l’on revient souvent à notre ancien mode de pensées parce c’est confortable. Après tout, notre instinct de survie nous pousse à prendre le chemin le moins douloureux.

Exemple, on enseigne sur FTS à Bob qu’il doit se faire respecter et ne pas hésiter à quitter les filles pas fiables. Malheureusement Bob n’a jamais quitté une femme auparavant. Il a tellement de mal à nouer des relations avec l’autre sexe : provoquer une prise de distance est pour lui très difficile à accepter. C’est pour lui une manière suggérée non naturelle. Sa vie entière n’a été que désespoir et poursuite de l’autre. Je ne peux pas la perdre, proclame-t-il. Qu’importe ce qu’on lui a dit, son instinct lui suggère qu’il A BESOIN d’elle. Bob a fait de cette fille le centre de sa vie et il ne veut pas la perdre. Il n’a pas fait sienne cette règle cardinale de tout séducteur qui est de faire de lui-même son centre de vie. Par ailleurs, il a besoin de la validation d’un tiers pour se compléter. Son intuition crie Appelle-la!.

Bob essaie de combattre son instinct mais finalement se rend. Il l’appelle et est surpris de se faire refouler.Comment peut-elle me faire ça? La prochaine fois, je prendrais les devants! Il sanglote. Il sait si peu qu’il ne prendra jamais les devants. Son instinct n’a pas changé.

Ce que Bob doit faire pour changer son instinct est d’enlever ses anciennes croyances et les remplacer par de nouvelles. S’il ajoute une croyance essentielle, par exemple, qu’il passe avant tout et qu’aucune femme ne compromettra son caractère et son respect de soi ; alors son instinct adhèrera à cette nouvelle croyance.

Dans le scenario précédent, son intuition lui suggèrera de PARTIR. C’est une erreur classique, souvent répétée. Vous devez observer votre intuition et vous assurer que cela soit congruent avec votre « plan de route ». L’AFC avec une mentalité de « manque » sera confronté à une Dissonance Cognitive lorsqu’il s’engagera dans de multiples relations non-exclusives. Après tout, sa vie ne fut d‘ici là conditionnée que par des relations exclusives. Les toutes premières prémices de cette multiplicité vont à l’encontre de son intuition. En premier lieu, l’AFC doit changer sa croyance que toutes les relations doivent être exclusives. Ensuite, il doit accepter que de multiples relations non-exclusives puissent exister sans pour autant compromettre sa personnalité. Une fois que cette croyance est comprise et intégrée, il peut agir dans ce sens.

Au début, il sera confronté à cette dissonance cognitive. Avec le temps, la mentalité d’abondance sera naturelle chez lui. Ce sera le manque qui deviendra antinaturel.

Observez votre INTUITION. Cela déterminera votre direction.

A ce point, si ce que mon intuition me dicte induit des choses « anormales », je m’arrête et je juge. A l’instar d’un système d’alerte rudimentaire qui me signalerait que quelque chose POURRAIT être mal et me dirait de faire davantage attention à quelque chose…que ce soit une ruelle sombre, un travail, ou quelqu’un que je rencontre. Cependant, comme avec un système d’incendie, parfois il y a une véritable alerte, mais dans la plupart des cas ce ne sont que des fausses.

Nous ne devrions pas avoir confiance en notre intuition, notre instinct mais…nous pouvons suffisamment leur faire confiance pour savoir que quelque chose n’est pas correct.

La prochaine fois que votre intuition vous dicte d’appeler cette fille, prenez 2 secondes et demandez vous si vous agissez en dehors de tout needisme ou pas…

cheers

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5 réactions

par PyRo le 21.07.08@15:09

Ensuite, il doit accepter que de multiples relations non-exclusives puissent exister sans pour autant compromettre sa personnalité. Une fois que cette croyance est comprise et intégrée, il peut agir dans ce sens.

>> On peut dévellopper un peu, parce que j’ai l’impression que ca incite a la polygamie … après je peux me tromper ^^

par Cyd07 le 22.07.08@15:03

Très intéressant. Héhé, on en revient, mine de rien, aux prémisses de notre culture: utiliser votre raison. Parce que la raison est seule capable, au final, de nous procurer une harmonie de nos facultés (y’a de l’éthique à Nicomaque qui traîne, je sais).

On ne peut se dire « je vais suivre et développer mon instinct jusqu’à ce que ma raison soit d’accord avec lui », ça ne marche pas (la seule « harmonie » est alors un compromis décevant à base de rationalisation en tous genres).

Par contre, et c’est en ce sens que j’interprète l’article, l’inverse est possible.

Attention quand même, on peut réintroduire une distinction (artificielle, arbitraire et pour les besoins de la cause) entre « pulsion » et « instinct », la première correspondant à l’instinct de l’article et responsable de la dissonance cognitive. L’instinct dans ce cas deviendrait synonyme d’ »aspiration profonde », d’ »idéal propre ». Cet instinct-là doit être suivi pour aboutir à une véritable harmonie. Je développerai peut-être dans un article, s’il n’en existe pas de similaire.

par Insader le 25.07.08@16:43

Intéressant, pour la première partie. Le concept de dissonance cognitive est essentiel et explique la difficulté à changer. L’article me fait penser à une confusion instinct/intuition/raison. Apprendre à faire la distinction serait une première étape, ensuite apprendre à suivre son intuition qui nous amène naturellement sur ce qui nous plait vraiment. Est-ce vraiment l’intuition qui nous « incite à appeler cette fille » ou l’instinct frustré par trop de raisonnements (j’y vais, j’y vais pas…) ? Je crois plutôt qu’il faille suivre son intuition. Et dans le cas de Bob, réapprendre à l’écouter, le distinguer de l’instinct frustré, du raisonnement trop poussé.

par Jo le 6.09.08@17:50

Bonjour, je revient d’un recart et pour me remonter le moral je suis venue surfer sur FTS. Et là, je trouve cet article !

La dissonance cognitive peux se produire aussi même si on est pas AFC, qu’on ne se focalise pas sur une fille. Je suis timide avec les filles, j’ai du mal a être vif dans les conversation et a avoir de la répartie. C’est après coup que je me dit : « mince tu aurais pu dire sa ou sa quand elle a dit sa ! » j’ai le cerveau qui fonctionne au ralenti. Mais se ne n’empêche pas que je discute et que j’engage la conversation avec les filles suivant le contexte. J’ai du mal a abordé les filles dans la rue. Quand il y a une situation ou un contexte j’ai déjà plus de facilité a parler, faire un commentaire et puis une conversation d’une ou deux minute s’engage. Je m’éjecte pour eviter le blanc, d’être lourd ou de paraitre needy puis je recommence avec d’autre. Voilà a peu près ou j’en suis dans le jeu, par contre lors du moment je perd tout mes moyens. C’est comme si j’avais un blocage. J’éssais de passer à l’étape de mise en confort en commençant par des questions sur sa vie, ce qu’elle aime avec des question ouvertes et non fermées. alors suivant les filles, certaines peuvent parler parler et là il y a des perches qui me sont tendu mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Des blancs, des questions mais elle n’a décroché presque pas un mot. elle repond juste et puis elle n’argumente pas plus.

Et dans ce moment là impossible de me rappeler la mise en place des étapes création du confort;

démonstration d’une plus haute valeur (elle ne me posait pas de question : j’aurai du lui dire (pour essayé de la faire réagir) : « On va se regarder dans le blanc des yeus pendant encore longtemps ? j’essais de te faire parler, de m’intéresser à toi mais tu ne m’aide pas beaucoup. Si tu veux je me casse, c’était peut etre une mauvaise idée de se voir »);

Disintérêt de la fille puis IOI de sa part avec la récompense à son IOI par un intérêt de ma part qu’elle aurai mériter. Puis enfin phase de séduction. Non tout sa oublier, ou plutôt ce n’est pas que j’ai appris des phrases toute faite mais rien ne venai structuré ce plan par mes parles.

Alors je me suis éjecter pretextant un ciné entre ami, et et lui disant que je n’était pas dans mon assiette, fatiguer par une veille arosée. Je lui est dit en allant au seuil de sa porte :

Moi : Tu ne parle pas beaucoup… Tu ne m’a pas aidé…
Elle: Ben écoute…
Moi : je veux pas te vexer… je suis pas dans mon assiette sa ira mieu faut que je dorme…

Finalement je ne suis pas rester longtemps chez elle..

par Indy le 14.12.09@10:55

Votre article est intéressant, et laisse penser que finalement, ce qui distingue Bob d’un séducteur confiant est un ensemble de croyances qu’il a intégrées. Croyances fausses que le vrai séducteur n’a pas.
Première conclusion: Nous sommes tous des pages blanches au départ. Notre éducation, notre conditionnement pour être plus général, grave des commandements sur cette page et nous fait agir, penser de telle ou de telle façon.
Il n’y a que deux moyens, à mon sens, de modifier ces croyances, voire ces dissonances.
Premièrement se comporter à l’inverse de ces croyances par la seule volonté. C’est ce que font de nombreux livres de développement personnel, ou de sites, et c’est très louable.
Deuxièmement comprendre d’où viennent ces croyances, remonter aux origines du mal et de là intégrer que cela aurait pu être autrement et que donc cela peut l’être aujourd’hui. En général c’est très violent mais on est guéri à vie, parce qu’on a compris qu’on avait été le jouet d’un conditionnement, d’un évènement et qu’on a plus à l’être.
Décider de ne plus être AFC, en appliquant des techniques comportementalistes, exemple: J’ai peur d’aborder mais j’y vais quand même grâce à des techniques X ou Y parce que j’ai lu que les femmes adorent ça, ne neutralise pas la peur d’aborder, elle sera toujours là, on ne fait juste que la dépasser, alors que le but c’est qu’elle n’existe plus non?
Par contre comprendre que cette peur est liée à tel ou tel évènement, ou conditionnement de notre histoire coupe la racine du mal une bonne fois pour toutes.
Pousser un symptome (la peur d’aborder) par la porte et il revient souvent par la fenêtre.
Je reste dans la lignée de FTS en martelant qu’il ne faut jamais cesser de se battre, mais pour ceux qui n’y arrivent pas, parce qu’ils ne le sentent pas, ceux qui pensent que c’est trop dur, aller voir un psychothérapeute et surtout pas un comportementaliste…Plonger dans votre passé, descendez dans la mine et allez affronter vos démons. Vous allez prendre des claques, vous allez trembler comme vous n’avez jamais trembler, mais vous deviendrez ce que vous voulez car vous allez réécrire votre propre destin.
Sachez ce qui vous a fait et vous serez ce que vous voulez.
J’ai appliqué toutes les méthodes inimaginables en matière de séduction, mais la peur était toujours là, même après avoir closé de superbes filles. En thérapie j’ai compris d’où elle venait, j’ai remonté le fil jusqu’à sa source et elle a disparu…
Donc pour les apprentis séducteurs qui galèrent, ou qui désespèrent (je ne parle que de ceux là), petit conseil, attention aux techniques. Avoir confiance en soi, c’est savoir qu’on peut compter sur soi parce qu’on a « nettoyé » son esprit.
L’image qui me vient c’est celle d’un appartement aux murs crades. Si on veut lui refiler un coup de neuf soit on nettoie la crasse (la thérapie, le travail en profondeur) soit on passe une couche de peinture neuve.
Perso j’ai préféré nettoyer la crasse d’abord, car le jour où la peinture neuve s’écaille, on est à nouveau confronté à la crasse. Il faut repeindre sans cesse, lutter, et ça c’est très couteux en énergie. On ne veut pas voir la crasse mais c’est pas pour autant qu’elle a disparu.
C’est un chemin plus long, plus difficile aussi, mais plus satisfaisant pour ceux qui ne sont pas taillés pour le stage commando.

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