Mental et Vie intérieure

Savoir faire les bons choix

ou « Comment se libérer des réflexes instinctifs qui nous empêchent de faire les choix qui pourraient changer notre vie ». « Choisir ! c’est l’éclair de l’intelligence. Hésitez-vous ? Tout est dit, vous vous trompez. » La plume de Balzac n’aura jamais aussi bien exprimé ce qui me semble être un concept essentiel pour qui veut […]

ou « Comment se libérer des réflexes instinctifs qui nous empêchent de faire les choix qui pourraient changer notre vie ».

« Choisir ! c’est l’éclair de l’intelligence. Hésitez-vous ? Tout est dit, vous vous trompez. »

La plume de Balzac n’aura jamais aussi bien exprimé ce qui me semble être un concept essentiel pour qui veut réussir sa vie : en séduction, comme partout ailleurs, tout ce que nous accomplissons ne repose que sur les décisions que nous prenons. Et, bien évidemment, chacune de ces décisions est le résultat d’un choix entre plusieurs alternatives. Mais pour faire le bon choix, encore faut-il être capable de raisonner l’esprit clair et de parvenir à se dégager des blocages, craintes et réticences qui nous paralysent.

Des choix difficiles

Notre quotidien est fait de choix, qu’ils soient futiles ou plus importants.

« Comment je m’habille aujourd’hui ? », « Quelles études entreprendre ? », « Quel film ce soir ? », « La voiture ou le tram pour aller au boulot ? », « La quitter ou continuer d’essayer ? », …

Il arrive que dans certains cas, nous n’ayons pas notre mot à dire : les raisons peuvent être bêtement logistiques (« mon nouvel employeur est à l’autre bout de la France, soit je déménage, soit je suis au chomage« ) ; d’autres raisons tiennent davantage du personnel : la pression sociale, voire familiale, dans le choix d’un métier, les contraintes financières, etc. C’est ce que nous pourrions appeler « facteur chaos » : ce contre quoi on ne peut rien, et qui nous oblige à nous adapter à la situation.

Mais dans la plupart des cas , l’absence de choix – ou la difficulté de choisir certaines options plutôt que d’autres – n’est que vue de l’esprit.

Tâchons d’appliquer cela à la drague : vous êtes dans la rue, sur le point de traverser.

Sur le trottoir, une fille sublime attend que le feu passe au rouge, le regard dans le vague. Vous pourriez lui adresser la parole. Mais la plupart du temps, votre esprit commencera à produire toutes sortes d’excuses pour ne pas l’aborder. Au choix :

  • « elle est trop bien pour moi »,
  • « je ne sais pas quoi lui dire »,
  • « j’ai pas trop le temps »,
  • « je vais me faire jeter »,
  • « elle a surement un copain »,
  • « elle n’a surement pas que ça à faire »,
  • « finalement elle n’est pas si belle », …

… la liste est sans fin.

Résultat : vous êtes pris d’angoisse à l’idée de l’aborder, vous ne bougez pas d’un pouce, le feu passe au rouge; la jeune femme traverse et s’éloigne à grands pas, sortant de votre champ de vision et par la même, de votre vie. Dommage. Ça aurait pu être bien.

Qui n’a jamais ressenti un pincement au cœur en voyant s’éloigner une belle jeune femme, qu’on aurait pu aborder, mais à qui on n’a pas osé adresser la parole ?

Je ne reviendrai pas ici sur ce qui a déjà été maintes fois répété : tout le monde ici sait que les raisons que l’on invoque pour ne pas faire un tel choix sont le résultat de notre conditionnement, une réaction automatisée dictée par la pression sociale. Se protéger, enfin… protéger son ego, en réponse à la peur du rejet, du râteau, ou tout simplement du regard des autres.

Comment faire le bon choix ?

Cette interrogation revient à poser la question suivante : comment faire ses choix en se basant non plus sur des raisons fallacieuses, mais sur le bon sens et sur votre meilleur intérêt.

La réponse est claire : en travaillant sur les causes au lieu de ne s’intéresser qu’aux conséquences.

Les risques que vous invoquez pour justifier le fait de ne rien faire (et le soulagement que vous éprouvez en choisissant de ne rien faire) ne sont qu’une déformation de votre esprit qui cherche à rationaliser le fait de laisser passer une opportunité de faire une rencontre. Et vous permettent d’occulter tout ce à côté de quoi vous passez. Les bons moments, tout le bonheur qui aurait pu découler du choix que vous n’osez pas faire. No regrets : ces excuses sont les antalgiques qui rendent acceptable le choix de refuser une prise de risque minime qui pourrait changer votre vie.

Il n’est plus exclusivement question, sous cet angle, d’un manque d’audace, de confiance, ou d’un quelconque manque de talent en matière de séduction. Il s’agit ici de quelque chose qui est profondément ancré en chacun de nous, et dont il faut parvenir à se libérer.

Mille techniques ont été exposées en long, en large et en travers, sur ce forum ou ailleurs, pour surmonter cette peur au moment où elle vous saisit. Bien souvent, un couteau que l’on se met sous la gorge pour se forcer à agir; et ainsi, l’on agit, réticent mais sans pour autant se l’avouer. Mais la PEUR est toujours là.

Pire, elle reviendra à chaque fois. Et chaque fois vous serez obligé de vous faire violence pour ne pas cèder.

Et on appelle ça du développement personnel ? Pas très convaincant.

En fait, tant que l’on ne s’attaque pas à la source du problème, toute technique permettant de passer outre cette « peur » n’est que bricolage.

Je vais vous poser une question simple : supposons que vous vous cassiez une jambe. Que préféreriez-vous ?

  • faire de la rééducation une fois l’os guéri, pour récupérer progressivement votre jambe à 100%
  • ou vous contenter toute votre vie de béquilles pour vous déplacer, sachant que ça vous privera de toutes sortes de choses ?

La réponse est évidente, et la conclusion s’impose d’elle-même : celui qui veut se débarasser une bonne fois pour toutes des craintes irrationnelles qui l’influencent dans ses décisions et l’empêchent de faire des choix objectifs doit s’attaquer à la source du problème, au lieu de se contenter de « trucs » qui ne s’occupent que des conséquences.

Travailler sur soi pour dépasser ses limites

L’idée maitresse, c’est que nous avons tous, en nous, la force d’y parvenir.

Il suffit (bien mesurer tout le chemin évoqué par ce simple verbe) de faire l’effort de se débarrasser des croyances limitantes et de la peur qui vous paralysent. C’est un véritable travail de fond, qui vous demande un réel effort d’introspection et de réflexion sur vous même et votre identité. Quelque chose qui peut prendre du temps, mais qui peut aussi changer votre vie. C’est en vous que vous devez rechercher ce qui va vous pousser à choisir une option (prendre un risque et aborder une belle inconnue) plutôt qu’une autre (trouver une excuse pour ne pas le faire). D’où l’importance du développement personnel pour progresser en séduction, ainsi que sur tous les plans de votre vie. Mieux vous vous connaîtrez, plus vous serez à même de calibrer, de façonner, d’affiner vos choix en fonction de ce que VOUS attendez de la vie.

La différence entre ce travail de fond et une « technique » de motivation pour passer outre la peur est de taille.

En en éliminant le réflexe qui vous pousse à vouloir vous protéger, vous ne vous contentez pas de mettre la peur en sourdine l’espace d’un instant : vous éliminez toute trace de celle-ci dans votre esprit; elle n’est tout simplement plus là.

Dès lors, vous pouvez faire vos choix librement, et en fonction de leur intérêt et des perspectives qu’ils offrent.

Quelques pistes pour y parvenir

Il y’a tant à dire sur le dépassement de ses craintes irrationnelles et croyances limitantes qu’il serait fantaisiste de vouloir en faire un résumé ici. Sans doute trouverez-vous de l’aide sur le forum ou dans les livres spécialisés : il suffit parfois de quelques mots pour avoir le déclic.

Ceci étant, voici un point essentiel qui pourra aider le lecteur.

Vous avez le droit de vous tromper : la seule véritable erreur que vous puissiez faire, c’est de ne rien faire.

Relisez cette phrase. Ecrivez-la sur votre frigo, sur les murs de votre chambre si nécessaire : faites-en une part de vous même. Elle peut changer votre vie.

William Bryan écrivait que « le destin n’est pas une question de chance, mais une question de choix : il n’est pas quelque chose qu’on doit attendre, mais qu’on doit accomplir ».

Vous pouvez rester dans votre zone de confort, votre train-train quotidien confortable mais sans surprises, croire qu’en fait de choix vous n’en avez aucun puisque votre métro/boulot/dodo ne vous laisse pas le temps ni l’occasion de rencontrer l’âme sœur… et laisser filer votre vie sans aucun contrôle sur celle-ci.

Vous pouvez aussi décider de vouloir vous accomplir, de vouloir rechercher en vous ce qu’il y a de meilleur, de vouloir vivre chaque seconde de votre vie comme une nouvelle occasion de vous épanouir… Car si on ne choisit pas de naître, on peut en revanche choisir de vivre.

Contentons-nous pour conclure de citer Simone de Beauvoir : « Le présent n’est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l’action. ».

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