Conseils pour débutants du BDSM

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Un forum dédié aux discussions, questions, échanges et récits sur le BDSM. Pas d'annonces de rencontres svp.
Et pour éviter tout malentendu : toutes les pratiques décrites ici, et ailleurs sur le forum, se font entre personnes consentantes, il n'est pas question d'imposer quoi que ce soit à qui que ce soit, sans s'être assuré, d'une manière ou d'une autre, que c'est parfaitement ok.

Message lun. 22 avr. 2019 15:01

Le BDSM m'intéresse, mais je manque de savoir faire, et je ne sais pas comment aborder le sujet avec ma partenaire, avez-vous des suggestions de jeux pour commencer et y prendre goût ?

Message lun. 29 avr. 2019 11:10

Essaie d'introduire des objets dans le jeu. Des trucs fins et longs pour stimuler à la place du toucher. Des vêtements pour attacher. Si elle est réceptive, tu peux l'emmener dans un sex shop, vous faites un tour chacun de votre côté et vous ramenez trois objets qui vous font envie. Tu apprends à en connaître un peu plus sur ses goûts, elle un peu plus sur les tiens.
À force d'expérimenter, vous en viendrez naturellement à en parler et tu sauras si elle est intéressée.

Sinon il y a une série qui s'appelle Bonding qui parle du milieu BDSM. Une autre série documentaire qui s'appelle Slutever qui parle de sexe et de sexualité en général. Regardes les avec ta meuf et voit comment elle réagit!

Message lun. 29 avr. 2019 12:09

Salut ! Bonding j'ai regardé.
C'est rigolo, mais j'ai trouvé un peu superficiel, on en apprend pas assez sur le BDSM et ses codes, ça reste un prétexte, c'est dommage. Slutever, jamais entendu parler, je vais checker ça.

Message lun. 29 avr. 2019 12:52

Pour de timides débuts, je pense que tu peux tout simplement lui proposer d'essayer les yeux bandés, et éventuellement de lui attacher les mains. Beaucoup de filles aiment ça, ou sont tentées par ça.

Avec des accessoires pas trop BDSM justement, pour ne pas l'effrayer : des menottes à fourrure rose, ou ta ceinture, plutôt que tout de suite les bracelets en cuir. Pour qu'elle prenne le temps de s'habituer au plaisir de ce type de jeux, et que son imaginaire puisse former d'autres idées, d'autres fantasmes.

50 shades of grey a bien préparé le terrain, beaucoup de filles se sont découvert de nouveaux fantasmes.

Message lun. 29 avr. 2019 15:48

Tu peux offrir à ta copine un grand classique de la littérature érotique : Histoire d'O de Pauline Réage.
Bien mieux que 50 shades !

Pourquoi ne pas jouer avec ta partenaire : tu lui dis par exemple qu'aujourd'hui tu suivras tous ses désirs, que c'est elle le maître de ton corps, de tes sens. Et le lendemain vous inversez les rôles.
Bon un truc à faire pour éviter les bobos inutiles : définir un mot qui lorsqu'il est prononcé par le dominé doit impérativement arrêter le jeu.

Message lun. 29 avr. 2019 21:12

Je pense aussi que le fait de se servir d'objets qui n'ont pas de connotation BDSM est pas mal au début si les débuts sont très timides.

Evoquer la possibilité de lui attacher les mains avec la culotte que tu lui auras arrachée peut être une belle entrée en matière, lui bander les yeux avec une de tes fringues peut être la suite, pour en arriver à des trucs de plus en plus trash au fur et à mesure?.

L'entrée en matière par le biais de la lecture aussi est une bonne idée oui ;)

Message mar. 30 avr. 2019 13:04

Euh alors Bonding c'est rigolo mais franchement les luttes de pingouins et les pipis sur les gens c'est d'un réalisme absolument... Pas réaliste. Sauf dans certains cas pour le pipi mais bon.

Bref, je vais essayer de revenir sur ma propre expérience, vu que je suis plutôt expérimenté. Je dis pas ca par vantardise mais j'aurais du mal à décrire ca autrement. D'ailleurs, je suis peut être mal placé pour savoir ce que les gens font pour "découvrir" ca.

Ce que j'ai quand meme remarqué :

Les gens ont des fantasmes de fou et n'osent pas souvent l'avouer.
La communication claire et honnete ca marche quand même mieux que les sous entendus mal à l'aise. Tu ferais confiance a ta copine si elle te faisait des blagues sur le sujet tout le temps et que ca faisait des silences bizarres? Perso je préférerais qu'elle me dise "chéri, j'ai un fantasme que j'aimerais essayer depuis longtemps, tu veux bien qu'on en parle?"
Et faire en sorte que ce soit sans jugement. Si ma partenaire se fout de ma gueule, c'est déjà un mauvais signe.

Essaie aussi de savoir ce qui t'intéresse toi la dedans. C'est quoi le BDSM pour toi? Tu sais quel rôle tu souhaites avoir? Je te demande pas les termes techniques que les branleurs de fetlife sortent pour se la jouer dark, mais juste ce qui t'excite. Puis tu essaie de doser entre "ce qui peut s'amener assez facilement" (domination soft : fessées, restrictions, ordres...) et ce qui s'amene pas tout de suite (facefuck, étranglements, coups, pisse, que sais-je encore?)

De même, il faut bien comprendre qu'il y a plusieurs maniere d'être dom et sub, et qu'il y a plusieurs manieres de faire. Par exemple, je suis un dom tres violent et tres "explosif". J'aime monter direct à fond sans crescendo. Ca plait pas à toutes les filles.

Faut s'adapter, communiquer.

Petit truc : le safeword des couleurs. On utilise souvent "red" - rouge - pour dire "stop", mais moi j'aime pas ca. Parfois la personne veut stopper une pratique sans être arrêtée d'être dominée (par exemple elle a eu son compte de fessées). Dans ce cas, je propose de dire "orange" (ou "poivron", ou "crustacée", jsais pas). Comme ca on continue.

Tu veux essayer de mettre tes fantasmes par écrits ici histoire de cibler un peu?

Ah et puis j'aurais tendance à dire : le BDSM c'est un JEU. Ote toi de la tête ces histoires de performances qui risquent de te faire aborder le sujet avec stress et tension, y'a rien de pire pour se foirer.

L'avantage c'est que tu fais ca avec ta copine donc y'a déjà une certaine complicité.

Message mer. 1 mai 2019 15:25

L'étranglement, le facefuck sont des choses très facilement faites dans des rapports même non BDSM.
Tellement que ça ne l'est pas vraiment.

Sinon, à ce compte-là, la sodomie c'est aussi de la domination...

Ce qui compte, ce n'est pas l'acte, en grande partie, c'est l'esprit dans lequel il est fait.
Evidemment, donner des coups ou en recevoir, c'est forcément plus connoté, mais le SM et la domination soumission sont des choses qu'on peut très bien distinguer, il n'est pas nécessaire d'être dans une relation de force pour aimer sentir de la douleur ou en infliger.

La domination, et le bondage, c'est souvent un moyen de se libérer par la contrainte du corps et des actes.
Qu'est ce que tu veux, qu'est ce que tu penses qu'elle aimerait "laisser aller"?
Souvent quand un mec veut ça avec sa copine, sans formuler explicitement qu'il veut être dominé, c'est qu'il se veut dominant.
Qu'est ce qui t'empêche déjà actuellement de l'être?
Est-ce que ce que tu veux, finalement, en lien avec ton autre sujet, ce n'est pas simple de se lâcher plus plutôt que de faire l'amour de manière bien gentillette, et justement d'être un peu plus dans la performance et les sensations fortes et moins dans la douceur convenue et attendue?
ça ne passe pas forcément par le BDSM, même si c'est un raccourci que tu peux faire vers des rapports un peu plus bruts avec ta copine.

Dans tous les cas, les conseils des filles niveau imaginaires sont très bons.

Si tu veux installer le mood, tu peux aussi par exemple, la diriger en silence; si par exemple à un moment tu as envie de baiser/faire l'amour (tu peux faire les deux et le faire sans douceur excessive), en commençant par te taire, lui prendre la main pour l'amener à toi, l'asseoir sur tes genoux, la fixer intensément sans rien dire, l'embrasser fougueusement, lui enlever un bouton de chemisier ou lui faire tomber une bretelle, caresser son dos, redescendre jusqu'à ses mains et ne plus les lâcher, te relever, l'amener contre un mur ou une table, la caresser, commencer à déraper vers les parties intimes, être délicat mais ferme, éventuellement lui donner du plaisir pour commencer, pour qu'elle n'ait pas en tête que tu dois passer avant, lui faire vraiment perdre la tête, puis continuer de plus belle une fois qu'elle a joui ou qu'elle est bien montée dans le plaisir, qu'elle n'ait en tête que le fait que tu guides son plaisir. Et dans l'acte, maintenir son corps, le positionner à ta guise, lui attraper fermement la nuque ou les cheveux (à la base de la nuque, ça ne fait pas mal inutilement, même si on peut faire mal, mais c'est là qu'est meilleure la sensation), toujours lui tenir les mains, ne pas la laisser te caresser quand elle le veut, ne pas la laisser se stimuler elle-même, ou être libre de ses appuis, de sa position.
Si elle vacille pendant que tu lui bouffes la chatte, alors qu'elle est debout, c'est encore meilleur pour elle.
Rien ne t'empêche aussi de lui claquer des fessées, de pénétrer sa bouche entre deux changements de positions (et je ne parle pas de fellation, mais bien de te servir de sa bouche, même si pour un début, tu n'es pas obliger d'aller jusqu'à sa luette. à moins qu'elle ait des talents cachés d'avaleuse de sabres, c'est souvent désagréable, et dominer, ce n'est pas ça. C'est très restreint de le penser comme ça), de la prendre par terre, de te branler sur elle ou sur son visage...
Evidemment, si tu sais qu'elle a vraiment des tabous, ne va pas exprès à leur encontre, mais pour les choses dont tu sais qu'elle n'essaie pas vraiment de pousser, tu peux te permettre de la diriger.
Je pense que vous avez suffisamment de confiance mutuelle pour s'éviter la discussion pesante et formelle sur "tu veux pas faire du bdsm avec moi?". Non. C'est ta copine, tu la connais, tu sais quelles sont ses limites, et tu vas pas passer de 0 à 300 en 5 secondes. Déjà, si tu commences par une baise un peu plus sauvage, un peu moins "à l'écoute d'elle" (dans le sens où c'est moins un échange et plus toi qui guide, même si pour lui donner du plaisir, il faut l'écouter), tu l'auras effectivement dominée.

Tu n'es peut-être pas obligé d'aller jusqu'au "vrai BDSM", sauf si tu en as vraiment envie. Si ce n'est qu'un moyen pour "faire mieux", commence déjà par changer ta propre attitude, votre manière d'interagir, d'échanger, joue avec son cerveau et ses sens, ses attentes, surprends la et contrôle la.
Bien sûr, fais attention à laisser des petits temps où elle peut reprendre son souffle et ses pensées.
Pas besoin de formaliser avec un safeword pour les premières fois, surtout si tu ne tentes rien d'extrême pour elle (je différencie bien "extrêmes pour elles" et "extrême en général", au sens des forums ou des gens. Il y a des femmes pour qui un fist est une pratique comme une autre, d'autres pour qui c'est extrême et bourrin). ça lui laisse plus de surprise, la formalisation c'est plus pour les gens qui en font un mode de vie et qui vont déjà bien plus loin que ce qui est communément admis (et qui se connaissent mal ou qui ont pas toute confiance dans l'autre pour comprendre leurs limites. C'est donc courant, mais en réalité, c'est rarement utilisé avec quelqu'un que tu connais bien)

Message mer. 1 mai 2019 15:38

Alors euh.
Ce qui compte, ce n'est pas l'acte, en grande partie, c'est l'esprit dans lequel il est fait.
Tout à fait d'accord, c'est pour ca que n'importe quoi peut devenir du BDSM s'il y a le rapport qui va avec. Et qu'on peut faire certain trucs tres brutaux sans que ce soit le cas.
Je pense que vous avez suffisamment de confiance mutuelle pour s'éviter la discussion pesante et formelle sur "tu veux pas faire du bdsm avec moi?". Non. C'est ta copine, tu la connais, tu sais quelles sont ses limites, et tu vas pas passer de 0 à 300 en 5 secondes. Déjà, si tu commences par une baise un peu plus sauvage, un peu moins "à l'écoute d'elle" (dans le sens où c'est moins un échange et plus toi qui guide, même si pour lui donner du plaisir, il faut l'écouter), tu l'auras effectivement dominée.
Typiquement le genre de discours borderline qui crée des accidents et des viols dans le milieu du BDSM. Désolé mais non. Il faut l'amener. Pas forcément de maniere formelle ou guindée, mais il faut communiquer avec sa copine qu'on a envie d'essayer des trucs un peu plus hard, qu'elle doit le savoir et sans aller jusqu'au safeword défini et a tout expliqué depuis le début, elle doit comprendre pourquoi d'un coup son copain va être "moins à l'écoute d'elle" justement.

Apres elle peut aimer ou non, mais l'approche "je t'amene vers le BDSM sans te prévenir", c'est NIET.

Je me permets de copier coller une discussion que j'ai eue avec une amie :
Et pour revenir sur l'histoire du viol de ma pote, c'était pas lors d'une séance BDSM. C'était tranquille. Elle dormait, le mec lui a sauté dessus, elle a fini par se reveiller, elle a essayé de le repousser, il a continué. Elle pense que le mec était en mode "bdsm" parce qu'il avait des gestes et des comportements assez caractéristiques (saisir par la gorge, maintenir plaquer sur le lit, mordre, orgasme forcé, ne pas s'arrêter quand la personne se dégage, suffoque ect), et qu'ils avaient eu ensemble certaines pratiques (des trucs soft, du genre attacher les poignets) de ce genre, auparavant, dans un cadre consenti par les deux.
Je sais bien que c'est un extrême, mais tu vois ou ca peut mener ce petit jeu?

Meme si "on se connait on se fait confiance". Si on se fait confiance, on communique avant. Point.

Message mer. 1 mai 2019 15:48

Hmm dans le principe, je suis d'accord que quand tu connais ta meuf et que vos pratiques sont bien établies, y'a plus forcément besoin de rendre tout formel, on se comprend mieux. Ca n'empêche pas de rester attentif ET OBSERVANT de ses envies, et de rien lui imposer dont elle n'ait envie.

Et dans tous les autres cas de figure, où peut subsister un doute, c'est quand même une meilleure idée d'en parler avant et de s'assurer que ce que tu proposes (ou est susceptible) de proposer, est ok pour elle.

C'est quand même largement une meilleure idée de suggérer la communication à un débutant (le titre du topic : Conseils pour débutants du BDSM), que la non verbalisation et le flou artistique qui va avec, dans des pratiques où ça peut déraper aussi vite.
En sachant que de toutes façons les gens sont pas idiots non plus, et qu'ils feront au mieux.


Un rapport BDSM ou simplement + hard que d'hab (où que tu traces la ligne, c'est effectivement très flou et ça dépend des gens et des contextes), c'est particulier : pour cette raison, il faut pour éviter tout problème que les deux y souscrivent à l'instant, et ça va pas forcément de soi, typiquement pour éviter que le dom prenne l'initiative si le la sub ne s'y attend pas (et n'en a pas envie).

Sauf cas particuliers ou sub ne veut que ça ou si être forcé lui plaît, le bdsm / hardcore surprise (comme n'importe quelle autre pratique), mauvaise idée - alors qu'en parler avant (pas obligé d'être lourd d'ailleurs), ça se retournera rarement contre toi.

Tu trouveras des meufs que ça dérangera pas, mais tu trouveras pas beaucoup de pratiquants responsables du BDSM qui te diront que c'est ok de forcer des trucs sans avoir clarifié que c'était ok en amont. C'est une règle de base, si on n'a pas envie de faire n'importe quoi n'importe comment (après c'est un choix perso, à vos risques et périls).

Message mer. 1 mai 2019 15:59

Borderline? En quoi? Je prône de mettre toutes les mesures en place pour être bien à l'écoute de sa partenaire et la laisser décider si besoin. Et de monter progressivement. Qu'owen en ait besoin parce qu'il est "explosif", c'est son choix, mais ici, je décris une montée lente où la fille peut très bien exprimer son malaise ou sortir du jeu quand elle veut. Et c'est quelque chose que j'ai fait quelques dizaines de fois avec des copines plus ou moins récentes, et je n'ai jamais eu de retour négatif, et j'ai toujours su ralentir ou changer de direction quand il le fallait.

D'ailleurs, ce que je décris n'est que du sexe un peu brut avec une touche de domination, mais ce n'est pas du BDSM "sophistiqué" qui peut mal tourner, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a rien d'extrême. Déjà, dans l'absolu genre étrangler la nana avec une ceinture pour la forcer à nous sucer. Si tu poses ta main sur sa gorge pour la maintenir pendant une minute, et que tu presses très légèrement ensuite, la nana peut voir où tu veux en venir et réagir. D'ailleurs, la plupart du temps, ce sont des nanas qui m'étranglent, moi, pendant que je les pilonne, et on ne passe jamais par la case "signons un règlement intérieur". Tout au plus, elles s'assurent que j'ai bien saisi ce qu'elles voulaient en me regardant bien dans les yeux, et elles m'observent bien, et j'ai toujours une main de libre pour me libérer si ça ne me plait pas (et je laisse donc toujours à mes partenaires de quoi se libérer aussi dans ces moments).
Et je précise même "extrême pour elle", parce qu'on s'en fout qu'elle soit ou non ouverte, si pour elle la sodomie c'est trop hardcore tu la sodomises pas même pour être plus "dur/rude".
Et généralement, en couple, tu sais très bien tout ça, d'ailleurs Ghost a déjà parlé dans un autre sujet de sa compagne et il la connait bien.

D'une manière générale, évitons de sortir de grands mots (viol, accidents, etc) quand c'est inadapté. Ne ramenons pas de sujets qui n'ont pas leur place ici, personne n'a dit de violer personne et de ne pas être à l'écoute. Des millions de couples ont du sexe un peu hard sans safeword et ça se passe très bien, on est pas obligés d'adopter les codes de la communauté que tu veux représenter parce que tu en fais ta loi.
Ce n'est pas parce que tu ramènes un témoignage d'une situation complètement hors norme qui n'a rien à voir que c'est applicable.
Et aussi, évitons de considérer que l'on est un spécialiste qui a le dernier mot sur tout. De toute évidence, tu as une vision, bien cernée, mais le sexe est bien plus libre, ouvert, varié que ça.

Message mer. 1 mai 2019 16:00

Juste une précision : pas besoin de l'aborder juste avant le rapport. Mais en parler a un moment pour que la personne puisse comprendre ce qui se passe, ca me parait cool.

Exemple : Au resto.

"Dis chérie, j'ai pensé que j'aimerais bien parfois qu'on y aille un peu plus fort, un peu plus dominant. J'ai pas envie de forcément le planifier précisément, mais tu serais ok pour qu'un jour si ca me vient j'y ailles de manieres plus dominante? Evidemment, si tu ne veux pas a ce moment là tu me le signale et j'insiste pas".

@lemaitre : je précise aussi que si je suis aussi catégorique c'est qu'on est sur un sujet débutant. Or, les débutants ne connaissent pas toujours leurs limites et ne savent peut être pas toujours aussi bien écouter celles de leurs partenaires que les expérimentés (qui, eux mêmes, ne sont pas fiables à 100%).

Petite suggestion quand même : Je trouve qu'assumer son envie c'est sexy, meme si la fille n'a pas envie elle même, ca ne te fera jamais passer pour un bouffon d'en parler. Et puis aussi, si une fois tu essaie, qu'elle veut pas et qu'elle voie que tu respectes ses limites, c'est +1000 pour sa confiance et le fait qu'elle accepte peut être un autre jour.

Message mer. 1 mai 2019 16:01

Avant que ça ne tourne au pugilat, je souligne que la clé ici, c'est d'être attentif et observant des envies et limites de l'autre. Tant que ça c'est respecté, y'a effectivement peu de risque de dérapage. Et je pense que c'est l'un des conseils de base à donner à des débutants du BDSM, et c'est valable quelles que soient les approches des uns et des autres.

Et accessoirement, si on peut éviter de se rentrer dedans sur un forum tout neuf, au bout de 8 messages, c'est cool aussi. Peu importe sur quoi on diffère, ce qui importe c'est d'être ok sur les principes de base.

Message mer. 1 mai 2019 16:07

Ah zut, on a posté en même temps.

Donc, Lemaitre, je te réponds.

C'est la partie ou tu sembles sous entendre qu'on peut se passer de communication préalable qui me parait problématique. Et si je rapporte cette histoire de viol c'est qu'elle est tres récente dans mon esprit. Bien sur on n'en arrive pas tous là, mais faut etre conscient des choses : ca arrive. Et ca arrive encore plus quand on ne communique pas.

Que le sexe soit une infinité de nuances (de Grey, hahaha), on est tous d'accord. Mais :
Borderline? En quoi? Je prône de mettre toutes les mesures en place pour être bien à l'écoute de sa partenaire et la laisser décider si besoin. Et de monter progressivement.
Je ne vois pas en quoi ces mesures peuvent se passer d'une discussion préalable avec sa partenaire, en fait. Que ca lui plaise, pourquoi pas. Je n'aborde pas toujours tous les sujets avec tout le monde tout le temps, mais là on parle de quelqu'un qui :

1 Débute.
2 Veut changer de mode de fonctionnement avec sa copine niveau cul.

La moindre des chose, c'est qu'il l'en avertisse, non?

Message mer. 1 mai 2019 16:10

J'imagine qu'ils vont en parler, et qu'elle n'hésitera pas à lui dire ce qui va trop loin, s'il va trop loin - et que lui en tiendra compte. On peut pas se mettre dans la tête (ou dans le caleçon) des gens, juste espérer que ça soit clair pour tout le monde qu'on n'impose rien à qui que ce soit. Vu ses messages, je pense que Ghost est dans le bon état d'esprit. Mais ça fait pas de mal de rappeler les règles de base.

Message mer. 1 mai 2019 16:13

Le problème d'en parler n'est pas de passer pour un bouffon, ça n'est même pas un sujet. C'est simplement que lorsqu'il s'agit d'être un peu plus rude, un peu moins fleur bleue, en couple, je n'ai jamais vu une nana demander la permission d'être plus sauvage, pour pousser contre un mur, mordre ou étrangler, donner des gifles, griffer jusqu'au sang, ou attraper une tête entre ses cuisses pour ne la libérer qu'après avoir joui (entre autres).
Elles sont toutes dans la communication, oui, mais le rythme, le regard, les "portes de sorties" intelligemment laissées ouvertes et pointées du doigt subtilement, valent mieux pour la surprise et les sensations, que des discussions qui déflorent le secret, l'envie, le fantasme, même si elles sont légères.
Il y a toujours un côté attendu qui gâche les choses. Du genre "ah, c'est le moment".
La confiance, elle est marquée bien avant ça, si je sais qu'elles peuvent avoir des doutes, évidemment, je ne me lance même pas à faire du sexe avec elles, même doux.
Le fait de faire les choses très lentement, au niveau des transitions, aussi, permet de laisser tout le temps qu'il faut pour s'exprimer et dire stop. Sachant que chaque mouvement fait monter la sauce dans sa tête parce qu'elle sait très bien où l'on veut en venir.

Et comme dit avant, je ne prône ça que parce que Ghost pour l'instant n'a pas besoin de BDSM façon fetish bourrins et autres pratiques avancées. Juste de bien prendre sa partenaire en la dirigeant un peu (s'il sent que ça passe, avec tous les tampons nécessaires pour que ça soit en sûreté).
je souligne que la clé ici, c'est d'être attentif et observant des envies et limites de l'autre. Tant que ça c'est respecté, y'a effectivement peu de risque de dérapage. Et je pense que c'est l'un des conseils de base à donner à des débutants du BDSM, et c'est valable quelles que soient les approches des uns et des autres.
On est tout à fait sur la même longueur d'ondes. Je me méfie des "recettes" toutes faites. La sécurité, si on ne la laisse qu'à un safeword, on peut très bien oublier d'écouter. D'ailleurs, dans le porno, il est commun que les filles ne puissent les utiliser parce qu'étranglées, facefuckées, la gueule écrasée dans un oreiller ou autre. Pourtant, c'est communément utilisé. Mais ça ne sert à rien si personne ne l'écoute.
Avant de se servir de recettes toutes faites, un débutant doit apprendre à développer ses sensations et son intelligence, et à ne pas brûler les étapes en faisant les choses au ralenti. C'est une bien meilleure leçon que de reprendre les codes du SM hard qui sont ici inadaptés.

Message mer. 1 mai 2019 16:19

Tu parles d'instinct, de feeling et d'écoute finalement.
Je suis assez d'accord avec ce que tu dis, faut savoir ne pas tout verbaliser et savoir leader le truc en restant attentif; mais ça demande de l'expérience (chez les deux partenaires, d'un côté pour savoir l'écouter et doser intelligemment et de l'autre, pour savoir dire stop si nécessaire); je suis juste pas persuadé que tous les débutants en sont capables - sans vouloir sous estimer l'intelligence de Ghost et de sa copine.

D'ailleurs, la communication en amont n'empêche pas une approche plus instinctive pendant : ça revient à écouter sa copine en amont, pour comprendre ce qui pourrait lui convenir, et faire gaffe à ne pas aller trop loin pendant; ça laisse pas mal de place à la prise d'initiative. Faut juste pas passer en mode bulldozer qui défonce tout et qui oublie la meuf derrière.

Message mer. 1 mai 2019 16:22

C'est effectivement tres facile d'apprendre un vocabulaire pseudo-bienveillant pour être accepté socialement tout en s'en foutant éperdument de ce que pense l'autre.

Je te rejoins sur l'écoute et le risque des "solutions toutes faites".
Il y a toujours un côté attendu qui gâche les choses. Du genre "ah, c'est le moment".
On est tres différents sur ce point. Le passage à "c'est le moment" est ce qui fait monter la sauce a 10 000 en moins de deux secondes.

Pratiques différentes, manieres de faire différentes.

Je maintiens que ne pas prévenir c'est quand meme s'exposer a un "mais qu'est ce que tu fous ?" gênant.

Message mer. 1 mai 2019 16:23

Je me suis permis d'intervenir pour pas que votre échange n'escalade trop; c'est un sujet intéressant - les différentes manières de tenir compte des limites de l'autre, en verbalisant ou pas; ça pourrait (devrait ?) faire l'objet d'un échange distinct, pour pas pourrir davantage le topic de Ghost.

L'essentiel ayant été dit, je pense.

Message mer. 1 mai 2019 16:39

Merci.
En matière d'imaginaire, il y a aussi Sade et la philosophie dans le boudoir, ou même Les liaisons dangereuses, pas pour le sexe mais pour la psychologie des interdits, ou aussi les romans d'Ysabelle Lacamp, ou Eyes Wide Shut.

Pour d'autres, étrangement, ça peut aussi être "baise moi" de Despentes (que je trouve plutôt aversif, mais chacune ses stimulations).

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