Conseils Relations & Vie de Couple

Violence conjugale : témoignage d’un homme violent

Les excès de violence, les dérapages incontrôlés : non, ça n'arrive pas qu'aux autres. Et ça fait peur.

Aurélien est un mec en apparence normal, 28 ans, des études d’ingénieur, un boulot sympa… oui mais voilà : pris par des accès de violence qu’il n’a pas su maîtriser, il en est venu à battre sa copine.

Dans ce témoignage, fort et sincère sur la violence conjugale et ses racines, il explique comment les choses sont arrivées, et comment il s’est retrouvé à ne plus se maîtriser.

Salut, je m’appelle Aurélien, j’ai 28 ans et je suis un mec violent.

Pas dans le sens où je finis mes soirées à me battre avec des inconnus. Non, dans le sens où, à plusieurs reprises, j’ai bousculé et frappé ma copine.

Je suis pourtant un mec tout ce qu’il y a de plus normal – enfin, je crois. J’écris ce témoignage sur Frenchtouchseduction.com non pas pour que l’on me trouve des circonstances atténuantes, ou pour m’attirer la pitié et la compréhension des lecteurs : je ne les mérite pas. Ce que j’ai fait est abject, inacceptable et impardonnable, et rien de ce que je pourrai faire dans ma vie ne pourra effacer le dégoût que j’éprouve pour moi et ce que j’ai fait dans ces moments-là.

Non, j’écris cet article car je crois que n’importe qui peut se retrouver un jour à ma place. J’ai toujours cru être incapable de violence, c’était inconcevable, et pourtant, je me suis retrouvé de l’autre côté de la barrière, dans la peau du conjoint violent. J’écris donc ceci en espérant qu’il vous fasse réfléchir, que vous soyez un homme ou une femme, voire, qu’il provoque une prise de conscience chez ceux et celles qui pourraient être directement concernés par la violence domestique et conjugale.

Je n’avais pourtant jamais été un mec violent. Durant toute mon enfance et ma jeunesse, j’étais plutôt du genre calme, posé, un peu effacé, pas le plus turbulent ni le plus audacieux. Évidemment, j’avais mon petit caractère : mais lorsqu’on me cherchait, je finissais davantage par me vexer et aller bouder dans mon coin, plutôt que me rebeller et m’énerver. Je ne me suis d’ailleurs jamais battu.

J’ai grandi dans une famille équilibrée, entouré d’amour et qui m’a transmis des valeurs morales fortes. Un père certes un peu colérique, avec une certaine tendance à s’emporter et à proférer jurons et menaces (lorsqu’il bricolait seul notamment !), mais jamais je ne l’ai vu faire preuve de violence envers qui que ce soit. J’ai fait des études longues et plutôt prestigieuses ou en tout cas, considérées comme telles (une grande école d’ingé), et cela m’a permis d’accéder à un boulot intéressant, gratifiant et plutôt bien payé. J’ai rencontré ma copine au cours d’une soirée, nous avions des amis communs ; le courant est tout de suite bien passé entre nous. Nous avions le même sens de l’humour, les mêmes goûts, des valeurs communes, et une même vision de l’existence. Nous sommes restés 3 ans ensemble, et tout se passait très bien.

Puis, petit à petit, sans que je ne m’en rende vraiment compte, mon tempérament a changé. La pression au boulot, une quantité toujours plus grande de travail à gérer, le sentiment de ne jamais pouvoir me poser, de ne jamais avoir de temps… de manière latente, une certaine frustration a grandi en moi. Le sentiment que ma vie m’échappait, que je n’avais que peu de contrôle sur mon quotidien. Petit à petit, je me suis installé dans le rôle du mec toujours en colère après quelque chose, colérique, ne supportant pas les imprévus, les contrariétés. Que les choses ne se passent pas comme prévu, comme je l’avais envisagé, et ça me mettait dans un état de nerfs complètement ridicule. La plupart du temps, je prenais sur moi, rongeais mon frein et pestais en silence ; mais en de rares occasions, j’explosais de colère, j’envoyais tout balader, avant de me sentir con lorsque 20 minutes plus tard la colère était passée.

Ma copine m’agaçait. Nous vivions ensemble, elle était là au quotidien, et ses petites manies, ses mauvaises habitudes m’agaçaient. Ou plutôt, le fait de devoir lui faire remarquer sans arrêt. Des conneries ! Les couverts mal mis dans le lave-vaisselle, qui du coup les lave mal, ce qui oblige à les relaver : perte de temps, perte d’énergie ! La carafe d’eau rangée au mauvais endroit : trop de soleil, l’eau tourne plus vite. De vraies conneries. Sans doute mon tempérament d’ingénieur, me poussant à tout maîtriser, à tout optimiser, à chasser les inefficiences. Des conneries.

Et surtout, la manie de ma copine de toujours discuter et de me pousser à toujours devoir justifier ce que je disais, les décisions que je prenais. Cela m’épuisait. Et je pense que j’y voyais une forme de contestation de mon (autorité ?) bon sens. Ces contestations, je les ressentais comme autant de piques et de harcèlement. Cela m’épuisait, véritablement. Alors de plus en plus, cela m’énervait.

Jusqu’au jour où je suis sorti de mes gonds. J’étais crevé ce jour-là, énervé après une journée de boulot vexante et difficile, et pour une broutille, je me suis emporté. Elle m’a tenu tête, et alors que j’avais besoin de silence et de calme pour … me calmer, elle continuait de me tenir tête et de revenir à la charge. Poussé à bout, je l’ai empoigné par les épaules, l’ai secoué en lui hurlant de se taire. Elle s’est mise à crier, effrayée, et je l’ai giflée pour qu’elle se taise, car ses cris étaient insupportables. J’ai immédiatement regretté mon geste. Quelque chose s’est brisé en elle, je l’ai vu dans ses yeux, dans sa façon de me regarder. Elle m’aimait, je le sais, et à présent, je ne voyais plus dans ses yeux que de l’effroi. Le même effroi que j’éprouvais en moi. J’avais basculé dans quelque chose de très moche et d’inacceptable.

Je m’en suis voulu immédiatement. J’ai tout fait pour me rattraper, car je m’en voulais réellement, et l’aimant réellement, je voulais réparer les choses. Elle m’a pardonné. Ou plutôt, disons qu’elle a accepté de passer l’éponge sur cet écart. Je ne pense pas qu’elle m’ait réellement pardonné : quelque chose s’était cassé. Mais on continuait malgré tout.

L’incident s’est répété à nouveau, plusieurs fois, non pas régulièrement, pas de temps en temps, de manière totalement imprévisible, mais de manière explosive, et avec une violence toujours croissante. La dernière fois, emporté par ma fureur, dans un état quasi second, je me suis retrouvé avec ma main autour de sa gorge en train de lui hurler de se taire. Je me voyais en train de la larder de coups de couteaux, non pas pour la blesser, mais de la même manière qu’on taperait dans un sac de sable pour extérioriser un trop plein d’énergie ou de colère. Ce n’est qu’une fraction de seconde plus tard que je me suis rendu compte avoir, à nouveau, franchi une limite infranchissable.

Je l’ai quittée le soir-même. J’ai quitté l’appartement et pris une chambre d’hôtel, en lui disant de prendre ses affaires et de partir. Non pas que je la chassais : je l’aimais réellement, elle était la femme de ma vie, avec laquelle j’avais tenté de construire ma vie d’homme. Non, je me chassais moi, et il me paraissait urgent de la libérer et de la laisser s’enfuir le plus loin possible du monstre que j’étais devenu, ou que j’étais en train de devenir.

Le lendemain, j’ai fait appel à un psychologue, qui m’a pris en charge, et qui au bout de plusieurs séances, m’a permis de comprendre des choses sur moi-même, et les mécanismes de cette violence que je ne soupçonnais pas en moi, et qui pourtant en venait à me posséder parfois. Ma part d’ombre, le monstre caché en moi, comme je l’appelais. Mon « Dark Passenger », dirait Dexter.

On évoque souvent la jalousie comme cause de la violence conjugale. Pas dans mon cas, loin de là. Pour faire simple, et parce que les choses sont infiniment plus complexes et qu’il ne s’agit pas de faire de raccourcis faciles, je pense que ma colère était la réponse à la frustration que j’éprouvais envers ma vie et tout ce que je ne parvenais pas à maîtriser et accomplir. Et qu’elle était le réceptacle, le destinataire de cette colère qui cherchait à s’évacuer, comme lorsqu’on ouvre une soupape de sécurité pour laisser échapper un trop plein de vapeur qui menace de faire sauter le circuit. Est-ce utile de le préciser ? Elle n’a rien fait pour mériter ça, elle n’a rien fait de mal. Tout vient de moi.

De nombreux hommes et femmes sont soumis au stress, à la frustration et à la vexation, mais ne sont pas violents pour autant ; et j’aurais pu comme eux trouver d’autres exutoires que la violence, seulement voilà, mon désarroi interne s’est traduit par de la violence dirigée envers celle que j’aimais. Mon tempérament autoritaire et inflexible m’ont empêché de profiter de garde-fous qu’auraient pu être une plus grande écoute et une plus grande tolérance aux imprévus, qui auraient empêchés ça.

Et donc voilà. Ce qui me paraissait inconcevable me concernait tout à coup. Je parle au passé, mais ne pense pas être guéri. Je sais désormais qu’un monstre sommeille en moi, et qu’il me faudra être vigilant toute ma vie. Comme l’alcoolique qui peut rechuter à tout instant.

Je ne me pardonnerai jamais ces gestes que j’ai eu envers ma copine, je ne me pardonnerai jamais la peur que j’ai vu dans ses yeux, je ne me pardonnerai jamais de n’avoir pas su me montrer maître de moi à ces moments-là. Ce fardeau, cette culpabilité est lourde à porter, mais je l’accepte.

J’ai à nouveau une copine, depuis 1 an. Il m’a fallu du temps avant de m’autoriser à faire de nouvelles rencontres. Ma nouvelle copine est au courant de ce que j’ai fait, et a compris que je travaillais sur moi et luttais intensément pour empêcher cette violence de resurgir, en essayant de la canaliser autrement, notamment. Mais je reste sur mes gardes. Et elle et moi sommes d’accord sur le fait qu’au moindre écart de ma part, elle devra s’en aller sans se retourner. C’est une sécurité pour chacun de nous deux.

Les conseils que je peux donner – si tant est que je puisse en donner – à ceux et celles qui me lisent, et qui peuvent se sentir concernés d’une manière ou d’une autre, c’est de trouver un moyen d’extérioriser leur désarroi interne avant que cela ne se fasse tout seul, sous forme de fureur et de violence. Footing, sport de combat ou d’endurance, activités créatives, groupes de parole, pratique d’activité zen, yoga, sophrologie, à vous de trouver ce qui vous calme et vous apaise, il n’y a pas de recette magique. Mais ne laissez pas votre stress vous ronger l’âme et faire de vous un monstre. Si vous laissez faire, que ce soit sous forme de violence ou d’autres maux de l’âme et de l’esprit, le stress finira par vous abîmer et vous entraîner dans des endroits où vous ne voulez pas aller.

Un mot pour les femmes, dont le partenaire se montre violent : s’il se montre violent avec vous, que votre intégrité physique ou psychologique est menacée, ça peut ne pas être sa faute, et vous pouvez chérir l’image et les souvenirs que vous avez de lui et de votre couple, mais vous devez malgré tout vous mettre à l’abri en vous éloignant de lui, jusqu’à ce qu’il parvienne à maîtriser cette violence qui bouillonne en lui. Encore plus s’il ne cherche pas à la maîtriser. Trop de femmes sont tuées ou blessées chaque année par leur conjoint, car ni l’un ni l’autre ne prennent les décisions qui s’imposent. Le conseil est d’ailleurs valable pour les hommes victimes de violence féminine : plus rare, souvent plus insidieuse, qu’elle soit physique ou psychologique, ne restez pas avec quelqu’un qui vous maltraite. À eux de se faire aider, et vous ne pouvez pas le faire vous-même.

Voilà, fin de mon témoignage. Je ne m’attends pas à ce qu’on m’applaudisse. Je remercie FrenchtouchSeduction et son admin FK d’avoir accepté de publier ce témoignage. Je sais que certains et certaines n’éprouveront que de l’animosité envers moi, et je ne peux pas les en blâmer. J’espère que ce témoignage fera réfléchir les autres, et les interpellera sur le fait que même si l’on croit tous être hors de danger, on peut tous être concernés à un moment ou un autre de nos vie, et que ces situations de crise n’arrivent jamais d’un coup sans signes précurseurs.

—–

Merci à Aurélien pour ce témoignage. Il ne s’agit évidemment pas de relativiser la gravité de ses actes, ni de lui trouver des excuses; mais il est particulièrement intéressant de donner la parole à l’homme violent qui essaie d’analyser et d’expliquer comment est arrivée cette violence – chose rarement faite me semble-t-il, étant donné qu’un certain tabou social veut qu’on considère qu’un homme violent « est un connard et c’est tout ». Sans doute, et encore une fois, il ne s’agit pas de minimiser la gravité de leurs actes, ni de leur trouver des excuses, mais ceux d’entre eux qui sont capable de recul sur leurs actes ont certainement des choses intéressantes à dire, et susceptibles d’éclairer la situation… et ainsi d’aider d’autres personnes qui pourraient être concernées.

La discussion sur ce témoignage, son bien fondé ou non, et la violence conjugale se poursuit sur le forum, n’hésitez pas à y jeter un oeil, et à la rejoindre si vous avez des choses à dire.

Et à nouveau, si vous aussi souhaitez publier un témoignage sur FTS, quel qu’en soit le sujet, contactez-moi ici.

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Commentaires / Discussion

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  • Thibaud

    Témoignage fort et émouvant. Je te souhaite d’en sortir sincèrement. C’est vrai qu’un psy peu beaucoup aider dans ces cas là, mais seulement si on a la volonté de s’en sortir!

  • yummymatt

    Je trouve ce témoignage incroyable et,à mes yeux,c’est du courage et de la lucidité que d’avoir prit conscience du problème et de se faire aider.Les actes sont durs et impardonnables mais tu fais tout ce qu’il faut pour t’en sortir,et c’est précisément ce que je salue ce soir.

  • Living

    « meme si l’on croit tous être hors de danger » instructif, un témoignant fort et intéressant. Le message est bien passé, c’est assez troublant cette facilité à se retrouver dans « l’avant ».

    Je te souhaite de trouver le bonheur, et de réussir à canaliser cette colère.

  • leo037

    Tu peux pas changer le passé, mais t’es au moins sur de bons rails pour la suite. Bon courage.

  • Cris

    Salut,

    Tu es une personne intelligente et tu as fait un remarquable travail sur toi. Je ne ressens aucune animosité pour une personne qui reconnaît ses erreurs et a décidé de changer, de s’améliorer. Bravo pour cette preuve de courage. Et merci à l’admin du site pour avoir publié ce témoignage.

    Bien à toi,

  • Sebastien

    Bonjour et merci Aurélien pour ce témoignage.

    A tout ceux qui veulent éviter que ça arrive chez eux, je vous recommande chaudement de regarder le DVD « les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus » de John Gray.
    Il explique les différences de communication qu’il peut y avoir entre les hommes et les femmes.
    Notamment, il explique sur le DVD qu’en période de stress ou de conflit, les hommes ont besoin de se poser, s’isoler pour faire le point et trouver des solutions (Aurélien l’a très bien dit dans son article quand il a écrit : « Elle m’a tenu tête, et alors que j’avais besoin de silence et de calme pour … me calmer, elle continuait de me tenir tête et de revenir à la charge ») alors que les femmes ont besoin d’en parler pour trouver une solution à plusieurs. (Aurélien l’a aussi écrit sur le comportement de sa copine au début et son insistance à vouloir parler)
    Je ne veux pas faire de pub, mais je vous invite à étudier ce DVD, d’abord seul, puis, une fois en LTR, faites vous une soirée à 2 pour visionner ça avec votre copine. N’hésitez pas à faire de nombreuses poses et à parler de ça entre vous.

    Bravo Aurélien pour ton courage à témoigner de ça. Et bon courage pour la suite.
    Bravo aussi à FTS de l’avoir publié.

  • Sylvain

    Cet article n’est pas complet, et il prouve sans doute la jeunesse et le manque d’expérience et de son auteur.

    Je signale que j’ai une cinquantaine d’années, et je peux vous assurer qu’il y a des femmes qui font sortir leurs conjoints de leur gonds, et ceci à tout âge. Je ne justifie nullement aucune forme de violence, mais je vais tout simplement signaler qu’un homme complètement équilibré perdre le contrôle quand il se trouve dans cette situation.

    Je viens de quitter une jeune femme qui ne cessait de faire des reproches en permanence, et même me réveiller pendant la nuit pour continuer ses coups de geuele injutifiés et interminables.

    Tous les psys savent que beaucoup de cas des violence conjugal sont provoqués par des situations comme ça, et même Alain Soral, dans Misère du désir, sans justifier le geste de Bernard Cantat, explique comment Marie Trintignant l’a poussé au bout pour exacerber sa violence.

    J’aurais préféré que l’auteur explique comment désamorcer cet engrenage de la violence provoquée par le conjoint, plutôt que de donner des exemples puérils.

  • Sylvain

    Autant je salue avec enthousiasme les articles parus dans cette section, autant cet article me semble ado, féministe (il n’y que les hommes qui sont violents) et banal.

  • FK

    Salut Sylvain;
    sans doute l’auteur du témoignage n’a-t-il pas encore trouvé les réponses aux questions que tu aurais voulu voir abordées dans cet article… ça reste un témoignage, sur son cas à lui, et non pas une analyse approfondie et documentée du sujet. Par contre si un psy passe par là et qu’il pense pouvoir apporter des éclairages supplémentaires au sujet, qu’il n’hésite surtout pas.

    « Tous les psys savent que dans beaucoup de cas » : bof, cette affirmation un peu facile donne un peu trop le rôle de coupable aux femmes. Qu’elles aient un rôle déclencheur ou non, et une part de responsabilité ou non (vaste débat en soi), ne justifie dans tous les cas pas la violence conjugale. Après, sans doute y’a-t-il des femmes insupportables, qui consciemment ou non cherchent à énerver / faire réagir leur conjoint. Mais si elles sont insupportables, il me semble plus intelligent de se barrer que de leur taper dessus – et leur caractère et sales manies n’excuse en rien le fait de leur taper dessus.

    En tout cas, « Ado et banal », je ne suis pas d’accord : je ne connais pas beaucoup d’ados capables d’autant de recul sur des erreurs qu’ils ont eux-même commises. Je trouve justement sa relecture des faits plutôt adulte et lucide, même s’il n’est sans doute pas au bout de son travail de réflexion et d’analyse.

  • Sylvain

    Salut FK.

    Merci de m’avoir répondu. Le sujet de la violence conjugal est plus complexe qu’il en a l’air, parce qu’il s’agit de deux personnes qui doivent partager leur quotidien, et il ne s’agit pas simplement de dire « contrôlez vous et si vous ne pouvez pas allez vous faire soigner ». C’est ce message que rend cet article simpliste et qui cautionne un cliché souvent exploité par les féministes.

    La violence conjugale s’agit en général d’un processus de escalade où il y a un initiateur et un processus qui aboutit à un passage à l’acte. Le cas d’Aurelien est particulier parce qu’il est à la fois l’initiateur et l’exécuteur de l’acte, alors qu sa victime reste complétement passive. Ce type de cas n’est pas fréquent.

    J’aurais préféré que l’article s’adresse à ceux qui sont tentés par un passage à l’acte, d’apprendre à désamorcer les « gestes initiateurs ». Dans le cas de ma copine c’était ces reproches interminables devenus des véritables harcèlements. Beaucoup d’hommes subissent ça. J’en ai deux cas dans mon entourage, il s’agit des hommes doux et gentils qui vivent avec des femmes autoritaires.

    Sans parler du fait qu’il y a beaucoup de femmes violentes, ça on ne parle jamais. Lisez « Fausse route » d’Elizabeth Badinter, une féministe lucide qui parle, entre autres, de la violence au féminin, mais aussi ce des femmes qui initient l’engrenage de violence conjugale. On apprend beaucoup de choses que les féministes radicales cherchent à cacher.

  • Sylvain> Il ne s’agit pas d’un article mais d’un témoignage. Il ne donne donc que le point de vue de celui qui témoigne. Je suis convaincu que si d’autres personnes présentant des points de vue intéressants et différents contactaient FK, il se ferait une joie de les publier également.

    Aurélien (du témoignage)> les gens changent, et on a je crois tous droit à l’oubli. Je te souhaite de parvenir à mettre cette partie de ta vie derrière toi, et j’espère que la publication du témoignage contribuera à t’aider à faire la paix avec toi même.

  • 4lh

    Bonjour,

    Habituellement, j’apprécie la plupart des articles qui sont publiés sur ce site, mais pas celui-là. Je trouve qu’il inculque une vision malsaine des rapports entre hommes et femmes, en présentant les premiers comme coupables et les secondes comme victimes. Or, dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça : les torts sont majoritairement partagés ; et les femmes ont des armes qui ne sont pas moins redoutables que celles des hommes, bien qu’elles soient plus discrètes.

    Les questions que je me pose en lisant ce témoignage sont les suivantes : pourquoi a-t-il réagi ainsi, et pourquoi est-il le seul à devoir s’excuser ? Certes, répondre par la violence est une mauvaise chose, mais il est possible qu’il ait longtemps accumulé de la frustration à l’égard d’une femme qui lui tenait tête, le dévirilisait et l’épuisait. Réagir violemment dans une situation comme celle-là revient, selon moi, à exprimer son impuissance, son incapacité à trouver une manière appropriée de réagir. À force de remplir un vase, il finit inévitablement par déborder.

    Alors, je pense qu’il faudrait arrêter de culpabiliser les hommes, ou d’encourager les uns à se défendre contre les autres. Au lieu de cela, pourquoi ne pas les aider à comprendre pourquoi ils en arrivent là, leur apprendre à identifier les armes féminines (chantage affectif, harcèlement), les limites à fixer et les réactions appropriées, sans recourir à la colère ou la violence, dans le but d’entretenir une saine relation de couple. En tout cas, ça m’intéresserait beaucoup plus que de lire un homme s’excuser en nous rabâchant que son comportement est impardonnable :)

    My two cents.

  • FK

    Salut ! Tu m’en vois navré mais je me vois obligé de souligner le fait que ton avis n’engage que toi. Il y a certainement une large part de bon sens dans ce que tu dis, mais dans le cas qui concerne Aurélien et sa copine, qu’est-ce qui te permet d’affirmer qu’elle est en cause, en quoi que ce soit, directement ou indirectement ? Rien du tout – à moins que tu sois Aurélien lui-même, ou sa copine.

    Après, cette publication n’est qu’un TEMOIGNAGE, et non un plaidoyer affirmant que les hommes violents sont seuls en cause. Le but de ce témoignage n’est pas de les accuser et de leur attribuer 100% des torts – le sujet n’est même pas évoqué ici. Le but de ce témoignage est JUSTE de livrer le point de vue, rare, de l’homme violent conscient de ses actes, et suffisamment lucide pour essayer de les comprendre.

  • olivier

    Certains commentaires m’atterrent…
    Désolé, mais rien ne justifie de frapper sa (son) partenaire.
    Ce sont les mêmes croyances qui amènent à dire : « oui je l’ai violée, mais elle m’a allumé »
    Etre un Homme (avec un H majuscule) c’est savoir se contrôler ou, si l’on n’y arrive pas, être capable de comprendre que l’on a dépassé des limites et se remettre en cause. Ce qu’a fait Aurélien.

    Et ceux qui ne le comprennent ont beaucoup de travail sur eux-mêmes à faire.
    Et, sylvain, ceci vient de la part de quelqu’un de 38 ans, donc pas d’un ado..

  • Hrvat

    Pour certains ça sera la pression d’être CSP +, pour d’autres la pression d’être employé, pour d’autres ça sera la jalousie, pour d’autres le repas trop froid, mais pour tous, la seule chose qui peut les calmer, c’est la réponse judiciaire.

    Aurélien, si vraiment ta démarche de rédemption est sincère, ce n’est pas devant un psy qu’il faut te confesser, c’est devant un juge. Si tu n’es pas puni par une instance officielle pour ce que tu as fait, rien ne t’empêchera de recommencer.

    Il faut que tu sois déclaré coupable, et que ton ex soit déclarée victime. C’est le préalable avant toute remise en question. Une confession anonyme sur internet, des séances de psy bienveillantes, ça ne te servira à rien tant que tu n’auras pas fait ce premier pas.

    Le reste c’est de la connerie de psy new age, et désolé de te le dire, mais je doute que ta confession même soit sincère, inconsciemment, tu cherches sans doute une validation de ce que tu as fait.

  • Malsain

    Je n’ai toujours ressenti que mépris pour les hommes violents, mais aussi pour les femmes battues à répétition qui n’agissaient pas.
    C’est une vision un peu simpliste des choses comme le confirme ce témoignage.
    Il est important pour moi de lire que l’auteur de l’article ne s’était jamais battu avant et n’était ni alcoolique, ni dans une situation de précarité.
    C’est une preuve que tout le monde peut être atteint par ce fléau.
    Merci donc, de mettre en garde chacun d’entre nous, même si je ne vous félicite pas pour ce que vous avez fait.

  • dragonne

    Bonsoir,

    Je viens de lire avec beaucoup d’intéret le témoignage, et les commentaires qui y sont associés… Si je souhaite de tout coeur qu’Aurélien ne replonge jamais dans ce cercle de violence, il faut reconnaître qu’en principe, peu de ceux qui ont des pulsions du genre n’arrivent jamais à totalement les canaliser…
    Cependant il est bon de voir qu’il y a une volonté de s’en sortir, de protéger sa nouvelle compagne, et de tirer une sonnette d’alarme…. Merci pour ce geste qui n’a pas dû être évident à effectuer….
    Pour ce qui est des témoignages, Malsain, tu dis que tu méprises la victime, mais… que sais tu d’elle ??? Le mépris contre le violent est une chose qu’on peut comprendre, mais que sais tu de la victime ??? Sais tu si elle a un endroit où aller, sais tu si légalement elle peut partir ??? J’ai fait partie de ces victimes dont tu parles, et travaillant à domicile pour des employeurs particuliers, je ne pouvais me permettre de partir…. Déjà il fallait effectuer mon mois de préavis au niveau emploi, et mon ex conjoint étant ami avec eux, l’aurait su dans la foulée, et m’aurait certainement tuée avant la fin de ce mois fatidique…. puis partir = démissionner… donc pas de ressources… donc pas de logement…. avec des enfants à charge, comment faire ??? j’ai cherché pendant 2 longues années comment m’en sortir, et personne dans mon entourage n’avait plus de solutions que moi…. Finalement j’ai fait une grosse dépression qui m’a sauvée car mon travail dépendant d’un agrément, on ne pouvait plus me laisser travailler, et j’ai été suspendue du jour au lendemain… ce qui m’a valu une ouverture de droits aux assedics, et donc un logement social possible…. si je n’avais pas été suspendue, j’y serais peut etre encore, ou morte…. aujourd’hui j’ai retrouvé mon travail, après maintes efforts… et j’essaie un tant soi peu de protéger notre enfant commun contre cette violence que je sais être totalement incontrôlable et incontrôlée…. sans aucune volonté réelle pour s’en sortir lui meme, malgré un jugement pénal le nommant coupable, et moi victime….
    De la meme façon on ne peut juger d’un psy… la plupart des auteurs de violences y vont après jugement coupable, afin de ne pas purger de peine, ça a été le cas de mon ex…. dans ce cas effectivement, le psy ne sert à rien, puisqu’il n’y a aucune prise de conscience, ni aucune envie d’en avoir une…. et dans ce meme cas, la seule chose que le jugement lui apprend, c’est la prochaine fois, de faire plus attention aux traces qu’il va être susceptible de laisser….
    Pour ce qui est de la victime qui « cherche », je ne pense pas qu’on puisse affirmer que c’est la majorité des cas…. Effectivement il y a des victimes qui cherchent et chatouillent mais ce ne sont pas celles qui restent…. elles, elles portent plainte directement car elles ont eu exactement ce qu’elles voulaient…. des dommages et intérets… mais ne sont en aucun cas des masochistes qui apprécient les coups…. Croyez moi que je me serais bien passée de me faire passer à tabac et d’en avoir aujourd’hui des séquelles irréversibles dues entre autre à un écrasement du cervelet ou à des fissures des vertèbres cervicales….

    A ce jour malgré tout, le geste d’Aurélien me touche fortement car on sent la prise de conscience réelle…. je lui souhaite d’en sortir et de se faire une nouvelle vie des plus épanouies….

    Merci de m’avoir lue, car si aujourd’hui je n’arrive toujours pas à contrôler mes émotions lorsque quelqu’un agit de façon brusque devant moi, je travaille dessus de façon à pouvoir me reconstruire une vie des plus harmonieuses…. avec l’aide de mon ami, qui a été et reste mon confident depuis longtemps, et qui a une patience d’ange quant à mes réactions parfois dues au passé…. meme si je ne doute pas qu’il puisse en souffrir….

    Bonne soirée

    Dragonne

  • Snorkette

    Trop de gens à mon sens ont lu le titre de cet article « témoignage sur la violence masculine ». Peut-être aurait-il fallu titrer « témoignage d’une personne violente », mais je vous l’accorde, ça fait bizarre.

    Parce que du coup on a droit à tout le bullshit immaginable sur la supposée violence instictive des hommes et sur la tendance atavique des femmes au harcèlement, que chacun doit contrôler. Chaque personne est différente, et ce qui se passe dans sa tête, les actes qu’elle accomplit, ne dépendent pas de ce dont la nature l’a pourvue au niveau de l’entrejambe. Donc stop les vieux clichés genrés à la ‘les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » (n’est-ce pas Sebastien).

    Après on en arrive à des locutions franchement sordides, genre « armes féminines » ou « gestes initiateurs ». Sylvain et Ailether, je ne vous remercie pas. Chacun a son libre arbitre, et est responsable individuellement de ses réactions. Qu’il existe des connasses qui mettent la misère à leur mari ou leur copain, je ne le nie pas. L’inverse est aussi vrai d’ailleurs. Après, rien ne jusitifie la violence physique, et ça Aurélien l’a parfaitement compris. PERSONNE N’EST RESPONSABLE DU FAIT QU’IL SE SOIT FAIT FRAPPE, ok ?

    Ca vaut pour les hommes, comme pour les femmes, qui elles aussi parfois, donnent des coups. Mais les chiffres étant ce qu’ils sont actuellement, comme l’a bien relevé l’auteur de l’article ce sont quand même essentiellement les femmes qui font les frais de la violence conjugale en terme de séquelles physiques. Parfois même, elles le payent de leur vie. Le témoignage de Dragonne est vraiment éloquent à ce sujet.

    Que des gens comme Sylvain renvoie les femmes battues à leur propre responsabilité est dégueulasse et dangereux. Ce n’est pas comme ça qu’on arrivera à mettre fin culturellement au mythe de la violence masculine / de la perfidie féminine. Heureusement, il y a des commentateurs comme olivier, qui permettent de garder un peu de foi en l’humanité :)

  • FK

    Je sais pas. Je pense évidemment que tout ceux qui sont victimes de violence conjugale sont des VICTIMES. Mais dire qu’il est impossible qu’ils soient, au moins en partie, responsables, je suis beaucoup plus nuancé.

    J’ai rencontré des tas de gens psychologiquement instables, et qui vivaient dans la confrontation permanente, dans des modes de fonctionnement toxiques, où ils faisaient en sorte de pousser l’autre à la faute pour jouir avec perversité de cette forme d’attention qu’est la violence, et qui permet de se victimiser.

    Attention, je ne dis pas que c’est le cas de toutes les victimes évidemment. Je parle volontairement d’une minorité, pour expliquer pourquoi je ne crois pas à l’idée que « les victimes sont forcément irresponsables ». Dans un certain nombre de cas, certains (et certaines) provoquent ces situations, inconsciemment ou non. Il n’en demeure pas moins qu’ils restent victimes : victimes de la réponse violente de leur partenaire, et victimes de leur propre mode de fonctionnement défaillant. Les gens comme ça, il faut donc les mettre à l’abri et les accompagner sur le plan thérapeutique.

    Dans tous les cas, et tu as raison de le préciser, le mythe de la violence masculine / de la perfidie féminine est à combattre : les choses sont infiniment plus complexes que ça; la violence conjugale n’est pas l’apanage des hommes, et les comportements de harcèlement qui engendrent la violence ne sont pas non plus l’apanage des femmes.

  • Meliemarie

    Bonjour,

    je salue ce témoignage (perçu par certains, visiblement, comme un article de fond).

    En fait, j’approuve totalement Snorkette (quand je vois ce qui a pu être écrit…), mais je pense qu’il est nécessaire de faire une distinction (subtile, certes, et peut-être pourrait-on la discuter) entre:

    – responsable: avoir la responsabilité de ses actes, son attitude, c’est à dire finalement, agir (ou ne pas agir)
    – coupable: avoir agi avec l’intention de.

    Ainsi, une victime peut être responsable pour x raisons, infimes ou non, d’une situation qui l’a rendu victime, mais pas coupable (à l’inverse, si l’on est coupable, est aussi responsable). Et elle peut ne pas être responsable DU TOUT. Mais je pense qu’il faut effectivement temporiser, être victime n’implique pas de n’avoir aucune « responsabilité ».

    Je pense que l’on pourrait expliquer mieux cela que moi (et c’est mon opinion), mais cette distinction est régulièrement faite, que cela soit dans le milieu judiciaire que dans le milieu psy, alors que dans le langage courant, il est vrai, on tend à les rendre synonymes. Pourtant, s’il existe bien deux mots, c’est que derrière les concepts diffèrent.

  • Snorkette

    FK tu as raison, j’ai essayé de faire ressortir qu’une victime de violence conjugale physique pouvait aussi largement y être pour quelque chose dans le rapport de confrontation du couple, mais emportée par mon élan, j’ai surtout critiqué la position de l’auteur de la violence. Certes, ça manquait de nuance :) (d’autant que je n’oublie pas que la violence psychologique peut marquer autant que des coups).

    Et Meliemarie, merci pour la distinction, effectivement elle s’imposait.

  • 5melancholia6

    témoignage émouvant d’un homme qui a commis des actes horribles mais qui essaie de se racheter, c’est quand même rare de voir ça! En espérant que tu t’en sortes le mieux possible pour la suite!

  • suiret

    bonjour ,
    ce témoignage est formidable . Je suis un « ex-homme battu » et je me dis souvent que ce qui manque le plus , ce ne sont pas les témoignages des victimes mais ceux des agresseurs car ils permettront de trouver des solutions (des soins spécifiques par ex ) Ma femme par exemple nie tout et s ‘ enfonce dans le déni .

  • zior

    j’ai 27 ans en couple (7ans)2 enfants et généralement on se prend la tete pour rien, ma femme remet toujours en cause ce que je dis (si je dis a mon fils qui a fait une bétise ma femme va dire j’ai tort, ou bien range ci range sa, fait si fait sa, tu me soules …Etc bref elle et agacante et me fait sortir de moi) parfois je me controle parfois je n’y arrive pas je la bouscule sans jamais la frappé  je n’en suis pas fier et sa me rend triste car je ne veux pas etre méchant mais elle insiste o lieu de me laissé guelé tout seul elle en rajoute sans cesse. je fais tout pour y arriver elle bosse pas moi oui je gagne plutot bien ma vie, elle n’est pas proche de moi aucun calin (pas demonstrative), et pire depuis que nous avons des enfants (magnifique) je pense de plus en plus a la quitté mais ayant eu une enfance dificile je ne veux pas que mes enfants vive ce que j’ai vécu. Mais il faut reconnaitre que les femmes sont barbante en tous cas si jamais j’irais trop loin je part et je me remet plus jamais avec une femme de ma vie (ps ; je m’enerve pareil avec n’importe qui un manque de respect et bam je colle au mur)

  • A_Men

    bonjour à toutes et tous,
    Témoignage intéressant et au combien banal au final… malheureusement.
    Désolé de remonter aussi loin mais d’après les connaissances acquises sur l’être humain, c’est toujours le même refrain.
    Depuis notre apparition sur terre, on se « fout sur gueule » et on aime ça.
    De plus, c’est tout à fait normal car de ce que je sais et vois, les steaks-frites ne poussent pas à même le sol.
    Donc pour simplement vivre, il faut commencer par tuer, et l’homme s’en est toujours chargé.
    Depuis, je pense que nous avons gardé au plus profond de nous ce besoin de traque, de combat et de mise à mort si besoin (qui plus est, avec fierté parfois).
    Aussi, je pense que pour un homme bien sous tous rapports (comme Aurélien), qui gavé à longueur de journée par les « conneries » de sa copine (ce sont ses mots) s’est tout simplement fait rattrapé par son instinct de mâle qui retrouve un terrain de jeu propice à un petit combat de boxe… Et il faut croire qu’il en avait besoin depuis longtemps.
    Après voilà, notre culture, notre conscience (formatée) nous dit que c’est mal et nous avons droit à ce genre d’article.
    Pourtant, c’est dès le départ que la-haut ils nous ont créé avec cet état d’esprit.
    Si demain je vois un steak-frite ou une pizza pousser dans mon jardin, je changerai peut-être d’opinion^^.

    A bientôt

  • Marina

    Je suis une fille, je fais partie de celles qui ont dit « jamais on me frappera ». Persuadée que si je réalisais tout par amour, en gros ne pas provoquer, tout donner, je tomberais sur le prince charmant.
    Mais voilà, mon père battait ma mère. Repenti lui aussi.
    Je m’étais dit que je me mettrais jamais avec un mec violent, ce que je ne savais pas c’était ma capacité à accepter sans broncher…
    A 17 ans, je rencontre mon premier amour de longue durée, il me parle mal, j’accepte, il me trompe… j’accepte difficilement. Il est très jaloux, paradoxal. Me dit que je suis grosse, moche, que j’arriverais à rien… je sombre dans le haschish qui me rend dépressive, je rentre dans ma coquille, et accepte. J’en parle à ma soeur, avec qui j’ai toujours eu des rapports conflictuels, elle me croit pas.
    Jusqu’au jour où il me frappe devant elle et des amis communs.
    Je le quitte, brutalement, car il m’a humiliée devant ma famille. Mon père et mon frère me défendent.
    Après ca, j’ai décidé de profiter de la vie et de plus m’ennuyer avec les hommes. Ca durera près de 10 ans.
    A 26 ans, je rencontre l’homme de ma vie, il a un caractère pas facile, mais vu qu’à priori j’ai un caractère pourri, je vais pas faire la difficile…
    Sauf qu’en couple je m’écrase.
    Après un accès de rage de sa part, à cause de son pu**** de boulot, il casse mes affaires, car je l’ai regardé bizarre… après une journée de boulot, on a pas forcément le regard scintillant.
    Ce soir, je passe 2h dans la cuisine pour faire gateau et repas du soir avec amour en m’imaginant son visage à la dégustation.
    Mais le plat est trop chaud, ca lui convient pas, il rumine, claque le frigo, bien entendu c’est trop chaud car je me fous de sa gueule, je dis rien, c’est peine perdue.
    Je prends sur moi, je mange, dégoutée, et là je prend des objets à travers la tête car quand je coupe du pain ca fait du bruit, que la fourchette fait du bruit contre l’assiette.
    Je me mets à chialer, « je l’ai bien cherché, qu’il me dit à cause de tous mes petits bruits chiants ». Et me jette encore des trucs à travers la gueule.
    Mais j’ai pas à me plaindre car son poing a pas rencontré ma figure, c’est ce qu’il me dit régulièrement.
    J’ai peur et suis en mode robot, tétanisée, j’ai déjà essayé de le virer mais il casse tout dans la baraque. Sa famille ne m’aide pas, croyant que je fais des cacas nerveux à 2 balles.
    Alors non messieurs, je ne suis pas une femme qui mérite des coups, j’ai juste peur et je suis coincée…

  • Clo

    Je trouve ton témoignage intéressant. Je découvre que la violence (qui je pensais, venait très régulièrement d’un problème de l’enfance) vient aussi d’une frustration, et d’une addition de petits soucis liés (d’une grande part) aux études. quand tu dis avoir trouvé ce qui a pu te faire arriver là grâce à un psychologue, c’est peut lié à ton enfance mais on voit que c’est déclenché par le stress..
    C’est aussi un témoignage intéressant car il peut mettre en évidence que les études ne sont pas toujours faciles, et qu’elles sont liées à des frustrations, du stress…
    Clo. 18ans

  • gatsu

    « étant donné qu’un certain tabou social veut qu’on considère qu’un homme violent « est un connard et c’est tout ». Sans doute, et encore une fois, il ne s’agit pas de minimiser la gravité de leurs actes, ni de leur trouver des excuses, mais ceux d’entre eux qui sont capable de recul sur leurs actes ont certainement des choses intéressantes à dire, et susceptibles d’éclairer la situation… et ainsi d’aider d’autres personnes qui pourraient être concernées. »

    si il y un tabou social , c’est aussi parce que chacun de ces malades peut l’être différemment , il existe plusieurs profils psychologique, j’ai passé environ 5 ans de ma vie a devoir regarder , entendre , chaque jours , ce que ma soeur endurait grâce a un pervers narcissique , ça a été l’une des pires période de ma vie ou vous ne pouvez rien faire , pour ce profil psychologique , c’est très simple , ces personnes sont IRRÉCUPÉRABLE , toute les couches social , quelque soit les milieux sont touché , un pervers narcissique ,mime l’empathie , il n’a aucun état d’âme , et sa vie est régie par une soif d’absorber (vampiriser) l’âme des autres (conjointes) , ce qui lui permet , en plus d’avoir une main mise total sur sa victime afin de la transformer en une coquille vide (comme il l’est ) , de lui soutirer des biens matériels , jusqu’à ce faire entretenir! , a coté , il brille en société , de part sa mythomanie et sa capacité , encore une fois , a être un expert de la mécanique sociale , c’est le genre de personne , qui peut vous faire douter de votre propre famille , il est un détonateur pour ce qui est de monter la tête a des personnes , et si vous dites , malgré des preuves accablante , qu’il bat les femmes dans son entourage, on vous regarde comme si vous êtes fou , et , « qu’il en est incapable ».

    je ne souhaite a personne de vivre , ce que j’ai vécu en tant que frère , je n’ai aucune pitié ou de pardon a donner , ni de chose intérréssante (et sincère) a entendre d’un P.N , le seul traitement efficace , ça serait de rétablir la peine de mort , je me fout totalement si mes propos peuvent choquer , il faut le vivre pour comprendre.

  • peuimporte

    Bonjour,

    Selon le rapport Henrion de 2001, il semblerait que le risque de violence conjugale
    soit plus élevé chez les Hommes appartenant à une des catégories sociaux
    professionnelles bénéficiant de fonction « de pouvoir » que les autres.
    Souvent ses fonctions dites supérieures (cadres, manageurs, directeurs
    financiers, ingénieurs, magistrats, consultants…) revêtent un caractère
    stressant et sont énormément consommateur de temps. On demande aujourd’hui à
    nos dirigeants d’être parfait et d’agir de manière irréprochable. Le dirigeant
    est donc une sorte de « guide » idéalisé et bien seul face à ses
    responsabilités puisque ne pouvant faire appel à ses subalternes faute de quoi
    il paraitrait incompétent. Or un Homme reste un Homme. Il lui arrive donc de
    commettre des erreurs et de douter.

    Il serait donc intéressant et intelligent de s’interroger… Est ce que ses
    surHommes sont ils fait(es) pour supporter une telle pression?

    En vérité, dans le cas qui nous occupe, je pense que cet homme normalement
    « gentil » au vu de ses actes passés, est lui aussi une victime d’une
    société qui demande de plus en plus de sacrifices à ses cadres. Sacrifices
    largement amplifiés par les nouvelles technologies… Or nous ne sommes pas
    égaux face à cette pression. Certains décompressent en faisant du sport,
    d’autres en se suicidant sur leur lieux de travail… et d’autres en battant
    leurs conjointes ou conjoints. La question que je souhaite soulever ici est la
    suivante : Est-il normal que des Hommes réagissent de la sorte à cause de leur
    travail? Est-il normal que cet homme réagisse de la sorte à cause de son
    travail? Je vous laisse répondre à la question…

    Pour ma part, cette question soulève d’autres questions : Essayer
    d’intérioriser cette violence et voir des psychologues est il une solution pour
    cet homme là? Ne faudrait-il pas agir sur les causes de cette violence plutôt
    que sur les conséquences? Autrement dit, ce travail est il fait pour cet homme
    là? Ce travail le rend t’il heureux? Ou au contraire est-il source d’une
    pression insurmontable?

    Je trouve ce témoignage triste et désolent car cet homme est passé à côté de la
    « femme de sa vie » juste à cause de son travail. Peut être qu’il ne
    supporte tout simplement pas la pression de son travail? Peut être aurait t’il
    du quitter son travail et garder la « femme de sa vie »?

    Personnellement, je n’ai jamais frappé ma copine mais j’ai connu ce dark
    passenger. Etant titulaire d’un master 2 en finances, j’ai eu l’occasion de
    travailler 2 ans dans un cabinet de consultants dans lequel, croyez moi, le
    rythme de travail était juste insupportable… Et je ne vous parle pas des
    responsabilités. A la fin j’avais presque envie de vomir. J’étais devenu triste
    et ma vie sociale devenait chaotique.

    Aujourd’hui, à 28 ans, j’ai abandonné les finances, je suis assistant
    d’éducation dans un lycée en attendant de passer le CAPES pour devenir
    professeur. Bien entendu, cette décision est à contre courant des valeurs de
    notre société actuelle. Je reste encore aujourd’hui incompris par mes parents
    et par certains de mes amis. Il s’agit belle et bien d’une régression sociale,
    que certaines et certains ne peuvent supporter… Mais croyez-moi!! Mon bien
    être à été multiplié depuis cette décision. Je revis et mes frustrations ont
    disparu.

    En conclusion, je conseille à cet homme, plutôt que d’agir sur les
    conséquences, d’agir sur les causes de cette violence, de définir les priorités
    de sa vie et de trouver un métier qui lui convienne. Après tout, une vie!! C’est
    quoi!! 80 ans maximum!! Ne subissez pas votre vie!! Vivez là!!

  • Guest

    Bonjour,

    Selon le rapport Henrion de 2001, il semblerait que le risque de violence conjugale
    soit plus élevé chez les Hommes appartenant à une des catégories sociaux
    professionnelles bénéficiant de fonction « de pouvoir » que les autres.
    Souvent ses fonctions dites supérieures (cadres, manageurs, directeurs
    financiers, ingénieurs, magistrats, consultants…) revêtent un caractère
    stressant et sont énormément consommateur de temps. On demande aujourd’hui à
    nos dirigeants d’être parfait et d’agir de manière irréprochable. Le dirigeant
    est donc une sorte de « guide » idéalisé et bien seul face à ses
    responsabilités puisque ne pouvant faire appel à ses subalternes faute de quoi
    il paraitrait incompétent. Or un Homme reste un Homme. Il lui arrive donc de
    commettre des erreurs et de douter.

    Il serait donc intéressant et intelligent de s’interroger… Est ce que ses
    surHommes sont ils fait(es) pour supporter une telle pression?

    En vérité, dans le cas qui nous occupe, je pense que cet homme normalement
    « gentil » au vu de ses actes passés, est lui aussi une victime d’une
    société qui demande de plus en plus de sacrifices à ses cadres. Sacrifices
    largement amplifiés par les nouvelles technologies… Or nous ne sommes pas
    égaux face à cette pression. Certains décompressent en faisant du sport,
    d’autres en se suicidant sur leur lieux de travail… et d’autres en battant
    leurs conjointes ou conjoints. La question que je souhaite soulever ici est la
    suivante : Est-il normal que des Hommes réagissent de la sorte à cause de leur
    travail? Est-il normal que cet homme réagisse de la sorte à cause de son
    travail? Je vous laisse répondre à la question…

    Pour ma part, cette question soulève d’autres questions : Essayer
    d’intérioriser cette violence et voir des psychologues est il une solution pour
    cet homme là? Ne faudrait-il pas agir sur les causes de cette violence plutôt
    que sur les conséquences? Autrement dit, ce travail est il fait pour cet homme
    là? Ce travail le rend t’il heureux? Ou au contraire est-il source d’une
    pression insurmontable?

    Je trouve ce témoignage triste et désolent car cet homme est passé à côté de la
    « femme de sa vie » juste à cause de son travail. Peut être qu’il ne
    supporte tout simplement pas la pression de son travail? Peut être aurait t’il
    du quitter son travail et garder la « femme de sa vie »?

    Personnellement, je n’ai jamais frappé ma copine mais j’ai connu ce dark
    passenger. Etant titulaire d’un master 2 en finances, j’ai eu l’occasion de
    travailler 2 ans dans un cabinet de consultants dans lequel, croyez moi, le
    rythme de travail était juste insupportable… Et je ne vous parle pas des
    responsabilités. A la fin j’avais presque envie de vomir. J’étais devenu triste
    et ma vie sociale devenait chaotique.

    Aujourd’hui, à 28 ans, j’ai abandonné les finances, je suis assistant
    d’éducation dans un lycée en attendant de passer le CAPES pour devenir
    professeur. Bien entendu, cette décision est à contre courant des valeurs de
    notre société actuelle. Je reste encore aujourd’hui incompris par mes parents
    et par certains de mes amis. Il s’agit belle et bien d’une régression sociale,
    que certaines et certains ne peuvent supporter… Mais croyez-moi!! Mon bien
    être à été multiplié depuis cette décision. Je revis et mes frustrations ont
    disparu.

    En conclusion, je conseille à cet homme, plutôt que d’agir sur les
    conséquences, d’agir sur les causes de cette violence, de définir les priorités
    de sa vie et de trouver un métier qui lui convienne. Après tout, une vie!! C’est
    quoi!! 80 ans maximum!! Ne subissez pas votre vie!! Vivez là!!

  • D.smith178

    Et les femmes violentent? on les oublie toujours et même on en rigole du mec battu. mais cela existe, on cherche pourtant à cacher les chiffres en ignorant ce fait « 60000 hommes victimes de leurs conjointes en 2011 ». comment il se reconstruit l’homme seul au monde après?

  • Salut ! Tu as raison de le souligner, il existe AUSSI des femmes violentes. Leur violence est soit physique, soit psychologique. On en parle déjà beaucoup sur le forum, c’est pour ça qu’on en reparlait pas dans cet article, consacré uniquement à la violence masculine. Mais effectivement, il faut être conscient que n’importe qui peut être violent avec son conjoint.

  • Je suis d’accord puis la violences psychologique viens des femmes aussi/surtout après les hommes passent pour quoi des grosse brutes et les femmes des victimes toujours…

  • momilette

    J’ai était victime de violence. La première fois, lors d’une dispute, j’ai fais mes valises et comptais partir, il m’a suivit, me disais de revenir, moi je ne voulais pas et il me courrait après. quand il m’a rattrapait il m’a giflé si fort que je suis tombée par terre. La seconde fois qu’il a était violent, il a réagit comme toi, il m’a pris par la gorge , m’a plaqué contre le mur et me serré tellement fort je n’arrivais plus à respirer. Je voulais partir mais il m’enfermé à clé là ou nous vivions… je voulais appelé la police mais il débranché le câble du téléphone … j’ai crié …. et je suis partie ce soir là, trop effrayé par l’avenir … Du coup j’ai très bien imaginé tout ce que tu as si bien décrit , j’ai vu les images, entendu les cries.. Depuis je n’ai pas eu d’autre copain, j’ai mis plus de 2 ans pour me reconstruire de cette blessure psychologique, mais je sais une chose, ce qui se passe dans un couple que ce soit positif ou négatif est la synthèse des deux personnalités, des deux psychologies, des deux psychoses …. Tu n’es pas le seul « coupable » de ton geste… merci pour ce temoignage qui m’a permis de découvrir ce que l’homme peut ressentir …

  • Ludovic Cognon

    Bonjour
    Je suis un homme tout ce qu’il y’a de plus normal mais j’ai un sérieux problème avec ma compagne.
    Je suis activement violent avec elle a chaque fois qu’elle le boude ou autre.
    Je l’ai déjà trompé dans le passé mais l’étant calme elle le remet sa sur le plateau et voilà c’est parti je me sent obligé d’être violent.
    Elle menace de partir et je l’aime comme un fou.
    Je ne sais plus quoi faire.
    Aidez moi s’il vous plaît.

  • Krystal

    je vis, ai vècu devrais je dire une situation simimaire. La 1ere victime n’est à mon sens pas moi, en tant que femme et en tant que resectacle de la violence de l’homme avec lequel je vivais, mais bien lui avec ses douleurs, sa souffrance, ses colères qui l’ont amené à ces gestes.
    Je ressens toujours, encore beaucoup d’amour pr lui, Mais pr nous mettre en sécurité ts lels deux j’ai pris la décision d’une séparation car je ne veux pas que un ultime geste nous condamne ts les deux. Lui à être coupable d’un crime, moi à me retrouver dans un cercueil ou handicapé.Je ne le blame pas et éprouve même une profonde tristesse pr lui et pr ce gachis énorme alors que ns avons beaucoup d’amour l’un pr l’autre.

  • Therese

    La violence n’est JAMAIS justifiée. La relation Bernard Marie avait un problème qui ne se résolvait pas. Marie avait deux choix : s’écraser devant son conjoint ou s’en aller. Aujourd’hui les hommes sont loin de comprendre la pression que les femmes subissent dans la société d’aujourd’hui. Aujourd’hui les hommes sont loin de comprendre la soumission qu’ils imposent à leur femme. Ils ont trop l’habitude, le modèle de la femme qui dit « oui oui oui mon chéri », qui ne se permets pas de penser ou d’agir autrement que lui. C’est très dur à vivre. Au lieu de vouloir « soumettre » sa femme pour régler son problème de relation avec elle, Cantat aurait dû la quitter. Ça aurait été la plus belle preuve d’amour.

  • Therese

    Dans les faits divers, je ne vois pas beaucoup d’hommes assassinés ou violentés par leur femme. On ne doit pas violenter son prochain, que ce soit un homme, une femme , un enfant, un voisin . ça ne se fait pas. Si certaines femmes ont un sale caractère, il faut régler ce problème et non pas leur taper dessus.

  • Therese

    Pourquoi la femme ne peut pas penser différemment de son mari ? En quoi cela le dévirilise ? Pourquoi devoir réagir à un reproche plutôt que d’essayer de comprendre, réfléchir à un problème, prendre le temps de trouver une solution à deux ? Ce n’est pas l’homme ou la femme qui a un problème. C’est la relation entre eux qu’il faut soigner. Arrêtons de chercher des coupables, et réglons les problèmes soulevés.

  • Therese

    Pas de perfidie féminine, pas de violence masculine innées. Je pense que c’est plutôt une mauvaise éducation donnée par les parents et l’éducation nationale sur la question de la sexualité, sur les rapports hommes-femmes. On parle de contraception… on ne parle jamais de respect mutuel. On n’enseigne pas les problèmes de comportements et surtout les maladies relationnelles…. On n’enseigne pas à COMMUNIQUER

  • Therese

    Prends tes affaires à l’instant, quitte-le et téléphone au 0800-0805

  • Therese

    BIEN DIT ! BRAVO !

  • Amen :)

  • MEG

    Je suis d’accord avec toi. Des hommes comme Sylvain, Zior, A_Men et 4Ih me font royalement peur!! Ce sont ce genre de mentalité et d’inconscience de soi et de l’évolution de l’homme qui amènent à autant de relations empreintes d’abus de pouvoir et de malheur. Je trouve tellement horrible de venir consulter des témoignages aussi humains et constructifs, et que des hommes avec des traits misogynes comme tels s’en remettent à relativiser leur violence, à chercher l’exutoire de leurs faiblesses et mauvais égards envers les femmes en considérant la possibilité qu’elle soit en partie responsable de cette décision finale de recourir à la violence. La violence n’est jamais une perte de contrôle, c’est une prise de contrôle sur l’autre afin de tenter une reprise de contrôle de soi. C’est un comportement non-fonctionnel qui n’apportera jamais un équilibre et un climat réel d’amour et de reconnaissance de l’autre. Des gens comme ceux qui disent des commentaires si dangereux trouverons toujours la faille qui leur fera croire que c’est légitime de recourir au MAL. Il faut avoir du mal en soi pour penser de cette manière. Dans un cas ou dans l’autre, blesser n’est jamais un acte honorable, c’est un acte faible pour ceux qui n’ont pas d’autre moyen de communiquer ou de se recueillir. Bravo pour Aurélien de comprendre le mal qui le rongeait insidieusement, de comprendre qu’il est le maitre de sa vie et de ses décisions, d’être en mesure d’assumer ses erreurs et de le verbaliser intelligemment, de comprendre que l’amour n’est pas compatible avec cette douleur qui prend de la place et qu’il est préférable de se retirer et respecter l’autre dans son intégrité et le parcours de sa vie que de poursuivre ce cercle vicieux. C’est ce que j’appelle être un vrai homme, un homme fort dans sa tête, son âme et son coeur et qui cherche à rétablir la connexion entre toutes ses parties. Salir les instincts des hommes en le rabaissant à la conquète, à la tuerie, au pouvoir et au combat pour la survie est tellement dégueulasse, immoral et loin de la vérité. Des hommes comme cela sont à fuir ou à enfermer. Ils sont beaucoup trop loin de la guérison. Beaucoup trop sensibles aux femmes « qui tiennent tête » comme ils disent, beaucoup trop frustrés de leur vie et de leur inconscience face à l’amour et au partage du bien-être d’être en couple. J’en suis complètement tombés sur le cul…

  • FDVG

    Qui est tu ? ‘Car de toutes les espèces animales répertoriées, il faut bien convenir que l’homme est la seul espèce où les mâles tues les femelles ».F.H
    Françoise Heritier à le franc parlée, mais assurément une vision moins conformiste que ceux qui ont sombré dans le psychologisme. Alors que l’époque salue la progression sociale des femmes, Françoise Héritier démontre que cette idée est fausse et qu’au contraire la suprématie masculine reste universelle.La violence est toujours culturelle elle n’est pas une donnée de la nature, mais le produit d’une de l’éducation, tout particulièrement vrai pour les Violence conjugales , c’est la pensée, et seulement la pensée élaborée par nos ancêtres pour donner sens au réel observé, qui en est cause, lorsque on examine au plus prés les conditions de la violence sexuée qu’elle soit publique ou privée.

    Alors qu’en est il des solutions : L’éducation? remonter le temps à nos jours pour éduquer une lignée, elle même éducatrice dans un esprit Winnicottien  »suffisamment bon » or la ce joue l’improbable, l’impossible, il ne reste qu’un travail de terrain pour faire chaire, sens, le maillon de la chaîne manquant à une éducation, réajuster chez l’homme ses représentions féminines, dans lesquelles il ne voit que sa propre réalité , son image d’enfant éduquée sur des rapports conflictuels, dans un système familial en rupture, qui à construit l’homme qui l’est.
    Ce rapport à la réalité, à sa réalité est un avant tout un travail de fond, l’homme doit se réapproprier d’autres forment de communications, de donner à son existence du sens, à savoir  »le bon et le mauvais »’, sur lesquels il est vraisemblablement conscient que ce qu’il fait est  »mal » !!!
    Bien des images induites, qui par le biais de la valence différentielles des sexes, l’homme gardera sa place tant que la société éduquera l’homme en fonction de critères représentatifs d’un appareille génital capable de reproduction, en induisant que la femme doit se faire ‘’violence’’ post et pré natal. Image, mais image de la femme qui passe sont temps violentée indirectement par son statut de génitrice secondaire. Mais la femme de notre siècle s’est élevée devant ce statut, émancipation, le droit à la contraception, vous imaginez l’avancer, une femme peut décider d’avoir ou pas des enfants, avec l’ouverture d’un droit consultatif à l’homme, mais une décision final à la femme !! Depuis la femme c’est émancipée, or l’homme lui à une vision différente, mais propre à son schéma éducatif construit sur sa propre représentions du statut de la femme dans ce monde, surtout dans son monde, le fait est quand se statut déplace ses opinions, ses valeurs, la culture de l’homme dans ce qu’il est, appris, éduqué avec ses valeurs, en répondant par la violence…. Pouvoir et domination, trop entendu, cela ne se joue pas que là !! Il a peur, l’homme à peur, peur de l’être qu’il est devenue, inconscient , incapable de gérer ses émotions, alors que la femme le regarde se détruire , forte, pouvant gérer plusieurs choses en même temps… , lui par égocentrisme, jalousie, revête son costume de mal et cogne.. Malheureusement très peut d’hommes prennent consciences que la fragilité émotionnelle c’est l’affaire de tous, hommes et femmes, que ce n’est pas une maladie !!! Notre culture occidentale, notre société à fait de nous des hommes et des femmes qui tiennent une place appropriée à son sexe. Je pense à une petite ethnie qui compte de 30 000 à 50 000 habitant «  »les Moso  »Les mères sont les piliers de la société. Seule l’ascendance féminine est prise en compte et la transmission du nom comme des biens est exclusivement féminine. La notion de père n’est pas inexistante (il existe un mot pour « père »), mais elle est très marginale. Les hommes et les femmes ne vivent pas en couple mais chacun dans sa famille d’origine. » Au confins de ses origines en cherchant l’homme qu’il est , il faudrait pas moins d’un siècle pour changer son Education ancrée sur sa culture !!! (D.V)

  • Sarah

    Dur de lire un tel témoignage. Félicitations pour être allé de l’avant. Je pense que la violence psychologique est le signal d’alarme, j’espère que cela ne démontre pas qu’un homme agressif verbalement (rabaissant sa conjointe, faisant d’odieuses remarques quand il est en colère) devient forcément violent.. Enfin je l’espère au fond de moi..
    PS : Les violences existent aussi bien chez les hommes que les femmes.. Je pense que dans tout les cas, si ça ne va pas, il faut en parler à quelqu’un d’extérieur si le/la conjoint(e) ne veut pas entendre parler des problèmes.

    « La plupart du temps, je prenais sur moi, rongeais mon frein et pestais en
    silence ; mais en de rares occasions, j’explosais de colère, j’envoyais
    tout balader, avant de me sentir con lorsque 20 minutes plus tard la
    colère était passée. »
    je me sens si mal de me dire que ça ressemble à la situation dans laquelle je me trouve..

  • nathalie

    Honnêtement, j’ai adoré ce témoignage et, dans les circonstances actuelles de ma vie de couple, celui-ci m’a beaucoup touchée. Lorsque j’ai rencontré mon conjoint, rien ne laissait croire qu’un jour, il se manifesterait aussi radical et colérique en certaines occasions. C’était la lune de miel. Pour ma part, je n’ai jamais accepté facilement les reproches gratuits et les écarts de conduite de sa part. Lorsqu’il se mettait en colère, il trouvait toujours un coupable et il n’était pas rare que la fatigue devenait sa plus belle excuse. Je ne voulais pas embraqué dans tout ce manège.

    Parfois, aussi, il m’accusait de l’avoir cherché.

    Sincèrement, tous ceux qui connaissent mon approche auraient pu parler de moi en disant que j’étais douce et conciliante dans la vie mais, je me suis tout de même remise en question puisqu’il était très persuasif et convaincu.

    Ce n’est qu’avec du recul et en consultant quelqu’un qui aide les femmes vivant ce type de situation que j’ai réalisé un peu ce qui se passait.

    Parfois, ce que je déplore aujourd’hui, c’est le jugement porté envers les femmes qui acceptent de fréquenter un homme qui se montre parfois méchant (Il ne m’a jamais frappée en passant). Pour ma part, je sais qu’il y a de nombreuses qualités qui font de mon conjoint un homme merveilleux tel un ange a certains moments. Lorsque mon ange se transforme en démon…Je lui demande du recul. En ce qui me concerne, je choisis de poursuivre la relation parce qu’il a entreprit une démarche afin de trouver de l’aide extérieur. Avec de la volonté, telle que celle de l’homme qui a témoigné, tout est possible mais, je sais que, fondamentalement, la vigilance est de mise.

    Personnellement, je crois que les femmes doivent aussi aller chercher du soutien lorsqu’elles se sentent brimées et qu’il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation soient devenue trop difficile.

    Mon conjoint est au courant de ma démarche et j’ai choisi de jouer la carte de l’honnêteté car je ne pourrais pas faire autrement.

    Je suis contre toutes formes de manque de respect et c’est pourquoi il est important de savoir mettre des limites.

    Un indice, en passant qui détermine s’il s’agit de violence ou de simple petites chicanes de couple…Lorsque vous en êtes victime, vous commencez a vous sentir nerveux ou nerveuse de faire de faux pas. Vous commencez a mettre des gants blancs. Parfois même sans parole de leur part, vous pouvez vous sentir mal en leur présence. Moi, je l’ai presque toujours senti avant lorsque sa pression commençait a monter et ce, même dans l’absence de conflit. Fiez-vous a votre intuition et pour ce qui est du reste, je crois qu’il est important de mesurer l’importance de ce, dans quoi nous décidons de nous investir avec lucidité. L’Amour et le respect de Soi, de nos propres limites devraient toujours être pris en considération.

    Tout le monde mérite une chance mais, pas a n’importe lequel prix…

    xxx

  • Hugues

    Bonjour,
    Merci, par votre témoignage je comprends ce que je suis devenu.

  • Flore

    Victime de violences, séparée à sa demande de l’homme qui me les a faites, je vous remercie pour votre sincérité. Il m’a toujours dit que j’étais responsable au même titre que lui de ces violences. Effectivement j’étais comme votre amie, à lui tenir tête. Merci d’affirmer que la victime n’est pas responsable, merci .

  • Pour tout bourreau il y a une victime; si vous êtes victime, votre responsabilité (pas forcément facile à tenir) est de réussir à vous éloigner du bourreau pour vous mettre à l’abri de son emprise physique et / ou psychologique. Certaines personnes « victimes » trouvent une certaine forme de satisfaction malsaine à leur malheur, et restent près de leur bourreau pour pouvoir continuer à entretenr leur statut de victime. C’est évidemment psychologiquement très complexe et il ne s’agit pas de distribuer les bons ou mauvais points : mais s’éloigner d’une personne toxique ou violente est TOUJOURS la bonne solution. Rester n’est jamais la bonne idée.

  • Magali

    Je suis contente d’avoir eu un nouveaux point de vue , mon compagnon depuis 5 ans a lui aussi des excès de colère qui se vois sur moi avec les nombreux bleu que j’essai de camoufler difficile de partir surtouts qu’il est le père de mon enfant et que je n’est nul par ou aller. la dernière grosse dispute comme il les appel c’est produis hère , selon lui je ne suis pas victime de violence conjugale comment lui faire entendre réson ?

  • Gladys

    Bonjour.

    Merci à l’auteur de cet article et merci au site de le publier. On parle souvent de la violence dans le couple, on donne des théories et des exemples, on diffuse les témoignages de femmes subissant des violences ou ayant eu le courage de quitter leur conjoint violent. Mais rares sont les articles qui parlent des personnes violentes qui ont pris conscience de leur problème, des couples qui arrivent à s’en sortir.

    La violence est inadmissible, quelle qu’elle soit. Rien ne la justifie. Je l’ai excusée… longtemps… avant de me rendre compte que j’étais victime de violences (je n’étais pas battue, ce n’était pas flagrant, ça passait sur le compte de l’emportement suite aux disputes ; c’était de la violence verbale, de la violence « légère », bousculades, …). J’ai alors voulu aider mon compagnon à se soigner, persuadée que c’était un homme bon qui avait une souffrance passée à évacuer. Il a rapidement arrêté ses séances, jugeant qu’il pouvait y arriver seul. Les violences ne se sont pas arrêtées… J’ai insisté, j’ai proposé un psy de couple, qu’il se sente moins acculé. Il a refusé, prétendant que j’en avais plus besoin que lui… Je consultais déjà à ce moment-là… mais il considérait que ma thérapeute n’était pas performante…
    C’est lors d’une bousculade sans dispute/escalade préalable que j’ai pris conscience qu’il ne se rendait pas compte de sa violence, qu’il ne s’en sentait pas responsable, qu’il se considérait dans le juste et moi dans l’erreur, et que ça risquait de s’aggraver.
    Je l’ai quitté. Lui, reste dans le même état d’esprit. Je ne sais pas s’il sera capable un jour de voir qui il est vraiment.

    La prise de conscience est douloureuse mais libératrice pour chacune des personnes, victime ou agresseur. J’ai longtemps visité les sites témoignant de ces violences, à la recherche d’un espoir, d’une solution, de la clé qui pourrait m’aider à lui faire prendre conscience de la situation, en vain.

    Ce témoignage prouve qu’on peut s’en sortir. En couple ou seul. Mais ce n’est pas une fatalité. Plus de témoignages comme celui-ci pourraient peut-être aider les victimes et les agresseurs. En lisant une situation similaire à la nôtre, on peut prendre conscience de la gravité de la situation, je pense.

    J’aimerais ajouter, suite aux différentes réactions que j’ai pu lire, qu’excuser un homme de violence parce qu’il aura été poussé à bout par sa conjointe, parce que la femme est plus perverse mais tout aussi blessante, parce qu’il est stressé à cause d’une pression professionnelle, c’est lui permettre de continuer impunément à violenter sa partenaire. Lors des disputes extrêmes, les 2 partenaires sont poussés à bout. Jamais je n’ai eu un geste violent envers lui, jamais une parole blessante volontaire. Et j’étais pourtant à bout de nerf. Lorsqu’on se permet de blesser volontairement une autre personne, on se considère supérieur à cette personne, on ne lui accorde pas le respect auquel tout être à droit, on ne peut pas appeler ça de l’amour…

  • Jey Ni Faa

    Bonjour, Merci pour ce témoignage. Je ne sais pas si tu pourras me donner ton avis sur le sujet. Je viens de mettre fin à contre coeur à ma relation avec mon petit ami suite à des comportements violents (il ne m’a jamais frappé ni étranglé comme dans ton récit , mais il fait de grosses coleres où il devient comme hulk. Parcequil était en colère, il se permettait de m’insulter. Bref je résume un peu les choses mais après plusieurs discussion, rien n’a marché et il n’arrivait toujours pas à se contrôler. Après un énième conflit j’ai décidé de mettre un terme à la relation et monsieur me supplie de retourner avec,de lui donner une seconde chance. Il réalise qu’il a un problème. Dans ton récit j’ai retrouvé un peu ce qu’il m’expliquait. Il dit que je suis la femme de sa vie. Je veux bien le croire mais j’y arrive pas. Je lui ai demandé de me laisser partir et il m’a promit qu’il allait tout faire pour sauver notre couple. En gros il me manque, je l’aime mais je ne peux accepter ce qui s’est passé. J’ai de la colere à mon tour. Je suis en colere après lui pour ne pas avoir entendu mes cris de sos. Et pourquoi ce n’est que maintenant qu’il m’étendrai enfin? Bref voilà. Il est peut être sincère mais moi je n’en sais rien. J’ai juste décidé pour le moment de me retrouver et laisser passer tout ça. Qu »en pense tu? Merci de me répondre.