Relationnel

La Valeur Sociale Perçue : quelle impression faites-vous aux gens ?

Bon feeling, ou mauvaise impression ? Cool ou pas cool ? Les mécanismes psychologiques derrière "la première impression"

Dans cet article, je vais parler d’une notion qui me semble très intéressante dans les dynamiques sociales et les relations interpersonnelles – que ce soit dans un cadre amical ou purement social, ou encore, dans le cadre de votre vie amoureuse.

Mais avant, petite histoire.

En écrivant cet article, et en essayant de mettre mes idées en ordre, je me suis souvenu d’un truc.

Quand j’avais environ 15 ans, mes parents m’ont inscrit à une espèce de colonie de vacances du côté de Lacanau, sur la côte atlantique.

Ça durait 3 semaines et on passait nos journées à faire du surf, à draguer (n’importe comment) sur la plage, et à faire les cons dans un camping qui sentait la résine de pin et la merguez grillée.

C’était cool. Les monos étaient de vrais cas sociaux, mais c’était cool.

On était une bande de 40 gamins, il y avait des filles, des garçons, ça allait de 12 à 18 ans, et du coup, c’était une véritable micro société qui s’était formée le temps de ces 3 semaines. Une micro société avec ses règles, ses codes, ses caïds, ses princesses, ses rebelles… et ses parias.

Et il y avait ce garçon, il s’appelait Damien je crois.

Damien était bizarre. À l’époque on s’en foutait, mais quand j’y repense aujourd’hui, je me dis qu’il devait se passer des trucs pas nets chez lui pour qu’il soit aussi bizarre.

Il était grand, maigre, avec des grands yeux bleu clair et un peu globuleux. Il se tenait voûté, et quand il parlait à quelqu’un, il se tenait toujours trop près. BEAUCOUP trop près. Et avec une façon bizarre de frotter et tordre ses mains, sans arrêt.

Vraiment, il faisait une impression bizarre, qui rendait très difficile d’apprécier sa compagnie.

Du coup, la plus grande peur des filles était qu’il les regarde.

Ou pire encore : qu’il vienne leur parler.

Elles auraient préféré passer la nuit enfermées dans les toilettes du camping plutôt que d’avoir à être vues avec lui (et pour ceux qui ont déjà vu à quoi ressemblent des toilettes de camping, vous voyez à quel point c’était sérieux).

Et les mecs ne le supportaient pas. Quelque chose dans son attitude donnait envie de le secouer, de lui hurler de se comporter normalement. La plupart des mecs l’évitait (pas envie d’être vu avec lui), et les caïds de la bande (il y en a toujours) ne loupaient pas une occasion d’être pourris avec lui.

Ne restaient que les losers. Les gamins en bas de l’échelle sociale de la colo. Ceux à qui personne ne parlait, dont tout le monde se foutait, les parias.

Eux étaient ravis de traîner avec Damien. Pas parce qu’ils l’appréciaient, mais parce qu’il leur servait de paratonnerre : être à côté de lui, c’était la certitude de pas se faire emmerder par les brutes de la colo.

Quel était le problème de Damien ?

Son problème, c’est qu’aux yeux des autres, il était perçu comme un mec bizarre… et que tout dans son attitude empêchait les autres enfants de le voir comme un camarade potentiel.

Son attitude décalée (et la connerie des ados) lui avait ainsi valu le rôle du loser ultime de la colo, et toutes les moqueries qui viennent avec.

La raison pour laquelle je vous raconte ça, c’est que ça illustre parfaitement la notion dont je veux parler aujourd’hui dans cet article : la « valeur sociale perçue ».

La Valeur Sociale Perçue

La VSP, pour faire simple, c’est la « note » que vous colle chaque personne lorsqu’elle vous rencontre, basée sur l’impression que vous lui faite, et les émotions que vous lui faite ressentir… et l’attitude des autres envers vous (cf la notion de social proof)

Se mesurer les uns aux autres, on le fait tous – de manière plus ou moins consciente : c’est un réflexe social profondément ancré en chacun de nous.

Quand on rencontre quelqu’un qu’on ne connait pas, on se fait rapidement une idée de cette personne, basée sur plein de facteurs (et qui peuvent être plus ou moins importants en fonction des gens) :

  • Sa façon de se comporter (a-t-il l’air à l’aise et sûr de lui ?)
  • Son apparence (est-ce qu’il est bien habillé, est-ce qu’il inspire plutôt confiance, ou est-ce qu’il a plutôt l’air de sortir de prison ?)
  • Son entourage (ses amis sont-ils du genre à finir en garde à vue le samedi soir et à mettre des trucs dans les verres des filles, ou ressemblent-ils à MES amis ?)
  • Ce que son apparence indique sur l’univers auquel il appartient (appartient-il au même monde que moi ? Avons-nous les mêmes valeurs, les mêmes codes ? Sommes-nous compatibles ?)
  • Sa réputation et l’attitude du groupe envers lui (« Si tout le monde le fuit, il doit y avoir une bonne raison, et je risque moi aussi de perdre des points si je suis vu avec lui »)

Tout cela, au final, permet de coller rapidement une étiquette à la personne, pour savoir si cette personne est plutôt « cool » ou « pas cool », et ainsi décider si vous avez envie de la connaître et de la fréquenter.

Pas taper

Je précise que je n’ai évidemment pas la science infuse, et j’avoue écrire avec mes mots sur cette notion que je ressens instinctivement, et que j’observe partout autour de moi.

Mais je serais TRES étonné qu’aucun sociologue n’ait jamais rien écrit à ce sujet, donc si ça vous évoque quelque chose, n’hésitez pas à intervenir dans les commentaires.

Avec mes mots à moi, je parle de « valeur sociale PERCUE », parce qu’évidemment, c’est quelque chose de complètement subjectif : ça dépend de chaque personne qui vous regarde, de ses valeurs, de son humeur, et du monde auquel elle appartient (et des codes qui vont avec).

Et avant qu’on ne me jette des cailloux, et pour éviter les malentendus, je précise un truc important. Ce n’est pas parce que quelqu’un pourrait considérer que vous avez une mauvaise VSP, que vous n’êtes pas quelqu’un de bien. C’est juste qu’aux YEUX de CETTE personne, vous valez moins qu’elle dans sa « grille de notation » personnelle.

Pourquoi c’est intéressant ?

En fonction de l’impression que vous faites aux gens autour de vous,

  • votre « valeur sociale perçue » peut être bonne ( = « il a l’air cool et intéressant »)
  • ou carrément mauvaise ( = « il m’a tout l’air d’être un mec bizarre ou pas intéressant »).

Et du coup, ça influence leurs aprioris et leur attitude vis à vis de vous.

  • Si votre VSP est élevée aux yeux des gens qui vous intéressent, il sera facile pour vous d’aller vers eux et de faire plus ample connaissance.
  • Au contraire, si votre VSP est basse aux yeux des gens qui vous intéressent, ils ne s’intéresseront pas à vous, et vous laisseront peu de chances de faire vos preuves.

Et c’est pareil dans votre vie amoureuse !

  • Si pour une raison X ou Y, la fille a l’impression que vous êtes cool, intéressant, populaire et sympa (VSP élevée), elle sera ravie que vous veniez lui parler et que vous vous intéressiez à elle.
  • Si à l’inverse, elle vous prend pour daleux, ou pour un mec bizarre ou flippant, bon courage pour faire sa connaissance et lui donner envie de vous connaître.

Comment avoir une bonne VSP ?

Vous l’aurez compris, votre VSP est différente pour chaque personne.

Et je pense qu’on sera aussi d’accord sur le fait qu’on se fout pas mal de plaire aux gens qui ne nous intéressent pas.

Ce qui compte, c’est d’être reconnu et apprécié par les gens de qui on cherche la reconnaissance et la sympathie.

Le but est donc de faire en sorte d’avoir une VSP élevée aux yeux de ceux et celles qui vous attirent, pour faciliter vos chances de gagner leur reconnaissance.

Du coup, voici mes suggestions pour améliorer sa VSP aux yeux de ces personnes.

Première étape : réfléchir à QUI sont ces personnes que vous voulez intéresser.

  • A quel monde, à quelle « tribu » appartiennent-ils ?
  • Ces personnes, qu’est-ce qui les attire, qu’est-ce qui leur fait envie ?

Les gens sont attirés par ceux qui peuvent leur offrir ce qu’ils désirent, et qui peuvent leur permettre de devenir ceux qu’ils veulent devenir. Donc si vous avez un truc qui fait envie à ceux qui vous intéressent, le rapprochement devrait être bien plus facile.

Seconde étape : réfléchir AUX CODES que vous devez maîtriser pour montrer patte blanche

La nature humaine est ainsi faite qu’on a tendance à préférer instinctivement les gens qui nous ressemblent, et qui appartiennent au même monde que nous.

Et comment les gens déterminent-ils si vous appartenez ou non à leur monde ? En observant à votre façon de faire et d’être, votre maîtrise des codes de la tribu à laquelle vous appartenez.

  • Dans cette « tribu », quelles sont les valeurs et les codes à respecter ?
  • À leurs yeux, qu’est-ce qui permet de marquer des points ? A l’inverse, qu’est-ce qui pourrait faire perdre des points à leurs yeux ?

Agir et s’adapter

Soignez votre image aux yeux des gens auprès de qui vous voulez avoir une bonne VSP ( = « marquer des points »).

Si vous voulez faire partie de leur monde, le meilleur moyen d’y être accepté, c’est de montrer patte blanche, en montrant que vous maîtrisez leurs codes.

Aucun troupeau ne laissera jamais un loup entrer dans ses rangs. Par contre, un animal qui leur ressemble …

Ce qu’il faut retenir

L’idée derrière cet article, c’est évidemment pas qu’il faut chercher à plaire à tout le monde… ni qu’il faut essayer de se transformer soi-même pour plaire à ceux qui vous intéressent.

L’idée derrière cet article, c’est qu’il faut être conscient du fait que chacun évalue chacun, et que ça joue sur les relations entre les gens.

Après, à vous de savoir en jouer avec intelligence et bon sens pour bien gérer vos relations et vos rencontres… sans devenir esclave du regard des autres.

Trouver le juste milieu et le bon dosage ? Question de force de caractère et d’intelligence sociale…

A vous maintenant : que vous évoque cet article ? Est-ce qu’il vous parle, est-ce que cette notion de VSP vous semble utile, fondée, et si oui, comment l’utilisez vous pour mieux faciliter votre vie sociale et amoureuse ? Des anecdotes à partager ?

Ps : on continue de parler de VSP sur le forum, rejoignez-nous, plein d’idée et de remarques intéressantes ont été proposées sur le sujet

 

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Commentaires / Discussion

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  • kero

    « Mais je serais TRES étonné qu’aucun sociologue n’ait jamais rien
    écrit à ce sujet, donc si ça vous évoque quelque chose, n’hésitez pas à
    intervenir dans les commentaires. »

    C’est un concept clé en sociologie. Sauf que ça s’appelle pas comme ça et que ce qui est écrit (enfin, ce que je connais) ne concerne pas les ados, mais le principe est le même :)

    L’ensemble des caractéristiques qu’on prête à un individu et qui font son prestige au sein d’un groupe.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital_symbolique

  • Merci BEAUCOUP, j’aurais jamais trouvé ça tout seul ;)
    … et content de voir que je suis pas tombé complètement à côté de la plaque.

  • Kanou

    Je m’y reconnais bien là, étant moi-même passé par la case « chelou » avant de retourner à la case départ.

    C’est en tout cas un bon article qui démontre l’intégration nécessaire dans ce que l’on appelle un « groupe » quel qu’il soit.

    Évidemment, le lecteur pas très assidu pourrait se dire que l’uniformisation est obligatoire mais ce n’est pas exactement ça. Nous sommes obligés de faire parti d’un groupe. Ce « fameux » Damien faisait parti des « loosers », peut être pas intérieurement -c’était peut-être un garçon en or, cultivé et amusant- mais extérieurement.

    Ainsi, l’apparence se doit d’être soigné, c’est un fait mais ce n’est pas la composante principale. C’est, en quelque sorte, une porte d’entrée afin que les gens aient envie de venir vers nous pour ensuite voir qui nous sommes réellement.

    Pour finir, si nous voulons quitter un groupe, nous devons améliorer notre VSP. Nous transvaserons dans un autre groupe avec une meilleure valorisation de soi. La VSP est donc un moyen d’accéder à un groupe jugé « supérieur » socialement. Si nous la dégradons, nous retombons dans un groupe jugé « inférieur » mais ce groupe peut parfois être trop mésestimé malgré tout ;).

  • Brazil

    Concernant cette VSP, Il est quand même plus enrichissant de fréquenter
    en priorité les gens que l’on trouve intéressants et avec qui on
    s’entend bien plutôt que, en fonction du capital social qu’ils nous
    apporteront!
    Penser ses relations en terme de VSP n’est pas très
    intéressant je suppose dans la mesure où l’on peut parfaitement être un
    type génial et super intéressant et traîner avec des « losers ».

    Il
    est vrai que cela a un impact sur la perception qu’auront les gens de
    nous sans nous connaître, mais en quoi cette perception est
    intéressante? Elle ne concerne que des gens que nous ne connaissons pas
    après tout! Cela peut certes aider dans le cadre d’une séduction
    « passive », mais le mieux lorsque quelqu’un nous intéresse, c’est quand
    même de l’aborder pour qu’il/elle se fasse sa propre idée sur nous!

  • Douti

    C’est difficile de faire la bonne synthèse entre :
    Ce que l’on aime être
    Ce que les autres aiment
    Ce que l’on est prêt à aimer ou renier pour plaire aux autres

  • Et d’après toi, qu’est ce qui fait que tu t’intéresses et que tu te sens des affinités avec les gens que tu rencontres ? C’est leur vsp, qui fait que tu te sens compatible et intéressé.

  • En fait je pense qu’il est juste intéressant d’être conscient que l’image que les gens ont de toi à un impact, et donc, que tu peux (ou pas) améliorer ça. Après, filtrer les gens, on le fait tous plus ou moins naturellement (sur la base de ce qu’on perçoit d’eux , des qualités et défauts qu’on leur prête, et de ce qu’on pense qu’ils peuvent nous apporter)

  • Brazil

    Pas faux! Je ne le voyais pas sous cet angle…
    Bon article sinon, sur l’importance de notre cercle social et de ses conséquences!

  • Dem

    Très bon article ! Ce serait intéressant de continuer la réflexion sur les meilleurs façons de ne pas faire foirer sa VSP tout en ne se prostituant pas complètement au regard des autres. Il y a une synthèse vraiment pas évidente à faire entre s’assumer et s’affranchir de ce que j’appellerai de l' »inhibition de contact » avec les autres (les biologistes comprendront^^) et rester socialement acceptable et fréquentable.

    Ceci dit la VSP a ses bons côtés en ceci qu’elle filtre aussi les gens trop différents et trop peu ouverts d’esprit pour sortir de leur cercle, ça fait gagner du temps à tout le monde.

    Non franchement y’a matière à plusieurs autres articles, ce serait sympa de voir toutes les façons d’en jouer ou de la contourne, de l’utiliser à son avantage, ect…

    Merci kero pour le « bonus Bourdieu » ! ;)

  • oolpmahc

    ce que tu dit reflète la mentalité française aha, je dit sa pour l’avoir vue de mes propres yeux, en Espagne au Maroc Irlande Australie totalement différent, ici les gens son stupide, sa parait facile ce que je dit comme critique mais j’en fait parti, et finalement on y perds plus qu’on y gagne, je ne m’épancherai pas sur le sujet de peur d’avoir faux.

    N’oublie pas qu’à chaque étude> contre étude, au état unis je vous parle même pas de l’infinité d’étude ^^ qui son contre et pour ect, sociologiquement on peut pas mesurer sa, constaté oui mais dans une certaine durée étant donnée que rien et immuable et que la pensé diffère de génération en génération

    Essayez d’apprendre à vous habiller de manière jugée élégante à leurs yeux ( méhhh méhhh )
    Essayez de vous intéresser aux références socio culturelles qui comptent dans ce milieu (art, culture, …) (essayer de vous intéresser à ce qui vous intéresse you know ? )
    Essayez de repérer leur façon de parler, leurs expressions, et essayez de vous vous les approprier  » essayer de repérer votre façon de leur parler, vos expressions et essayer de vous approprier ce que vous êtes , hein comment? )
    Bref #antianarchisteChristeconformismeBléh

  • Mouais. Si tu vis au pays magique des bisounours où personne ne juge personne, tant mieux pour toi, faudra que tu nous dises où c’est.

    Dans l’article, je dis pas qu’il faut vivre pour plaire aux autres, ce qui serait effectivement très con; je dis qu’il faut être conscient que chacun évalue chacun, et que ça joue sur les relations entre les gens.

    J’attends que tu me trouves une étude qui dit que c’est pas une réalité.

    Après, l’éternel argument des ados attardés « soyez vous-même ». Ouais c’est joli tout ça. Sauf quand ça sous entend « restez dans votre caca magique et parfumé, et ne vous remettez surtout pas en question ».

    Je préfère considérer qu’il y a un juste dosage à trouver entre « vivre pour soi et dans le respect de sa personnalité » et « adopter les codes pour faciliter son acceptation et son insertion sociale ». Tu sais, au cas où on aurait pas envie de vivre dans une grotte.

  • Yep, c’est aussi comme ça que je vois les choses ;)

  • LXT

    Pour l’exemple de la colo, c’ets particulier.

    J’ai fait pas mal de colo quand j’étais jeune (j’adorais ça).Et j’ai toujours fait parti de la « catégorie » des mec cools et sympas (ceux qui font chier els autres) qui rigolent avec les mono et qui trainent avec les filles. Pourtant qu’est ce qu’on était con !

    Pour en avoir parlé avec des potes, je me suis rendu compte (apres coup) que les « blagues » qu’on faisait aux « parias », c’était traumatisant pour eux !

    Il y avait absolument aucun respect, c’ets juste méchant, gratuit !

    La paradoxe la dedans, c’st qu’en étant tres con, on renvoyait une image de mecs drôles, sympas, cool. Même les monos nous préféraient aux « parias » (plus indulgent …).

    Tout ça pour en venir au fait que, l’image qu’on renvoit, je pense qu’elle dépend essentiellement de la première impression qu’on fait !

    Une fois qu’on nous catégorie dans la catégorie « cool », ou « bizarre », la même action peut être interprétée de façon cool ou bizarre !

    Exemple : Imaginons nous dans la colo avec FK, un mec considéré comme cool, disons un caid, met une main au cul d’une fille. La fille réagit de façon X, ses copines de façon Y, et les autres caids de façon Z.

    Et maintenant imaginons que c’ets Damien qui fait ça (dans le même contexte de la même maniere).

    Je pense que vous voyez là ou je veux en venir.

    Dans le premier cas, les gens vont rigoler, les filles vont paraitre indignées (pdt 5sec) puis vont en rigoler, les cads vont se marrer.

    Maintenant si Damien le fait … c’ets le drame. Les filles vont l’insulter, les caids vont proteger els filles …

    Bref, je pense que l’image qu’on renvoit dépend dela premiere impression qu’on fait, et qu’apres c’ets l’histoire du cercle vicieux ( ou vertueux). Et que la VSP, bien que capitale, se base sur presque rien !

    Et donc avoir une « bonne » VSP, ça veut dire faire des bonnes premieres impressions !

  • Scred

    Il y a la question de la vie en société et des règles et standards de politesse qui nous différencie d’une tribu de 500 ou personnes ou tout le monde se connait et nous permet de vivre dans une société de millions d’individus qui peuvent vivre ensemble même s’ils ne se connaissent pas, car il connaissent le standard du « sens commun », qui nous fait percevoir tout le monde comme une personne standard qui, je dirais, est la médiane de tous les caractères et comportements au sein de la société. C’est par rapport à ce standard que sont établis les « Comportements Déviants ».

    Cette personnalité standard varie de personne en personne et de micro-système en micro-système (groupe d’amis, collègues…) et est forgée par l’éducation, la personnalité même de la personne et la pression médiatique.

    Une personne aura donc une VSP élevée plus elle se rapproche de la « Personnalité Standard » idéalisée par la personne qui perçoit sa valeur sociale.

    Sur cette VSP viens ensuite se greffer le jugement beaucoup plus personnel qui relève des Affinités (A) qu’il peut y avoir entre 2 personnes. (Du sens de l’humour, des gouts blablabla)

    Donc l’interet initial (I) que porte une personne pour une autre est donné par VSP + A = I . Plus la confiance de la personne qui perçoit la valeur sociale est grande, moins elle craint un effet sur sa propre valeur sociale de la part d’une personne à faible VSP, et la part de A dans l’équation deviendras plus grande.

  • Tout à fait ;) La première impression est importante, car elle se fait très rapidement; et après, elle peut évoluer, mais ça demande des efforts pour changer le regard et le jugement que les autres portent sur toi. Autant faire une bonne première impression dès le début :)

  • Thomas Sankara

    J’ai du mal avec cet article. C’est un véritable piège pour débutants en séduction qui ont besoin de gagner en confiance.
    Personnellement, avoir vécu et grandi dans 2 continents différents m’a permis de relativiser certains codes sociaux. Certaines choses qui peuvent paraître bizarres ici peuvent témoigner d’un signe de respect ailleurs et vice versa. Donc, se baser sur ce genre de trucs pour déterminer si quelqu’un est chelou ou pas et si on doit l’exclure du groupe ou pas, me paraît un peu limite. Et c’est tellement pratiqué et on en abuse que l’on assiste à une sorte de ghettoïsation dans notre société. On assiste, en fait, à un retour des castes sous d’autres formes. Maintenant, j’admet qu’il y a des cas extrêmes.
    L’autre point contre lequel je m’insurge c’est le fait de vouloir intégrer un groupe pour avoir une meilleure VSP. Non et Non! Il faut intégrer un groupe parce qu’on s’y sent bien, il correspond à ses valeur, on aime être avec les membres du groupe. Et ne pas hésiter à quitter un groupe dès lors qu’il devient toxique pour soi, même si le fait d’appartenir à ce groupe procure une bonne VSP (we don’t give a shit).

    Troisième point : le fait de prendre en référence le comportement des ados me surprend un peu. A l’âge ado on était tous cons. Je ne sais pas vous mais moi j’étais très con. Heureusement qu’on a changé. J’ai une fois assisté à une scène dans le tram. 3 ados (2 filles et un garçon) d’une quinzaine d’années à peu près, se foutaient de la gueule d’une femme assise à côté parce qu’elle avait un visage très disgracieux. Il la regardaient un moment, puis éclataient de rire. Voilà le comportement typique des ados de cet âge là. Et puis, à l’approche de mes 30 ans, en regardant dans le rétroviseur, je me rends compte que les mecs ou les filles les plus populaires à cet âge là ne sont, généralement, pas ceux qui ont le mieux réussi leur vie, ni même les plus grands séducteurs.

  • bart

    « Ce qui compte, c’est d’être intéressant aux yeux des gens qui nous intéressent et nous attirent. »

    certaines (beaucoup?) de filles s’intéressent aux fringues et à la mode et n’aiment pas le foot. si on suis votre logique, il faut s’habiller comme un homo et ne plus s’intéresser au foot ?

    je pense que c’est une erreur grave de chercher à plaire à de parfaites inconnues (aussi jolies soient leurs fesses) en changeant de comportement ou en ayant des passions socialement plus « glamour » car en général, filles et garçons ne voient pas le monde de la même manière. si une fille est amoureuse (et vaut la peine) elle s’accommodera du mec quel qu’il soit, sinon c’est pas la bonne. le monde ne tourne heureusement pas autour d’elle et elle n’a rien d’unique (contrairement à ce qu’elle rêve d’entendre).

  • « Donc, se baser sur ce genre de trucs pour déterminer si quelqu’un est
    chelou ou pas et si on doit l’exclure du groupe ou pas, me paraît un peu
    limite. »

    Thomas, je dis pas qu’il FAUT le faire. Je dis que c’est ce qui se passe. Quand on regarde autour de soi – quel que soit l’âge, quel que soit le milieu social ou le contexte, on remarque que la prédisposition de la majeure partie des gens envers les autres est déterminée par l’opinion que ces gens se font des autres.

    C’est une simple observation, pas un jugement de valeur, que je fais dans mon article.

    Ensuite, pour l’anecdote de la colo : j’ai raconté cette anecdote qui se passait dans un groupe de 12 à 18 ans; mais je peux t’en raconter une exactement pareil, que j’ai observé pendant l’un de mes stage, dans un cabinet de conseil, entouré par des gens très éduqué et très civilisés. Mais cela n’a pas empêché qu’une hiérarchie sociale se mette en place, basée sur la valeur perçue de chacun, par chacun.

    Celui qui avait la côte, c’était celui qui renvoyait une idée de puissance et de dynamisme, de confiance en soi et de volonté; et le « paria », c’était là encore, le mec renfermé, pas doué avec les autres et aux réactions bizarres et inappropriées.

    Et là, la moyenne d’âge, c’était plus 15 ans mais des gens de 40 ans en moyenne; des gens traitant des affaires à plusieurs centaines de milliers d’euros.

    Me prête pas des propos qui sont pas les miens : je dis pas qu’il faut se juger les uns les autres.

    Je dis qu’on se juge les uns les autres, qu’on le veuille ou non; et qu’on sera jugé, qu’on le veuille ou non – sauf quelques éventuels cas exceptionnels.

    Alors autant le savoir et être conscient de cette réalité des dynamiques sociales, et être attentif à la façon dont est perçu, surtout si on veut améliorer ses relations aux autres.

    C’est la raison pour laquelle chacun d’entre nous ne sors pas de chez lui en pyjama, et pour laquelle aucun d’entre nous n’a envie de se sentir ridicule en société.

    L’image qu’on renvoie aux autres joue sur notre statut social aux yeux des autres.

  • « Ce qui compte, c’est d’être intéressant aux yeux des gens qui nous intéressent et nous attirent. »

    « certaines (beaucoup?) de filles s’intéressent aux fringues et à la
    mode et n’aiment pas le foot. si on suis votre logique, il faut
    s’habiller comme un homo et ne plus s’intéresser au foot ? »

    => Non, ça c’est cliché.

    1) Déjà bien t’habiller ne veut pas dire que tu ressembles à un homo (un homo c’est pas un mec qui s’habille d’une certaine manière, c’est un mec qui couche avec des personnes du même sexe. Rien à voir avec son look : essayons d’élever un peu le niveau).

    2) Je connais des tas de filles qui s’intéressent aux foot. Et des tas de filles qui ne s’intéressent pas au foot, et que ça ne dérange pas que leur mec s’y intéresse.

    Si tu relis bien l’article, tu verras aussi que je dis comme toi, qu’il faut pas chercher à jouer un rôle pour plaire.

    Je dis simplement qu’il faut être conscient que si tu veux te rapprocher de certaines personnes, c’est plus facile si ce que tu es à leurs yeux entre dans leurs critères. Je dis juste ça.

    Ou si tu préfères, dit encore plus simplement : si quelqu’un a l’impression que t’es pas compatible avec lui et le monde auquel il appartient, ça va être vachement plus dur de créer un lien entre vous, que si cette personne considère que tu es dans ses critères.

  • « mais s’habiller de manière trop efféminée te classe dans la catégorie
    des « PD ». Cela fait partie des codes sociaux en 2013 que tu le veuilles
    ou non.
     »

    … et ça illustre parfaitement le propos de cet article, à savoir : l’image que tu renvoies aux autres te positionne à leurs yeux, et influence leurs attitudes et prédispositions vis à vis de toi.

    Mais contrairement à ce que tu sembles avoir compris, je ne dis pas qu’il faut essayer d’échapper à ça, et encore moins d’essayer de s’y plier.

    Je dis juste qu’il faut en être conscient, et savoir, quand nécessaire, en jouer à bon escient. Cf la dernière partie de l’article.

    Cette information « les gens se positionnent les uns par rapport aux autres », chacun en fera ce qu’il juge bon d’en faire. N’en demeure pas moins que c’est à mon avis une réalité assez universelle.

    Quant à l’article auquel tu fais référence (le lion), jettes y un oeil, tu remarqueras si tu retournes voir ce qu’il est devenu, que j’y ai rajouté une mention pour préciser que je ne présenterais plus du tout les choses de cette manière, désormais ;)

    A+

  • josue

    +1

  • Guest

    Justement ici on est là pour choisir la fille avec qui l’on veut être et pas pour attendre la première fille qui nous plaira pas même si elle est amoureuse. De plus pour moi quelqu’un qui s’interresse au foot renvoie plus une image de beauf que d’homme :)

  • josue

    Pas mal de critiques que je trouves infondés : très bon article :)

  • Merci ! Ceci dit je comprends que certains puissent avoir du mal à l’idée que les gens se jugent. C’est très primaire comme fonctionnement. Moi même je ne m’en réjouis pas. Je reconnais aussi que certains arrivent à dépasser ça et à être plus ouvert par rapport aux autres, mais ça me semble être l’exception et pas la règle.

    Je déplore comme tout le monde, mais c’est pas pour autant que c’est pas une réalité et qu’il faut faire comme si c’était pas le cas. Après, chacun fait ce qu’il veut de l’info.

  • Jonathan

    Je suis toujours surpris, comme aujourd’hui en lisant les commentaires de cet article, de la façon avec laquelle les gens s’indignent d’une vérité que tout être humain applique et a appliqué inconsciemment dans sa vie depuis qu’il est en contact d’autres êtres humains.

    Je lis ces avis négatifs et je ne comprends pas, dans quelle mesure on peut critiquer avec tant de véhémence un concept qui est à la base de toute les relations humaines depuis la nuit des temps, à savoir que selon moi la capacité à avoir une première impression et le réflexe de porter un jugement sur un inconnu sont simplement des réflexes de survie, en effet il est important de savoir évaluer un adversaire potentiel lorsque l’on veut survivre. Certes, nous ne sommes plus à la préhistoire, mais les gênes que nos ancêtres nous ont transmis portent aujourd’hui encore cette capacité d’analyse réflexive d’un inconnu, et il suffit d’observer les relations humaines qui nous entourent, où même nos propres expériences pour ce rendre compte de ce phénomène.

    Je ne comprends pas vraiment cette réaction qu’à la majorité des gens face à ce type d’article, ni en quoi le message véhiculé par cet article serait négatif, en quoi est ce négatif de prendre conscience de ce que tout un chacun fait chaque jour inconsciemment ?

  • Julien Alexandre Jacquemin

    Je suis d’accord mais je suis aussi pas d’accord. L’article dit la vérité vraie concernant la VSP, par contre, il sous-entend que si on est entouré de cons il faut se faire accepter par ce groupe de cons. Bah non je suis pas d’accord. En ce qui me concerne j’ai toujours préféré passer du temps avec des Damien plutôt qu’avec les tyrans, et je ne pense pas être un looser, sauf vis-a-vis des dits tyrans et de leurs followers.

    Honnetêment, faire le gros batard avec le Cotorep du coin pour faire parti d’un groupe de c*****ds pour smacker une pétasse, même super bonne, non merci…

    Alors oui c’est vrai du coup j’ai galéré au collège lycée, oui j’me faisait souvent tabasser par les tyrans, oui j’avais pas la côte devant les filles aux cervelles de moineaux… Mais si c’était à refaire je le referais, et avec plaisir !

  • C’est marrant comme les gens supposent systématiquement que ceux qui sont mieux « insérés » sont forcément des gros cons… et que ceux qui sont tyranisés sont forcément les gentils petits gars méritants.

    Un peu cliché non ? Faut arrêter de croire que la vie est un western, avec les méchants méchants et les gentils gentils.

    Mon exemple n’était qu’un simple exemple; dans la vie de tous les jours, c’est un peu plus subtil que ça quand même.

    Mais sinon, effectivement, personne ne t’oblige à devenir un gros con, ni à accepter leur compagnie – bien au contraire. Il vaut mieux apprendre à filtrer son entourage (précisément pour les raisons expliquées dans l’article).

    Et ce qui compte, c’est évidemment le bien être qu’on trouve personnellement, et dans ses relations aux autres.

    Pour ça, pas sûr que Damien ait vraiment profité d’un bien être extraordinaire pendant cette colo que j’ai citée en exemple.

  • Amorgen

    C’est effectivement, hélas la réalité. On ne peut que le… regretter… c’est un peu le culte de… l’apparence.

    Et être « looser » dés l’enfance n’aide pas par la suite… moqueries imbéciles, mises à l’écart n’aident pas à prendre confiance en soi, surtout quand l’entourage familial n’aide pas non plus…

    Le plus dur, c’est quand on n’est pas forcément responsable de ce qui nous arrive.

    Sans vouloir raconter ma vie, ça a commencé très tôt pour moi : simplement à cause de mon… « physique », une petite difformité accidentelle, une très mauvaise vue suite à de mauvais choix médicaux et la VSP est déjà faible… d’autant plus quand les parents n’aident pas…

    Je me suis dit que j’avais au moins la chance d’être intelligent et donc, ça a été un « refuge » mais aussi une autre source de rejet.. trop intello pour rester dans un groupe.

    Je suis intelligent, certes, avec, du coup, un certain nombre de valeurs, certaines personnes me trouvent intéressant, sympathique mais… je n’en reste pas moins célibataire…

    Dans mon histoire perso, j’ai eu une bonne VSP par le biais d’internet, sur un forum sur lequel ne s’exprimait que mon verbe. Les gens rencontrés par la suite ont d’abord été « séduits » par ma manière d’écrire et leur opinion n’a pas changé ensuite ; n’a juste transpiré mon manque de confiance…

    Bref, un mauvais passé me poursuit… à 41 ans, je reprends doucement confiance en moi… il m’arrive parfois, malgré moi de sourire lorsque je vois ce que peuvent être devenus des personnes qui se moquaient de moi…

    Ainsi, cela m’a appris l’humilité et l’acceptation des autres… je ne juge pas sur l’apparence et la VSP n’est pas mon credo… j’attends de connaître la personne pour vraiment juger…on appelle çà la tolérance.

    Je ne dis pas non plus qu’il faille accepter tout le monde, je fais bien évidemment le « tri » ensuite, notamment par rapport au comportement vis à vis de moi et des autres…

    Acquérir une bonne VSP c’est donc acquérir confiance en soi pour s’accepter tel que l’on est pour être accepté par les autre, mais lorsque dés le départ, ce n’est pas le cas, la pente est raide.

    Je pense enfin, en observant notre monde que ce que j’ai connu à mon époque est toujours aussi vrai, sinon plus puisque, à mon avis, la VSP, chez les jeunes, varie aussi selon choses possédées et certains critères esthétiques (c’était déjà vrai à mon époque avec les Georges Michael et autres Tom Cruise auxquels nous, mecs étions comparés).

    Alors, si effectivement, pour toutes ces raisons indépendantes de ta volonté, la première impression est mauvaise, tu n’as aucune chance…

  • Bonjour ! Merci pour ton témoignage.
    Personnellement, je pense que si on ne peut pas changer la première impression, on peut faire évoluer l’image que les autres ont de nous – si on le souhaite évidemment.

    On peut faire prendre conscience à l’autre qu’on a des qualités qu’il ne soupçonnait pas au premier abord; on peut lui faire réaliser que finalement, les défauts qu’il nous prêtait sont plutôt relatifs, ou qu’il les avait trop vite exagérés au début…

    Quant aux handicaps que l’on a, et qui nous valent une VSP moyenne aux yeux des autres, ce sont essentiellement des choses qui se travaillent :

    – Aisance sociale (être plus à l’aise avec les autres, grâce à un travail sur soi, au niveau de la confiance en soi, de l’acceptation et de la relativisation du regard des autres, et aussi, par une habituation à fréquenter plus de gens)

    – Intelligence sociale, maîtrise habile des codes : ce qui s’obtient avec la pratique et un peu de recul pour analyser correctement les choses

    – Culture et personnalité : il appartient à chacun de se forger une vie intéressante et une personnalité profonde, ce qui aide quand même pas mal à changer le regard que les gens peuvent avoir sur soi

    – Entourage : s’il y a dans ton entourage des gens qui nuisent à ton image (et que tu n’apprécies pas), faire le tri peut être nécessaire (surtout – et seulement – si ça contribue à ton bien être à long terme)

    – Signes d’influence / de réussite / de pouvoir social : tout ce qui peux montrer que tu es apprécié et reconnu, aide à ce que tu sois davantage apprécié et reconnu. Soigner et développer tes réseaux de connaissances, ton implication dans la vie sociale, … et les inévitables signe de réussite auxquels sont attentifs tant de gens.

    Après, encore une fois, j’insiste là dessus : le but n’est pas d’aller à l’encontre de sa personnalité profonde; il faut juste faire ce qu’il faut pour s’améliorer et progresser dans la direction QU’ON A CHOISIE.

  • Salut ! Je pense que plein de gens ont une réaction de déni et de rejet, parce qu’accepter l’idée d’avoir un comportement si « primaire » est difficile pour eux… d’autant que ça revient à accepter l’idée qu’ils sont, eux aussi, jugés, ce qui est une idée plutôt inconfortable.

    Enfin, certains confondent « reconnaître une réalité humaine » (et assez détestable, j’en conviens), et « la cautionner », ce qui fait évidemment qu’il est plus facile pour eux de rejeter l’idée en bloc.

    Tout cela manque pas mal de pragmatisme et de réalisme d’après moi… mais encore une fois, on fonctionne pas tous pareil, et on ne traite pas les informations de la même façon (surtout quand elles touchent de manière si sensible à l’égo et aux émotions).

  • Julien Alexandre Jacquemin

    Ca part légèrement en HS mais je suis d’accord avec toi FK, il existe des gens très bien insérés qui sont aussi des gens très bien, mais généralement, ces gens-là se découvrent plutôt vers 25 ans, une fois adulte. Je parlais principalement de la période colo-collège-lycée, où, d’après mon expérience passée dans pas mal de bahut (publique et privé), ainsi que celle que j’ai encore maintenant car je travaille dans un environnement où il y a pas mal d’ados, période donc où effectivement d’après ce que j’ai vu ce sont bel et bien les tyrans « fouteur de bordel » qui étaient les plus populaires et qui se dépucelaient vers 15 – 16 ans.

    Après, comme le disait je ne sais plus qui dans les commentaires précédent, ces types-là connaissent leurs « âge d’or » à cet âge-là et commencent à avoir une existence relativement banale et laissent la place aux autres, plus méritants on va dire, vers 25 ans environ.

    Après cela ne concerne QUE ma propre expérience, et ne pourrait en aucun cas être considéré comme une vérité absolue. :)

    Concernant Damien, c’est vrai qu’il n’a sans doute pas passé les meilleurs vacances de sa vie lol, mais d’un autre coté, grâce à cette expérience (et sans doute d’autres du même genre), Damien est peut-être devenu un véritable battant prêt à tout pour prendre sa revanche, alors que les caïds eux ont plus de chances de ranger des rayons ou de squatter dans le métro. Comme on dit: « les plus grandes épreuves font les plus grands hommes » et  » ce qui ne te tue pas te rends plus fort » (ou handicapé… ;) )

    Mais mis à part ces quelques points un peu HS, je suis on ne peut plus d’accord avec toi FK =)

  • Julien Alexandre Jacquemin

    En fait, pour avoir beaucoup voyagé aussi, je pense que ce que oolphmac essaye de nous dire c’est que la mentalité française donne aux gens un regard beaucoup plus négatif et hautain sur les autres personnes qu’ailleurs dans le monde. En fait on a beaucoup plus de chances de faire mauvaise impression vis a vis d’un français que vis a vis de quelqu’un d’une autre nationalité. Les japonais australiens etc… sont généralement plus bienveillant et ouverts vis a vis des autres que les français qui s’estiment toujours meilleurs, mieux fringués, plus beaux, plus friqués etc… que leurs interlocuteurs. ( Qui viens d’hurler au « Parisien » ? lol )

    En australie par exemple, ne pas être du tout un surfer habillé en Billabong ne t’empêchera pas d’aller squatter avec d’autres surfers si t’es cool et sympa. Enfin ya toujours des cons mais c’est plus facile.

    Les ptits surfers de Lacanau & co (mais c’est quasiment la même chose pour tout groupe social en france) par contre…

  • Thomas Sankara

    Bonjour Jonathan,

    « Je lis ces avis négatifs et je ne comprends pas, dans quelle mesure on peut critiquer avec tant de véhémence… ». Non, je ne vois pas de véhémence ici. Les personnes qui ont critiqué l’ont fait avec courtoisie. Je dois même dire que c’est un débat assez agréable à suivre.

    « Je suis toujours surpris, comme aujourd’hui en lisant les commentaires de cet article, de la façon avec laquelle les gens s’indignent d’une vérité… » Moi, je suis toujours surpris, Jonathan, des personnes qui, au lieu d’amener leurs arguments pour faire avancer le débat afin qu’on ait un débat sain, se mettent à critiquer l’attitude des intervenants avec lesquels ils ne sont pas d’accord. Si tu veux que tout le monde acquiesce et dise « oui oui » à tout, je pense que les sectes sont plus appropriés pour cela.

    Maintenant, pour en revenir au débat, j’ai bien apprécié les témoignages de Julien Alexandre Jacquemin et d’Amorgen. Je n’ai pas grand chose à rajouter après cela. Je dirais juste que même le paria est conscient de ces dynamiques sociales. C’est juste qu’il est maladroit et qu’on lui a collé une étiquette. Chaque effort qu’il fait pour se rapprocher des autres l’enfonce un peu plus, le rendant encore plus maladroit. Un cercle vicieux quoi ! Que pourrait-on conseiller au paria ? Il peut essayer de s’adapter au groupe, faire le caméléon. Le problème c’est que, des fois, la raison pour laquelle il est rejeté est indépendante de sa volonté. Parfois il suffit d’être le noir du groupe, le blanc du groupe, le chinois du groupe, l’handicapé du groupe ou le mec moche du groupe. Et dans ce cas prendre conscience de la dynamique sociale du groupe ne lui sert à rien. Il lui faut autre chose : prendre confiance. Le groupe ne l’aidera pas pour cela. Si le paria arrive à prendre confiance, il saura que ce rejet est, peut-être, la meilleure chose qui lui soit arrivée de sa jeune existence. Il se bougera le cul pour avancer et prendre sa revanche sur la vie.

    Enfin, je fais l’éloge de la différence. Les personnes qui m’ont le plus marqué dans ma vie étaient des personnes différentes, pas tout à fait comme les autres (pas des cas sociaux non plus) et qui l’assumaient totalement. En les observant, j’en ai beaucoup appris sur moi même.

  • Thomas j’ai du mal à comprendre où tu veux en venir.

    Les règles communément pratiquées par « les gens » (dans leur ensemble) sont, par définition, les règles globales, et un individu à son échelle ne peut pas les changer de manière globale : il peut juste faire avec, ou les ignorer – mais les règles demeurent.

    Donc faire comme si cette réalité n’en est pas une

    – ne fera pas disparaître cette réalité
    – ne la rendra pas moins déplorable
    – n’empêchera pas d’y être soumis

    Et déplorer cette réalité (ce sur quoi je te rejoins)
    – ne la rends pas moins réelle
    – ne la rends pas moins déplorable
    – n’empêche pas d’y être soumis

    J’ai écrit cet article pour souligner l’importance de prendre conscience que le regard des autres n’est pas neutre.

    Je crois pas que tu le contestes, ok.
    D’après ce que j’ai retenu de tes interventions, tu le déplores, et tu fais l’éloge de la tolérance envers la différence – ok aussi… et tu sembles inviter le lecteur à faire preuve de davantage de maturité que « le groupe » en ne tombant pas dans le réflexe de se fier à la première impression. Ok aussi.

    Tu dis que la confiance en soi est plus importante, qu’il faut prendre confiance en soi.

    Je dis oui.

    Mais des gens confiants, et au comportement antisocial et repoussant, on en trouve plein les rues. J’en conclus donc que le simple conseil « Prends confiance » ne suffit pas à trouver sa place parmi les autres.

    Moi ce que je dis, c’est que s’il faut prendre confiance en soi (ce qui paraît évident), il faut le faire en restant conscient du fait que le regard des autres existe et que de ce regard (réponse à ton attitude et à ce que tu représentes) dépendront les prédispositions des gens à ton égard.

    Ma conclusion, pour faire simple : une majeure partie des gens te jugent, que tu le veuilles ou non, et cela teinte tes interactions avec eux.

    Mais si ton propos est de dire « soyons, nous, à notre niveau et à notre échelle individuelle, plus matures que cela, et sachons ne pas nous arrêter à la première impression », je te rejoins à 100%.

    Mais cet article parle du regard DES AUTRES; pas de ton regard A TOI.

  • Malheureusement, je ne crois pas que les gens cessent de s’évaluer et de se mesurer les uns aux autres, arrivés à l’âge adulte.

    Sans parler de se coller carrément des étiquettes, le fait de s’associer à des groupes d’appartenance et de réféfence, à et faire des jugements de valeur entre groupes et individus, me semble être quelque chose qu’on retrouve partout et à tout âge.

    Dans certaines cultures, c’est peut être moins tranché – et encore, j’en suis pas certain.

  • Ca s’exprime de manière plus ou moins visible selon la culture, mais c’est un comportement humain avant tout, je pense qu’on le retrouve partout.

    Pour reprendre ton exemple, tu me dis que si tu te pointes habillé de manière JUGÉE choquante dans une soirée huppée au Japon, et personne ne va te regarder de travers ?

    Quant aux surfeurs australiens, je veux bien croire qu’ils soient plus cools et tolérants que certains, mais j’ai du mal à croire que rien ne puisse les choquer et que personne à leurs yeux ne puisse passer pour un abruti ou un mec bizarre.

    Après on peut continuer avec toutes les tribus de la Terre pour essayer de trouver des contre exemples et l’exception mineure à la règle majeure, mais c’est pas ça qui va changer grand chose pour le lecteur lambda de FTS.

    Il y a peut être des exceptions, mais au global, ce dont je parle dans l’article se vérifie, et qu’on le veuille ou non (et qu’on le fasse ou non – ce qui est hors sujet), le regard des autres se portent forcément sur soi.

  • Jonathan

    Merci d’avoir pris la peine de répondre avec un message si argumenté, il est vrai que le mot « véhémence » était peut être trop fort.

    Je suis désolé si mon commentaire t’as choqué, cependant je ne regrette pas de l’avoir posté car j’apprécie la réponse que FK y a donnée et qui répond à mes interrogations.

    Cependant, je trouve infondé ton argument disant que je n’ai pas fait avancer le débat, nous sommes en plein dedans à vrai dire, car malgré toi dans cette réponse tu viens de te rendre coupable de ce que tu déplores :
    – Tout d’abord, en jugeant que ma critique s’adressait aux intervenants avec qui je ne suis pas d’accord, ce qui n’est absolument pas le cas.
    – Ensuite en supposant que je prône une attitude d’acceptation béate d’une vérité, ce qui n’est absolument pas le cas, je suis même fervent partisan du contraire
    – Et enfin en allant jusqu’à comparer cette attitude avec les sectes et donc en disant implicitement que je loue une attitude « sectaire », ce qui est encore moins le cas.
    (Je sais bien que tu n’envisages pas réellement ça, c’était juste pour aller jusqu’au bout de mon raisonnement, saches que je n’ai aucune animosité envers toi)

    Je pense qu’on ne peut décemment pas nier, qu’un tel concept existe et ainsi croire que personne ne juge personne, c’est utopiste. Alors selon moi, le débat de « la VSP c’est bien ou c’est pas bien » n’est pas la bonne façon d’entrevoir les choses, quelque soit la réponse à cette question, cela ne va rien y changer et cela ne va
    rien nous apporter, mis à part le plaisir d’avoir débattu avec quelqu’un.

    Ce concept, je ne le condamne pas, car quoi qu’il arrive j’y serait toujours confronté, quoi que je fasse je le subirais et je devrais faire avec, comme tout le monde, c’est dans la nature humaine.

    Pour répondre a ton argument, ce que je conseillerais au paria est simplement de changer de groupe, et ainsi repartir à zéro, car oui malheureusement une fois que notre réputation est faite quelque part elle est très difficile à changer, je pense donc que contrairement à ce que tu dis, c’est une aide que de prendre conscience de ces dynamiques sociales.
    De plus, si un groupe te rejette à cause d’un handicap, de ta couleur de peau ou de ton apparence c’est qu’il ne valent certainement pas la peine que tu t’y intègres, donc rien ne t’oblige à le faire.

  • Jonathan

    Merci beaucoup pour cette réponse FK, je n’en attendais pas moins et je savais que tu saurais répondre à mes interrogations.
    C’est vrai que je comprend mieux pourquoi les gens ont du mal à accepter ce genre de choses, je n’avais pas pensé au problème du raccourcis pris entre la prise de conscience d’une réalité et la cautionner

  • Jonathan

    Je ne peux qu’approuver cette vision des choses ! Prendre conscience des aspects positifs d’une vérité qui est dérangeante au premier abord.

    C’est vrai que des articles de plus la dessus seraient très intéressants.

  • Jonathan

    Salut à toi,
    « Personnellement, avoir vécu et grandi dans 2 continents différents m’a
    permis de relativiser certains codes sociaux. Certaines choses qui
    peuvent paraître bizarres ici peuvent témoigner d’un signe de respect
    ailleurs et vice versa »
    C’est vrai, mais cela ne change rien aux fait que partout dans le monde il y a des codes, des choses qui sont acceptées et d’autres qui ne le sont pas, même si ces codes changent en fonction des endroits :)
    « L’autre point contre lequel je m’insurge c’est le fait de vouloir intégrer un groupe pour avoir une meilleure VSP »
    Rien ne t’oblige à intégrer un groupe pour avoir une meilleure VSP, FK n’a jamais cautionné ça. Ou lis tu cela dans son article ? Je ne vois pas personnellement.

  • Clément

    Enfin voilà, du fait que les mecs catalogués comme « losers » ont généralement pas confiance en eux, ils vont pas trouver la motivation pour changer, aller vers les autres, et tout ça. Après, la tolérance, pas sûr que tout les gens autour de nous connaissent ça, donc ça va pas aider non plus. Enfin bon, au final, on finit encore et toujours au problème de la confiance en soi … Mais je trouve que ça fait un peu genre « mecs définitivement condamnés à rester tout seuls »

  • Ben après, c’est à chacun de se bouger le cul et de faire ce qu’il faut pour progresser dans ses rapports aux autres, mais ça, rien de nouveau.

  • John

    C’est un article interessant.Au passage,votre damien c’est un genre d’atypique…

    Je retiendrais de l’article une chose »Vous êtes jugés selon une valeur sociale en fonction de l’apparence,des relations des proches,votre réputation.Et ca ne dépend pas de vous mais de comment les autres vous percoivent ».

    J’aurais aimé un approfondissement sur la deuxième chance.La vie n’étant pas un long fleuve tranquille,surtout de nos jours….

    Je parle d’une deuxième chance:c’est la possibilité que autrui puisse revenir sur son jugement initial »bon ok,celui là au départ je l’ai catalogué comme pauvre type mais finalement il a des trippes,il a pas peur,c’est quelqu’un de bien. »

  • Salut ! Je prépare un article sur le regard des autres, et la bonne façon de le gérer (en tenir compte, sans le subir complètement). C’est un sujet assez difficile à traiter, alors je prends mon temps pour essayer de faire l’article le plus clair et intelligent possible.

  • Roméo

    Excellent article et analyse exemplaire d’un mécanisme social particulièrement délicat à appréhender et, avouons-le, plutôt sournois.
    C’est un sujet que je connais bien et sur lequel j’ai beaucoup de recul pour avoir changé plusieurs fois de « statut », parfois brutalement, selon l’environnement dans lequel je me trouvais à telle époque ou pour telle activité.

    Cette « valeur sociale perçue », expression que je trouve très pertinente, est une sorte de redoutable cercle vertueux ou vicieux qui peut faire de chacun de nous la « star » ou le « vilain petit canard » du coin.

    À partir du moment où une société présente une interactivité sociale avancée sur une étendue limitée (village, quartier, lieu de travail, collège, lycée, campus, club, etc.), chaque individu y tient une place et, par extension, un « rôle ». Tout comme au cinéma, selon la personnalité d’un individu, son attitude, son entourage et l’environnement dans lequel il se trouve, il tiendra un rôle de premier plan, un second rôle ou un rôle de figurant. Là où ça devient délicat, c’est qu’un rôle de premier plan n’est en aucun cas synonyme de « héros » mais parfois plutôt de « vilain petit canard ».

    Si plusieurs éléments combinés peuvent enclencher et accélérer la dynamique de ce cercle vicieux / vertueux, par exemple l’apparence, l’attitude ou simplement le contraste avec la norme locale, celui que je retiendrai avant tout est l’isolement social, autrement dit la solitude. J’ai pu lire dernièrement dans un article plus récent sur ce site un parfait exemple de préjugé social particulièrement injuste : « un mec tout seul, c’est peut être qu’il est pas normal ». Difficile à admettre si un jour on se retrouve dans une telle position, mais cruellement vrai et vérifiable.

    Pour l’avoir bien connue pendant une période suite à certains changements dans ma vie, j’aimerais à cette occasion apporter un témoignage sur la solitude qui a ses côtés bénéfiques mais surtout ses effets pervers, notamment en séduction. Au sujet de la valeur sociale perçue, ce serait une erreur de penser que l’on est incognito et transparent quand on est seul ou que notre cercle social est limité. La solitude, même si elle est choisie ou juste temporaire, inspire surtout des sentiments négatifs en société. De l’incompréhension, de la pitié, du mépris, du dégoût, des moqueries et parfois même une haine violente pour ce qui est au fond considéré comme une faiblesse minable et pathétique. De plus, à l’image d’un milieu sauvage, certaines faiblesses restent impardonnables d’un point de vue instinctif de « sélection naturelle » et attirent irrémédiablement l’attention des prédateurs. Vous pouvez être quelqu’un de beau, charmant, intelligent, drôle, cultivé, courageux, travailleur, responsable, consciencieux, vous pouvez être le mec le plus cool d’un environnement A et passer pour une véritable serpillère flippante et répugnante si un jour vous vous retrouvez seul dans un environnement B au beau milieu d’une société qui détectera ce qu’elle perçoit comme un isolement et une faiblesse. À partir de là, le cercle vicieux s’enclenche et le rejet devient de plus en plus collectif si vous ne trouvez pas rapidement une façon de prouver implicitement votre « normalité » aux regards impitoyables qui vous entourent. Pire, chaque part d’originalité dans votre personnalité, chaque travers, chaque pointe de fantaisie peut accélérer encore plus les choses et vous faire passer pour une espèce de pauvre type bizzaroïde complètement déconnecté du monde. Le soin que vous portez à votre apparence, votre confiance en vous et votre sens du style peuvent vous faire passer pour un frimeur, un blaireau arrogant qui se la pète, certaines personnes peuvent parfois prendre un malin plaisir à essayer de vous humilier en cherchant à vous convaincre qu’en fait vous êtes affreux et, ce, sans même que vous n’ayez prononcé un seul mot. L’originalité et l’audace qui vous valaient ailleurs l’appréciation des autres vous feront ici passer pour un sociopathe flippant, un taré à éviter à tout prix. Les yeux gourmands et brillants de ces filles à peine rencontrées qui tournicotaient leurs cheveux en boucle pendant que vous leur parliez se transformeront en regards fuyants ou glacés d’effroi, en sourire en coin méprisant, en glousseries collectives, parfois même en insultes gratuites dans votre dos dès lors que cette réputation de solitude vous aura rattrapé et que l’effet de rumeur aura fait son œuvre. Avec un peu de chance, si les gens qui vous ont « condamné » ont une conscience morale, ils réviseront leur jugement en apprenant ici ou là que vous êtes quelqu’un de bien, aimable, que vous travaillez, que vous parlez correctement, que votre présence est agréable, bref, que vous êtes dans la « normalité ». Certains auront même des remords de vous avoir jugé trop vite, ils chercheront sincèrement à vous connaître, à vous intégrer dans leur groupe, vos qualités naturelles seront cette fois perçues comme telles et l’effet de rumeur repartira dans l’autre sens. Ce qu’il y a à retenir de tout ça rejoint le principe de « preuve sociale » souvent abordé en séduction : avoir un cercle social développé et respectable vous rend respectable et désamorce à l’avance ce malaise, cette méfiance ou ce rejet que la solitude inspire. L’étiquette collée sur votre personne, votre comportement et vos actes sera d’autant plus impitoyable si un jour vous vous retrouvez seul. Votre « valeur sociale perçue » sera affaiblie, les gens même les plus honnêtes se permettront d’avoir un comportement méprisant avec vous qu’ils n’auraient jamais eu s’ils vous savaient faire partie d’une « tribu » et vous ne pourrez plus vous permettre la moindre affirmation de votre personnalité ou le moindre excès de caractère (fantaisie, humour décalé, audace, fermeté, mauvaise humeur…) sans faire aussitôt l’objet d’une réprobation collective.

    Je vais me permettre d’avancer quelques conseils sur ce sujet parce que je considère que, de nos jours, chacun de nous peut se retrouver seul à un moment de sa vie : après une séparation difficile, la perte d’un proche, un groupe d’amis qui se disperse, la fin de ses études, un changement de région pour un choix professionnel, un long séjour à l’étranger ou simplement une envie passagère d’introspection et d’indépendance.

    Si vous aimez passer du temps seul pour vous adonner à certains loisirs, notamment créatifs, si vous avez besoin de temps pour réfléchir, faire le deuil d’une épreuve douloureuse, ne négligez jamais pour autant vos amis. Restez présents, restez au courant, organisez des soirées, prenez de leurs nouvelles, trouvez un moyen de vous réconcilier ou même de pardonner quand des amis vous ont déçu. Conservez vos amis et entretenez votre cercle, il est extrêmement précieux et vous n’en aurez pleinement conscience que si un jour vous le perdez.

    Ne vous habituez pas au sentiment insouciant et apaisant d’indépendance que fait naître la solitude. Il finira par vous couper de tout, vous finirez par être beaucoup trop sélectif dans vos relations sociales et par ne plus rien supporter d’autre que votre petite zone de confort.

    Ne vous lamentez pas sur votre sort, les gens n’aiment pas les problèmes, ils n’aiment pas non plus les pleurnichards qui ont des problèmes. Ne cherchez pas à attirer la pitié des autres, elle vous reviendra à la tronche sous forme de dégoût et d’exaspération. Ne laissez rien transparaître de votre solitude dans votre comportement au quotidien, même un jour pluvieux où vous vous réveillez sur un coup de blues. Restez aimable, souriant, agréable à vivre sans trop chercher non plus à vous incruster comme une limace gluante sur une feuille de salade. Restez malicieux, décontracté, entretenez et partagez votre bonne humeur !

    Sachez rester humble. Même si un jour vous avez été populaire au lycée, sur le campus, dans votre quartier ou dans votre bar préféré, même si vous avez vécu des soirées d’enfer avec des potes formidables, une copine superbe, une super bagnole, le temps peut bouleverser bien des choses et vous mettre à genoux sans même vous prévenir. Si vous êtes seul, vous n’êtes certainement pas en position de flamber ni de rester dans votre tour d’ivoire. Restez humain, sociable, correct et aimable avec tout le monde dans la mesure du possible. Même si certaines personnes n’ont rien d’intéressant à vos yeux, elles participent à entretenir la rumeur pour ou contre vous et elles ont peut-être même une amie, une sœur ou une cousine dans leur entourage qui vous intéressera beaucoup plus.

    Ne vous découragez pas, même si des prédateurs ricanent de vous et profitent des limites de vos connexions sociales en cherchant à vous tirer vers le bas ou à saboter votre réputation. La solitude est sournoise mais elle ne sera que passagère si vous avez la volonté de la déjouer et si vous restez irréprochable.
    Si vous constatez un changement brutal dans le comportement d’une femme que vous avez rencontrée et avec qui vous entreteniez un rapport plutôt positif, si vous sentez soudain la frayeur ou le dégoût dans son regard, une attitude fuyante et un malaise palpable, c’est probablement que vous êtes victime de calomnies ou d’un préjugé négatif. Cette femme, on lui a raconté des « choses » sur vous, et personne n’était là pour prouver le contraire ou même relativiser. Ben ouais, vous avez peut-être un diplôme universitaire, un travail, vous êtes un citoyen honnête, un type super cool quand on vous connait, mais les gens sont effrayés ou mal à l’aise à l’idée de communiquer avec vous, tout simplement parce qu’ils ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et qu’aucun élément suffisamment rassurant n’est là pour vous valider socialement. Des esprits vicelards peuvent aussi profiter de votre « faiblesse perçue » pour déchaîner leurs bas instincts et miner vos possibilités de rencontres à grandes rasades de diffamation. Ne le prenez pas trop à cœur, restez courtois jusqu’au bout, éclipsez-vous, coupez net le contact et attendez patiemment que la « psychose » se dégonfle toute seule. Ne répondez pas à la provocation, ne cherchez en aucun cas à vous justifier. Les ragots malveillants fondent comme neige au soleil et reviennent souvent à la gueule de ceux qui les ont répandu. Après tout, vous êtes quelqu’un de bien, ne vous blâmez pas pour des fausses impressions ou des mesquines petites putasseries.

    Si vous regardez autour de vous et qu’aucune volonté ne vous motive à rencontrer des gens ou à faire partie intégrante de votre environnement, réfléchissez sérieusement à l’idée d’en changer pour un autre qui vous correspondra mieux. Si la culture, la mentalité et les codes sociaux d’un environnement ne sont pas compatibles avec ce que vous êtes, envisagez d’y renoncer et de prendre un autre chemin. Tout le monde fait des erreurs de parcours, mais les pires sont ces choix que vous n’avez pas fait par manque de courage. Ne perdez pas de temps à rester spectateur d’une vie qui ne vous convient pas dans un endroit et avec des gens qui ne vous conviennent pas. Trouvez ou retrouvez cet endroit dans lequel vous pourrez affirmer votre personnalité, évoluer socialement, avoir plaisir à sortir, rencontrer des amis qui vous correspondent, développer votre valeur sociale perçue et plaire naturellement à de nombreuses filles qui ne demanderont qu’à faire partie de votre vie.

  • Témoignage qui vient des tripes, et dont le message me paraît vraiment important. Envoie moi un mail, je voudrais voir avec toi si tu serais partant pour publier un article à ce sujet sur FTS. Le message « ne perdez pas vos amis » est un sujet sur lequel je voulais écrire depuis longtemps, mais j’ai l’impression que tu seras plus pointu et plus juste que moi dans le ton. En tout cas merci.

  • « FK tu dis que le but n’est pas de changer pour les autres mais j’ai l’impression que c’est exactement ce qui est sous-entendu. »

    Si c’est tout ce que tu as retenu de l’article, alors tu as mal compris.

    J’y fais un simple constat : les gens ont tendance à se juger les uns les autres, et cela impacte leurs relations les uns avec les autres, en bien ou en mal.

    Je dis pas que c’est bien, je fais simplement le constat de cet état de fait.

    Libre à toi d’y voir autre chose, mais ce n’est absolument pas mon propos que de dire qu’il faut se conformer pour plaire à des gens qui ne vous intéressent pas.

  • Thomas

    « Mais je serais TRES étonné qu’aucun sociologue n’ait jamais rien
    écrit à ce sujet, donc si ça vous évoque quelque chose, n’hésitez pas à
    intervenir dans les commentaires. »

    On a citer Bourdieu et le capital symbolique, c’est pertinent, mais y’a aussi Erving Goffman qui analyse la société comme un théatre où chacun joue un rôle d’acteur et tends par son jeu à donner une image positive de lui et à assurer la suite de la représentation, bien sur chaque « théâtres » à ses propres règles que l’acteur doit respecter. (La mise en scéne de la vie qutodienne: la presentation de soi) Ca complète bien l’idée de capital symbolique je pense. Plus largement son sujet d’étude c’est les « codes », les « régles » qui organisent les relation entre les hommes (Les rites d’interactions, je suis en train de le lire c’est une tuerie ^^ ), à mon avis Goffman c’est le sociologue qui doit être lu ici. Y’aussi son bouquin sur les rapports homme/femme L’arrangement des sexes, excellent même si la traduction est pas terrible, et un article La ritualisation de la féminité, qui apporte pas grand chose par contre. Voir aussi le livre de Bourdieu La domination masculine, même si ce dernier est plus politique que celui de Goffman qui décrit juste comment sont organisé les relations homme/femme dans la bourgeoisie américaine des années 60 (Oui ça commence à dater mais ça reste pertinent, et comme souvent en socio, on peut reprendre la façon d’analyser pour l’adapter à aujourd’hui. )

  • Merci beaucoup pour tes ajouts et tes suggestions de lecture !

  • eric

     » sans devenir esclave du regard des autres  » désolé mais c’est du foutage de gueule :) .
    Tu ecris cinquante lignes juste avant ou t’eriges en réferend quasi supreme le regard des gens.. un paragraphe entier sur  » s’adapter et agir  »  » reflechissez aux codes  » ( codes compris comme ceux du groupe, pas de nos propres codes et valeurs , tristement… )

    C’est un appel a l’inauthenticité , au fond une relation win win comme tu la décris c’est une relation ou chacun s’adapte aux codes de l’autre pour en retirer un rendu de bons services mutuels… Le moyen de l’inauthenticité au service de la satisfaction. Soit comment créer une société d’hypocrites.
    C’est un appel au conformisme par la meme occasion… si chacun partage ta science, c’est le soucis des codes de l’autre qui guidera nos comportements sociaux. Tout le monde se souciant d’un danger superficiel et consenti, de la  » derive  » par rapport aux codes, donc tout le monde cautionnant et renforcant ces codes comme existants ( alors que purs produits superficiels , meme pas désirés mais consentis par soumission ) … jusqu’au conformisme absolu.

    A la fois c’est dur de pas te donner raison puisque c’est bien l’esprit de la société dans laquelle on est.
    Que tout le monde ait des systemes d’identification et de catégorisation des personnes, je veux bien comprendre. Quoi que lleffort moral ( a la blusher ) peut réduire ca et largement depasser ces classifications.
    Mais la conclusion qu’il s’agit de s’adapter pour etre aimé de ceux qui nous interessent, ca pose un grand probleme d’authenticité et de conformisme, et donc d’accomplissement et d’epanouissement.

    Une personne aura beau m’interesser, si elle n’accepte pas la maniere dont je suis moi meme entierement… alors elle ne m’interesse plus. Puisqu’ultimement je serai en deficit d’authenticité dans mes rapports avec elle. Et c’est quelque chose de tres irritant, a la limite de la prostitution.

    Etre entierement soi meme, sans regard des codes, c’est l’avantage de l’epanouissement, mais aussi d’attirer le respect pour ne pas etre un robot de plus. A condition d’assumer et d’adorer cette difference.

    Je suis d’autant plus etonné de voir cette pensée sur un site qui mele seduction et developpement personnel. Je crois que l’adaptation , soit la soumission aux regles, c’est ce qu’il y a plus de contraignant niveau dev perso, et un des plus gros turn off pour seduire une femme…

  • titi

    Tout à fait d’accord, la VSP est différente selon chaque groupe d’individu!

    pour avoir une bonne VSP il y’à 2 maîtres mots : assurance et empathie

  • lagariole

    Je ne suis pas d’accord avec le fond de l’article. Je ne suis pas d’accord avec le fait de devoir s’adapter à la société et la suivre comme un mouton juste pour monter sa VSP. Je me sens bien comme je suis à vivre seul chez moi éloigné de la société de consommation et d’apparence. Bien entendu chacun fait ce qu’il veut mais je ne peux pas laisser croire que la seule façon de bien vivre c’est de suivre une certaine normalité pour être intégré dans la société. Je suis marginal et je ne vis pas comme les autres mais j’aime la façon dont je vis tant que je ne suis pas en contact avec des gens avec qui je suis mal à l’aise comme je l’ai été en colonie de vacances. On peut me comparer à damine à part le défaut de parler trop près des gens ce qui n’est pas mon cas. Mais dire que les gens qui restent seuls sont des « loosers », je ne suis pas d’accord. Peut être que ces personnes là sont mal perçues car une vie sociale trop faible mais ces personnes là peuvent avoir de très bonne qualités dans d’autres domaines. Alors c’est sur pas forcément des domaines dans lesquels ont peut se vanter d’être un super playboy ou VIP de la colo mais des domaines que ces personnes aiment.
    Je crois vraiment qu’il faut arrêter d’encourager les gens d’être en compétition. Je préfère prendre mon temps pour vivre et sans me préocuper de la VSP ou autre truc d’intégration sociale indispensable à la séduction. Ça me donne moins de chance pour trouver l’amour mais ça n’est pas grave, je préfère vivre comme je suis et si ça vient tant mieux sinon tampis ma vie tranquille continue.

  • Je pense que tu as mal saisi le propos de l’article (et du site tout entier, d’ailleurs).

    Il ne conseille absolument pas de devenir un mouton pour plaire aux autres. Il décrit juste un comportement très répandu : les gens se jaugent les uns les autres. Point.

    (parce que oui, quand il s’agit de relations, sociales ou amoureuses, la plupart des gens s’observent et s’évaluent. Si tu ne le perçois pas, ça n’en reste pas moins un fait).

    De ton côté, si tu es heureux d’être un marginal, comme tu dis, et si tu penses que ça ne te ferme pas de portes dans ta vie tranquille, tant mieux pour toi. Chacun suit la voie qu’il veut.

    Mais tu ne me feras pas croire que Damien (ou qui que ce soit dans sa position) est heureux de se voir rejeté et incompris des autres.

  • lagardiole

    Désolé j’ai perdu le mot de passe de mon autre compte Disques (c’est la première fois que j’utilisais ce service)

    Bonsoir FK,

    Désolé j’ai peut être pas bien compris les propos il est vrai que je prends tout souvent au pied de la lettre. Avant toute chose je veux bien admettre que ton article représente la réalité mais j’ai le droit de ne pas être d’accord avec les conseils donnés. Je vais être francs mes rapports avec les autres ont souvent été difficiles parce que je n’étais pas tout à fait dans la « norme » surtout à mon adolescence. Mais cela ne m’a pas empêché d’avoir des amis avec qui je m’entends très bien depuis des années. Et pourtant je ne me suis pas conformé à la « norme » sociale.

    Après c’est vrai que dans ton article, ceux qui auront le plus de succès avec les filles (dans le cas de l’exemple), c’est ceux qui vont se conformer aux normes sociales et qui vont utiliser l’ingénierie sociale pour s’intégrer dans le groupe des mecs cools.

    Damien est durement malheureux d’être rejeté, mais il est rejeté parce que les autres ne font pas trop preuve de tolérance à son égard. Après je ne sais pas ce que pense Damien, mais il a peut être pas envie non plus de se conformer à des normes pour s »intégrer dans le groupe parce que ces normes ne lui plaisent pas.

    Dans mon cas, je ne me conforme pas aux normes parce que déjà sa demande trop d’efforts (tout comme la séduction) et que les résultats et très incertains et qu’on va passer sans doute plus de temps à se prendre la tête sans arrêt à savoir si on va plaire aux autres. C’est pourquoi moi j’ai abandonnée l’idée je préfère me centrer sur d’autres projets personnels. Mais ça ne m’empêche pas non plus de me laisser aller, je fais juste le minimum sur l’apparence pour garder une bonne hygiène surtout.

    Ce que je reproche surtout c’est que tu encourages les lecteurs à accorder de l’importance à leur apparence plutôt que justement de les encourager à ne pas juger sur l’apparence et avoir un regard plus humain. Après j’ai peut être pas compris l’objectif de l’article ce qui est possible, (j’ai beaucoup de mal à comprendre les subtilités).

    J’ajouterais aussi qu’il existe encore des gens qui ne jugent pas (ou du moins pas trop) sur les apparences, effectivement je pense qu’ils sont moins nombreux mais il y a d’autres choses plus importante dans la vie que d’être bien habillé, bien se tenir et être bien coiffé.

    En tout cas merci d’avoir répondu à mon commentaire.

    Personnellement, j’hésite à m’inscrire sur le forum, en venant ici je pensait trouver des informations pour m’aider. Mais je dois avouer que ça ne m’aide pas car je suis en contradiction avec plein de choses qui sont dites ici à propos de la séduction. Mais je ne remet absolument pas en cause le travail que tu fais je pense que pour d’autres personnes ça doit les aider. Mais dans mon cas ça me stress plus qu’autre chose et ça me donne une vision pessimiste de la société et de la séduction et par conséquence ça ne me donne pas envie de faire des efforts. Je ne sais pas vraiment si je dois me forcer ou pas, la seule que je trouve qui me manque dans ma vie c’est l’amour et l’affection de quelqu’un, mais globalement le reste de ma vie solitaire me convient.

  • Salut ! En fait le seul but de l’article, c’est de faire prendre conscience au lecteur que savoir se mettre en valeur est quelque chose qui PEUT faciliter ses relations avec les autres.

    A partir de là, chacun fait ce qu’il veut. Certains sont plus attentifs que d’autres à l’image que les autres se font d’eux, et d’autres essaient de ne pas y faire attention.

    Question de personnalité, de milieu, de culture, de terreau familial, etc.

    On a tous un rapport différent au regard des autres, le tout est d’apprendre à le gérer d’une façon qui fasse qu’on sache en tenir compte, sans le subir ou le fuir pour autant.

    Parce qu’on le veuille ou non, une partie de notre accomplissement personnel passe par de bons rapports aux autres – ou en tout cas, par de bons rapport avec les gens qui comptent à nos yeux.

    … et parfois, avoir de bons rapports avec les autres demande un minimum d’efforts de notre côté, dont celui de se demander quelle est l’image qu’on renvoie.

    C’était juste ça, le propos de l’article – mais surtout pas de dire « pliez vous en quatre et faites tout et n’importe quoi pour plaire ».

    Au contraire, je conseillerais à chacun d’essayer de se trouver – mais sans tomber dans l’extrême de ne plus tenir compte du regard des autres, qui reste quand même un indicateur social important.

  • Miranda

    Je suis d’accord avec l’idée dégagée par l’article. Il faut voir les choses en face, nous subissons tous bien malgré nous une hiérarchisation des individus selon leur « prestance sociale ». L’exemple type d’une bonne VSP c’est l’entretien d’embauche.
    Bonne impression = boulot en poche
    J’ai connu une amie qui était très loin d’être un canon de beauté au lycée: elle avait des lunettes, était très mince, type intello et ne prenait pas du tout soin de l’ensemble de sa pilosité…
    A première vue ce n’est pas ce que cherchent:
    1) les lycéens en chaleur
    2) les nanas les plus en vue du bahut
    Mais voilà au de-là de son apparence, elle dégageait un certain charisme. C’est une fille très, très cultivée, sociale et enjouée et dotée d’un sens de l’humour apprécié par tous. En plus elle ne se souciait pas -ou alors très peu- de ce qu’on peut penser d’elle. Elle était vraiment très aimée de tous et n’a jamais été mise de côté parce qu’elle était différente.
    Après le lycée elle a commencé à un peu plus prendre soin d’elle, mais même après ça il n’y a pas eu de réel changement puisqu’elle a toujours été apprécié quoiqu’il arrive.
    Tout ça pour dire que ce n’est pas une question d’apparence physique mais une question de comportement. Il faut être ouvert et positif car cela donne envie.

  • Luc

    mais quelquefois on sait pas toujours s’adapter a moins de tomber sur des gens tres ouverts : race, couleur de peau, milieu social, sexe, pleins de caracteristiques immuables font qu’on sera plus ou moins accepté

  • Luc

    pas toujours. les gens sont pas toujours interessés et calculent pas toujours. D’ailleurs c’est enrichissant de connaitre des gens d’horizons variés mais j’avoue que la plupart des gens sont pas ouverts, surtout en france !

  • Luc

    perso j’ai appris aussi a me mefier des gens trop biens entourés (VSP apparente importante) parfois ca cache certaines choses…ou plutot il se cachent derriere leur VSP

  • Mi5ery

    Joli analyse, mais le plus important à mes yeux c’est quand même de se plaire à soi-même. Cela attirera naturellement les gens qui nous ressemblent et ils graviteront autour de nous. Reste à apprendre à se connaître, soit le travail de toute une vie!

  • bilandre

    Cet article fait en effet appel à bon nombre de sociologues tels que Pierre Bourdieu. En sociologie l’un des principes centraux est la place que les individus entretiennent dans la société et la façon dont ils sont perçus par leurs pairs (le réseau social en gros). Cette approche et notamment la « valeur sociale perçue » c’est assez proche de ce que Bourdieu appelle le capital symbolique (l »=’éducation par exemple) mais aussi le capital social puisque l’influence d’un individu sera en partie guidée par son réseau social. Bref si la réflexion de l’article ne ma parait pas forcément complètement aboutie elle met en jeu de vrais préceptes sociologiques et pour ça c’est très bien !