Le piège du développement personnel
Publié le 01.03.10 par FK
dans la rubrique Développement personnel
Salut à tous les lecteurs de FTS !
Une fois n’est pas coutume, je vais écrire un article sous un angle un peu plus personnel, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de vouloir partager avec vous mes réflexions :)
Vous le savez si vous êtes un habitué : je m’intéresse au développement personnel. C’est, je pense, un trait que nous partageons tous : la volonté de s’améliorer, de devenir meilleurs (sous tous les sens que puisse prendre cette expression) et de réussir sa vie.
Cette volonté de devenir meilleur peut se traduire sous plusieurs formes, et au travers de tous les aspects de la vie. Sur FTS par exemple, beaucoup souhaitent devenir meilleurs dans leurs rapports aux autres, et notamment en séduction, une autre façon de dire qu’on veut devenir meilleur dans ses rapports aux femmes. Il y a également l’exemple du timide qui souhaite vaincre sa timidité et enfin trouver la force d’aller vers les autres. Tout ça, c’est du développement personnel.
On veut tous s’améliorer, chacun à sa manière, pour des raisons qui sont propres à chacun.
Certains pour la sécurité, d’autres pour le confort, d’autres encore, pour la reconnaissance. Cette tendance forte est exacerbée par le stress grandissant auquel nous sommes soumis ; et c’est probablement la raison pour laquelle de plus en plus de blogs voient le jour, consacrés au développement personnel.
Il en existe de très bons. J’aime beaucoup, à l’occasion, me rendre sur ces blogs, et lire quelques articles. La plupart du temps, j’y trouve des réflexions intelligentes et pleines de sagesse, qui font échos à mes propres interrogations.
Cependant, une tendance dans les sites de développement personnel m’ennuie un peu : cet accent mis sur l’efficacité personnelle. Cette volonté affichée de gommer tous ses défauts pour tendre vers la perfection. Vous savez, ces articles aux titres du genre « 10 conseils pour devenir plus productif », « 5 conseils pour développer votre mémoire », « Comment être plus efficace ».
Ok, la promesse de ces articles semble alléchante ; et leur lecture se révèle souvent intéressante…
Mais je ressens comme un malaise.
Devenir un robot ne m’intéresse pas
J’ai du mal avec cette impression que le développement personnel me donne parfois, que je dois VOULOIR devenir efficace, productif – parfait, dans un sens.
Je ne veux pas devenir un robot.
D’abord, parce que c’est impossible. Et surtout, parce qu’il n’est pas nécessaire de tout contrôler pour être heureux.
Le mieux est l’ennemi du bien
Bien sûr je veux pouvoir identifier mes défauts majeurs et les surmonter pour progresser dans ma vie; bien sûr, je sais que je dois me battre et lutter contre moi-même pour me tailler la vie dont je rêve.
Mais pas au prix de me perdre dans cette course. Je veux aussi rester moi-même, je ne veux pas me laisser derrière sous prétexte de vouloir devenir une personne « meilleure ».
Car orienter tous ses efforts vers la perfection, est selon moi un développement personnel qui se trompe de sens. Ne serait-il pas mille fois préférable d’essayer de s’améliorer, bien sûr, mais aussi, d’apprendre à vivre avec ses petits défauts ?
Laissez-vous être !
Je trouve incroyablement stressant, oppressant, voire, violent, de m’infliger cette espèce de course perpétuelle à la perfection et à l’amélioration. Par moment, sous couvert de développement personnel, j’ai l’impression qu’on en viendrait à s’infliger une espèce de tyrannie personnelle (ok, j’exagère probablement un peu, mais j’ai rencontré des gens qui ne vivaient plus que dans une optique de dev perso, et croyez moi : c’est à la fois triste et effrayant).
Je retrouve la même chose, chez certains membres du forum qui, peut être parce qu’ils ont une revanche à prendre sur eux-même, se lancent de toutes leurs forces dans la séduction et le Game pour devenir des players capables de séduire toutes les femmes qu’ils veulent. Est-ce une volonté de développement personnel, ou une chimère ? Et surtout, est-ce bénéfique ? Est-ce une démarche saine et salutaire ?
Personnellement, la perfection ne m’intéresse pas.
C’est tentant, mais non merci. Le prix à payer est trop élevé, et la récompense, douteuse au mieux. Après tout, réussir sa vie, est-ce être parfait ? J’en doute – et vous aussi certainement. Alors ?
Je préfère vivre, quitte à faire des erreurs, que de vouloir me transformer en quelqu’un de parfait, 100% rationnel, efficace. Aucune envie de devenir une espèce de Bree Van de Kampf.
A l’occasion, j’aime perdre du temps.
A l’occasion, j’aime traîner, et faire passer des choses futiles avant les choses importantes (et non, il ne s’agit pas de procrastination).
Et non, il ne s’agit pas d’auto-complaisance non plus.
Il y a, je pense, un juste milieu à trouver.
Et, j’en suis sûr, il est sain d’accepter de se trouver à ce juste milieu, plutôt qu’à l’un des extrêmes que l’on a tendance à vouloir nous vendre sur les blogs de développement personnel.
Je ne serai jamais parfait – et ça me va.
J’ai de nombreux défauts, et un certain nombre d’entre eux, je ne m’en débarrasserai jamais – même si je mets un point d’honneur à essayer. Mais je ne veux avoir ni la prétention, ni la naïveté de croire que je peux inscrire mes défauts et défaillances sur une check-list, pour m’y attaquer et les rayer un à un.
Le développement personnel tel que je le conçois, n’est pas une course à la perfection, mais cultiver la volonté d’être bon et heureux (et peu importe sa productivité !), et la sagesse d’accepter que l’on ne gagnera pas toutes les batailles.
Le développement personnel ne doit pas devenir une espèce de fordisme de l’Être. Ne tombons pas dans l’excès !
Mon humble conseil : veuillez être meilleurs ; mais avant tout, désirez être bons et heureux ; et pour cela, apprenez à accepter que vous ne serez jamais parfait. Je crois que la clé du bonheur n’est pas loin.
Bien sûr, cela n’enlève rien au respect que j’ai pour les auteurs de ces quelques très bons sites de développement personnel, comme Michael (Esprit-Riche), Olivier (Des Livres pour changer de vie), Guillaume (Sameliorer) ou encore, Argancel (Ceclair).
=> D’ailleurs chers amis, si vous tombez sur cet article, j’aimerais vraiment avoir leur avis sur les quelques questions abordées ici :)
En attendant, vous, lecteurs, qu’en pensez-vous ? Vaut-il mieux essayer d’être parfait, ou essayer d’être heureux, quitte à accepter ses défauts ? Et surtout, comment faites-vous ? :)
(au passage, si vous avez trouvé cet article intéressant, contribuez à le faire connaître en cliquant sur le bouton « tweet » juste à droite. Merci !)
26 réactions
Pour ma part la quête de perfection que tu décris m’a valu de gros moments de blues. J’ai la fâcheuse tendance à trouver les autres « meilleurs » que moi pour divers raisons (ils savent jouer d’un instrument, connaissent bien leur sujet d’étude, ont fait un gros voyage…). Alors je pense que le développement personnel pour ma part, sert à me rendre « mieux » que l’autre parce que ça m’a toujours travaillé d’être le vilain petit canard. Donc c’est une double dépendance : envers l’autre et envers le développement personnel (dans lequel je vois un moyen de surpasser le quidam).
Quand on essai de travailler sur ses défauts et ses lacunes, lorsque l’on en fait une liste par exemple, on est plongé dedans. Pour ma part une telle liste n’était pas accompagnée d’une liste de qualité et de ce que les gens aimaient chez moi (alors que pour l’estime de soi, il est bon de se faire un rappel de nos valeurs).On fait de cette liste un ennemi à abattre, et de notre personne, il ne reste qu’un morceau de papier avec nos défauts dessus.
Je pense que ce n’est pas raisonnable. Peut être pour un temps il est bon d’avoir quelques projets de développement personnel, mais pour ma part, je ne veux plus m’y attaquer de façon trop active. Pas d’impératifs ni de délais pour commencer. L’occasion de corriger mon orthographe se présente, une petite recherche sur le mot et voilà, alors que la méthode active voudrait que je fasse une dictée par jour. Donc je pense m’épargner quelques chutes de cheveux en supprimant les « je dois le faire », et « je dois le faire chaque jours » de mes phrases.
Pour finir avec un conseil d’un de mes mentors (un professeur d’arts martiaux pas un coach), il disait que devenir le meilleur ne servait à rien, mais qu’il fallait devenir « meilleur » tout court. On peut lire dans le hagakure, une citation d’un samurai dont le nom m’échappe « je ne sais pas comment surpasser les autres, tout ce que je sais c’est comment me surpasser ». En gros faire chaque choses qui se présentent dans la vie (les tâches ménagères, l’organisation du planning de la semaine, les courses, la cuisine…) avec le maximum de concentration, d’implication, de soin.
Résultat, on travaille la matière nécessaire même de notre vie de tous les jours, les bases.Je trouve que le développement personnel a tendance à nous pousser à vouloir des qualités extérieures à celles qui nous importent dans la vie de tous les jours, comme des couches de pâtes qu’on superpose pour avoir une lasagne plus grosse. Je ne veux pas d’une lasagne plus grosse si elle est faite de mauvais ingrédients, maintenant je préfère ne pas m’attarder sur le superflus et trouver les meilleures saveurs.
Pour résumer ma recette, d’abord accepter nos défauts et qualités, ne rien s’imposer de plus pour changer (niveau travail sur soi, échéance de temps et fréquence d’exercice) et pour finir, s’impliquer autant que possible (dans les loisirs, le travail, les occupations quotidiennes, ça doit être un plaisir d’être attentionné) et surtout ne pas se comparer aux autres.
Salut ! Très intéressant ton exemple de la « grosse lasagne pas bonne » :D
Je crois que tu as bien cerné le propos de l’article : on aime tous les lasagnes, on en veut tous une bonne ET grosse… mais pas au point d’en faire une indigestion :)
Eh oui, toujours plus haut, toujours plus fort, toujours puls puissant, c’est bien le mégalomanie de l’homme ça, on aime avoir de l’effet sur le monde qui nous entoure, quitte à le détruire.
Et pour pouvoir avoir l’effet que l’on veut, eh bien il faut être efficace, tendre vers la perfection.
Cependant, dans le processus, on pourrait bien perdre notre âme, à l’image du robot. C’est bien de ça que tu parles n’est-ce pas FK?
Tout cela me rappelle un peu le film « Clones », où chacun vit cloitré chez soi et ne communique avec les autres que par l’intermédiaire d’un clone commandé à distance, qui a bien sûr la plastique idéale qu’on voudrait montrer au monde.
Le problème avec ces clones, c’est que ce sont des beautés qui n’ont aucune chaleur humaine. Et vivre dans un monde de tels clones, c’est comme vivre dans un monde de robot, on se sent le seul humain sur terre.
Une des leçons de cet article je crois, c’est donc de ne pas oublier que tous ces petits défauts que nous avons fait partie de notre charme d’humain, et que nous en avons besoin pour être aimés. Et n’oublions pas que même si on a de grands projets en tête, il est bon de toujours garder un petit moment pour déconner entre amis autour d’un bon thé ou café.
Qu’en pensez-vous?
Je ne sais pas si c’est de la mégalomanie; peut être plus une volonté de couvrir ses imperfections, par insécurité, par angoisse ? Ou peut être bien les deux :)
Mais dans tous les cas, je suis entièrement d’accord avec toi : ce sont nos petits défauts qui nous rendent humains; et il y a un juste milieu à trouver entre vouloir devenir meilleur, et vouloir devenir parfait.
Sinon oui, toujours partant pour une déconne entre amis autour d’un café !
@Antoine : « Enorme cet article. Et il met bien des mots sur une légère intuition avec laquelle je vivais depuis plusieurs mois. La séduction n’est pas LE but, c’est tout au plus, un moyen :) »
=> Et je dirais même plus, la séduction n’est ni le but, ni le moyen : un plaisir, tout au plus, mais sur ce point, je sais que chacun a un point de vue différent, de par son histoire et son ressenti :)
Pour moi, le développement personnel ne doit que venir de soi-même. Bien sûr, les sites qui offrents divers recettes de cuisine peuvent aider, mais dans le fond, l’effort doit provenir de la personne elle-même. Je pense qu’en lisant tous les articles de développement personnel, les gens peuvent se sentir »Overpowered » et plutôt que d’aller souffrir, s’accepter comme soi, et persévérer, ils auront tendance à croire que tout est possible. Tôt ou tard la vérité va sortir. Et on frappe un mur très dur…
La force vient de notre intérieur. Tout se trouve en nous. Si on ne fait pas attention à soi-même, on aura de la misère car avec les techniques de développement personnel: on ne pourra pas savoir s’ils s’appliquent réellement à nous. Finalement on peut se trouver à faire des choses totallement con qui, à la fin, créent plus de dommage que de progrès.
Je crois en la persévérance, en »Je vais continuer » quand tout va mal, en l’esprit humain qui espère aux moments les plus difficiles. Les hommes qui passent au travers des moments difficiles et qui s’en sortent par eux-mêmes ont tout mon respect.
Dans l’expression « Développement Personnel », il y a « personnel », ce qui implique que l’on cherche à développer et améliorer ce que l’on est. Ca implique de ne pas se conformer à un standard de perfection, trouvé sur un site ou dans un bouquin sur le sujet, où un auteur vend des recettes pour réussir.
C’est la même chose que se lancer dans l’entreprenariat parce qu’on a lu que c’était la liberté, la sortie du modèle papa-maman du salarié moutonnier… alors qu’on n’est pas fait pour çà et que l’idée-même provoque des éruptions cutanées.
Il faut surtout chercher à se connaître soi-même pour ensuite savoir ce que l’on veut vraiment. Il est alors bien temps de parler de « Développement Personnel ». Rien de pire que de vouloir coller à des modèles qui ne nous correspondent en rien ! C’est vraiment remplacer un problème par un autre, peut-être pire !
Et à toujours être hyper-vigilant sur ce qu’on dit, sur les gestes qu’on fait, sur les choix (J’en connais qui demandent à leur coach s’ils ont le droit de manger des pâtes !), etc, on passe à côté de la vie.
Et c’est grave.
De ce point de vue, ton article est excellent, FK. Et il mériterait d’être diffusé sur tous les sites francophones de Développement Personnel.
Salut Vincent ! Merci pour ton commentaire, je suis flatté ;)
Pour prolonger ce que toi et Binxia dites, je reprends ce que je disais sur le forum (où des réactions très intéressantes ont été postées http://www.frenchtouchseduction.com/board/ce-qui-me-gene-avec-le-developpement-personnel-vt22048.html ) : le développement personnel doit venir avant tout de l’intérieur et non de ce que l’on observe et envie autour de soi.
C’est un article extrêmement intéressant, qui résume une sorte d’intuition à propos du Développement Personnel que j’ai depuis quelques mois.
Je n’ai pas le temps de m’étendre sur la question maintenant, mais je pense que je reviendrai plus tard pour partager avec vous mon expérience du Développement Personnel.
si j’ai bien compris, le but de cet article est d’encourager l’autenticité du soi: il faut s’aimer tel que l’on est et on a pas besoin de se battre pour vivre. avant tout je te remercie fk. j’ai lu beaucoup de tes articles sur fts et tu mérite tout mon respect car tu me semble tres cultivé et intelligent. cepandant je crois que la pefection devrait etre prise en compte dans le developpement personnel car ce qui nous permet de vivre et mesurer le degré de notre courage et meme l’amour que nous avons pour nous même. de ton point de vu je comprend que tu n’en a pas vraiment besoin parce que tu as deja une certaine conscience de la vie mais il faut dire qu’il ya des gens qui ont besoin de surmonter leur peur, leurs angoisse, leur timidite et pour cela ils ont besoin d, une dose de perseverence qui est en meme temps une energie vers la perfection.
merci
Yep ! La perfection comme objectif lointain pour s’élever, un peu comme une lumière dans la nuit (je suis d’humeur poête ce soir), mais savoir y renoncer avant de se brûler les ailes ou de s’essouffler…
@myself : je crois que le mot « authenticité » comme tu le dis est important. Dans les petits plats mijotés de nos grand-mères, n’y a-t-il pas plus d’authenticité que dans un plat industriel qui suit toutes les règles d’hygiène, qui a la parfaite couleur pour attirer le consommateur, le parfait papier d’emballage, etc.? A vouloir se prendre pour quelqu’un d’autre, on finit par ne plus ressembler à rien lol.
C’est un article très intéressant, sur lequel on pourrait même faire une thèse néanmoins entres nous ca serai quand même un peu long..
En lisant t’es propos, j’ai eu l’impression d’y revoir une conclusion que j’ai tiré il y a de cela quelques temps. Pour remettre les choses dans leur cadre, je n’ai que 18 ans et je cherchais à m’épanouir dans ma vie, qui est ce qu’elle est. Dans cette optique j’ai commencer à lire quelques méthode ainsi que des sites proches de FTS comme ADS. Je lisais les articles, j’essayais d’appliquer cependant rien n’évoluait, même pire : j’ai été encore moins bien dans ma peau qu’auparavant, ce qui est quelques peu problématique.
J’ai ensuite continué mon petit bout de chemin, et rapidement compris que je n’emprunter pas la voie, enfin tous du moins pour moi-même !
Ayant un oncle et une mère assez accès sur les philosophie Bouddhiste et Chinoise j’ai commencer à m’intéresser à ces deux grandes cultures multi-millénaire. Et après que quelques-uns de leurs précepte est longuement tourner dans mon petit cerveau de jeunot j’ai compris que la base de tous développement personnel reste de s’accepter soi-même et je dirai même de s’aimer : « commencer par vous aimez vous-même avant de vouloir aimer les autres ! ».
Cela peu semblé très narcissique mais il faut avoir de l’amour propre (pas trop non plus, hein !) si on veut avancer…
Pour en arriver à la conclusion qui se fait attendre, ce que pour ma part j’en ai retenu est qu’il vaut mieux développer ses qualités plutôt que de faire une chasse longue et veine à tous ces défaut : la perfection n’est pas le propre de l’homme, sinon ca ce serait depuis longtemps (surtout que tous cela n’est qu’ne question de point de vu). De plus pour en revenir sur ce que tu disais Argancel, ne pas se comparer aux autres, nous avons tous nos qualités et nos défauts, nous surpassons tous les autres dans certain domaines et ils nous surpassent dans d’autres.
!! NE PAS APPLIQUER BETEMENT UNE METHODE !!
Ce qui à été écris par l’un n’est pas obligatoirement valable pour l’autres, et comme tu disais FK a bêtement appliquer des méthodes nous perdons ce qui fait que nous sommes nous (en unique). Pour ma part aujourd’hui quand je lis des articles des développement personnel ou de séduction je ne l’ai prend pas aux mots, j’y garde ce qui me parle, j’y réfléchis par la suite et le tourne à ma sauce.
Je crois simplement que le développement personnel est à utiliser seulement en cas de besoin. Vouloir continuer à se développer quand tout va bien est bête et absurde.
Faut juste vivre la vie et chercher à s’améliorer quand viendra le temps…
Salut FK, et merci pour le lien vers mon site.
Je trouve ton article très pertinent et je rejoins ton point de vue.
Je pense qu’en effet, la culture du toujours plus loin, toujours plus vite est le danger de notre culture moderne, et par extension du développement personnel.
Quand ça touche l’économie, cela crée les dérives de l’hyper-capitalisme et du la surconsommation qui entrainent des crises financières comme celles qu’on vit actuellement. Et au niveau personnel, ce sont les dérives du productivisme à outrance où l’on cherche à être productif sans autre considération, parfois sans même se demander si ce que l’on cherche à accomplir de façon productive nous mène quelque part.
Je pense que pour éviter cette dérive du développement personnel, il faut toujours faire attention à avoir une vision de là où l’on veut aller. Être productif, pour reprendre le même exemple c’est bien, mais le but c’est que cela nous permette d’atteindre nos rêves, ou de libérer du temps pour des activités que l’on aime avec des personnes que l’on aime.
Dans la blogosphère anglaise, je trouve que Leo Babauta illustre bien ce principe avec son concept de la productivité zen. Son idée étant de se limiter à l’essentiel pour dégager du temps pour ce qui compte vraiment. C’est sans doute la raison principale de son succès dans la blogosphère anglaise
Bref pour résumer, je pense qu’il est indispensable d’avoir une vision claire de là où l’on veut aller pour éviter les pièges du développement personnel.
Je rejoins aussi les commentateurs précédents sur la notion d’authenticité. Et je pense qu’il est important de comprendre que c’est à nous et nous seul de choisir nos principes et nos valeurs. Un livre ou un site de développement personnel peut nous amener à nous poser les bonnes questions, mais il ne peut pas nous apporter de réponse toute faite. Les réponses nous sont personnelles et doivent venir de nous-même. Le but du développement personnel, c’est simplement de nous mettre sur la bonne voie pour nous permettre de les trouver.
C’est important à mon avis car le principal intérêt du développement personnel, c’est de nous aider à sortir de ce que la société nous impose, de nous apprendre à penser par nous-même. Le but c’est de se rendre compte que l’on est libre de devenir ce que l’on veut. Si c’est pour remplacer les valeurs imposées par la société par celles de Steve Pavlina (exemple pris au hasard), ça ne sert à rien …
Merci pour cet article FK. C’est une réflexion intéressante. A mon avis la grande dérive est d’entamer une démarche de développement personnel avec pour volonté d’éradiquer certains « défauts » jugés trop lourds à (sup)porter, et surtout ensuite de s’attaquer à absolument tout ce qui censé être la norme qualité dans la communauté du développement (même si qui au final ne nous gêne pas vraiment, ce que tu appelles ces petits défauts) – du type quoi tu n’as pas 8 passions et 600 personnes dans ton cercle social ? Mais c’est une honte !!! ; tout en oubliant que le développement n’est jamais unilatéral. Quelqu’un de mauvais en séduction peut très bien être excellent en méditation, par exemple.
Néanmoins une phrase me chiffonne : « parce qu’il n’est pas nécessaire de tout contrôler pour être heureux. ». Si tu as besoin de « tout contrôler » pour être heureux alors il y effectivement un grain de sable qui cloche. C’est effectivement encore un autre problème que de juger d’une chose (en l’occurrence du développement personnel) et non de son usage !
Il ne faut pas oublier que parmi les principaux besoins pour être heureux l’un d’eux est justement ce besoin d’évoluer auquel est censé répondre le développement personnel.
C’est l’un des leaders mondiaux en matière de psychologie humaine qui nous le dit : http://www.ted.com/talks/tony_robbins_asks_why_we_do_what_we_do.html
@Argancel : Je ne comprends pas ce que tu veux dire concernant le lien entre réussir et boire un verre entre amis ? Les deux ne sont pas (forcément) contradictoires. A mon avis ils dépendent simplement de tes principes et valeurs. Personnellement même si j’ai des objectifs élevés je ne mettrai jamais de côté la simplicité de la vie, la gratitude, et les plaisirs liés à l’ascension et l’amitié.
Yoann
Cet article m’interpelle car il met le doigt là où ça fait mal :)
Ma philosophie et ce qui me guide dans la vie est l’amélioration personnelle, ce que j’appelle simplement « être meilleur ».
L’amélioration n’est pas le but (ou pas seulement) mais plus un moyen d’atteindre ce que l’on souhaite.
Comme tu le dis FK, il y a un équilibre à trouver entre se satisfaire de sa médiocrité et vouloir être parfait.
Choisir entre les 2 extrêmes revient un peu à choisir entre se résigner à être AFC ou devenir l’ultimate PUA :)
En découvrant la Communauté, il y a plusieurs années j’ai, comme beaucoup, imaginé devenir un PUA avant de réaliser qu’obtenir plus de succès dans le seul domaine de la séduction ne me rendait pas plus heureux et n’était qu’illusoire.
Ce qui m’a rendu heureux c’est la transformation personnelle que j’ai opérée et continue d’opérer, cette fois dans TOUS les domaines de ma vie.
Si elle aurait pu m’être fatale, cette recherche de perfection m’a servi pour un temps, avant d’en comprendre les limites. Je suis heureux du chemin parcouru surtout des obstacles surmontés.
Cela je le dois au « développement personnel » dont je pense avoir déjouer le piège ;)
En général, l’être humain cherche quelque chose qu’il n’a pas encore. C’est ainsi qu’il existe l’ambition, les objectifs et même l’envie de progresser. C’est ainsi que je consacrais un temps immense à lire des pages de forums, de FTS notamment, des livres de développement personnelle que j’avais acheté ou que j’avais trouvé sur internet, dans le but de perfectionner ma vie ou mon « état d’esprit ». Cependant, est-ce qu’en lisant simplement une page peut-on devenir parfait, le meilleur homme qui n’a jamais existé ? Cette question peut sembler absurde, et pourtant beaucoup de personnes y ont déjà répondu « Oui ». Pour citer un bel exemple de personne, on peut commencer par moi-même. En effet, je me sentais frustré et désespéré de constater que je ne trouvais pas « ce que je cherchais » dans ces pages, et d’ailleurs je ne savais franchement pas ce que je cherchais ; peut-être n’avais-je pas encore trouvé la « bonne » page, la page qui me transformerait miraculeusement en la personne sans défaut que je désirais être. Je me sentais encore plus désorganisé lorsque je tombais sur des conseilles contradictoires, du genre : « Il faut se comporter comme un connard, les filles aiment ça » ou « Il faut être bon avec les autres ». Je ne parle même pas du nombre infini de façons qui existent pour interpréter ces deux phrases. Après un bon moment finalement, après m’être rendus compte que cette page n’existait pas, j’ai fini par comprendre.
J’ai compris qu’en cherchant le bonheur, j’admettais et je confirmais que je ne l’avais pas. D’ailleurs, a-t-on vraiment besoin d’une raison pour être heureux ?
J’ai compris que les réponses que je cherchais ne se trouvaient pas dans le monde qui m’entourait ; ils n’étaient non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de mon être ; parce que j’étais capable de trouver moi-même ces réponses, des réponses qui portent aussi le nom de choix. Il est clair que je ne laisserai plus des bouquins écraser ma liberté de choisir.
J’ai compris que le véritable développement personnel émane de nous même, et non des écrits. C’est en étant autonome que l’on devient un adulte. Quand je vois encore des « Il faut… » dans ce que je lis, j’ai envie de répondre « Mais qui êtes vous pour me dire ce que je dois faire?! »
J’ai compris que lorsque je voulais m’améliorer, progresser dans tel ou tel domaine, ou faire des choix qui me concernaient, je décidais que je ne le faisait pas pour les autres, mais pour moi-même et rien que pour moi-même, et si quelqu’un n’était pas content avec ça, et bien tant pis pour lui ! Enfaite, je ne regarde plus les autres mais moi-même, pour prendre mes propres décisions et préparer des objectifs. Cette façon de voir les choses n’est pas de l’égocentrisme, encore moins du narcissisme, mais de l’amour propre, parce que mon but n’est pas d’écraser les autres pour m’en construire un trône.
J’ai compris que ce n’étais pas moi qu’il fallait que je change pour me faire « accepter » par mon entourage, ni même la façon d’être de mon entourage, car il a le droit d’être comme il a envie d’être, mais trouver un entourage plus tolérant qui accepte comme moi la façon dont je suis, un entourage où je n’ai ni besoin d’impressionner, ni besoin de simuler. C’est ce qui s’est produit lorsque je suis passé du collège au lycée.
Maintenant, je n’ai aucune raison pour vivre, aucune raison pour être heureux ; je vis et je suis heureux tout simplement :) Je savoure chaque instant parce que je sais qu’il est unique et parce que je sais qu’il est précieux. De plus, je me suis ai fixé certains objectifs ou ambitions pour profiter le mieux possible de ma vie.
Je voulais juste dire, FK, que ça m’a fait plaisir de lire cet « extrait autobiographique » qui partageait beaucoup de points communs avec mes expériences.
P.S : Nietzsche n’a-t-il pas lui-même dit « Deviens ce que tu es. » ?
Bonsoir,
Je suis un rare surfer qui passe de temps en temps sur FTS. C’est de loin un des articles les plus intéressant que j’ai pu lire ici. Je dois avouer que même en ayant un esprit méfiant et doué d’un grand scepticisme, la question du « développement personnel rigoureux » ne me semblait mener qu’à du « forcément meilleur ».
Et pourtant voilà : un fragment de mon cortex vient de changer de couleur (sans vouloir jeter de quelconques louanges à l’auteur).
Cela dit, si on parle de « piège », EST-ce vraiment possible d’éviter ça ?
Je veux dire : « Même si je ne suis pas bête, que j’ai conscience de l’importance de l’importance du vrai soit (etc…) »
D’ailleurs, je trouve ça assez dramatique car : Cela ne signifierait-il pas que les personnes les plus susceptibles serait les plus cartésiennes ou tout simplement celles en manque de repère (deux épidémies croissante) ??? J’aimerai beaucoup savoir
ça fait peur.
Bref, bonne continuation à Vous
Cordialement
La séduction c’est comme l’alpinisme – gravir la montagne est parfois plus intéressant que d’être au sommet….ou bien la chasse qui est plus excitante que la proie…bref, pour moi il est question de dépassement personnel, de « sport », de défi, de passion……être un robot qui ne foire jamais ses coups et peut « emballer » n’importe quelle gonzesse avec une formule magique c’est tout simplement inconcevable et enlève la saveur à tout le « shmilblick ». Imaginez un instant un alpiniste héliporté vers le sommet de la montagne, ou bien un chasseur à qui on apporte une proie capturé….ou est le fun dans tout ça??
Bonjour,
Excellent travail, tellement de choses vraies, en fin de compte l’essentielle ce n’est pas d’être meilleurs mais plutôt de faire l’effort de comprendre chacun (^_^)
Bonsoir.
Je trouve votre article initial très intéressant.
Je considère le développement personnel comme une bonne démarche pour nous accepter tels que nous sommes réellement, avec nos qualités et nos défauts qui font notre spécificité et notre unicité. Travail sur soi-même pour devenir meilleur, oui, mais à mon sens, pour devenir en meilleur accord avec nous-même. Et non pour mieux répondre à des critères édictés par qui donc ?
Bel article, qui fait du bien à voir.
Certains – comme moi – ont le malheur d’être nés avec le développement personnel collé au cerveau.
C’est comme manger trop de lasagne tous les jours… et vomir tous les soirs.
On peut avoir un estomac très grand (–> être capable de beaucoup), ça n’empêche pas que trop c’est toujours trop… sans oublier que les protéines et les féculents c’est bien pour faire du sport (gravir la montagne), mais on aura toujours besoin de verdure…. ;-)
Trouver le bonheur… c’est fou comme tout rejoint les anciens philosophes…
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Enorme cet article. Et il met bien des mots sur une légère intuition avec laquelle je vivais depuis plusieurs mois. La séduction n’est pas LE but, c’est tout au plus, un moyen :)