Relationnel

Popularité : les deux façons d’être populaire

Comment peut-on travailler sa popularité ? En gros, on peut devenir plus populaire deux façons :

Il n’y a pas si longtemps, je discutais avec Blusher de la drague en milieu étudiant (que ce soit au lycée, ou plus tard, à la fac ou en école), et notre discussion a dérivé vers la notion de popularité.

Et en gros, il m’est venu à l’esprit que la popularité repose sur deux axes, deux composantes.

La dimension horizontale

Mettons que vous soyez étudiant à la fac. La fac, c’est donc le milieu dans lequel vous évoluez. Ce milieu comprend un nombre X de personnes, que vous êtes amené à croiser / côtoyer au quotidien.

Et au sein de ce milieu, toutes ces personnes appartiennent à différents cercles, qui se croisent ou non.

  • La dimension horizontale de votre popularité, c’est l’image qui désigne COMBIEN de personnes vous « connaissez » dans ce milieu précis.

Plus vous « connaissez » de gens, et si possible, dans des cercles différents, plus vous couvrez une surface importante.

Or il est important si vous voulez être « populaire » de couvrir une surface importante, parce que plus vous connaissez de gens – même de vue – plus ces personnes pourront

  • Parler de vous, et dire à leurs amis que « oui ils vous connaissent » (au moins de vue) ; et quand on connaît l’importance du social proof et du fait de montrer patte blanche, on comprend tout l’intérêt de la chose
  • Vous permettre d’en rencontrer d’autre : les invitations aux soirées, où vous allez rencontrer des amies d’amis ; ou simplement la petite présentation vite fait lorsque vous saluez une vague connaissance le matin, et que cette vague connaissance est accompagnée de cette petite brune aux yeux verts que vous ne connaissiez pas encore…

Bref : plus vous « connaissez » de gens, plus votre tête / votre nom est connu, et plus vous aurez de facilités et d’opportunités de rencontres.

Rappelez-vous : les gens mettent des barrières entre les inconnus et eux ; mais ces barrières s’abaissent vite lorsque l’inconnu devient plus familier ( = qu’on l’a déjà vu à X reprises, même sans forcément lui parler – du moment qu’on l’a vu avec des gens qu’on connaît).

  • Une bonne façon de travailler votre popularité est de travailler votre horizontalité, c’est-à-dire, la largeur de votre réseau.

Donc : ne soyez pas sectaire, ne soyez pas timide ; multipliez les sorties et les rencontres pour étendre votre réseau et vous montrer ; soyez sympa avec vous, saluez les gens – même quand vous les connaissez à peine (il faut un début à toute relation), et vous planterez ainsi des graines qui ne demanderont qu’à germer et porter leurs fruits.

La dimension verticale

Sujet plus sensible, celui du « statut ». Qu’on le veuille ou non, au sein d’un groupe, on a tous un statut. Dans un précédent article, j’avais parlé de « valeur sociale perçue » (ou VSP). Les sociologues parlent de « capital social ».

Plus on a un capital social (ou VSP) élevé, plus on est susceptible d’être populaire aux yeux des autres. Un capital social élevé permet d’ouvrir les portes, là où un capital social faible ou négatif vous vaudra la méfiance des autres (et donc, de grosses difficultés à établir le contact).

A quoi tient le capital social ?

  • A votre image / à la première impression que vous faites : si, sans vous connaître, les gens en vous voyant ont l’impression que vous êtes quelqu’un de raffiné, éduqué, élégant, beaucoup en déduiront que vous êtes intéressant. Quand on parle de première impression, l’habit fait souvent le moine. A l’inverse, si vous renvoyez une image immédiate qui vous vaut de faire une mauvaise première impression, cela jouera contre vous. Heureusement, il est possible, dans une certaine mesure, de compenser une mauvaise première impression (… si on vous en donne la possibilité).
  • A vos qualités perçues : si les gens voient en vous des qualités qui vous font sortir du lot, cela contribue à vous élever au dessus des autres (et donc, à augmenter votre statut, votre capital social). Dynamisme, accomplissements et hauts faits, …
  • A votre entourage. Si votre cercle rapproché est constitué de personnes populaires, alors vous le serez aussi. A l’inverse, trainez un peu trop souvent avec des gens perçus comme bizarres ou infréquentables, et on vous associera très vite à eux. (c’est l’une des applications du social proof). Est-ce glorieux ? Pas du tout, mais les sociétés humaines fonctionnent ainsi.

Plus votre « statut » est élevé aux yeux des gens, plus vous serez vu et reconnu ; les gens, sans vous connaître personnellement, sauront qui vous êtes, et reconnaîtront instinctivement votre « statut » au sein du groupe, ce qui vous vaudra une certaine forme de popularité.

Donc : soignez votre image et votre verticalité, c’est-à-dire, la « hauteur » de votre réseau.

Dites vous que ça ne fait jamais de mal d’être ami avec les gens « populaires », pour peu que le courant passe réellement entre vous : ils vous apporteront une visibilité accrue, et par transitivité on vous prêtera autant de statut qu’eux.

Les jeunes loups aux dents longues et à l’ambition bien affûtée ont bien compris ce phénomène, et s’en servent pour accélérer leur carrière : mieux vaut passer du temps avec les autres talents bien visibles, que rester seul dans son coin à croire que seules les compétences permettent d’avancer dans la boite.

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Bien sûr, le sujet de la popularité est bien plus complexe et on n’a fait dans cet article qu’en égratigner la surface. Avez-vous d’autres idées sur ce qui fait (ou défait !) la popularité ?

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Commentaires / Discussion

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  • Oui, c’est bien de rappeler ces deux axes sur lesquels il est utile développer sa popularité. Il me semble qu’on pourrait ajouter un troisième élément, c’est la « popularité » qu’on peut avoir à ses propres yeux, c’est-à-dire une estime de soi suffisante pour s’imaginer soi-même toujours plus comme quelqu’un de populaire.

    Là intervient peut-être la notion de qualité personnelle : ce que je suis capable d’apporter aux autres. D’où l’importance de se cultiver et d’évoluer personnellement pour avoir une vie de plus en plus riche, avec plus de choses intéressantes à raconter et plus d’expériences à partager.

    Si j’ai foi en moi et que je sais que ma personnalité peut être nourrissante pour les autres, il sera beaucoup plus facile d’aller vers eux et de gagner en popularité. Pour commencer, il faut donc être bien avec soi-même. Par chance, il y a plein d’articles sur FTS qui nous aide à y parvenir…