Sexe : comment faire l'amour

Taille du pénis : la malédiction de la grosse *ite

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Plein de mecs se prennent la tête sur la taille de leur pénis, et croient que ça nuit à la qualité de leurs relations. Dans ce témoignage, Bob explique que non, en avoir une grosse n'est pas forcément une bénédiction.

Note : nouveau témoignage, lié à un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre : la taille du pénis. Merci à « Bob » pour son témoignage. Pour m’envoyer le vôtre, c’est ici.


Salut, j’ai eu l’idée de ce témoignage celui (excellent) de Aurélien sur la violence conjugale; mais aussi, après être tombé sur cette discussion du forum où un jeune homme un peu largué semblait croire dur comme fer qu’il fallait forcément en avoir une grosse pour faire des rencontres et plaire aux femmes. Lire tout ça m’a donné envie de réagir et de témoigner pour rétablir une part de vérité.

Moi c’est Bob.

J’ai 26 ans, je fais des études dans le BTP, je suis sportif… et j’ai une grosse bite.

Plutôt très grosse en fait. Pardon pour l’entrée en matière un peu cash. Mais c’est vrai : 25cm, et à peu près 6cm de large (un peu moins), on peut dire que je suis bien monté. Je rentre donc dans la catégorie TTBM (« Très Très bien Membré ») qui fait tant rêver et fantasmer.

Autant dire que dans les vestiaires, j’attire les regards, les commentaires déplacés et les blagues foireuses. L’anaconda, la poutre de Bamako, the Snake, le poney, Justin Bridou, Babar, et of course, Rocco, on me les a toutes faites, j’ai eu droit à tous les surnoms. Je sais pas, mes collègues de foot doivent trouver ça marrant de déconner sur la taille de mon pénis. Ca me serait pas venu à l’idée de leur parler de la leur, mais passons. J’imagine qu’ils pensent que c’est flatteur, comme un moyen viril (et pas du tout homo-érotique) de me dire qu’on est entre potes ?

Dans mon cercle d’amis aussi, ce qui se passe dans mon caleçon semble relever du domaine public. Mes potes, y compris les filles, certains de mes collègues (et ouais, les vestiaires après les parties de squash, impossible à esquiver) tout le monde fait état de ma grosse bite comme si c’était la private joke à sortir forcément une fois par soirée.

Donc oui, je peux faire l’hélicoptère avec ma bite… et il arrive qu’en fin de soirée, les amis d’amis – surtout les filles en fait – me demandent, l’air vaguement troublées, si « c’est toi qui … enfin qui… enfin qui a… enfin c’est toi » ? Ben ouais chérie, c’est moi. Tu t’appelles comment déjà ? J’ai plein d’autres qualités, je suis pompier volontaire, je donne mon sang, j’ai remporté plein de compétitions sportives, mais bizarrement, on en parle jamais.

Et là, je vous arrête. Vous vous dites « mais quel enfoiré, qui vient nous narguer, à nous raconter que les meufs se pressent autour de lui, attirées par la taille de son engin ». Je vous arrête tout de suite. Je m’excuse de casser le (grosse) mythe, mais non, en avoir une très grosse, c’est pas cool. Ni dans la vie de tous les jours, ni avec les filles. Déjà, va essayer de jouer au foot quand ta seule crainte est que ça dépasse du short. Ça vous fait marrer ? Pas moi. Je me suis déjà fait traiter de « sale pédé » et rayer ma caisse parce que certains estimaient que j’avais un « paquet » un peu trop volumineux sur le terrain. Super.

Et avec les filles ? Bien sûr, on a tous l’image de la bande de copines à la Sex in the City, en train de glousser à propos de la taille du pénis de leur dernier mec, de faire des tests comparatifs (au passage, les mecs qui discutent des mensurations des nanas en sirotant un pastis en terrasse se font traiter de beaufs – soit dit en passant). Sauf qu’entre les clichés qu’on voit à la télé, les délires entre copines qui se la racontent et ce qui se passe dans la vraie vie, il y a une nette différence.

Depuis mes 16 ans, je suis sorti avec une vingtaine de filles. Et malgré cela, le nombre de mes relations sexuelles satisfaisantes – pour elle et pour moi – se comptent sur les doigts de la main. Je ne compte plus les fois où je suis obligé de m’arrêter parce qu’elles me le demandent en pleurant, parce qu’elles ont trop mal. Ou les fois où elles paniquent lorsqu’elles voient la taille de mon pénis, et me font comprendre que ça va pas être possible en fait.

J’ai notamment en tête cette fille dont j’étais raide dingue, et qui, je pense, m’aimais beaucoup aussi. Seulement voilà, elle était un peu menue, un peu serrée, on a jamais réussi à faire quoique ce soit, ça se finissait toujours en crises de larmes. Au bout de 3 mois, elle m’a fait comprendre qu’elle préférait qu’on en reste là. C’est ma faute ? Oui et non. En tout cas, je dois vivre avec ça.

Et celles que ça n’effraie pas ? Parce que oui, des fois, je tombe sur une fille qui se sent à la hauteur et qui décide que ce soir, c’est hardcore. Et bien non. Sauf exceptions notables, si vous espériez de l’exotisme et des sensations fortes, oubliez tout de suite. Fellation, levrette, voire, grands dieux, sodomie, tout ça c’est proscrit. Non, pour moi c’est missionnaire et encore, pas trop vite et pas trop fort. Et avec 1L de lubrifiant s’il vous plaît. Et ça se finira à la main, parce que sinon, danger. Donc les petits coups vites fait bien faits, on peut oublier aussi.

Je disais tout à l’heure que certaines filles qui sont au courant, jouent à se faire peur avec moi. C’est vrai, et ne confondez pas ça avec de la drague. Sur le forum, Karim75 semble persuadé qu’en avoir une grosse aide à rencontrer des filles. C’est faux. D’une part, parce qu’il est rare que je montre ma bite à une fille pour engager la conversation; et d’autre part, parce que c’est pas vraiment quelque chose qui compte. Ça intéresse les filles, c’est indéniable. Ca les rend curieuses. Les plus délurées finissent par vouloir la voir. Mais du coup, elles en oublient de s’intéresser à moi. Quoique je fasse, je reste le mec qui en a une grosse. Et celles avec qui ça marche, quand on atterrit au lit c’est là que ça coince (c’est le cas de le dire d’ailleurs). J’en viens à devoir leur cacher le fait que j’en ai une grosse, par peur qu’elles ne pensent plus qu’à ça, et qu’elles ne me prennent plus au sérieux. Ou alors, si on va au bout, ça sera en mode plan cul d’un soir, parce que la fille aura décidé que ce soir, « elle s’en paye une grosse ».

Je me permets de citer un message que j’ai trouvé sur le forum, qui m’a fait à la foi mal, et beaucoup de bien, car il traduit EXACTEMENT ce que je vis au quotidien, c’est hallucinant.

Bob77 a écrit : « Au-delà de l’aspect marrant et anecdotique, c’est une véritable souffrance au quotidien. Un peu comme les femmes qui se font réduire de trop grosses poitrines. Sauf qu’une telle opération n’existe pas pour les hommes. Alors effectivement on a le droit aux regards envieux sous la douche, aux questions intriguées de certaines filles et a une solide réputation accompagnée de surnoms élogieux. Mais au-delà de ça ? Jamais une fille n’est venu me voir désireuse d’avoir une relation sexuelle simplement « pour tester » et les seules occasions ou cela m’a procuré un quelconque avantage fut en club échangiste ou lors de partouze.

Dans la vie de couple c’est une véritable souffrance que t’entendre l’être aimé vous dire qu’il vous aime mais que vous ne pouvez pas faire l’amour trop souvent car cela lui fait MAL. Un acte qui se doit être d’amour et de plaisir se transforme en torture, vous faite souffrir l’autre au travers de ce qui devrait être un instrument de plaisir. Ou alors qu’elle aimerait vous sucer comme elle aime le faire mais qu’elle ne peut pas car « ça ne rentre pas ».

[…] Les petits coups rapides à la hussarde entre deux portes cochère vous sont interdits sous peine de saignements et de douleurs atroces. Les attaques surprises sont à proscrire et les prises par derrière bannies. Et enfin, comme il est dit plus haut, le gonflement est la plupart du temps moins dur que pour un sexe de plus petite taille, ce qui rend le pénis moins sensible et donc réduit le plaisir associé à l’acte sexuel. Je parle dans mon cas de véritable malédiction.

[…] Finalement j’aurais préféré être dans une moyenne haute (17-21) et pouvoir avoir des relations normales et fréquentes avec la fille que j’aime et qui m’aime sans lui faire de mal. Sans avoir à porter ce monstre qui gangrène mes relations amoureuses pour le reste de ma vie. »

Ben voilà, lui et moi vivons exactement la même chose. J’avais oublié de mentionner le fait qu’il m’est difficile d’avoir une érection satisfaisante, et que du coup, les sensations sont rarement folles.

Enfin bref. Tout ça pour dire que non, en avoir une grosse est loin d’être une bénédiction.

Alors ouais, je vois venir ce qui vont me dire que c’est toujours mieux qu’avoir un micropénis. Et bien sincèrement, je ne pense pas. Je pense que c’est source d’autant de soucis au quotidien. Clairement, je peux comprendre qu’en dessous de 5cm un mec ait du mal à bien vivre la taille de son pénis. En ce qui me concerne, je tenais à expliquer à ceux qui nous envient et se prennent la tête que en avoir une grosse n’est pas ce qui vous aidera à rencontrer des filles et à les rendre folles de vous.

Moralité : si la taille de votre pénis se situe entre 7cm (je dis ça au pif) et 22, 23 peut être, estimez-vous heureux : vous êtes dans la catégorie « bite normale », et ça vous permet de faire ce que vous voulez.

Voilà, j’ai terminé, je remercie l’admin d’avoir publié mon témoignage et si vous avez des remarques ou des questions, j’y répondrai avec plaisir. Peut-être que des avis de filles pourraient être intéressants ?

A lire aussi : Violence conjugale, témoignage d’un homme violent

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