La timidité

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Publié le 19.04.08 par FK
dans la rubrique Développement personnel

La timiditéVéritable handicap social, la timidité touche beaucoup de personnes et les rend totalement désemparées et démunies dans leur vie sociale, leur rendant la vie impossible et désagréable. Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui souffre de timidité ? Peut-être même êtes-vous personnellement concerné par ce problème. La timidité touche plus de personnes que l’on ne pourrait l’imaginer.

Inapte, selon-lui, à retenir l’attention, ou peu sûr de lui, le timide tend à parler trop vite (de peur qu’on ne l’écoute pas jusqu’au bout), voire à bégayer (la nervosité allant crescendo, il en perd vite tous ses moyens) ou, tout simplement, à couper court à la discussion pour aller se mettre « à l’abri ». Effacé, en retrait, frustré de ne pouvoir se faire entendre et mal à l’aise en société, le timide aimerait trouver en lui le courage de s’exprimer sereinement et de prendre part aux discussions, et ses craintes lui empoisonnent l’existence.

Le cercle vicieux de la timidité

Le timide, pour qui la moindre situation un tant soit peu inconfortable est un supplice, va être tenté d’éviter au maximum toute situation qui puisse se montrer potentiellement « risquée » pour lui.

« Sortir en boîte avec des connaissances ? Oh non, je n’ai pas envie, merci. Et puis je ne les connais pas assez bien»

veut dire en réalité

« Non, je n’ose pas, je n’ai pas l’habitude de sortir en boite, j’ai peur d’être ridicule ».

La zone de confort

La notion de zone de confort prend tout son sens : le timide se bâtit un univers très bien délimité, qu’il connait, qu’il maîtrise et dans lequel il maîtrise son image. Et il évite autant que faire se peut d’affronter toute situation nouvelle, l’inconnu et l’imprévisible étant, par définition, en dehors de cette zone de confort : il ne s’y sentirait pas en sécurité. Le problème est qu’une zone de confort est en réalité faite d’habitudes, de situations initialement inconnues, et désormais devenues familières. Le timide s’interdisant toute prise de risque, toute situation inconnue, il s’interdit d’augmenter sa zone de confort.

En d’autres termes, plus on se montre timide et timoré, moins on pratique les relations sociales, et moins on est à l’aise : plus le timide se montre timide, plus la timidité prend de place dans sa vie… et plus il est timide.

Personnalité évitante

On parle de personnalité évitante pour désigner une personne qui décline et renonce à toute prise de risque, de peur de ne pas « assurer ». C’est un trait de caractère reconnu en psychologie, et qui dans bien des cas contribue à l’aliénation et à l’isolement social du timide, souvent lourds de conséquences.

Les racines de la timidité

La peur du rejet

Le manque d’aise du timide dans les situations peu familières (présence d’inconnus, nouvel emploi, fille attirante…) traduit une peur du rejet très marquée « on va se moquer de moi ». Le silence vient donc se poser en alternative la plus simple (je me tais, on ne pourra donc rien me reprocher).

Mais derrière cette peur du rejet, réside autre chose, une cause plus profonde.

Le sentiment d’inadéquation

« Je ne suis pas aussi cool qu’eux / je vais passer pour un ringard / un mec bizarre / je ne vais pas intéresser les autres / je ne connais pas leurs codes ».

Le timide, bien souvent, nourrit l’impression qu’il ne rentre pas dans le moule, qu’il lui manque quelque chose par rapport aux autres : il se sent décalé, différent, se voit bizarre et inadapté.

Un manque d’indulgence envers soi-même

Ce sentiment d’inadaptation est bien souvent subjectif. Et quand bien-même le timide serait « maladroit » dans ses relations aux autres, est-ce vraiment grave ?

Personne n’est parfait : nous sommes tous, à des degrés et des moments différents, maladroits dans nos relations sociales. Nous avons tous déjà fait un « bide ». Nous avons tous déjà expérimenté de grands moments de solitude. Soyons francs : personne n’aime ça. Mais avouons également que … personne n’en meurt (même si parfois, ça serait plus facile).

La différence entre les timides et les autres réside ici, précisément :

  • La plupart des gens parviennent à encaisser la honte passagère: confrontés à une situation gênante, ils se sentent mal à l’aise, certes, mais parviennent à surmonter cette gêne. Certains choisissent d’en rire, d’autres passent tout simplement à la suite. D’autres enfin, un peu moins malins, insistent lourdement pour essayer de se rattraper aux branches et s’enterrent. Bref, nous réagissons tous à notre manière lorsque nous sommes confrontés à une situation sociale inconfortable. Notre égo, notre fierté en prend un coup, mais nous accusons le coup et continuons: «personne n’est parfait, j’ai le droit de ne pas l’être, à chacun son tour d’être ridicule».
  • Le timide, lui, est durement touché par chacun de ces moments de solitude. Chaque situation qui le met en «dé-valeur» lui porte un coup sévère à l’égo: son désir d’intégration et de performance sociale (qui passe selon lui par une «perfection sociale»: «je dois être cool et ne pas me montrer ridicule sinon on se foutra de moi, ce qui voudra dire que je suis un inadapté, que je ne vaux rien… »).

Le timide manque singulièrement de l’indulgence dont font preuve les « non-timides » envers eux-mêmes. Il attache trop d’importance à la façon dont il est perçu (alors que jamais personne n’a une idée parfaitement objective et réaliste de la façon dont il est perçu). En fait, ce désir de perfection, cette intolérance envers soi-même, ce désir d’être vu et de se montrer parfait confine au narcissisme. On pourrait ainsi avancer que la timidité résulte d’un narcissisme combiné à une faible confiance en soi.

La surcompensation

Certains timides réagissent à l’inverse : au lieu de s’isoler, de se cacher et d’éviter toute situation potentiellement embarrassante, ils se mettent à en faire des tonnes et des tonnes : ils parlent trop fort, se font remarquer, réagissent excessivement (éclatent de rire à tout bout de champ, gesticulent beaucoup) …

Leur malaise demeure le même, mais ils le cachent sous la fierté d’être « remarqués » qui flatte leur égo et leur narcissisme latent. Leurs interactions sociales se font plus nombreuses, mais également plus superficielles : pas question de s’ouvrir, de laisser entrevoir qui on est vraiment. On est cordial, poli, chahuteur, mais ça cache beaucoup de choses qu’on ne montre pas. L’ancien timide devient alors une personne plutôt superficielle et difficile à supporter.

Peu à peu, ils se familiarisent avec le regard des autres jusqu’à ne plus y accorder d’importance, et tombent dans l’excès inverse de la timidité : « rien à foutre de ce qu’on pense de moi ».

Est-ce mieux pour autant ? Clairement pas, même si la personne concerne peut se sentir plus à l’aise (ce qui, après l’isolement et le mal être permanent peut être une bénédiction), cela reste une façon de se couper de toute interaction sociale riche et profonde : au lieu de se protéger en s’isolant, le timide qui surcompense se protège en portant un masque enjoué, un déguisement de boute-en-train.

Et là, plutôt qu’une guérison, il s’agit en fait d’une fuite « par le haut », ce dont le timide ne se rend généralement pas compte.

Le timide et Internet

Internet offre du répit aux timides : sur internet, plus facile de maîtriser son image. Facile d’adopter la personnalité qu’on n’ose pas développer dans la vraie vie. On peut retravailler ses phrases, laisser s’exprimer sa virtuosité verbale au clavier, s’exprimer ou se rétracter aisément sans risque de se voir mis en déroute.

On trouve énormément de timides sur les forums … à ceci près qu’au contraire de la vraie vie, ils savent se montrer très sûrs d’eux, voire, condescendants et agressifs sur le net.

Cette échappatoire constitue une solution de facilité temporaire pour le timide qui, au final, sorti du contexte, ne saura toujours pas comment s’exprimer en public. Allant jusqu’à créer un fossé entre sa personnalité profonde et celle visible.

Internet n’est donc bien souvent qu’un palliatif, qui ne résout en rien le problème de la timidité.

Comment gérer sa timidité

Si la surcompensation par l’extraversion et Internet placent une distance entre les timides et les autres ils ne constituent en aucun cas une solution réelle sur le long terme.

Il est important que le timide comprenne

  • que sa crainte vient du fait qu’il accorde trop d’importance à la façon dont il est perçu ;
  • qu’il a le droit de ne pas être parfait
  • que personne ne l’est
  • que les gens savent généralement se montrer assez tolérants- bien plus qu’on ne le pense
  • qu’on se fout de l’avis des moqueurs, qui bien souvent sont eux-mêmes de grands timides qui se cachent derrière leurs railleries
  • que c’est seulement en affrontant les situations inconfortables qu’on s’y habitue, et qu’elles deviennent plus confortables : il faut accepter d’être mal à l’aise au début pour finir à l’aise. Rester à l’abri ne fait avancer personne.
  • Que le monde a énormément à offrir à ceux qui osent aller le chercher, et que la tentation de rester seul, à l’abri avec soi-même, dissimulé au jugement des autres qu’on craint, est une mort à petit feu, car la vie passe par les échanges et les interactions sociales.

Dans certains cas, une thérapie peut s’avérer être une aide précieuse pour guérir sa timidité et bâtir une personnalité plus sûre d’elle : si l’introspection et le travail sur soi est nécessaire pour vaincre sa timidité, il peut cependant être très difficile pour certaines personnes de surmonter seules les croyances limitantes et les troubles du caractère à l’origine de leur timidité, tant il est facile de tomber dans l’excès (introversion ou, au contraire, extraversion).

Un forum sur la timidité est à votre disposition sur FTS : n’hésitez pas à vous y inscrire et à écrire vos témoignages, poser vos questions. Vous y trouverez des conseils, une écoute et le fait de parler vous fera déjà beaucoup de bien. Vous pouvez notamment nous expliquer comment vous gérez votre timidité au quotidien et si vous avez réussi à la surmonter, ou si elle vous pourrit la vie ?

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37 réactions

par whereismymind le 24.04.08@16:24

Génial, moi qui suis timide je trouve cet article vraiment complet.

par FK le 24.04.08@16:55

Hello, tant mieux ^^
Je prépare une suite à cet article, où je donnerai quelques pistes et axes de réflexions pour qui veut vaincre sa timidité. J’y mettrai peut être même quelques petits exercices.

Je l’ai commencé, mais là je suis un peu pris par mes études. J’espère malgré tout le terminer et le publier d’ici pas trop longtemps.

++
FK.

par Eakle le 24.04.08@18:02

Merci pour cet article!
Je suis moi-même quelqu’un de timide, et je trouve que tout ce qui est écrit ici est vrai, et j’espère qu’il me servira de point de départ pour me débarrasser encore un peu plus de cette timidité.

par FK le 24.04.08@19:02

De rien !
Cet article est le premier d’une longue série destinée à aider les visiteurs de FTS à s’accomplir et à aller de l’avant.
Je compte sur votre feedback et votre participation pour m’indiquer si tout ça vous est bien utile, et éventuellement, pourquoi pas, me suggérer des idées d’articles sur des sujets qu’il vous semblerait intéressant d’explorer, voire, de me proposer vos propres articles (je posterai une news pour expliquer ça d’ici peu).

a +

par yayou38 le 15.05.08@17:18

coucou moi aussi j’aime beaucoup cet article qui me parlait bien avant^^ parce depuis j’ai l’impression d’avoir pris de l’assurance…je pense en tout cas parce que ma question est de savoir si c’est normal que quand quelqu’un se met dans une situation ridicule et donc quand c’est la honte quoi et même des fois juste la démarche de la personne bah moi ça me met trop mal, ça me fait trop bizarre et c’est comme si je voulais plus entendre parler de la personne, plus la fréquenter, je donne un exemple, avant quand je m’intéressais à un mec bah si la situation lui arrivait, tout de suite ah non finalement il m’intéresse plus trop la honte j’en veux plus, je pense que ça a avoir avec ma « réputation » ou le regard des autres mais en tout cas c’est très pénible et ça m’est arrivé tout ça parce qu’il faisait le clown pour celui qui est aujourd’hui l’homme de ma vie donc le fait est que j’ai surmonté le truc, mais ça m’arrive de temps en temps encore et là sur le moment, pendant quelques secondes c’est « ah je supporte pas je vais le quitter :O » trop nul parce que je l’aime plus que ma propre vie…
en gros ça me fait mal et j’aimerais savoir d’où ça vient…moi je pense à un blocage pour le regard des autres ou ici la timidité si vous pouviez m’aider
merci d’avance…

par FK le 18.05.08@19:22

Hello,
un problème de confiance en toi je pense : à travers son propre « ridicule » (en fait, c’est toi qui interprête la situation comme « ridicule », mais elle ne l’est pas forcément), tu as l’impression que ça TE mets dans une situation foireuse. En psychologie on appelle ça une projection.
Peut être aussi le fait que tu ne veux pas être avec quelqu’un qui se fait remarquer par manque de confiance en toi.
Tout ça de manière plus ou moins consciente bien entendu.
A mon avis, il faut donc apprendre à mieux gérer le regard des autres (ou plutôt, l’idée que tu te fais du regard des autres sur toi, car en fait on n’a jamais une idée réellement exacte de ce que peuvent penser les autres, on y mêle toujours ses insécurités profondes et ses représentations du monde et ça fait qu’à la fin, on a tendance à imaginer des choses que les autres ne pensent absolument pas à propos de soi).

J’en profite pour donner des news de l’article que je prépare pour faire suite à celui-ci : j’ai pris un peu de retard dans sa rédaction car c’est un sujet complexe, et parce que mes révisions m’ont accaparé. J’espère pouvoir le terminer et le publier fin Mai début Juin, je pense que les timides l’apprécieront, il contiendra des angles de réflexion intéressants pour surmonter sa timidité.

a +
FK.

par yayou38 le 19.05.08@11:04

merci beaucoup FK c’est aussi comme ça que je le voyais et je vous doit une fière chandelle
^^ merci encore
++

par Flo le 2.07.08@18:29

Vraiment intéressant, ça reflète la vérité, c’est exactement ça…

Je suis moi-même un ancien timide, surtout à ma période collège…
Mais j’ai réussi en quelques années (je vais désormais sur mes 18ans), à prendre de l’assurance, (notamment avec les filles), en mettant en valeur ma personnalité et mes goûts, en apprenant à rire de moi et à désenfouir un humour que j’ai toujours eu mais qui ne s’exprimait que rarement et notamment sur des forums comme tu l’as dit dans l’article…

J’ai eu de la chance de ne jamais tomber dans la solitude mais j’ai eu cette période où au sein de mon groupe de pair je ne me sentais pas à l’aise, je pensais que je ne servais à rien car j’étais loin d’être le dominant, je parlais peu ; alors qu’aujourd’hui en grandissant j’ai le sentiment de devenir quelqu’un de désirable voire indispensable !

Je crois que mon déclic personnel s’est fait quand je suis pour la 1ère fois sorti avec une fille (à mes 16ans), à partir de là on commence vraiment à prendre de l’assurance car on a la preuve qu’une personne peut nous aimer et qu’on peut même la faire souffrir !

Depuis ça roule vraiment bien et chaque mois qui passe je m’affirme de plus en plus et ça se reflète sur ma vie sociale, je suis entré dans un cercle vertueux jusqu’à devenir plus intéressant et mieux loti que la plupart des mecs que j’enviais auparavant !

par arc_en_ciel le 10.07.08@13:51

c’ est assez impressionnant de voir la clarté avec laquelle les choses sont expliquées
merci FK.. tout simplement
j’ ai eu tendance à surcompenser comme tu l’ emploi
c’ est vrai que c’ est tout a fait ca…
jusqu’ a passer pour un clown qui se satisfait de soi meme.

c’ est un truc à gérer je pense.
ces gens sont vraiment drole mais gache vraiment la vie d’ un groupe au long terme.

merci encore

par bessaa le 10.07.08@17:01

bjr,
merci pour cet article il est vraiment interessant j’ai un voisin qui me semble til est très timide je suis sa voisine il m’interesse depuis pas mal de temps et lui je me pose beaucoup de questions quand il me voit de loin il me regarde en me fixant mais dés que je l’approche il se renferme, il a les yeux baissés et ne dis plus rien , dernièrement je voulais qu’il ml’aide pour un travail et au départ il avait accepté et le lendemain il a rejeté le truc car il voulait pas travailler avec moi je ne comprend rien à ce comportement il joue les indiféérents parfois je ne sais pas si c’est de la timidité guidez SVP

par Lover le 17.07.08@18:00

(ou plutôt, l’idée que tu te fais du regard des autres sur toi, car en fait on n’a jamais une idée réellement exacte de ce que peuvent penser les autres, on y mêle toujours ses insécurités profondes et ses représentations du monde et ça fait qu’à la fin, on a tendance à imaginer des choses que les autres ne pensent absolument pas à propos de soi)

Je confirme, j’ai souvent ce problème lorsque je sort seul en ville, c’est plus un problème psychologique qu’autre chose, en faite.

Moi je ne parle pas trop longtemps avec les gens car je n’ai pas beaucoup de vocabulaire et un langage soutenu…

par Anonyme17 le 24.07.08@11:17

Salut, merci pour cet article qui est entièrement vrai,
je m’y reconnais…
J’ai lu le commentaire de flo du 2-07 et cela me fait penser a mon meilleur pote qui est timide mais moins que moi car comme flo c’est quand il a eu une copine qu’il a pu prendre de l’assurance…
Parfois je le jalouse et me demande comment il fait…
Mais moi je n’ai jamais eu de copine, et à 17ans , j’ai l’impression que c’est une honte, même a mon meilleur pote j’ai fait croire que j’avais deja eu une copine…
Moi c’est depyis la 4ème que je me sens très mal, je n’ai céssé dé me renfermé au point qu’en cette année là j’avais une sorte de « dépression » sans en parler a mes parents…
Voila,aujourd’hui et depuis de nombreuses années je suis préoccupée chaque jours mon introspection que je n’arrive pas a vaincre et ma timidié également…
J’ai l’impressions de me pas vivre la vie comme je le pourrais si j’arrivais à saisir ce qu’elle offre…
Enfin j’aimerais quelques conseils…mon cas est un peu compliké je trouve…car l’histoire est un peu + longue que ce que j’ai raconté mais voila…j’ai déja pas mal écrit ^^
Donc voila, merci d’avance

Un mec de 17ans…

par Michaël le 28.07.08@23:35

Merci FK pour cette synthèse très éclairante. J’étais un beau spécimen d’AFC, ma première copine à 23 ans, mon premier rapport à 23 aussi (par chance car je n’ai rien eu à faire, elle me désirait sexuellement, et ça à débloqué pas mal de choses). J’ai eu des comportements border-line à la limite de ceux d’un désaxé (one-itis, voire harcèlement), du fait d’une timidité pathologique en contradiction avec des désirs pharaoniques d’être « comme les autres », d’avoir une copine, du sexe (par moi-même)… Ce site est une remarquable entreprise de salubrité publique.

Pour ce qui concerne ma timidité, je rougissais, je me faisait des films à n’en plus finir, idéalisait les femmes à mort, je dressais moi-même les murs qui m’emprisonnaient. J’ai maintenant 32 ans et je découvre ce site. Les conseils que j’y lis correspondent à ma grande surprise à ce qui m’a permis de sortir de ce puits sans fond qui probablement mène à la dépression et au suicide. J’ai mis environ 15 ans depuis la prise de conscience que mon problème c’était à moi seul de le traiter, pour en venir à bout.

Quel était ce problème : érythophobie d’après le dico : la peur de rougir qui dès qu’on y pense vous fait justement rougir, et je vous garantie que tout le monde le remarque, ce ne sont pas les joues qui rosissent, mais bien l’ensemble du visage et du cou qui devient pivoine, dans le genre preuve de virilité et de confiance en soi ça dépote.

En primaire, on ne comprend pas trop, on rougis quand la maitresse nous interroge, quand on doit réciter un poème, les filles rigolent gentiment.
Au collège, ça commence à devenir pesant, et au lycée carrément une torture (en plus de l’acné et autres joyeusetés de l’adolescence), les rires sont souvent moqueurs voire méchants (de la part des filles), et les remarques sont acerbes (surtout parce que je suis un garçon). Alors deux solutions, soit vous déprimez soit votre instinct de survie vous fait réagir. Mis à part le fait que je suis devenu super fort en cours parce qu’au lieu de draguer les filles (j’en étais incapable, et mise à part le syndrome de Stockholm, on n’est pas attiré par ceux qui vous oppriment, et puis en lycée technique, les filles ça court pas les champs non plus), je travaillais, je lisais, je m’isolais et je me repliais sur moi. Mais bon les hormones sont là, et passé la prépa, il a bien fallu que je reprenne les choses en mains sérieusement.

Alors qu’est-ce que j’ai fait (progressivement depuis le collège):
1er essai : éviter les situation à risque. Bilan : nul, on ne peut pas éviter certaines situations (typiquement l’arrivée au lycée chaque matin, dans une longue longue si longue cour où les autres tiennent le mur et fixent l’entrée pour voir arriver leurs potes) et comme je rougissait systématiquement, l’idée même de venir au lycée me terrorisait (un bel exemple de conditionnement). J’adorais les longues nuits d’hiver, qui masquaient mon arrivée le matin, où la rentrée de septembre, quand le teint rubicond peu passer pour un coup de soleil. J’ai même fait semblant d’avoir couru pour expliquer ma couleur pourpre. C’est grave docteur? Je pense que ça l’était mais je n’ai jamais consulté.

2e essai : maitriser mes émotions, un visage impassible, un flegme plus britanique que les britaniques, je m’interdisais d’éclater de rire, de me mettre en colère, tout cela inconsciemment, en protection, pour ne pas être remarqué. J’observais, je ne prenais jamais la parole, sauf lorsque j’étais préparé à mort. Bilan : une autre manière de fuir la vie.

3e essai : se trouver une bonne raison d’attirer les regards. Puisque j’imaginais que tout le monde me regardait (ce qui était complètement faux (voir essai 4)), j’ai commencé à me trouver une « excuse » qui expliquerait pourquoi tout le monde me regarde. J’ai commencé à faire très (trop) attention à moi, ma démarche, ma façon de m’habiller, mon physique, j’ai commencé à faire du fitness. Bilan, à force de se regarder dans le miroir, on ne voit plus que les petits boutons noirs, et on développe un narcissisme, un soucis de perfection néfaste, voir une sorte d’égocentrisme qui n’a pas résolu le problème.

4e essai : affronter la situation. Puisque je marchais la tête baissée persuadé qu’on me regardait systématiquement, j’ai décidé de relever la tête et de rougir avec panache! enfin c’était l’idée. C’était très dur au début, il faut se faire violence, mais ça paye au centuple. Après tout avoir la honte ne m’avait pas tué, alors l’avoir encore quelques fois de plus en se disant que ça l’arrêterait, a été payant. Et puis j’ai constaté qu’avec le temps, de moins en moins de monde y prête attention, il y a moins de moqueurs chez les adultes que chez les ados. Aujourd’hui encore je continue à rougir, mes collègues rigolent, sauf que je rigole avec eux du coup j’y porte de moins en moins d’importance et je rougis de moins en moins souvent.

La vraie mise en pratique à commencé en boites de nuit, le lieu de drague par excellence. Mais j’avais un long chemin à parcourir… Je ne savais pas danser. Alors j’observais les autres longuement, et quand il y avait suffisamment de monde pour qu’on ne me remarque pas, je me noyais dans la foule et j’imitais les autres danseurs (et c’est finalement très simple : un contact avec le sol, ou un mouvement net du corps à chaque beat, pour le reste chacun son style). Je me suis toujours contraint à ne pas boire d’alcool en me disant que cela ne m’apprendrait pas à affronter la peur du regard des autres, et je pense que cela aussi a été bénéfique. Je me suis prouvé que ce que des mecs bourrés pouvaient faire, je pouvais le faire aussi (par simple imitation, mais la tête froide).

Maintenant je danse « comme un dieu » (d’après mes amis) et je suis le premier sur la piste (avant les groupes de filles!), ce n’est pas bon pour draguer (un mec isolé, c’est louche) mais c’est une satisfaction personnelle, une victoire sur moi-même que je savoure à ce moment là.
J’aborde seulement maintenant la danse en couple, et je lis avec délectation les conseils de ce site, s’ils étaient bons a posteriori pour vaincre ma timidité, ils le sont a priori pour les autres aspects de la vie sociale, et j’ai encore du boulot sur ce plan.

J’ai dans toute cette aventure, pris confiance en moi, la piste de danse m’a montré ce dont je suis capable, et cela me donne confiance dans les autres lieux de vie (travail par exemple : réunions, présentations, enseignement (je suis chercheur)).

Bilan : il faut affronter au lieu de fuir.
Comment : Les boîtes de nuit sont pour moi le lieu idéal pour sortir du carcan de la timidité, même si on est tout seul (c’est quand même mieux de sortir avec des amis, et encore mieux s’ils vous encouragent). On peut danser comme une buse au milieu de la foule et rougir sans problème dans la pénombre de la piste et l’anonymat (changer de boîte de temps en temps), on peut graduellement affronter les situations de plus en plus « risquées » (bouger son corps en public, danser quand il y a peu de danseurs donc plus d’attention sur vous, accrocher un regard féminin sans le décrocher immédiatement, tenter un sourire, tenter de parler à une inconnue, puis retenir son attention, etc…), et tout ça sert après dans la vie de tous les jours. Et puis du coup je n’ai pas perdu ces 15 ans, j’ai un super boulot, je suis cultivé, athlétique et je sais m’habiller et me tenir… un futur alpha ;-). Ca allume pas mal d’interrupteurs pour la séduction, il me reste à sortir complètement du mode AFC.

Dernière note, j’ai pu constater que le changement de lieu de vie sociale principale (passage du collège au lycée, puis du lycée à l’école, puis au travail) a été pour moi l’occasion de me « refaire » une identité comportementale et sociale, sans avoir peur du jugement des autres qui ne vous connaissent pas encore. Si ça peut aider…

Michaël

par laily le 5.08.08@0:01

jusqu’ à il y a 1 an jété 1 timide du 1é type,peur du regard des otres,de se kon penseré de moi mé g décidé de briser la glace et dallé de l’ avant,jvoulé vivre,et je me suis caché ss la timidité de « l’ enjoué » comme tu dit cachant tjs cette timidité qi cherche à plaire ox otres.Mais depuis peut g découvert 1 excellent site,le leilleur que g jms vu:spike.séduction ki m’ a fé apprendre les techniq de drague,les bases,les véritables relations hommes-femmes,les croyances erronés,la pensé positif,le profitement du temps,en gros tt la vie ce ki ma fé ogmenté ma confiance en la vie et tn site est une sorte de + à mon développement personnel et à la séduction.Merci à toi,Spike et ts les autres de vous attaquez au véritable COEUR du problèmes de la société qui conditionne mal les gens malheureusement engendrant de nombreux,nombreux AFC par les clichés,préjugés,fosse croyances et fosse dureté de la vie

par dolorer le 17.08.08@5:52

merci pour cet article que tu as écrit. il raconte tout et sauve peut être des vies;
certainnes personnes sont dans l’ignorence total de leurs malaises intérieur, voilà qu’un simple article vient tout resumé.

je te félicite pour ton sens de l’écrit et de ta comprehension.

par Rienzi le 22.08.08@22:54

Très bel article, ce fléau m’affecte depuis bien longtemps et je travaille depuis quelques temps à m’en débarrasser. Le chemin est long et difficile mais je progresse (lentement mais surement). Cet article m’aidera sans doute à en sortir plus rapidement =)

par Yetix le 12.09.08@20:26

Whaou c’est un truc de fou ! O_o J’ai même pas lu l’article en entier et j’ai l’impression que ça parle de moi, je me reconnais complètement là dedans. ^^

Moi, je vous explique : je suis timide, effectivement pour moi même, j’ai peur d’être ridicule, mais j’ai un autre problème, lié sûrement.
Quand quelqu’un de mon âge à la télé, se rend ridicule, et que mes parents regardent avec moi, j’ai honte pour le mec, parce que j’ai peur que mes parents m’assimilent à lui.

Enfin j’en ai l’impression.

par JF le 28.09.08@22:30

Article très intéressant, particulièrement parce que je me suis parfaitement reconnu dans la description du timide. Que ce soit pour une approche vers une fille ou ma situation au travail, c’est exactement ça.

Grand timide depuis longtemps, j’ai toujours de la peine en société, c’est vrai. Il faut dire que j’ai été un peu malmené par mes camarades à l’école et en études, puisque ma timidité me faisait réagir de mauvaise manière aux « attaques » des autres. On s’est foutu de moi et il a fallut que j’apprenne à me dire que je suis comme tout le monde.

Aujourd’hui encore, j’ai une grande part de timidité à combattre (surtout si je veux espérer avoir une copine un jour ^^ »). Ces articles me plaisent beaucoup. Merci à l’auteur :)

par Ratus le 23.10.08@21:13

Wow. Hallucinant, non seulement cet article est très complet et décrit plutôt concisement les mécanismes moteurs de la timidité (cette inhibition due à une volonté de vouloir paraître parfait se retrouve chez tous les timides de mon entourage), mais j’ai été tout simplement époustouflé devant la description du timide qui surcompense, car je m’y retrouve totalement! On m’a moult fois reproché de parler trop fort et de danser la techno en parlant :p

Et, effectivement pour moi une intéraction sociale réussie est une intéraction sociale où on me remarque, j’évite également de dévoiler mes sentiments ou pensées profondes grâce à des plaisanteries ou gentilles boutades diverses, ou encore en parlant de divers sujets scientifiques/psychologiques et théorisant sur les attitudes des potes ou de gens extérieurs -mais jamais des miennes-.

Bref, même si je sentais que quelque chose clochait, comme une certaine nervosité en groupe(« mais qu’est ce que je vais bien pouvoir/dire pour qu’ils me remarquent ou soient impressionnés? »), un besoin énorme d’isolement après trop d’intéractions sociales (c’est fatiguant de jouer l’acteur :p ), et un refus de contact physique trop rapproché (pas d’envie de s’impliquer réellement), je pensais être guéri, et pas qu’un peu, de mon ancienne timidité.

Effectivement aussi mes relations sociales sont essentiellement basée sur la satisfaction d’un narcissisme insatiable et d’une curiosité sur la nature humaine (ce qui me confère malgré tout une excellente qualité d’écoute, mais plus comme celle d’un psy à son patient plutôt que celle d’un ami avec qui on partage), et non sur un échange et une volonté d’enrichissement émotionnelle réelle. D’ailleurs je prends soin d’éviter les gens avec qui je sens que je pourrais être trop impliqué émotionnellement.

En bref, les gens m’apprécient en général, me trouvant amusant et agréable (bien qu’un peu histrionique), mais regrettent souvent de ne pas me connaître davantage.

Bon bah j’ai encore du travail à faire, merci d’avoir mit tout ça en lumière =)
Bravo pour l’article!

par toupet le 9.11.08@1:45

Merci FK

Que de belles choses à méditer et à digérer. Tu ne sais pas, à combien de gens tu as fais du bien en publiant ceci.

Les textes sont clairs et ne s’embarrassent pas de termes plus ou moins scientifiques et incompréhensibles, qui ne sont qu’un jargon d’initiés.

Ton message s’adresse aux gens ordinaires et tu a su y donner le ton juste.

Merci pour le bien que tu as fait à moi et aux autres…

par Bri. le 9.11.08@11:08

Bonjour,
J’ai 55 ans. Je suis timide, mais est-que refuser de ressembler à la majorité, les considérer comme un troupeau de mouton, est Narcissique. Par ex. avoir les cheveux long et attaché en queue de cheval alors qu’avant j’avais peur que, de dos, ont me prenne pour une fille; Ou porter des lunettes noirs, se donner un look FBI etc…j’ai l’impression de dominer le troupeau et donc je me sent fort. Si on me rejette, je souris en pensant « pauvre imbéc.de mouton ».
Merci pour ces pistes !

par FK le 9.11.08@18:39

Bonjour Bri,
pour te répondre :

« Je suis timide, mais est-que refuser de ressembler à la majorité, les considérer comme un troupeau de mouton, est Narcissique. »

=> comprendre que les gens en groupe ont un comportement moutonnier, et que c’est la raison pour laquelle leur avis n’a qu’une valeur TRES relative, c’est un déclic ultra important pour celui qui veut se sentir bien dans sa peau.

Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès en rejetant définitivement l’avis / le regard des autres : le regard des autres reste utile pour bien se « calibrer », c’est à dire, adapter son comportement.

Celui qui ignore l’avis des autres et n’en fait qu’à sa tête, prend le risque d’agir comme un clown – et au final, il sera perçu comme un clown, même s’il fait mine de s’en moquer.

Il y’a un juste milieu entre « prêter trop d’attention au regard des autres » et « ne plus en prêter du tout » qu’il faut trouver, c’est là toute la difficulté de la chose.

Il y’a une question qu’il faut se poser : « qu’est-ce que je veux en priorité ? Me sentir bien, ou avoir l’attitude adaptée ? »
=> dans un premier temps, le timide veut se sentir bien, il veut se libérer de la pression sociale qui l’étouffe
Mais par la suite, il est souhaitable qu’il trouve sa place et agisse d’une manière adaptée : ni trop introverti, ni trop extraverti / différent.

J’ai croisé des gens qui se promenaient dans la rue dans des accoutrements bizarres : ils disent être heureux et ne prêter aucune attention au regard des autres, mais je pense qu’en réalité, ils surcompensent et pratiquent la fuite en avant.

Après tout dépend du tempérament des gens. Certains ont besoin d’avoir les regards braqués sur eux en permanence (mais là encore, d’un point de vue développement personnel, il y’aurait beaucoup de choses à dire).

Content que vous aimiez l’article : n’hésitez pas à en parler autour de vous, et si vous avez un blog, faites un lien vers cette page pour que vos lecteurs puissent eux aussi le découvrir :)

a +
FK.

par Martial le 10.11.08@5:21

Bonjour et merci beaucoup pour cet article. Tout comme les personnes précédentes, je l’ai beaucoup apprécié et l’ai trouvé très constructif.

J’ai bien aimé les axes de recherches, en fin d’article, pour trouver le moyens de surmonter sa timidité mais avant tout, j’ai vraiment l’impression que c’est un texte qui cherche à faire prendre conscience.

J’ai été timide pendant une assez longue période de ma vie (Jusqu’à mes 18 ans) et depuis, j’avais l’impression d’avoir vraiment franchi le cap. Or, en lisant cet article, je me suis dit : « Mince… En fait je surcompense. »

Il y a, malgré tout, des éléments concernant la timidité surcompensée que je ne trouve pas chez moi, comme l’incapacité à rentrer en conversation profonde avec les autres. En fait, lorsque je me retrouve seul avec une autre personne (Garçon ou Fille) j’aime bien le/la faire parler pour qu’il/elle se sente suffisamment en confiance pour oser me confier ses problèmes et l’aider alors à les résoudre.

Le problème, par contre, c’est qu’effectivement, lorsque je suis avec un groupe, j’ai tendance à vouloir être le centre des attentions et j’ai tendance à parler fort et assez (Trop) vite.

J’ai trouvé FTS depuis peu, je ne sais donc pas encore si la suite de cet article a été mis, si ce n’est pas le cas, j’attends avec impatience les axes de réflexion et exercices.

J’aimerai savoir comment moduler cet excès pour ne pas avoir constamment le besoin d’être celui que tout le monde regarde.

Merci encore

par H2O le 12.11.08@17:42

Je me suis reconnu dans la première partie de ton article  » Le cercle vicieux  » … ou au moins pour mes années de collège.

Maintenant je pense, j’en suis persuadé même, j’ai réussi à me sortir de ce cercle.
Principalement grace au passage au lycée où la mentalité des gens changent beaucoup je trouve … mais aussi parce que lors de ce passage, j’ai pris un nouveau départ dans un nouvel établissement où j’y étais plus ou moins  » inconnu « . J’ai su profiter pleinement de ce changement même si au début je suis passé par  » la surcompensation  » xD
Aussi, même si c’est l’objet d’un autre article, je tiens à préciser que lors de ce changement, j’en ai profité pour me mettre à la page au niveau de la mode [ Fringues, coiffure... ] et je suis forcé de constater que ça joue un GRAND rôle sur la confiance en soi et biensur l’image qu’on dégage. Ca facilite beaucoup les choses.

A l’heure qu’il est, ce n’est toujours pas l’extase [ je pense aux filles, même si ... ] mais il est certain que j’avance et j’arrive largement à trouver ma place au sein d’un groupe.

Très bon site ! Vraiment bien écrit !

par Floarf le 16.01.09@19:07

Bonjour,
Ayant vu le petit message : Et vous, êtes-vous ou avez-vous été timide ? Et si oui, comment gérez-vous ça au quotidien ?, je me suis dis, pourquoi pas me lancé aussi ça peut faire réfléchir les autres.

Personnellement j’ai plus l’impression de cumuler, entre la négative attitude, la timidité, complexe de soit meme (comme beaucoup je penses, enfin en fait la négative attitude regroupe un peu tout je penses ..). Personnellement je le vis comme je peux, j’ai des amis, mais c’est tout, j’ai pas envie d’en avoir d’autres, des fois je me forces car d’un coté je me dis que l’insociabilité n’est jamais bon, j’arrive a faire un peu de recul mais si j’en fais trop je retournes dans l’auto-dérision où dans ce cas une seule phrase reviens dans ma tete : « je suis vraiment un déchet… ». Avec mes camarades de classes j’arrives a me lacher un peu plus (oui car a la rentrée je me suis dit qu’au bout de 5 ans de connaissance se serait bien de se lacher ..), donc j’essayes de remonter mais bon en vain.. En plus la timidité n’arrange rien, je ne parles pas avec mes parents, je ne parles qu’avec mon meilleur ami (ou mes meilleurs amis car au final je ne restes en contact qu’avec ceux j’ai un tres bon lien), et le fait de ne pas parler est tres mauvais, si je peux donner un conseil : parler, je ne parles pas mais mon niveau d’expression est tres faible (parfois je ne me souviens pas de vocabulaire tres simple) et ca se repercute sur ma vie sociale (si j’en ai une ..) et sur mes études.. Donc au final je le vis moyen meme si je penses que je ne suis pas aussi avancé que certains (j’en ai un dans mon lycée j’arriverais jamais a atteindre son niveau.. mais il doit etre sacrement malheureux)

Je n’ai rien d’autres a dire car je ne sais pas trop rédiger de message non plus ^^ Je découvres FTS et pour le moment je m’y vois dans chacun cas négatif … ca s’annonce bien
Floarf

par emie le 25.01.09@21:51

je rejoins toute à fait vos dires car moi qui suis une très grande timide j’ai énormément de mal à me faire des amis et dans certains cas je n’ose pas m’exprimer en public de peur de dire une bétise ou de choquer les autres. mais toutefois j’essaies de me mettre dans des situations un peu délicates pour voir ma réaction et parfois on se rend compte que l’on est pas si différents des autres. Merci pour votre article

par Basmoka le 4.02.09@23:54

J’ai beaucoup aimé cet article.
Je me retrouve(ai) dans de nombreux points même si j’ai pas mal progressé ces derniers temps. En particulier pour ce qui est de relativiser.
Comme je suis dans une phase creuse (comprendre par là que je stagne dans ma lutte anti-timidité) j’ai décidé de me lancer dans un (vaste ?) projet. A savoir : ne plus fuir les contacts visuels, voire (pourquoi pas ?) les rechercher.
J’ai commencé un petit « article » sur ce thème et je vais essayer d’y intégrer mes pensées prises « sur le vif ». Il y aura peut-être matière à aider quelqu’un d’autre, même si je ne suis pas sûre de savoir quelle rubrique correspondrait sur le forum…
Pour finir, je souhaitais te remercier pour tout ces articles. Il y a vraiment beaucoup de pistes de réflexion.

par Ezekiel le 25.02.09@22:28

Merci pour cet article, pensant être un timide hors-catégorie, a cause de mon assurance dans certaines situations, notamment internet, je me rend compte que c’est un réflexe normal.
Article intéressant, permettant de bien se situer par rapport a la def, et j’attend ac impatience les suites :D

par mimou le 7.03.09@22:10

merci beaucoup pour tous les conseils que vous donnez sur ce site….pesonnellement je suis très timide et je n’arrive pas à me « décoincer » mais avec tous vos conseils, je vais essayer…merci beaucoup pour tout, heureusement qu’il y a des gens qui aident les autres comme vous…
j’espère que vous allez bientôt publier vos exercices …
Merci

par mattiz le 3.05.09@15:14

merci pour cet article,c’est vraiment incroyable et ça fait vraiment bizarre de se reconaitre dans cet article,je suis timide de naissance et je pense qu’avec l’age j’espère ça ira mieux,mais actuellement,j’en ai besoin de conseils,et j’ai beaucoup appris dans cet article et je tiens à vous en remercier

par Omega le 29.08.09@0:23

Tres bon article, de bon conseil et qui permet d’en apprendre un peut plus sur soit meme. Tres interessant pour ceux qui sont timides mais aussi pour ceux qui ne le sont pas, pour mieux comprendre la difficulté que les personnes timide ont a endurer face a la société.Je souhaite a dire un grand merci pour ce formidable article.

par Shinou le 28.09.09@11:52

Très bon article que j’ai lu il y a un bout de temps, et en revenant sur ce site j’ai envie de laisser un commentaire. Un gros merci à ceux qui s’occupent du site et de rédiger les articles.

C’est vrai que moi ayant 20 ans et étant un grand timide je suis toujours en train de m’occuper de moi et de mes habitudes, et je me dis que j’en ai fait peut-être trop. J’ai commencé à lire ce site (sans être tombé sur cet article traitant la timidité) juste avant de commencer ma prépa et j’avais décidé de changer complètement.. J’ai commencé à faire des efforts jusqu’à ne plus me reconnaitre.

La surcharge de travail que j’avais à traiter en prépa, le manque de soucis que j’avais de mon bien être, plus des changements dans les relations sociales – la venue d’une fille dans mon groupe de 4 potes de collège qui a bouleversé les relations internes puis l’hébergement de 4 mois d’une cousine lointaine super attirante qui me trouvait bizarre – ont peut être été la cause de mon mal être.

Après que ma cousine soit partie, et que mon groupe de pote se soit fissuré, j’ai commencé à sombrer parce que la vie que j’avais en dehors des cours était tout ce qui me restait pour avoir envie de continuer à vivre. Malgré ça, la pression de mon père a fait que je suis resté une deuxième année en prépa alors que la première ne s’était pas bien passée (je me sentais mal en cours, m’être fait interrogé quelques fois sans pouvoir répondre ont fait que j’avais peur d’aller en cours, j’y allais mais je m’isolais).
Ce fut la pire année de ma vie, je ne me reconnaissais plus du tout, je vivais la peur au quotidien, la peur dans le regard mais malgré ça je continuais. Ca a été un vrai traumatisme et aujourd’hui encore à la fac j’en ai encore les séquelles. Toujours pas envie d’aller en classe j’ai séché presque tous les cours en amphi sous prétexte que j’ai déja vu tout ça et qu’on va trop lentement. Même si ça va mieux qu’en prépa, j’ai l’impression de ne plus savoir où j’en suis, j’ai vu plusieurs psys et j’ai failli prendre des médicaments. Alors que j’ai décidé de passer les concours en candidat libre, je suis trop gêné par ma situation intérieure pour pouvoir travailler comme il faudrait.

Donc voilà pour finir avec tout ça je me demande si je pourrai être un jour celui que je veux être, avoir confiance en moi, arriver à draguer les filles, tellement je me sens aujourd’hui conditionné par ce que j’ai vécu pendant deux ans…

par bro le 28.09.09@22:06

A 20 ans il n’y pas encore le feu…

Fixe-toi des objectifs de très court terme et vis au jour le jour.

A chaque jour suffit sa peine. Organise toi en conséquence: planifie tes journées.

Ne pense pas à devenir un player ou je ne sais quoi c’est beaucoup trop tôt.

Avant de courir il faut d’abord savoir marcher. En résumé: JUST DO IT, tu peux y arriver.

Concentre-toi sur tes études pendant semaines, ensuite il y a le forum de FTS.

Sinon il y a aussi les séminaires périodiques d’un coach connu, demande par MP sur le forum.

@+

NB: fais du sport, souvent ça aide.

par latimide le 4.10.09@15:24

Je suis timide te je trouve que cet article résume exactement la situation!La je viens de découvrir que Je suis en excèssivement extravertie ou du moin je fais comme si je l’étais… je pensais n’être plus timide mais apparement ce n’est pas mieux…:$ Est c qu il y a des personnes qui ont réussi à vaincre leur timidité?

par Kagami le 4.10.09@19:06

Hello!
Cet article est vraiment intéressant! Personnellement je suis timide et je trouve que ce que tu as écrit me reflète. Par contre je trouve que cela peut être différent pour tous aussi, pour ma par ce sont surtout différents facteurs qui m’ont fait devenir timide. Par exemple lorsque je me suis rendue compte que la plus part des amis que j’avais profitaient de ma gentillesse et me faisait de sale coup dans le dos. Ca m’avait fichu un sacré coup et bye bye confiance en moi!!

Par la suite au collège j’ai commencé à m’affirmer un peu plus mais voilà… c’était vers le gothique et une gohtique dans la cité c’est pas sacrément bien vu. A un certain moment j’ai même préférée ma solitude! Maintenant ça va mieux j’ai des amis qui ont à peu près les même goûts et avec qui je rigole bien!! Même si les boîtes de nuit c’est pas pour moi XD (j’aime pas vraiment les musiques qui y passent)je sens que m’on assurance revient (et puis ‘est pas trop tot, à 18 ans!!!) bon voila, voila!!

par anonymous le 9.01.10@19:26

Merci pour cet article vraiment excellent tout est vrai!!
Personnellement je me suis arrété au stade de la timidité « intravertie ».
Je tiens à dire que la timidité est une chose trés handicapante pas seulement dans la séduction, mais aussi dans les études(exposés et oraux),dans le travail, et plus globalement dans la vie au quotidien.
J’ai actuellement 21ans, ma timidité remonte au collège j’ai essuyé des moqueries(coupe de cheveux ringarde,sac à roulette,maigre donc faible,lunette)et cette période de ma vie m’a profondément marqué c’est à partir de la que j’ai perdu toute confiance en moi.J’étais tétanisé par la gente féminine jusqu’au lycée.
Je pense que le manque d’assurance en soi se lit sur le visage et surtt l’attitude de la personne, et les filles et les gens en général appréci + la compagnie de personne épanoui.Actuellement cela va 1Pe mieu grace au sport,à la muscu,jme tiens plus droit,je m’abille bien etc mais pour sortir de cette spirale c’est un travail long et éprouvant qui me gache véritablemen la vie.J’espere un jour arriver au bout de ce processus.Je tiens à dire aussi à tout les timides qu’il ne faut pas etre « faible », il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, il faut se faire respecter meme si on se sent faible car sinon on peut descendre très bas.Voila bon courage à tous les timides pour s’en sortir!!!

par maschera le 2.03.10@0:47

Je sais que c’est un peu tard par rapport à la publication de cet article mais je voulais sincèrement remercier FK pour son apport que je qualifie d’une grande importance pour moi et pour tous ceux qui s’y voient dans « le timide ». Pour survoler un peu mon cas, je viens d’un pays ou l’apparence est essentielle pour avoir sa place dans un groupe, dans une classe ou dans la société tout court.
Étant en bas ages mes parents m’ont toujours appris le respect des autres, l’honnêteté, la justice; mais tout cela m’a mené dans une grande timidité que je croyais être un respect. Toutefois, cela ne m’a pas empêché de sortir avec ma première petite copine (camarade de classe) à 17 ans et d’être au centre des discussions de tout le lycée car on disait que nous étions le couple parfait et que tout le lycée était au courant de notre relation. Cela a précipité la rupture de notre relation mais à partir de ces années je m’accepte tel que je suis et je suis + sociable.
Aujourd’hui, je vis en France pour mes études et dire que je me suis bien adapté dès les premières semaines avec mes camarades.
Merci beaucoup FK de ton apport si précieux. Merci aussi à tous ceux qui,comme moi, se sont reconnu dans « le timide » et qui ont amené leurs témoignages.
A+

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