Mental et Vie intérieure

Volonté de contrôle : comment lâcher prise et se libérer de ce mauvais réflexe qui nous empêche d’être heureux

La volonté de contrôle est une source de stress et de pression qui complique nos relations et qui pèse énormément sur notre bien être. Mais il existe des pistes pour s'en libérer.

L’un des sujets les plus récurrents en ce moment sur FTS, c’est l’importance du lâcher prise dans ses relations aux autres (et dans la vie, d’une manière générale).

C’est un sujet souvent peu discuté, mais pourtant très important : c’est véritablement une philosophie de vie, qui peut décider de votre bien-être ou de votre insatisfaction permanente. A vrai dire, cela joue même sur votre niveau de santé (et, probablement, sur votre espérance de vie).

Je pense que ça mérite un petit article pour faire le point.

Vouloir tout contrôler : toxique, épuisant… et inefficace

On est pas mal sur FTS à être de nature plutôt anxieuse : la faute à un tempérament (exigence envers soi-même – elle-même héritée, souvent, d’une éducation et d’un contexte familial exigeant) ; mais aussi, à une sensibilité accrue au regard des autres (on veut être parfait, et donc, la moindre critique / maladresse commise devant les autres fait mal – alors même que, souvent, les autres n’y prêtent que peu d’importance).

Avec un tel mode de fonctionnement, on craint l’échec et les revers : on les perçoit comme un affront, et, souvent, une terrible humiliation. Souvent, c’est très exagéré, mais c’est à cause d’une sensibilité mal calibrée.

Du coup, on fait tout pour les éviter le plus possible. Et le résultat, c’est qu’on est dans une volonté de contrôle.

C’est-à-dire que dans tout ce qu’on fait :

  • On essaie de planifier / calculer un maximum ce qui pourrait se passer (pour anticiper et éviter les risques et autres situations désagréables)
  • On se met une pression forte pour « être à la hauteur » et performer.

Le problème de ce mode de fonctionnement, c’est que les effets négatifs sont très supérieurs aux effets positifs (quasi inexistants) … et que ça ouvre la porte à tout un tas de névroses et frustrations très malsaines.

  • On s’épuise à vouloir prévoir et anticiper une infinité de risques (qui, souvent, n’ont que peu de chance de se présenter, et que souvent, on exagère)
  • On s’invente un scenario qui, bien souvent, ne se réalise pas (et alors là, c’est la cata, parce qu’on se retrouve paralysé par l’inconnu qu’on n’a pas su prévoir)
  • Difficultés à faire des choix : « oui, mais si je fais ça, alors le risque c’est que … »

… mais aussi :

  • Peur de l’échec & difficultés à passer à l’action (perfectionnisme => paralysie => procrastination)
  • Hyper-Exigence vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres (ce qui complique énormément ses relations, et peut devenir source d’aigreur et de rancœur, en plus d’empêcher de savoir se lâcher)

… sans parler du niveau de permanent dans lequel on vit, auquel on finit par ne même plus faire attention, mais qui a des conséquences très nettes sur notre santé :

  • Qualité du sommeil
  • Tension permanente
  • Difficultés à se concentrer, …

Bref, dans un tel mode de fonctionnement, on vit constamment sous une pression de dingue … dont nous sommes la seule et unique cause.

Tout ça à cause de cette volonté de tout maîtriser.

La solution : apprendre et pratiquer le lâcher-prise

Le lâcher-prise, c’est l’exact opposé de la volonté de contrôle.

C’est le fait d’accepter l’idée que quoiqu’il arrive,

  • On n’a qu’un contrôle limité sur les évènements, et qu’au final, les choses se passent assez indépendamment de notre volonté
  • Mais que par contre, on pourra décider de la façon dont on s’ajuste (et dont on reçoit la situation)
  • Et globalement, tout ira bien malgré les éventuels petits imprévus

Si je dois faire une comparaison foireuse : si on part de l’idée que nous sommes tous en train de nager tant bien que mal dans le fleuve impétueux de la vie, inutile de s’épuiser à vouloir changer le sens du courant.

Inutile également de vouloir nager à contre-courant : ce serait le meilleur moyen de s’épuiser, et de finir noyé. Personne n’est plus fort que le fleuve, inutile de vouloir lui imposer notre volonté.

Notre volonté, le fleuve, il s’en fout. Il poursuit sa course, imperturbable et insensible à nos protestations. Pour lui, nous ne sommes que des têtards.

Par contre, on peut suivre le courant, aller à droite, à gauche, et, globalement, donner des coups de palme pour influencer la trajectoire, et éviter les rochers au fur et à mesure qu’ils arrivent.

… et laisser le fleuve décider pour nous de où il nous entraîne – de toutes façons, c’est lui qui décide de ce qui vient ensuite, pas nous.

Comment pratiquer le lâcher prise / comment se libérer du contrôle ?

Simple.

  • Faire taire l’égo

Souvent, c’est l’égo qui nous fait vouloir être parfait. C’est l’égo qui nous pousse à vouloir avoir raison, et à avoir le dernier mot. C’est l’égo qui nous pousse à vouloir impressionner les autres par notre réussite, et qui nous fait redouter l’imperfection.

Dans certains cas, c’est même l’égo qui nous donne envie de pouvoir décider de comment les choses doivent se passer. C’est évidemment complètement délirant et vain…

Première étape : faire taire cet égo, et redescendre sur terre.

Non, il ne vous incombe pas forcément de faire exceptionnellement mieux que les autres. Et si c’est vraiment votre envie, vous y parviendrez plus facilement en faisant preuve de flexibilité (qui permet de réagir intelligemment aux imprévus), qu’en faisant preuve de volonté de contrôle (qui s’apparente à de l’inflexibilité, et qui empêche de réagir avec intelligence).

  • Arrêtez de faire des plans

Inutile de vouloir prévoir comment ça va se passer : ça se passera AUTREMENT, de toutes façons.

Vous avez rendez-vous avec une fille ? Inutile de vouloir apprendre une liste de sujets de conversation par-coeur. Faites un peu d’exercice 1 ou 2h avant pour oxygéner votre cerveau et réveiller votre énergie, faites-vous beau et allez-y.

Une fois en face de la demoiselle, vous prendrez les choses comme elles viennent, armé de votre cerveau, de votre répartie et de votre sourire le plus désarmant.

  • Ne focalisez pas sur l’objectif

Plus vous penserez à l’objectif, plus vous vous mettrez la pression, et plus cela vous privera de spontanéité et de réactivité.

Avoir l’esprit focalisé sur un objectif, c’est le meilleur moyen de ne pas percevoir les opportunités, et de perdre en flexibilité / spontanéité.

Non, à la place, soyez présent dans l’instant.

=> Vous êtes en face de cette jolie petite brune ? Déjà, appréciez ce cadeau : que ça aille plus loin ou pas, c’est déjà cool.

Et surtout, arrêtez de vous dire que vous voulez finir sous la couette avec elle.

A la place, éteignez votre cerveau analytique et occupez 100% de vos ressources à profiter de ce moment avec elle.

Écoutez-la, rebondissez sur ce qu’elle vous dit – en suivant votre inspiration du moment; déconnez si vous en avez envie ; taquinez-la si cela vous vient naturellement, et parlez-lui de ce que vous avez envie de lui parler, si le contexte s’y prête.

Bref, laissez les choses se faire naturellement, et occupez votre cerveau à l’écouter, plutôt qu’à vouloir faire des plans et à vous demander si vous êtes en train de performer ou pas.

Votre cerveau a peur de l’imprévu, et il vous pousse à vouloir tout planifier, mais c’est un leurre. Faites le choix d’affronter l’imprévu (et de vous foutre du résultat) : vous verrez, vous vous en sortirez sans trop de difficultés.

Mettez vous en mode « branleur », plutôt qu’en mode premier de la classe qui stresse à la moindre interro (même quand aucune interro n’est prévue), et faites confiance à votre talent. Vous possédez des ressources insoupçonnées qui se révèlent dans l’imprévu, vous verrez.

* * * *

Et sur le plus long terme, pour perdre cette mauvaise habitude qu’est la volonté de contrôle, quelques réflexes :

  • Empêchez-vous de vouloir vous projeter trop loin dans l’avenir.
    Vous avez un projet à mener à bien ? Focalisez-vous sur l’étape actuelle et sur les différentes tâches qui la composent. Mais n’essayez pas de tout prévoir à l’avance, ça ne sert à rien (et c’est source de découragement et de procrastination).
  • Ne pensez pas « performance » ou « excellence » mais accomplissement.
    Peu importe d’avoir excellé : il est bien plus important d’avancer. Si vous avez fait « moyennement », pas d’inquiétude : ça n’est pas grave du tout, et vous aurez plein d’occasions de faire mieux.
  • Acceptez l’idée d’être imparfait.
    C’est notre imperfection qui nous rend humain et attachant. Cela peut paraître contre-intuitif, mais être imparfait est un lubrifiant social et un facilitateur de bonheur personnel et relationnel. Et en acceptant l’idée d’être imparfait, on apprend à se libérer du stress et de la peur du regard des autres – et ainsi, cela nous enlève un poids qui nous empêchait d’apprécier le quotidien. Personne ne vous jugera (trop) ; on est tous imparfaits, maladroits et humains. Et même si il vous arrive d’être mal reçus : c’est pas grave. Dans 10 jours ce sera digéré et oublié.

*  *  *  *

Voilà, le sujet reste ouvert : il y a beaucoup de choses à dire, aussi, si vous avez des remarques, des précisions ou des témoignages, n’hésitez pas, la discussion se poursuit dans les commentaires.

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Commentaires / Discussion

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  • Abel Maillard

    C’est dingue ça, c’est tout moi : prise de tête constante, analyse de risques permanente et au bout on oublie de profiter du moment présent.

    Ça me fait penser à cette vidéo de Cyprien sur le technophobe quand un mec joue de la guitare et le seul qui profite vraiment de l’instant, c’est le technophobe parce qu’il ne cherche à préserver cet instant précis :)

  • Bneoit Gosling

    Du tout bon, comme d’hab ! ;)

    Un sujet sur la St Valentin serait le bienvenu pour moi… Merci

  • labananequiparle

    J’ai un gros problème là dessus perso, et je n’arrive pas à m’en détacher même en étant le plus subjectif possible.
    L’impression (confirmée, de mon point de vue) que si je fais une erreur, que je montre une faiblesse, on va me traiter comme une grosse m****.
    Alors qu’en parallèle, je vois des gens avec des défauts que je trouve ridicule, et c’est limite si on leur fait pas un câlin et une petite p*** parce que quand c’est autres qui sont cons, c’est mignon et touchant.
    Je caricature grossièrement, je ressens pas ça tout le temps non plus, ça dépend beaucoup du type de situations. Mais j’ai beau reprendre chaque moment à froid, je vois rien qui arrive à tordre le cou à cette impression…
    Cela dis, je sais pas trop si c’est le sujet, ça me semble plus lié uniquement au dernier paragraphe « acceptez l’ideé d’être imparfait »

  • Madworld

    C’est un excellent article. Je me reconnais à 400000% dedans. Du coup, la solution c’est de relativiser en permanence ? C’est con mais si on ne pense plus à nos plans & co’, on pense à quoi ? XD

  • J’aime beaucoup, l’image du fleuve est très bien, c’est vrai qu’on perd beaucoup trop d’énergie à essayer de changer des choses que l’on ne peut pas changer, pourtant on s’acharne ! :)
    C’est vrai que le peu de fois où j’ai réussi à être un peu dans cet état d’esprit du lâcher prise, ça donne une puissance ! Beaucoup plus confiance en soi du coup, puisqu’on se prend pas la tête sur les résultats potentiels, on profite juste de l’instant présent et on fait de notre mieux pour en profiter… Merci pour cet article !

  • Merci Julien :)

  • En fait les plans, faut les faire – à long terme : les grandes étapes, du moins. Et une fois que c’est fait : tu focalises sur l’étape en cours.

    Mais pour toutes les petites choses « moins maitrisables » du quotidien (typiquement, tout ce qui a une forte composante humaine : tes rencontres, tes relations), ça sert à rien de planifer, c’est bien plus efficace de lacher prise, de se laisser porter et de profiter : ça permet de laisser ta spontanéité prendre le relais.

  • nist-r

    Comme les autres, cet article me correspond bien, mais moi c’est pas au sens relationnel, mais plus organisation.

    Exemples :

    Faut j’aille chez le coiffeur, mais non, faut que je me la rase d’abord pour que ça lui soit plus facile de faire les pattes, mais non, faut que je me douche après m’être rasé car je me la rase à la tondeuse et que ça en fout tout partout, mais non, je ne peux pas me doucher car si je me douche le matin par ce temps froid, je vais attraper froid en sortant pour aller au taff le matin… Tout ça pour se couper 2/3cm de tiffs xD

    Faut que je passe la serpillère chez moi, mais non, faut que je passe l’aspi’ d’abord, mais non faut faire la poussière d’abord, mais non, faut que je bricole le truc que je devais bricoler avant de faire la poussière, mais non, il me faut la lime à bois pour bricole donc je dois aller à Casto’ m’en prendre une, mais non, autant ne pas y aller ce soir et y aller dans 3 jours histoire de ne prendre qu’une seule fois la caisse au lieu de deux fois pour aller à Carrefour et au cinoch’ en même temps…

    Haha, des comme ça j’en ai pleins, je suis le champion des champions xD Et ça fait perdre du temps et me fait procrastiner ^^

    Pour le relationnel, même si j’aime pas le côté humain et les gens trop branleurs qui n’assument pas leurs actes, aucun pb de ce côté là, je m’adapte bien en fonction des choses qu’il disent (ça doit être une qualité du défuat de toujouts tout tout le temps analyser xD ). Je me permet de compléter l’article et me dis dans ces situations simplement : « GO !!! Au pire t’en crève… Rien de grave quoi. Ca sera pas une grande perte en plus xD » « Faut se lancer un jour » « Faut bien « farmer » un peu avant de tapper le bigboss final » « Faut bien faire quelques essais foireux avant que ça marche », etc…

    Citation sympa en rapport avec le sujet, je sais pas pourquoi, mais j’ai envie de la placer :

    « Pas besoin que ça soit parfait pour que ça soit bien » C’est justement le fait de commencer un truc correct et non parfait, qui allié à la capacité d’adaptation (le plus important) d’un mec flexible qui fait que tout se goupille tout bien, avec de la chance, comme par hasard qui rend truc plus que parfait.

    Merci pour l’article :)

    Pour l’autre membre qui demandait un truc sur la Saint-Valentin, il me semble qu’il y en a déjà un sur FTS

  • Madworld

    Merci ! :) Ce genre d’article fait du bien. Plus qu’à relativiser la chose pour l’intégrer. Je crois que le « Plus difficile à faire qu’à dire » n’aura jamais été aussi vrai.

  • Guillaume JJ

    Je me reconnais tellement la dedans. Cet article m’aide beaucoup a avancer et a comprendre. Ma vie a été faite d’un controle incessant, qui m’a toujours bloqué et paralysé. Cela provient de mon éducation, de ma jeunesse durant laquelle mes parents etaient tres exigeants sur mes résultats scolaires, et moi même extrêmement perfectionniste. J’en ai souffert mais inconsciemment. Cela ne fait que 2 ans a peu près que j’en ai pris conscience et ca s’est accéléré depuis ma rupture avec mon ex qui m’a mis au plus bas. J ai vécu l’échec pour la première fois de ma vie et je ne m’en remet pas. Je ne vois que le négatif, ma solitude, mon incapacité a seduire. Je ne remarque que mes défauts, de fait que me dévaluer, n’ait plus de forces. Comment remonter? Pourquoi je me dévalorise a ce point. Je complexe sur ma taille, je me compare sans cesse aux autres que je vois plus beau, je me sens pas attirant, sans charisme, sans rien…

  • Samy (Valahak)

    Comme d’habitude un sujet très intéressant poussé et réfléchis,tu dois recevoir des tonnes d’éloges chaque jour mais c’est pas bien grave,j’te le redis
    Tu fait de l’excelent travail et ta facon d’aborder les choses est tout aussi génial !
    Bien joué Baptiste :p

  • Cnk

    ça me fait beaucoup penser aux livres « le pouvoir du moment présent » ou « Nouvelle Terre » d’Eckhart Tolle, qui traitent de ce sujet et de l’être et l’ego (l’être étant en gros le fait de s’observer penser, d’observer les automatismes de pensée que l’on a pour relativiser dessus – perdre ainsi notre volonté de contrôler les choses – en résumant très très grossièrement). Livres d’ailleurs que je conseille pour ceux qui veulent d’autres infos sur le sujet traité dans cet article (et ce qui est dit dans cet article est (à mon sens) très juste !).

    Je disais article aussi surprenant car ce qu’on peut lire dans FTS tend des fois aussi in fine à une volonté de contrôle de soi et de son image (façon de bien s’habiller, de se comporter en société pour avoir du charisme etc) Du coup, c’est bien de lire l’ensemble des articles pour ne pas tomber dans le piège de vouloir tout contrôler. En fait, bien s’habiller et avoir du charisme (comme cela est bien dit dans les articles) sont plutôt des conséquences d’un état d’esprit que l’inverse. (« nous nous efforçons de devenir ce que nous sommes déjà »)

    Sinon, petit questionnement personnel sur ce qui est dit dans l’article, mais chercher quelque part à ne plus vouloir contrôler les choses, c’est vouloir aussi contrôler le fait de ne plus vouloir contrôler, en fait on tombe souvent « dans sa tête » dans les mêmes pièges. La solution se trouve peut-être dans le fait d’accepter d’être dans l’ego et d’avoir de la dérision sur soi-même et rire de soi. Bref, c’est juste pour prolonger le débat :)

    En tout cas, félicitations pour cet article, les autres, et le site en général, c’est vraiment un beau boulot et les choses dites sont (je trouve) très justes et donnent quelques clés du bonheur (rien que ça !)

    Sur ce, bonne continuation, et continuez de nous faire partager vos articles ! :)

  • -VIII-

    C’est assez vrai. Après moi je sais que j’ai toujours voulu tout planifier, prévoir tous les efforts que j’aurais à faire, et que cela me démotivait. Je sais que c’est mauvais, mais je n’arrive pas à m’en détacher. Je ne peux m’empêcher de vouloir avoir une vision d’ensemble.

  • Lova

    Article intéressant, toutefois je pense que la gestion du stress dépend vraiment du tempérament de chacun… Il n’y a pas de règle générale là-dessus. Certains sont très à l’aise avec la planification, et lorsqu’un plan ne marche pas ils en font un autre qui finit par marcher. Néanmoins il faut avouer que sur ce site la grande majorité d’entre nous n’aiment pas cette idée (qui les angoisse voire les fait culpabiliser), et font en effet des plans seulement parce qu’ils angoissent de ne pas être parfaits.

    En tous cas, il me semble que l’essentiel est d’accepter non pas que nous sommes incapables de faire des plans ou de les respecter, mais surtout que nous ne le VOULONS pas car c’est un mode de vie que nous n’aimons pas, en lequel nous ne nous retrouverons jamais.

    Peut-être faut-il commencer par savoir quelles sont nos valeurs, ce à quoi nous attachons réellement de l’importance (par exemple: nous fixons-nous un objectif par défi personnel, par pur altruisme ou volonté d’apporter sa brique dans le monde, parce que nous aimons les nouveautés et avons envie d’essayer quelque chose… ?). Ensuite il n’y a plus qu’à gérer ses objectifs en conséquence (pour reprendre ce même exemple, dans le premier cas, faire des plans est une seconde nature, tandis que dans le second et le troisième on risque de souffrir de l’isolement, ou de la routine qui en découlent, et il faudra en effet savoir lâcher prise…).
    Ce n’est que mon avis; qu’en pensez-vous ?

  • Anthony

    Hahaa j’en suis à deux séances chez le psychiatre et a trois ans de depression pour arriver à cette même conclusion :). Après c’est assez difficile de passer outre ce trait de caractère mais bon … En être conscient est déjà une bonne chose !
    Merci pour cet article (un peu trop tard pour moi mais espérons que cela en aide beaucoup !)

    Merci pour tous les autres articles ;)

  • Merci Anthony, et bon courage :)

  • Intéressant, merci pour cette réflexion :)

  • Merci :)

  • Aha merci beaucoup, je suis flatté :)

  • Salut Guillaume !
    L’échec fait partie de la vie, on ne peut pas vivre sans se confronter à l’échec et aux imprévus, il faut juste accepter que ça fasse partie du tout, et le prendre non pas comme une giffle ou une sanction, mais comme une leçon, un diagnostic sur une façon de faire qui n’a pas été adaptée. Je pense que parvenir à mettre de côté ses émotions et son égo vexé, et essayer de rendre constructif l’échec pour s’améliorer est un premier pas. et je ne dis pas que c’est facile :)

    Ensuite, je crois qu’il faut ABSOLUMENT perdre le réflexe de se comparer aux autres. On est tous différents, on est certes tous plus ou moins confrontés aux mêmes défis, mais pour les affronter on emprunte tous des chemis différents, et on joue tous avec les cartes que l’on a reçues – toutes différentes.

    Se comparer ne sert à rien : chacun doit tracer son propre chemin : celui qui permet d’avancer vers ses buts et le bien-être, et qui peut être très différent de celui des autres. Plus long, plus tortueux, c’est ok, du moment qu’il fonctionne globalement pour toi.

  • Oui c’est pas évident d’accepter de lâcher prise quand on a développé une personnalité qui nous pousse à vouloir tout contrôler. Je pense que c’est comme tout, et qu »il faut y aller pas à pas :)

  • Je pense qu’on peut vouloir avoir une vision d’ensemble : rien de mal à ça, tant que tu ne deviens pas prisionnier de cette complexité, et d’un besoin de tout exécuter / maîtriser parfaitement.

    On peut vouloir être exigeant envers soi-même, mais il faut aussi accepter que beaucoup de choses échappent à notre contrôle, et que ces choses-là, rien ne sert de s’échiner à vouloir les contrôler, mieux vaut apprendre à accepter la part de chaos et d’imprévu, et à s’ajuster avec grâce.

    Un peu comme le pratiquant d’aikido qui apprend à recevoir les mouvements de l’adversaire, pour mieux les retourner contre lui en les prolongeant de la bonne manière.

  • Oui, l’auto-contrôle et la performance sont les fléaux du siècle. Cela pourrit la vie de beaucoup d’entre-nous. Toujours anxieux, jamais content…

    Quand on reporte ça à la sexualité, je vous raconte pas ! Les ébats amoureux sont souvent parasités par ces inquiétudes : suis-je assez bon, qu’est-ce que l’autre pense de moi, pourquoi ça ne se passe pas comme prévu ?… Toutes ces idées tournent dans la tête pour saboter l’instant.

    Restons cool. Faire l’amour, comme toute autre activité, ça se passe toujours mieux quand on est détendu et ouvert à ce qui se présente. Suivre le courant, comme dans le fleuve, et se laisser emporter de plaisir.

  • Kevin FERRIER

    Le plus dur dans tout ça c’est surtout que notre éducation et nos études nous poussent à chercher des objectifs et à les atteindre, à faire des plans, à toujours analyser et anticiper si bien que cela finit par se répercuter sur notre personnalité.

    J’imagine que la première étape est d’en prendre conscience et travailler pour changer même si ça reste toujours compliqué d’oublier quelque chose qu’on nous martèle depuis des années.

    Des idées pour travailler ça ? Autre que se tatouer « LACHE PRISE » sur le bras ? :)

  • Georgi Avramov

    Article impeccable ..aucune critique ne serait ce… bravo !

  • Luc

    je suis d’accord mais d’autre part dans les entreprises il y a course a la performance et enorme pression de l’environnement. c’est pas tellement en terme de qualité mais plutot de rendement mais ca revient au meme. le lacher-prise la-dedans ? si vous pratiquez ca, ca va etre le clash permanent avec vos superieurs et vous allez etre mals vus car on veut des gens efficaces qui tiennent les deadlines