Les modèles mentaux

Note : 9

le 23.12.2016 par yohan

21 réponses / Dernière par Hephaistos le 06.06.2021, 17h28

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
Bonjour tout le monde, je suis Yohan, je ne suis pas vraiment nouveau sur ce site, je l'ai connu il y a dix ans (ou plus) à ses début. J'ai oublié quel était mon pseudo à l'époque. Je ne sais pas si Frenchkiss est toujours admin. Image
Voilà pour les présentations.

J'ai voulu faire un topo sur ce site sur les modèles mentaux car je me rappelle qu'à l'époque déjà, FTS était avant-gardiste et m'a permis de maitriser beaucoup de concepts dont aucun autre site ne parlait ou bien alors qui n'existait que sur des sites anglophones.

Là encore c'est un concept qui m'a beaucoup plu, le genre de concept qui te provoque un changement ou plutôt un élargissement de conscience.

Les modèles mentaux est un concept qui vient de la psychologie et un terme qu'utilise une poignée de spécialistes. Seulement il a été rendu célèbre par Charlie Munger, l'associé et alter-égo de Warren Buffet. Tous deux ont créer une société qui vaut 200 milliards de dollars. Oui oui, il n'y a pas d'erreur sur les zéros! Image

Charlie Munger est un personnage atypique, il a débuté sa carrière comme météorologue, puis avocat avant de créer une société d'avocat pour finir investisseur milliardaire. Image
Cette polyvalence, charlie l'explique par le fait que dans chaque domaine il y a peu de principes importants, il suffit de les connaitre. Image

Charlie Munger s'est aussi intéressé à la psychologie, et il base ses décisions d'investissement sur sa connaissance de la psychologie humaine et des "biais cognitifs".
Pour expliquer cette façon de voir les choses, il la décrit comme une construction d’un « portefeuille de modèles mentaux » travaillant en synergie et avec efficacité.

La notion de modèle mental est finalement une notion intuitive. Vous avez certainement déjà vos modèles mentaux qui vous réussissent très bien. C'est une façon de voir le monde et de prendre des décisions.
Il existe une longue liste de modèles mentaux identifiés par Charlie, il en parle dans son livre référence "Poor Charlie's Almanack".
Ce livre est un best seller sorti en 2005, il a jamais été traduit en français. La notion même de modèles mentaux est très à la mode sur les sites et les blogs américains.

Il existe une multitudes de livres en anglais sur le sujet. De l'autre côté rien ou presque en Français.

J'ai cherché à m'instruire sur le sujet, j'ai trouvé deux livres:

-Le personal MBA : Une vrai bible de l'entrepreneur, ce livre est un must qui dépasse largement le cadre du développement personel, et présente des concepts fondamentaux en marketing, management...Il survole la notion de modèles mentaux.
l'un des meilleurs livres que j'ai pu lire. Il m'a couté 27 euro mais il les vaut largement.

-Réussir avec les modèles mentaux : plus petit que le premier livre, ce livre présente le concept des modèles mentaux et présente la description d'un certains nombre d'entre eux. Il est disponible en version numérique sur kindle pour un prix ridicule. Je pense qu'une version papier est en préparation. C'est le seul livre en français entièrement dédié à ce concept. Je l'ai trouvé vraiment intéressant. Son format assez résumé n'est pas rédhibitoire bien au contraire, en allant directement à l'essentiel, l'auteur applique un des plus importants modèles mentaux qui est la loi de Pareto, où on classe les choses par ordre d'importance et on se concentre toujours sur l'essentiel en faisant un choix délibéré d'ignorer le reste.

Voilà Je sais pas ce que vous pensez de ce concept. Si vous le connaissez quels sont les modèles mentaux qui vous semblent importants ? Quels sont les modèles mentaux que vous utilisez consciemment ou inconsciemment?
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  • [+2] Intéressant le 23.12.16, 18h58 par FK

Tu peux définir ce que tu appelles les modèles mentaux et donner un exemple ?

Ça me fait penser aux modèles en PNL
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  • [+1] Absolument le 13.01.17, 11h41 par yohan

Bonjour.

Effectivement je pense que la notion de modèles mentaux n'est pas très éloignée de celles de modèles de la PNL.

A la base le milliardaire Charlie Munger est un autodidacte qui a commencé sa carrière comme météorologue puis avocat. Image
Il a compris que dans chaque domaine il y a peu de principes importants à connaître. Il s'est forgé donc une bonne connaissance dans plusieurs domaines dont la psychologie.

La notion de modèles mentaux qu'il a popularisée est une application pratique de la notion de modèles mentaux venant de la psychologie. Il montre comment les utiliser au quotidien pour réussir dans la vie privée ou professionnelle ou en business.


Le livre "Réussir avec les modèles mentaux " que je cite la haut présente une liste (non exhaustive) de ces modèles.

Par exemple "l'inversion " où pour s'attaquer à un problème particulièrement difficile, la personne va plutôt que de le résoudre directement, penser au contraire du résultat souhaité et éviter tout ce qui produit le contraire du résultat souhaité.

Un autre exemple est le principe de Pareto qui dit qu'un faible pourcentage des causes est responsable d'un grand pourcentage des effets. En d'autres termes toutes les actions ne se valent pas. Ce modèle mental consiste à classer les actions possibles selon l'importance de leurs effets souhaités et ne faire que les actions aux effets les plus importants pour ne pas gaspiller son énergie, son temps ou son argent.
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  • [+1] Instructif le 22.01.17, 20h02 par mistermint

Ok c'est un peu large en fait. Ça rejoint bien les modèles en PNL, étudier le comportement des gens qui réussissent dans un domaine donné, extraire voir parfaire un modèle et l'appliquer pour obtenir les mêmes résultats.

Il y a un domaine particulier dans lequel tu as appliqué et obtenu des résultats ?
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  • [+1] +1 le 23.01.17, 18h30 par yohan

Syd,
Ta question me fait rendre compte que comme tous les outils psychologiques efficaces, un certains nombre de modèles mentaux se sont imbriqués dans ma façon de penser de manière que je les utilise constamment sans même se rendre compte.

Ça me rappelle un autre outil que j'ai appris il y a quelques années et que j'utilise quotidiennement sans même me rendre compte pour comprendre les gens: l'enneagramme.

Ces outils ont en commun leur intuitivité et le naturel avec lequel ils collent au cerveau.

C'est exactement ce point qui m'a manqué avec la pnl. Pourtant c'était le premier outil avec lequel j'ai démarré dans ce monde passionnant de la psychologie et du développement personnel.

Image Je me permet de relancer cette discussion pour donner des exemples de modèles mentaux.

-Effets du second ordre

Chaque action et chaque décision provoque une cascade d'effets, la deuxième couche d'effets se cache souvent derrière la première, et ainsi n'est pas prises en compte lors de la prise de décision . En d'autres termes, nous devons considérer que les effets ont des effets. :idea:

-Multiplier par zéro

Chaque personne ayant des rudiment de mathématiques sait que tout chiffre multiplié par zéro est, quelle que soit la taille du nombre, toujours nul. Cela se transpose bien dans les systèmes humains : dans certains systèmes, un échec sur un domaine peut nuire à de grands efforts dans tous les autres domaines. Le réglage du problème du "zéro" a dans ce cas un effet beaucoup plus important que d'essayer d'agrandir les autres résultats. comme le montrerait une multiplication simple. :idea:

-La carte n'est pas le territoire
« La carte n’est pas le territoire » disait le linguiste Alfred Korzybski qui était le premier à utiliser le concept de neurolinguistique. Le sens de l'expression provient d'une histoire, probablement apocryphe, mais très illustrative.
Korzybski était tombé, avec d’autres soldats pendant la seconde guerre mondiale, dans une fosse profonde qui ne figurait pas sur les cartes.

Selon Korzybski, une carte n’est pas le territoire qu'elle représente, tout comme un mot n’est pas l'objet qu'il représente. La connaissance que nous avons du monde est limitée par la structure de notre système nerveux et la structure du langage. Nous ne connaissons pas le monde directement, mais à travers des abstractions qui font des cartes mentales avec lesquelles nous comprenons la réalité.
Extrait du livre Réussir avec les modèles mentaux



...

Bonjour à tous,

Merci pour vos précieuses informations que j'ai pu découvrir au fil de votre conversation.
Je m'intéresse également à l'étude des modèles mentaux. Seulement, si j'ai pu trouver et lire le "Personal MBA", je n'arrive pas à trouver le livre "Réussir avec les modèles mentaux" de Mohamed Ben aissa, j'ai regardé dans toutes les plateformes de type amazon, fnac, decitre etc... j'ai l'impression qu'il n'existe plus que ça soit en modèle numérique ou format papier.
Savez-vous où l'on peut se le procurer?

Merci d'avance

Bonjour,

Est-ce que quelqu'un aurait des liens vers les forums/sites américains/anglophones traitants des modèles mentaux?

Il pourrait être intéressant d'essayer de faire un travail de traduction en français vers le forum FTS. Je me porte volontaire pour faire le travail de traduction....
Ça me parait intéressant d'essayer d'en apprendre davantage sur le sujet vu qu'il n'y a que très peu d'informations en Français. Ca me permettrait aussi d’approfondir mon Anglais par la même occasion. :D

Re-bonjour,

J'ai entrepris la traduction d'un texte que j'ai trouvé sur un blog anglais dont voiçi le lien :
https://fs.blog/mental-models/

C'est une introduction aux modèles mentaux et un descriptif des différents modèles mentaux qui existent. Pour l'instant je vais me concentrer sur l'introduction dans ce post, je ferais la traduction des différents concepts dans un autre post. Voiçi donc ma traduction :

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Les modèles mentaux : Le meilleur moyen de produire des décisions intelligentes

Ce guide explore tout ce dont vous avez besoin de savoir à propos des modèles mentaux. Avec le temps, vous penserez mieux, ferez moins d’erreurs et aurez de meilleurs résultats.

Que sont les modèles mentaux ?

Les modèles mentaux correspondent à ce que nous comprenons le monde. Cela ne concerne pas seulement ce que nous pensons et comment nous comprenons mais cela fait l’état des connexions et opportunités que nous voyons. Les modèles mentaux concernent comment simplifier la complexité, pourquoi nous considérons certaines choses plus pertinentes que d’autres et pour quelles raisons.
Un modèle mental est simplement une représentation de comment les choses fonctionnent. Nous ne pouvons pas garder tous les détails du monde dans notre cerveau, ainsi nous usons de modèles pour simplifier la complexité de ce que nous ne comprenons pas.

Etudier pour mieux penser

La qualité de ce que nous pensons est proportionnelle aux modèles qui sont dans notre tête et de l’utilité que nous en faisons. Plus vous avez de modèles – plus votre boite à outil est grande - plus il est probable que vous ayez les bons modèles pour voir la réalité. Cela s’avère vrai quand vous améliorez votre capacité à prendre des décisions variées.

La plupart d’entre nous, cependant, sont des spécialistes. Au lieu d’un enchevêtrement de modèles mentaux, nous n’en avons que quelques un issus de notre expérience. Chaque spécialiste voit les choses différemment. Par défaut, un ingénieur pensera en systèmes. Un psychologue pensera en termes de mesures incitatives. Un biologiste pensera en termes d’évolution. Mais si l’on place ces disciplines ensemble dans notre tête, nous pouvons aller vers un problème en trois dimensions. Si nous ne regardons le problème que d’un seul côté, nous avons un angle mort. Et les angles morts peuvent vous tuer.

Il y a un autre sens auquel il faut penser. Quand un botaniste regarde la forêt concentré sur l’écosystème, un environnementaliste voit l’impact du changement climatique, un ingénieur forestier l’état dans lequel un arbre grandit, un entrepreneur la valeur financière du bien. Aucun d’entre eux n’a faux, mais aucun d’entre eux n’est capable de décrire l’intégralité de la forêt. Partager la connaissance ou apprendre les bases à propos d’autres disciplines, devrait mener à un meilleur équilibre de la compréhension qui devrait permettre d’avoir de meilleures décisions sur comment gérer la forêt.

Dans un célèbre discours dans les années 1990, Charlie Munger résume l’approche de la sagesse à travers la compréhension des modèles mentaux en disant : « Bien, la première règle est que vous ne pouvez réellement tout connaitre si vous vous souvenez juste de faits isolés et que vous essayez de raviver votre mémoire. Si les faits n’entrent pas dans un cadre de réflexion théorique, vous n’en disposez pas sous une forme utilisable. Vous devez avoir des modèles à l’esprit. Et vous devez faire en sorte d’évaluer vos expériences – à la fois directe et indirecte – au regard de ce réseau de modèles. Vous avez déjà dû remarquer ces étudiants qui se contentent de tenter de se rappeler et de s’appuyer sur ce dont ils se rappellent. Bien, ils échouent dans l’école et dans la vie. Vous devez faire en sorte de baser votre expérience sur le réseau de modèles que vous avez à l’esprit.

Suite de la traduction:
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Le réseau des modèles mentaux

Pour vous aider à construire votre réseau de modèles mentaux vous pouvez prendre de meilleures décisions. Nous avons collecté et résumé ceux que nous avons trouvé les plus utiles.
Et souvenez-vous : construire votre réseau est un projet de toute une vie. Restez concentré et vous trouverez votre capacité à comprendre la réalité, à prendre consciemment les bonnes décisions et à aider tous ceux que vous aimez à s’améliorer encore et toujours.

Les concepts de pensée généraux

1. La carte n’est pas le territoire
La carte de la réalité n’est pas la réalité. Même les meilleures cartes sont imparfaites. C’est pourquoi il y a des restrictions sur ce qu’elles représentent. Si une carte représentait un territoire parfaitement, il ne tarderait pas à y avoir une restriction et cela ne tarderais pas à être utile pour nous. Une carte peut aussi être une prise de vue dans un temps donné, représentant quelque chose qui n’existe pas longtemps. Il est important de garder à l’esprit que nous pensons à travers des problèmes et prenons la meilleure solution.

2. Le cercle de compétences
Quand l’égo et non les compétences conduisent ce que nous entreprenons, nous avons des angles morts. Si vous connaissez ce que vous comprenez, vous avez une meilleure vue que les autres. Quand vous êtes honnête sur quelles sont les connaissances qui vous manquent vous savez sur quel point vous êtes vulnérable et ce que vous pouvez améliorer. Comprendre votre cercle de compétences améliore la prise de décisions et les résultats.

3. Les premiers principes de pensée
Les premiers principes de pensée sont l’une des meilleures voies pour les situations compliquées et pour libérer les possibilités créatives. Certaines fois appelé raisonnement des premiers principes, c’est un outil qui aide à clarifier les problèmes compliqués en séparant les idées sous-jacentes ou les faits des hypothèses sur lesquelles ils sont basés. Ce qui demeure est essentiel. Si vous connaissez les premiers principes de quelque chose, vous pouvez construire le reste de votre connaissance autour de cela pour produire quelque chose de nouveau.

4. L’expérience de pensée
Les expériences de pensée peuvent être définies comme « Les dispositifs de l’imagination utilisés pour enquêter sur la nature des choses ». Beaucoup de disciplines, comme la philosophie et la physique, utilisent les expériences de pensée pour examiner ce qui peut être connu. En faisant cela, nous pouvons ouvrir de nouvelles pistes pour l’enquête et l’exploration. Les expériences de pensée sont puissantes parce qu’elles nous aident à apprendre de nos erreurs et à éviter de les reproduire. Elles nous laissent relever l’impossible, évaluer les conséquences potentielles de nos actions et réexaminer l’histoire pour prendre de meilleures décisions. Elles peuvent nous aider dans deux cas de figure : à propos de ce que vous voulons réellement, et quel est le meilleur chemin pour l’obtenir.

5. Les pensées de second ordre
Presque tout le monde peut anticiper les résultats immédiats de ses actions. Ce type de premier ordre de pensée est facile et sûr mais c’est également un chemin qui vous assure d’avoir les mêmes résultats que n’importe qui peut avoir. Le second ordre de pensée est de penser plus en avant et de penser de manière globale. Cela nous exige de ne pas considérer seulement nos actions et leurs conséquences immédiates, mais les effets ultérieurs de ces actions. Ne pas considérer les effets des actions de second et troisième ordre peut conduire au désastre.

6. La pensée probabiliste
La pensée probabiliste est essentielle pour essayer d’estimer, en utilisant des outils mathématiques et logiques. La probabilité de chaque résultat spécifique vient à être étudiée. C’est l’un des meilleurs outils pour améliorer nos décisions. Dans un monde où chaque moment est déterminé par une infinie complexité de facteurs, la pensée probabiliste nous aide à identifier les résultats les plus probables. Quand nous connaissons cela, nos décisions peuvent être plus précises et efficaces.

Merci pour ce super travail que tu effectues.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] De rien ! ;-) le 18.04.20, 19h35 par Locknar

De rien ken69 c'est avec plaisir que je le fais :D

Suite de la traduction, certaines idées sont quand même difficile à traduire et à comprendre.

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La mise à jour Bayesian

La méthode Bayesian est une méthode de pensée (du nom de Thomas Bayes) selon laquelle on prend en compte de tout ce qui relève des probabilités pertinentes antérieures ainsi que des mises à jour progressives à mesure que de nouvelles informations arrivent. Cette méthode est particulièrement productive, elle donne le monde fondamental non déterminé que nous connaissons : nous devons utiliser la chance préalable et les nouvelles informations en combinaison pour arriver à nos meilleures décisions. Ce n’est pas nécessairement notre décision intuitive qui est le moteur.


Inversion

L’inversion est un outil puissant pour améliorer votre pensée parce qu’il aide à identifier et supprimer les obstacles au succès. La racine de inversion est « inverser » qui signifie renverser. En tant qu’outil de réflexion cela signifie d’approcher une situation depuis l’extrémité opposée du point de départ naturel. La plupart d’entre nous tendent à penser une seule voie à propos d’un problème : vers l’avant. L’inversion nous autorise à retourner le problème avec une pensée en arrière. Des fois il est bon de commencer par le début mais il peut être plus utile de commencer par la fin.


Le rasoir d’Occam

Les explications simplifiées sont plus probables d’être vrai que les compliquées. C’est l’origine du « rasoir d’Occam », un principe classique de logique et de résolution de problèmes. Plutôt que de perdre votre temps à essayer de réfuter des scénarios complexes, vous pouvez prendre des décisions avec plus d’assurance en les basant sur l’explication qui a le moins de pièces mouvantes.


Le rasoir d’Hanlon

Il est difficile de tracer ses origines, le « rasoir d’Hanlon » établit que nous ne devrions pas attribuer la malveillance à ce qu’il semble plus facile d’expliquer par de la stupidité. Dans un monde complexe, utiliser ce modèle nous aide à éviter la paranoïa et l’idéologie. En ne supposant généralement pas que les mauvais résultats sont la faute d’un mauvais acteur, nous recherchons les possibilités au lieu de manquer les opportunités. Ce modèle nous fait penser que les personnes font des erreurs. Cela exige que nous demandions s’il y a une autre explication raisonnable pour les évènements qui sont survenus. L’explication la plus probable d’être vrai est celle qui contient le moins d’intention.


Physique et chimie

Relativité

La relativité a été utilisé dans de nombreux contextes dans le monde de la physique, mais l’aspect le plus important pour étudier cette idée est qu’un observateur ne peut pas réellement comprendre un système dont il fait partit lui-même. Par exemple, un homme à l’intérieur d’un avion ne sent pas que l’avion est en mouvement, mais un observateur extérieur peut voir ce mouvement se produire. Cette forme de relativité à tendance à affecter le système social dans un sens similaire.


Réciprocité

Si je pousse contre un mur, la physique me dira que le mur me repoussera avec une force équivalente. Dans un système biologique, si un individu agit sur un autre, l’action aura tendance à être réciproque par nature. Et bien sûr, les êtres humains agissent également avec réciprocité.


Thermodynamique

Les lois de la thermodynamique décrivent l’énergie dans un système fermé. Les lois ne peuvent sortir et font partie du monde physique. Elles décrivent un monde où l’énergie utile est constamment perdue et l’énergie ne peut être ni crée ni détruite. Appliquer leur leçons dans le monde social peut-être une entreprise rentable.

Inertie

Un objet en mouvement avec un certain vecteur veut continuer de bouger dans cette direction sauf si il y a une action qui agit dessus. C’est un principe physique fondamental du mouvement ; cependant, les individus, les systèmes, et les organisations affichent le même effet. Cela leur permet d’utiliser le moins d’énergie possible, mais cela peut les détruire ou les détériorer.


Friction et viscosité

La friction et la viscosité décrivent les difficultés du mouvement. La friction est une force qui oppose au mouvement des objets qui sont au contact les uns avec les autres et la viscosité mesure la difficulté comme il est difficile pour un fluide de coulisser sur un autre. Une haute viscosité entraine une haute résistance. Ce concept nous apprend beaucoup à propos de comment notre environnement peut entraver notre mouvement.


Vélocité

La vélocité n’est pas équivalente à la vitesse ; les deux sont parfois confondus. La vélocité est la vitesse ainsi que le vecteur : à quelle vitesse quelque chose arrive quelque part. Un objet qui se déplace de deux étapes vers l’avant puis de deux étapes vers l’arrière s’est déplacé à une certaine vitesse mais cela ne montre pas la vélocité. L’addition du vecteur, cette distinction est ce que nous devrions considérer dans la vie pratique.


Le levier

La plupart des merveilles ingénieuses du monde ont été accomplies avec l’application du levier. Comme le célèbre Archimède l’a déclaré, « donne-moi un levier assez long et je peux changer le monde ». Avec une petite quantité de force à l’entrée, on peut produire une grande force extérieure à travers un levier. Comprendre où nous pouvons appliquer ce modèle dans le monde humain peut être une source de grand succès.


Energie d’activation

Un feu n’est rien de plus que la combinaison de carbone et d’oxygène, mais les forêts et les mines de charbon du monde ne brulent pas à volonté car une telle réaction chimique requiert le début d’un niveau critique « d’activation d’énergie » afin d’obtenir le début d’une réaction. Deux éléments combustibles seuls ne sont pas suffisants.


Catalyseur

Un catalyseur soit déclenche soit maintient une réaction chimique, mais il n’est pas lui-même un réactif. La réaction peut ralentir ou s’arrêter sans d’ajout de catalyseurs. Les systèmes sociaux, bien sûr, prennent beaucoup de traits similaires, et nous pouvons voir les catalyseurs dans un sillage identique.

Bonjour,

Vu que j'ai du temps pour le faire (confinement oblige) et que j'ai l'impression que ça intéresse pas mal de monde (presque 7500 vues), j'ai entrepris de continuer la traduction du texte.

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Alliage

Quand on combine différents éléments, nous créons de nouvelles substances. Ce n’est pas une grande surprise, mais ce qui peut être surprenant dans le processus d’alliage est que 2+2 n’est pas égale à 4 mais à 6. L’alliage peut être bien plus fort que la simple addition d’éléments sous-jacents qui voudrait nous amener à le croire. Ce processus nous amène à concevoir de grands objets physiques, mais nous comprenons de nombreux biens incorporels de la même manière ; une combinaison des bons éléments dans le système social peut créer un effet de 2+2=6 similaire à l’alliage.


Biologie

1/ Evolution partie un : sélection naturelle et extinction

L’évolution par la sélection naturelle a été une fois appelée « la plus grande idée que personne n’a jamais eu ». Dans le 19ème siècle, Charles Darwin et Alfred Russel Wallace ont réalisé simultanément que les espèces évoluent par une mutation aléatoire et des taux de survie différentiels. Si nous appelons l’intervention humaine dans l’élevage comme un exemple de « la sélection artificielle » on peut dire que Mère Nature décide du succès ou de l’échec d’une mutation particulière de « sélection naturelle ». Ceux qui sont le mieux adaptés pour la survie tendent à être préservés. Mais bien sûr, les conditions changent.


2/ Evolution partie deux : Adaptation et l’effet de la reine rouge

Les espèces tendent à adapter leur environnement afin de survivre, donnant la combinaison de leur génétique et de leur environnement, une combinaison qui « est toujours » incontournable. Cependant, les adaptations effectuées au cours de la vie d’un individu ne sont pas transmises génétiquement. Comme on le pensait autrefois : les populations d’espèces s’adaptent à travers le processus d’évolution par la sélection naturelle, par les exemples les plus appropriés les espèces se répliquent à un taux supérieur à la moyenne.
Le modèle de l’évolution par la sélection naturelle conduit à quelque chose comme une course aux armements entre deux espèces en compétition pour des ressources limitées. Quand une espèce évolue en une adaptation avantageuse, une espèce en compétition doit répondre ou échouer en tant qu’espèce. Rester immobile peut signifier prendre du retard. Cette course à l’armement est appelé l’effet de la reine rouge pour le personnage dans « Alice au pays des merveilles » qui dit « Maintenant, ici, tu vois, il faut tout ce que tu peux faire, pour rester au même endroit ».

3/ Les écosystèmes

Un écosystème décrit tout groupe d’organismes coexistant avec le monde naturel. La plupart des écosystèmes montrent diverses formes de vie qui prennent différentes approches pour survivre, avec des pressions conduisant à des comportements variables. Les systèmes sociaux peuvent être vus de la même façon que l’écosystème physique et bon nombre des mêmes conclusions peut être tiré.


4/ Niches

La plupart des organismes trouvent une niche : une méthode de compétition et de comportement pour survivre. Habituellement, une espèce sélectionnera une niche pour laquelle elle est la mieux adaptée. Le danger surgit quand plusieurs espèces commencent à concourir pour une même niche, ce qui peut provoquer une extinction. Il ne peut y avoir qu’un nombre limité d’espèces faisant la même chose avant que les ressources soient épuisées.


5/ Auto-préservation

Sans un fort instinct d’auto-préservation dans l’ADN d’un organisme, il aurait tendance à disparaître avec le temps ce qui éliminerait cet ADN. Bien que la coopération soit un autre modèle important, l’instinct d’auto-préservation est fort dans tous les organismes et peut causer un comportement violent, erratique et/ou destructif pour tous ceux qui les entourent.


6/ Réplication

Un élément de construction fondamental de diverses vies biologiques est la réplication hautement fidèle. L’unité fondamentale de réplication semble être la molécule d’ADN qui fournit un modèle pour la progéniture à construire à partir d’éléments de construction physiques. Il y a une variété de méthodes de réplication, mais la plupart peuvent être regroupées en types sexués et asexués.


7/ Coopération

La compétition a tendance à décrire la plupart des systèmes biologiques, mais la coopération à des niveaux variés est tout aussi importante. En fait, la coopération d’une bactérie et d’une simple cellule crée probablement la première cellule complexe et toute la vie que nous voyons autour de nous. Sans la coopération, il n’y a pas de groupes qui survivent et la coopération des groupes donne lieu à des formes d’organisation encore plus complexes. La coopération et la compétition ont tendance à coexister à de multiples niveaux.
Le dilemme du prisonnier est une célèbre application de la théorie des jeux dans laquelle deux prisonniers sont mieux disposés à coopérer l’un avec l’autre, mais si l’un des deux triche, pour l’autre c’est mieux de tricher. Ainsi est le dilemme. Ce modèle apparaît dans la vie économique, dans la guerre et beaucoup d’autres domaines de la vie humaine. Bien que le dilemme du prisonnier mène théoriquement à un mauvais résultat, dans le monde réel, la coopération est presque toujours possible et doit être explorée.

8/ Organisation hiérarchique

La plupart des organismes biologiques complexes ont un sens inné de la façon dont ils doivent s’organiser. Bien que tous ne se retrouvent pas dans des structures hiérarchiques, nombre d’entre eux le font, en particulier dans le règne animal. Les êtres humains aiment penser qu’ils ne sont pas concernés par cela, mais ils ressentent l’instinct hiérarchique aussi fortement que dans tout autre organisme. Cela comprend l’expérience de la prison de Stanford et les expériences de Milgram, qui démontrent ce que les humains ont appris de nombreuses années auparavant : la réaction humaine est influencée par l’autorité. Dans une hiérarchie de dominance comme la nôtre, nous avons tendance à nous tourner vers le leader pour obtenir des conseils sur la conduite à tenir, plus particulièrement dans des situations de stress ou d’incertitude. Par conséquent, les figures d’autorité ont une responsabilité sur le bien agir, qu’elles le veuillent ou non.


9/ Mesures d’incitation

Toutes les créatures réagissent aux incitations pour rester en vie. C’est la vision de base de la biologie. Des incitations constantes auront tendance à amener une entité biologique à avoir un comportement constant dans une certaine mesure. Les humains sont concernés et sont particulièrement d’excellents exemples de la nature de la biologie axée sur l’incitation ; cependant, les humains sont compliqués en ce que leurs intentions peuvent être cachées ou intangibles. La règle de la vie est de répéter ce qui fonctionne.


10/ La tendance à minimiser la production d’énergie (mentale et physique)

Dans un monde physique régi par la thermodynamique et la concurrence pour l’énergie et les ressources limitées, tout organisme biologique qui gaspille de l’énergie serait gravement désavantagé pour sa survie. Par conséquent, nous voyons dans la plupart des cas que le comportement est gouverné par la tendance à minimiser la consommation d’énergie quand c’est possible.


Systèmes

1/ Boucles de rétroaction

Tous les systèmes complexes sont sujets à des boucles de rétroaction positives ou négatives par lesquelles A provoque B qui à son tour influence A (et C) etc…, avec des effets d’ordre supérieur qui résultent fréquemment du mouvement continu de la boucle. Dans un système homéostatique, un changement de A est souvent remis dans le droit chemin par un changement inverse en B pour maintenir l’équilibre du système, comme avec la température d’un corps humain ou le comportement d’une culture organisationnelle. Les boucles de rétroaction automatiques maintiennent un environnement « statique » à moins et jusqu’à ce qu’une force extérieure modifie la boucle. Une « boucle de rétroaction en cas d’emballement » décrit une situation dans laquelle la sortie d’une réaction extérieure devient son propre catalyseur (autocatalyse).


2/ Equilibre

L’homéostasie est un processus par lequel les systèmes s’autorégulent pour maintenir un état d’équilibre qui leur permet de fonctionner dans un environnement changeant. La plupart du temps, ils le dépassent ou le sous-estiment un peu et doivent continuer à s’ajuster. Comme un pilote aux commandes d’un avion, le système s’écarte plus souvent de sa trajectoire. Tout dans un système homéostatique contribue à le maintenir dans une gamme d’équilibre, il est donc important de comprendre les limites de la gamme.

3/ Goulots d’étranglement

Un goulot d’étranglement décrit l’endroit où un flux (tangible ou intangible) est stoppé, l’empêchant ainsi de revenir en mouvement continu. Comme avec une artère bouchée ou un drain bloqué, un goulot d’étranglement en production de n’importe quel bien ou service peut être petit mais avoir un impact disproportionné s’il se trouve dans un chemin critique. Cependant, les goulots d’étranglement peuvent être également une source d’inspiration puisqu’ils nous forcent à reconsidérer s’il existe d’autres voies vers le succès.


4/ Échelle

L’un des principes les plus importants des systèmes est qu’ils sont sensibles à l’échelle. Les caractéristiques (ou comportements) ont tendance à changer quand vous les augmentez ou les réduisez. Dans l’étude des systèmes complexes, nous devons toujours quantifier grossièrement – au moins par ordre de grandeur - l’échelle à laquelle nous observons, analysons ou prédisons le système.


5/ Marge d’erreur

De même, les ingénieurs ont également pris l’habitude d’ajouter une marge d’erreur dans tous les calculs. Dans un monde inconnu, conduire un bus de 4 tonnes au-dessus d’un pont construit pour supporter précisément 4,1 tonne est rarement un signe d’intelligence. Ainsi, dans l’ensemble, peu de ponts modernes ne défaillent jamais. Dans la vie pratique en dehors de l’ingénierie physique, nous pouvons souvent nous donner des marges d’erreur aussi solides que le système de ponts.


6/ Roulement

Les compagnies d’assurance et les services d’abonnement sont bien conscients du concept de roulement – chaque année, un certain nombre de clients sont perdus et doivent être remplacés. Rester immobile est l’équivalent de perdre, comme vu dans le modèle appelé « l’effet de la reine rouge ». L’effet de roulement est présent dans de nombreux systèmes commerciaux et humains : Un chiffre constant est périodiquement perdu et doit être remplacé avant que de nouveaux chiffres ne soient ajoutés au-dessus.


7/ Algorithmes

Bien qu’il soit dur à définir précisément, un algorithme est généralement un ensemble automatisé de règles ou un « plan » menant à une série d’étapes ou d’actions aboutissant à un résultat souhaité, et souvent déclarés sous la forme d’une série de « Si -> Alors ». Les algorithmes sont mieux connus pour leur utilisation dans l’informatique moderne, mais ils sont aussi une fonctionnalité dans la vie biologique. Par exemple, l’ADN humain contient un algorithme pour construire un être humain.
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  • [+3] Très intéressant le 04.06.21, 20h39 par Fauve noir

Merci pour cet article pertinent. Je remarque que certains modèles semblent plus difficiles à exploiter dans la vraie vie. J'ai l'impression qu'ils ont plutôt pour fonction de comprendre le monde.

Je ne sais pas si on peut le qualifier de modèle mental mais voici un constat que j'ai fait et qui pourrait s'y apparenter.

L'illusion de la justice

De nombreuses personnes disent que la vie est injuste, qu'ils n'ont pas eu de chance ou bien l'inverse.

La justice n'est rien de plus qu'un fruit de la perception de l'être humain.

Quand un lion mange une antilope, quand une personne naît dans une région du monde défavorisée, il n'y a que des événements qui surviennent.

Pas plus que lorsqu'une étoile se fait dévorer par un trou noir.

En enlevant de votre esprit toute notion de justice ou d'injustice, vous arrivez à l'objectivité : vous êtes venus au monde avec certains paramètres, à vous de faire avec pour créer votre propre justice.
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  • [0] C'est pas si simple le 04.06.21, 21h28 par Gafano
Roi sous la montagne

Fauve noir a écrit :
04.06.21
Merci pour cet article pertinent. Je remarque que certains modèles semblent plus difficiles à exploiter dans la vraie vie. J'ai l'impression qu'ils ont plutôt pour fonction de comprendre le monde.

Je ne sais pas si on peut le qualifier de modèle mental mais voici un constat que j'ai fait et qui pourrait s'y apparenter.

L'illusion de la justice

De nombreuses personnes disent que la vie est injuste, qu'ils n'ont pas eu de chance ou bien l'inverse.

La justice n'est rien de plus qu'un fruit de la perception de l'être humain.

Quand un lion mange une antilope, quand une personne naît dans une région du monde défavorisée, il n'y a que des événements qui surviennent.

Pas plus que lorsqu'une étoile se fait dévorer par un trou noir.

En enlevant de votre esprit toute notion de justice ou d'injustice, vous arrivez à l'objectivité : vous êtes venus au monde avec certains paramètres, à vous de faire avec pour créer votre propre justice.
Je ne suis as d'accord avec toi @Fauve. Même s'il m'a semblé comprendre que ton raisonnement reposait sur une opposition entre les notions de subjectivité et d'objectivité, on ne peut pas dire qu'il existe des inégalités subjectives et que les inégalités objectives s'annulent.

Du coup, je suis d'avis qu'il y a deux poids, deux mesures, et deux contextes.

Pour moi ça revient à traiter une partie du problème en oubliant l'autre moitié. J été pose une question simple, qu'est-ce que tu appelles égalité ? Justice et équité ? Quelle distinction tu fais ?

Et maintenant, si tu regardes cette image à quoi tu penses ? Il y a peut-être des personnes qui se plaignent parce que du point de vue des autres elles manquent de reconnaissance vis-à-vis d'autres personnes dans une situation bien pire.

https://www.casimages.com/i/210604095320673091.jpg.html

Mais pour résoudre ce problème de comparaison, il suffit de prendre le hauteur pour étudier le problème de manière plus macro ou se doter d'instruments de mesure que se veulent plus objectifs.

Est-ce qu'une personne qui ne se plaint pas d'une situation injuste est-elle plus noble/ plus humble/ plus méritante ? Au final si la situation est réellement injuste la réaction de la personne ne change rien à un état de fait. Le discours est une chose, les biais de perception et les nuances à apporter des évidences si on veut être exhaustif dans son analyse mais il y a des constats qu'on peut difficilement contredire.

https://www.casimages.com/i/210604095331351362.png.html

Je prends un autre exemple. FK avait pris une image du type du graphique pour montrer que si à CT la courbe était baissière, à long terme elle était haussière. Pour les inégalités je suis convaincue qu'il en va de même. Pour tirer une conclusion il faut toujours définir un cadre, un contexte et son lot d'hypothèses. Changer le cadre et les hypothèses revient à modifier la conclusion d'une question de recherche. Mais on peut tout de même retenir les hypothèses les plus pertinentes entre deux problèmes analogues.

Je ne suis as d'accord avec toi @Fauve. Même s'il m'a semblé comprendre que ton raisonnement reposait sur une opposition entre les notions de subjectivité et d'objectivité, on ne peut pas dire qu'il existe des inégalités subjectives et que les inégalités objectives s'annulent.
Que veux-tu dire quand tu dis que les inégalités objectives s'annulent ?
Du coup, je suis d'avis qu'il y a deux poids, deux mesures, et deux contextes.

Pour moi ça revient à traiter une partie du problème en oubliant l'autre moitié. J été pose une question simple, qu'est-ce que tu appelles égalité ? Justice et équité ? Quelle distinction tu fais ?
L'égalité est une notion humaine qui vient d'un idéal selon lequel toute personne doit faire l'objet d'un traitement identique en termes de sélection, de droits et de devoirs.

La justice est une notion humaine selon laquelle un traitement impartial et objectif doit être rendu pour tout problème rencontré par un ou des individus, sans distinction.

Faire preuve d'équité, c'est attribuer à chacun ce qui lui est dû.

Ces trois notions, pour moi, renvoient à une perception de l'être humain du monde qui l'entoure et des interactions qui s'y déroulent.


Est-ce qu'une personne qui ne se plaint pas d'une situation injuste est-elle plus noble/ plus humble/ plus méritante ? Au final si la situation est réellement injuste la réaction de la personne ne change rien à un état de fait. Le discours est une chose, les biais de perception et les nuances à apporter des évidences si on veut être exhaustif dans son analyse mais il y a des constats qu'on peut difficilement contredire.

https://www.casimages.com/i/210604095331351362.png.html

Je prends un autre exemple. FK avait pris une image du type du graphique pour montrer que si à CT la courbe était baissière, à long terme elle était haussière. Pour les inégalités je suis convaincue qu'il en va de même. Pour tirer une conclusion il faut toujours définir un cadre, un contexte et son lot d'hypothèses. Changer le cadre et les hypothèses revient à modifier la conclusion d'une question de recherche. Mais on peut tout de même retenir les hypothèses les plus pertinentes entre deux problèmes analogues.
Je trouve tes idées pertinentes, cependant ce n'était pas l'objet de ma réflexion.

Mon idée était de dire que dans l'univers on trouve des évènements qui échappent au contrôle de l'homme et qui font fi de sa perception :

- une étoile avalée par un trou noir
- une supernova
- la mort d'une personne
- un prédateur dévorant une proie

Nous trouvons ces situations injustes car nous avons une perception influencée par différents facteurs, comme notre sensibilité, notre sens de la justice et de l'équité, etc...

Cependant, en dépit de la perception qu'on en a, une personne née dans une région où vivre est difficile doit composer avec et se battre. Notre sensibilité est louable, mais elle ne lui est d'aucune utilité.

Comprendre cela nous permet de voir que la justice ou l'injustice n'existent pas, sauf dans notre esprit.
Roi sous la montagne

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