Je pense que j'ai un problème avec ma sexualité

Note : 16

le 15.02.2021 par Nonchalance

24 réponses / Dernière par Mapache le 21.02.2021, 15h32

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
J'ai envie de consulter pour ma sexualité. J'ai tout le temps envie de baiser et c'est assez récent. Par contre, dès que j'en ai l'occasion, je me braque et je ne fais rien... par peur. Sauf si la meuf prends les devants et je me laisse entraîner. Mais y'en a pas beaucoup qui prennent les devants. J'ai raté pas mal d'occaz parce que j'osais pas franchir le pas.

Le dernier en date, je me suis même mis en tête que je m'étais pris un râteau. Alors que tous les feux étaient au vert auparavant, qu'elle m'avait invité chez elle et que l'ambiance était propice à faire des choses... Au final on a passé trois heures à discuter, j'ai pas oser la toucher et je suis parti désespéré, persuadé qu'elle s'était foutue de ma gueule.

Je pense que je suis traumatisé par mon expérience avec mon ex, quand je me suis jeté sur elle et qu'elle n'a rien dit puis qu'elle m'a fait savoir qu'elle avait l'impression d'avoir été violée... Alors qu'on avait passé deux heures juste avant à parler de consentement et qu'elle pouvait me dire "Non" à tout moment sans aucun problème et que je respecterai son choix. Elle avait acquiescé. Elle s'était jeté dans mes bras. Et quand j'ai commencé à l'embrasser et à la chauffer, elle n'a rien dit jusqu'au bout. Elle a réagi pareil que d'habitude. Elle a mouillé. Elle a gémit. Elle a tremblé pareil que quand elle était excitée. Et à la fin, elle m'a dit qu'en fait, elle ne voulait pas et qu'elle avait l'impression que je l'avais violée. Cette expérience m'a tellement marqué que je n'ai pas bandé pendant deux mois après l'incident. Depuis, j'ai des problèmes d'érection dont je n'arrive pas à me débarrasser et que j'ai même voulu attribuer à des problèmes physiques mais ça ne tient pas debout.

Depuis, j'ai peur de ma sexualité et j'ai peur d'être intime avec les femmes ou d'exprimer mon désir sexuel.

J'ai envie de me payer des escorts pour ne plus avoir à séduire et à exprimer ma sexualité. Le comble c'est que je suis contre la prostitution.

J'aimerai consulter mais je ne sais pas par où commencer. J'ai essayer plusieurs fois des thérapies (pour d'autres problèmes) et ça s'est toujours mal passé. Je n'ai pas confiance dans les psychologues et que je pense que les psychanalystes sont des charlatans. La plupart des psychothérapeutes sont de vrais charlatans pour le coup. Je n'ai encore jamais essayé les psychiatres mais je n'ai pas forcément confiance non plus.

Pourtant je sais que j'ai besoin d'aide. Si vous avez des pistes, je suis toute ouïe.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 15.02.21, 18h55 par Onmyoji
  • [0] Courage le 16.02.21, 16h28 par Esope

Les psychanalystes sont des charlatans, pas les psychothérapeutes.

Ce qui est chiant, c'est que trouver "le bon" peut prendre du temps.

Courage pour ta recherche, c'est un gros blocage que tu auras du mal à passer juste via fts.

Pour ce que ça vaut: si tu avais été clair avec ta copine, qu'elle savait qu'elle pouvait dire non, qu'elle n'a rien dit puis qu'elle t'a dit que tu l'avais violée, j'ai beau être hyper scrupuleux, j'ai l'impression que ce n'est vraiment pas de ta faute.

Parfois les gens ne savent pas ce qu'ils veulent et rejettent la responsabilité d'un truc qu'ils n'ont pas aimé sur l'autre.

Autant je suis chiant quand il s'agit de consentement, autant la je ne vois pas ce que tu aurais pu faire de plus.

Tu as reparlé à ton ex de cet épisode?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Constructif le 15.02.21, 21h33 par Onmyoji

Les psychiatres sont médecins, c'est ton pari le plus sûr. Après tu peux éliminer ceux qui doublent par de l'analyse qui est une pratique dont il est continuellement prouvé qu'elle n'a que peu d'effets.
Pour les psychologues, il y a une beaucoup plus grande hétérogénéité de pratiques, il faut t'en tenir à ceux qui offrent des thérapies prouvées sans aller vers des choses un peu ésotériques.
Après il y aura toujours l'humain derrière le praticien et là tu peux essayer de sonder si ça va passer avant de prendre un rendez-vous.
Maintenant la plupart ont un site Web pour leur pratique et ça donne pas mal d'indices.

Sinon tu as aussi des sexologues mais comme c'est le même problème que les psychologues je dirais que trouver un qui est aussi médecin t'aiderait sans doute.

Maintenant, concernant ton traumatisme et celui de ton ex:
Clairement de ce que tu racontes, tu n'as rien fait qui pourrait causer ce revirement. De ta manière de le décrire, on voit aussi que tu ignores que les femmes peuvent ressentir de l'excitation physique pendant le viol (ce qui ne signifie pas pour autant qu'elles apprécient, c'est juste mécanique, et pour certaines l'aspect psychologique ne va pas tout bloquer). Ce qui fait que tu n'as pas pu avoir de doute.
Je ne dis pas qu'il ne s'est rien passé, que c'est la faute de ton ex ou autre, je dis juste que factuellement, dans ton contexte, il n'y avait aucune raison pour qu'elle se sente agressée et pas en mesure de le dire. À moins que pendant votre discussion elle ait exprimé des doutes à exercer sa capacité de refus.
Ce qui mène non à te dédouaner mais à relativiser, car dans la même situation tout le monde aurait eu la même perception.

Tu devrais aussi peut-être te rassurer vis-à-vis de cette ex, car tu as peut-être peur qu'elle t'accuse maintenant de quelque chose? Comment est votre relation?
Vous avez réabordé le sujet ensuite? Elle l'a mal vécu si oui, ou c'était juste un sentiment passager qui s'est évanoui à la discussion?
Ne minimise pas ce qu'elle t'a dit, mais remets le dans l'ensemble. Ne te traumatise pas plus qu'elle ne l'est ou qu'elle y prête importance au final. Et si elle est mal, rachète toi comme tu peux, pas parce que tu iras mieux derrière mais parce que c'est nécessaire.
Mais dans tous les cas tu dois voir comment toi tu as intégré ça par la suite:

Concernant tes problèmes, est-ce que vous avez rompu directement?
Est-ce que tu as remis le couvert avec elle dans de meilleures circonstances si ce n'est pas le cas et comment ça s'est passé?
Est-ce que quand ça s'est bien passé, tu avais fait des efforts particuliers pour qu'elles expriment leur consentement?

Pour les escorts je te le conseille pas, tu vas te faire des noeuds supplémentaires au cerveau à cause de ton éthique. Et parce que l'expérience est souvent décevante d'après ce qu'il se dit, en tous cas avec l'escort de moyenne volée, ce qui en rajouterait.

Tu devrais aussi prendre de la distance avec le besoin de "faire marcher la machine"; parce qu'à te lire il y a beaucoup de ça dans ta problématique actuelle et c'est une pression supplémentaire.
Traite un problème à la fois, comprends cette épisode, et accepte le, pour le reste, tu verras plus tard.
"Non mais arrête, j'ai pas tort, j'aime la séduction", c'est le "non mais tu peux pas parler parce que tu es un homme" des "artistes de la drague" (qui s'y connaissent autant en art qu'en séduction).

Je pense que c'est un problème de confiance, de lâcher prise. T'as été blessé dans ta capacité à faire confiance / à donner libre cours à tes envies, du coup maintenant tu t'autocensures inconsciemment.
Je pense que ça peut se régler assez facilement en tombant sur une nana avec qui tu es sur la même longueur d'onde. Y'a des gens avec qui c'est naturel et facile, et ça rend facile de se détendre et de se (re)trouver sans culpabilité mal placée.

Bon courage.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 15.02.21, 21h32 par Onmyoji
  • [+1] En effet le 16.02.21, 12h02 par Citadin
  • [+1] +1 le 16.02.21, 16h30 par Esope

Souviens-toi également que tu n'es pas responsable de la détresse émotionnelle des autres.

Si tu as été vraiment droit dans tes bottes et que vous en aviez discuté des heures avant l'acte ; et que tous les signaux étaient vers lors du passage à l'acte (et ça comprend la projection de son envie), alors elle est responsable de ses émotions et de son inertie.

Je suis désolé de le dire ainsi, mais c'est la vérité.

C'est comme quand un mec qui ne veut pas baiser, mais se force car sa copine a envie. Bin je peux vous garantir que la copine n'aime vraiment pas ça, et qu'elle aurait préféré en parler au lieu de se sentir forcer son copain.
À qui n'est-ce jamais arrivé ?

À un moment, en tant qu'adultes conscients, il faut être responsables de ses choix et actes.

Tu n'as pas à réprimer ta masculinité si tu es sain dans tes relations.
Bien des femmes émotionnellement stables te l'ont fait comprendre par la suite.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Compliqué le 15.02.21, 21h33 par Onmyoji
  • [0] C'est pas si simple le 16.02.21, 04h33 par Saori

Nonchalance a écrit :
15.02.21
Et à la fin, elle m'a dit qu'en fait, elle ne voulait pas et qu'elle avait l'impression que je l'avais violée.
Il y a une différence entre dire "J'ai l'impression que tu m'as violée" et dire "Tu m'as violée".
Est-ce qu'elle t'a expliqué d'où venait cette impression ?

Qu'est-ce qu'elle ne voulait pas au juste, le rapport sexuel ou la manière dont il s'est déroulé ?
Etait-ce un rapport du type BDSM avec des limites floues ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Pertinent le 16.02.21, 12h03 par Citadin

Alors qu'on soit clairs, je n'ai jamais violé personne et je ne ressens aucune culpabilité pour ce qui s'est passé. Je ressens de la peur et une méfiance monstrueuse pour la parole des gens.

Déjà la discussion sur le consentement, c'était parce que pour elle je n'étais pas assez entreprenant et que je lui demandais toujours si elle était d'accord avant de faire quoi que ce soit. Juste avant elle avait essayé de me chauffer et j'étais pas réceptif. Je lui ai demandé d'arrêter et elle s'est mise à pleurer. Donc je me suis assis avec elle pour qu'on s'explique. Elle m'a dit que le fait que je demande tout le temps l'agaçait, qu'elle ne se sentait pas désirée et maintenant je la repoussais et on a eu une discussion sur le consentement. Je lui ai dit que j'étais sensible aux limites des gens et que je sentais qu'elle se braquait souvent. Elle m'a dit qu'effectivement elle avait eu des rapports sexuels avec d'autres personnes sans qu'elle en ait envie et qu'elle avait du mal à dire non par peur du rejet mais qu'il fallait qu'on essaie sans que je ne le formule verbalement parce que ça tuait le mood et c'est là où je lui ai dit d'accord et que j'ai imposé des limites: elle pouvait dire non à n'importe quel moment et c'est pas parce que j'étais excité ou que j'avais les couilles bleues (ce qui m'arrive souvent pendant l'acte sexuel quand même, il faut le faire) qu'elle devait se sentir obligée de finir.

Puis moment touchant, elle s'est collé à moi et j'ai déjà raconté la suite. Donc bon, j'ai du mal à me sentir fautif mais j'ai fait confiance à mon instinct, puis on s'est rassurés mutuellement sur le consentement pour finir juste après par : ” J'ai l'impression d'avoir été violée!” J'ai beau ne pas être coupable ou me sentir coupable, ça m'a fait énormément de mal, sur le moment et jusqu'à maintenant.

@Mapache On est resté ensemble pendant quatre mois après l'incident mais ce n'était plus du tout pareil, surtout les deux premiers mois où j'osais à peine la toucher. Je ne sais pas pourquoi j'ai continué.
On avait repris contact, je pense qu'elle a essayé de me séduire, je ne me suis pas laissé faire parce que je pense qu'elle voulait juste tester son pouvoir de séduction et aujourd'hui on ne se parle plus.

@FK J'avais rencontré une femme comme ça. Elle était géniale sur presque tous les tableaux mais je n'étais pas prêt. En plus elle était en surpoids et elle m'a clairement dit qu'elle ne ferait jamais d'efforts ce qui me gênait énormément parce qu'elle continuait de grossir.

Hm je vois, en fait ton probleme ressemble plus, comme tu l'as dit, a la crainte qu'on dise du mal de toi, qu'on parle dans ton dos ou qu'on te pourrisse sur de fausses accusations, je me trompe?

Honnetement, a part une thérapie, je ne vois pas trop de solutions.

Si c'est de l'ordre "traumatique" et ca en a l'air, l'EMDR a fait ses preuves chez moi.
Si tu préfères un thérapeute plus classiques (mais pas un charlatan), alors checke un praticien de TCC, les TCC (il y a quelques branches) sont les seules thérapies backées par la science. Ca n'exclue pas une forme d'analyse, mais ca n'a rien a voir avec la blague énorme qu'est la psychanalyse.

Un psychiatre peut aider, mais vraisemblablement c'est pas particulièrement un médicament qu'il te faudrait mais des clés pour gérer l'anxiété énorme que la situation sexuelle te crée.

J'ai jamais fait sexothérapeute mais je n'exclue pas l'idée que ca puisse être tres enrichissant.

Mapache a écrit :
16.02.21
Hm je vois, en fait ton probleme ressemble plus, comme tu l'as dit, a la crainte qu'on dise du mal de toi, qu'on parle dans ton dos ou qu'on te pourrisse sur de fausses accusations, je me trompe?
Oui tu te trompes, je n'ai pas dit que j'avais peur que les gens parlent de moi ou qu'on me pourrisse sur de fausses accusations sinon je n'en parlerais pas. C'est plutôt facile de me retrouver.

J'ai peur de l'intimité et je n'ai plus confiance dans la parole de gens. Quand quelqu'un que tu aimes te dit quelque chose et qu'elle fait le contraire juste après, tu remets en cause la réalité. Tu remets en cause ce que tu as vécu avec elle et tu remets en cause la véritable intelligence et maturité des gens. Voilà. J'étais plutôt ouvert avant même si j'ai toujours eu des problèmes sexuels mais j'allais dans la bonne direction. Maintenant je me méfie.

J'ai peur de l'intimité et je n'ai plus confiance dans la parole de gens. Quand quelqu'un que tu aimes te dit quelque chose et qu'elle fait le contraire juste après, tu remets en cause la réalité.
Ok. je comprends mieux. D'instinct ca ressemble a un truc plutot lourd, peut être même plus profond que cet évènement (si tu dis que tu avais des pbs sexuels avant).

A part un travail sur l'aspect traumatique de cette expérience, je ne vois pas trop ce que tu peux faire. On a eu une digression sur la résolution des traumas dans un autre topic (ici : viewtopic.php?f=80&t=43189&start=20).

Honnetement, j'aime pas particulierement me projeter dans la psyché des gens, mais si un événement au final aussi "anodin" (ca ne l'est pas vraiment, mais on se comprend : tu n'as pas fait de chose répréhensible et c'est ta partenaire qui a vrillé) tu en déclares une telle phobie, j'aurais tendance a penser que c'est plus un élément déclencheur d'un truc plus profond que la cause du probleme elle même.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 16.02.21, 11h50 par Citadin

Nonchalance a écrit :
16.02.21
J'ai peur de l'intimité et je n'ai plus confiance dans la parole de gens. Quand quelqu'un que tu aimes te dit quelque chose et qu'elle fait le contraire juste après, tu remets en cause la réalité. Tu remets en cause ce que tu as vécu avec elle et tu remets en cause la véritable intelligence et maturité des gens.

C’est un sentiment que je connais. On se sent trahi dans ce genre de situation et par réflexe on adopte une posture hautaine ( si la personne a menti, c’est qu’elle n’est pas « intelligente et mature «).

j’ai fini par admettre que les mots n’avaient pas le même sens selon les personnes et les contextes, par prendre du recul sur les propos des uns et des autres, par concevoir qu’on ne me devait pas « la vérité ». Certaines parties de « la vérité » sont honteuses pour chacun de nous, l’exiger des autres les met dans une situation très désagréable. Comme ça a pu l’être pour toi quand d’autres l’ont exigée de toi.

Il est vrai que c’est particulièrement pénible dans le domaine amoureux.

Perso, la clé a été d’avoir l’humilité de reconnaître que d’autres pouvaient nourrir le même sentiment à mon égard, peu importe le bien-fondé de leurs raisons. C’est déculpabilisant et libérateur de savoir qu’on a juste à être soi, pas meilleur, pas pire qu’un autre. Et ne pas en attendre plus de la part des autres.

Voilà, je ne sais pas si ça t’aide mais c’était le but.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] A lire le 16.02.21, 12h22 par Onmyoji

Nonchalance a écrit :
16.02.21
Mapache a écrit :
16.02.21
Hm je vois, en fait ton probleme ressemble plus, comme tu l'as dit, a la crainte qu'on dise du mal de toi, qu'on parle dans ton dos ou qu'on te pourrisse sur de fausses accusations, je me trompe?
Oui tu te trompes, je n'ai pas dit que j'avais peur que les gens parlent de moi ou qu'on me pourrisse sur de fausses accusations sinon je n'en parlerais pas. C'est plutôt facile de me retrouver.

J'ai peur de l'intimité et je n'ai plus confiance dans la parole de gens. Quand quelqu'un que tu aimes te dit quelque chose et qu'elle fait le contraire juste après, tu remets en cause la réalité. Tu remets en cause ce que tu as vécu avec elle et tu remets en cause la véritable intelligence et maturité des gens. Voilà. J'étais plutôt ouvert avant même si j'ai toujours eu des problèmes sexuels mais j'allais dans la bonne direction. Maintenant je me méfie.
Pour psychiatre vs psychologue: normalement le psychiatre est le plus à même de diagnostiquer et d'orienter vers les bons traitements. Ensuite il peut passer la main au psychologue adapté.

Pour ta méfiance: je ne te comprends que trop bien, et encore tu n'as pas eu droit à une remise en cause de ta psyché, même si tu le fais toi-même. C'est très difficile de faire confiance quand on a vécu ça, et on se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de critères permettant de filtrer ça. Maintenant pour moi c'est moins une phobie qu'une prise de conscience difficile à gérer et "envahissante". Bien sûr que tu ne l'as pas violée, tu n'en avais pas l'intention et tu lui as laissé toutes les possibilités de s'exprimer.
Cela dit c'est triste à dire mais quelqu'un qui te reproche de prendre en compte son avis et son consentement, alors qu'elle a déjà eu des mauvaises expériences, c'est pas vraiment étonnant qu'elle soit incohérente. Et j'ai plus vraiment envie de croire sur parole les "victimes" qui racontent ça trop facilement, trop directement, comme si c'était trop bien rodé.
Parce que j'ai eu par le passé pour amies des jeunes femmes pour qui c'était presque un gimmick, qui racontaient des histoires plus ou moins graves, tout le temps en justification d'une faiblesse ou comme échappatoire pour quelque chose. Et j'ai appris systématiquement de leur bouche (à l'occasion d'une cuite) ou par des amies à elles que c'était du flan. Au contraire la seule personne qui avait vraiment eu une expérience grave, je l'ai su par une autre personne parce que j'avais eu des soupçons et encore je me suis fait engueuler d'avoir demandé ensuite parce qu'elle voulait le cacher et pensait que ça changerait tout entre nous.
Alors OK, on ne réagit pas tous pareil, et il faut faire attention à ne pas empêcher de s'exprimer de potentielles victimes, mais j'ai gardé en tête quelques schémas de comportements qui sont des avertissements. L'incohérence du comportement par rapport à l'expérience relatée ou au propos immédiat en est un.
Après c'est moche mais il faut absolument faire taire notre côté sauveur/ protecteur au départ. Être attiré par la fragilité d'une nana, être ému par sa situation plus que par elle, c'est un piège mental qu'on se pose soi-même. Qu'elle soit réellement en détresse ou que ce soit un cercle vicieux qu'elle induit elle-même, il faut savoir bien faire la part des choses entre nos sentiments envers elle et la pitié et l'envie de la sauver. Parce que certaines personnes sont des aspirateurs à énergie, qui pompent les gens au mental protecteur ou infirmière, et qui entretiennent tout un tas de stratégies toxiques pour ne jamais remonter et garder l'autre avec soi pour ne pas être abandonnés.
Ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas chercher à sauver ou aider quelqu'un qu'on aime avant que la relation soit bien installée mais il faut être vigilant.
"Non mais arrête, j'ai pas tort, j'aime la séduction", c'est le "non mais tu peux pas parler parce que tu es un homme" des "artistes de la drague" (qui s'y connaissent autant en art qu'en séduction).

Nonchalance a écrit :
16.02.21
J'ai peur de l'intimité et je n'ai plus confiance dans la parole de gens. Quand quelqu'un que tu aimes te dit quelque chose et qu'elle fait le contraire juste après, tu remets en cause la réalité. Tu remets en cause ce que tu as vécu avec elle et tu remets en cause la véritable intelligence et maturité des gens. Voilà. J'étais plutôt ouvert avant même si j'ai toujours eu des problèmes sexuels mais j'allais dans la bonne direction. Maintenant je me méfie.
Je pense que l'objet de ta méfiance va au delà de la simple parole des gens. Parce que dans la vie de tous les jours des gens qui disent vert à un moment donné puis rouge après, il y en a un paquet. Et l'amour que l'on porte à une personne ne fait pas de tout ce qui sort de sa bouche parole d'évangile.

Tu dis être sensible aux limites des gens, et cet incident a sans doute remis en question cette sensibilité.
Tu n'as probablement plus confiance en ta capacité à jauger le désir de l'autre, et si au départ tu as mis du temps à parvenir à cette confiance en toi pour des raisons diverses (tu dis avoir toujours eu des problèmes sexuels), un incident en apparence anodin comme celui-ci peut avoir un effet de déconstruction de ton apprentissage à être homme désirant (ex: "mon désir sexuel n'est pas mauvais") et désirable ("les femmes peuvent avoir envie de moi").

Aussi, est-ce que tu penses avoir été blessé dans ton amour propre parce que d'une certaine manière elle t'a mis dans le même panier que ses ex avec qui elle s'était forcée ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 16.02.21, 17h58 par Onmyoji

Doublon

Saori a écrit :
16.02.21

Aussi, est-ce que tu penses avoir été blessé dans ton amour propre parce que d'une certaine manière elle t'a mis dans le même panier que ses ex avec qui elle s'était forcée ?
Non, elle avait des problèmes, elle a été sincère avec moi avec ses problèmes et je ne m'attendais pas à me rajouter à la liste de ceux-ci mais ça ne m'a pas blessé et je ne me suis pas senti comparé à ses ex. Elle le le répétait assez souvent: je ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait connu chez un homme et même après cet incident elle ne cessait de le répéter. Et elle ne le disait pas que positivement.

Bref, j'accorde beaucoup d'importance à la cohérence et à la confiance. Cet épisode a, pour moi, attaqué des principes sacrés.

Au delà de cette ex qui décidément prend beaucoup trop d'importance dans ma conception des relations avec les femmes, je pense que j'ai un problème avec mon image, mon apparence physique. J'aime beaucoup mon apparence physique mais j'ai du mal à accepter que la plupart des femmes qui s'intéressent à moi me trouvent intimidant et s'intéressent à moi parce que je donne l'impression d'être intimidant. En gros, elles s'attendent à tomber sur "un grand renoi vénère" et elles finissent vite par se rendre compte que je suis un grand renoi maladroit et (trop) réfléchi.


Enfin, je me rends compte que je tourne en rond à ressasser les mêmes problématiques sur FTS ou ailleurs sous différents angles sans jamais trouver d'échappatoire ou de solution satisfaisante.

Merci de votre aide, merci de votre temps, j'espère que j'arriverai à dépasser mes démons et à vivre en accord avec mes envies.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 17.02.21, 12h24 par Citadin
  • [+1] Courage le 17.02.21, 18h36 par Onmyoji

Well on l'espère tous.

Ça fait quand même gros cliché car combien de fois ne l'avons nous pas entendu en pensant "ok cool, ça me fait une belle jambe", mais l'acceptation de soi est la clé des relations épanouissante.

Malheureusement peu abordent le sujet de front, ou ne le font qu'après avoir constaté (par exemple sur fts) que choper beaucoup ne rendait pas les choses tellement meilleures.

Pour ce qui est de cette histoire de confiance, y'a un truc à creuser. Si les thérapies te rebutent, y'a d'autres moyens d'explorer ce problème. Les humains n'ont pas attendu d'avoir des psys pour réfléchir.

Je suis un gros fan de la chaîne youtube "school of life" qui fait un mélange de vulgarisation psy et de philosophie. Sinon j'ai quelques bouquins à te conseiller.

Bon courage. Rappelle toi qu'être un colosse intimidant c'est une donnée, la question c'est ce que tu en fais et comment tu l'amènes dans le game ;)

Répéter que tu es différent des hommes qu'elle a connus, c'est factuellement te comparer à ses ex. C'est quand même maladroit et superflu si tu n'as rien demandé, pire encore si elle le tourne à ton désavantage. Et c'est déjà pas un signe d'intelligence ou de grande maturité. Donc ta remise en question de l'intelligence et de la maturité des gens est tout à fait compréhensible. Mais pour quelle raison d'après toi, est-ce ce rapport sexuel en particulier qui en a été le déclencheur ?

Si vraiment ton blocage vient du manque de cohérence entre les paroles et les actes, je pense que c'est un point que tu peux travailler. Les gens fonctionnent selon leur propre logique sans toujours avoir de contrôle dessus parce qu'elle dépend entre autres de leurs expériences et de la façon dont ils les ont intégrées. Même si tu penses connaître une personne sur le bout des doigts, tout connaître de son histoire et comprendre son mode de fonctionnement actuel, c'est illusoire de vouloir la figer dans cette même logique de fonctionnement par définition fluctuante. Ce faisant, tu t'enfermes toi-même dans ta propre logique d'aujourd'hui qui ne sera sans doute pas celle de demain si tu veux être en accord avec tes envies, que tu as toi aussi le droit de faire évoluer.

Tu penses pas que tu gagnerais à corriger le manque de correspondance - pour ne pas dire cohérence :wink: - entre ce que tu es et ce que tu renvoies ? Ça te permettrait de tomber sur des femmes plus compatibles, sans attentes irréalistes vis-à-vis de ce que tu peux leur offrir, et surtout qui ne chercheront pas à te transformer en mec vénère. Parce que de ce que tu décris, c'est un peu ce que ton ex a essayé de faire si je comprends bien... et quelque part, n'a-t-elle pas réussi ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 19.02.21, 05h47 par Onmyoji

-
"Non mais arrête, j'ai pas tort, j'aime la séduction", c'est le "non mais tu peux pas parler parce que tu es un homme" des "artistes de la drague" (qui s'y connaissent autant en art qu'en séduction).

Onmyoji, tu pourrais le laisser répondre sans l'influencer stp ? C'est son impression à lui qui m'intéresse :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Détends toi le 19.02.21, 09h46 par Onmyoji

Saori a écrit :
19.02.21
Répéter que tu es différent des hommes qu'elle a connus, c'est factuellement te comparer à ses ex. C'est quand même maladroit et superflu si tu n'as rien demandé, pire encore si elle le tourne à ton désavantage. Et c'est déjà pas un signe d'intelligence ou de grande maturité. Donc ta remise en question de l'intelligence et de la maturité des gens est tout à fait compréhensible. Mais pour quelle raison d'après toi, est-ce ce rapport sexuel en particulier qui en a été le déclencheur ?

Si vraiment ton blocage vient du manque de cohérence entre les paroles et les actes, je pense que c'est un point que tu peux travailler. Les gens fonctionnent selon leur propre logique sans toujours avoir de contrôle dessus parce qu'elle dépend entre autres de leurs expériences et de la façon dont ils les ont intégrées. Même si tu penses connaître une personne sur le bout des doigts, tout connaître de son histoire et comprendre son mode de fonctionnement actuel, c'est illusoire de vouloir la figer dans cette même logique de fonctionnement par définition fluctuante. Ce faisant, tu t'enfermes toi-même dans ta propre logique d'aujourd'hui qui ne sera sans doute pas celle de demain si tu veux être en accord avec tes envies, que tu as toi aussi le droit de faire évoluer.

Tu penses pas que tu gagnerais à corriger le manque de correspondance - pour ne pas dire cohérence :wink: - entre ce que tu es et ce que tu renvoies ? Ça te permettrait de tomber sur des femmes plus compatibles, sans attentes irréalistes vis-à-vis de ce que tu peux leur offrir, et surtout qui ne chercheront pas à te transformer en mec vénère. Parce que de ce que tu décris, c'est un peu ce que ton ex a essayé de faire si je comprends bien... et quelque part, n'a-t-elle pas réussi ?
C'était il y'a très longtemps. J'ai été en colère contre mon ex pour d'autres raisons qui n'ont pas grand chose à avoir avec cet incident mais qui ont à avoir entre ce qu'elle disait et ce qu'elle faisait. Je ne l'ai jamais confronté à cette colère, je me mets très rarement en colère et quand j'ai dit dans ce forum que j'allais exprimer cette colère lors de notre rupture, on m'en a dissuadé et je me suis laissé convaincre. Je le regrette encore, je pense qu'il est très important d'exprimer sa colère et même une certaine forme de violence (pas de violence physique ou de menaces, qu'on se comprenne bien) et que l'un de mes plus grands problèmes dans la vie, c'est de ne pas être assez agressif malgré la violence sociale, familiale et individuelle que je subis.

Ce que je suis c'est un grand homme noir, pas très musclé, ni épais mais imposant avec une voix encore plus imposante que son physique. Ce que je renvoie, c'est ce que toutes les personnes qui me ressemblent renvoient dans les fantasmes populaires et bon, à part changer mon apparence physique, je ne pense pas que je puisse y faire grand chose.

Ce que tu dis est faux Onmyoji. C'est la seule femme avec qui j'ai été en couple et c'est l'une des deux femmes avec qui j'ai été qui ont eu une vision de ma personne qui se rapproche de la représentation que j'ai de moi même: une personne avec une très grande sensibilité que je n'exprime pas et une intelligence analytique qui peut surprendre. J'ai toujours été très fort pour mettre les gens face à leurs propres contradictions aussi ce qui est en général très mal perçu et qui l'avait attiré chez moi au début mais qui a fini par l'enfermer/l'énerver. Enfin, elle pensait que j'étais très féminin dans l'intimité et en contradiction totale avec mon apparence physique et mon comportement assez viril.

Une dernière chose sur mon ex: j'ai l'impression de lui chier dessus beaucoup trop souvent et ce n'est pas mon intention. Ce qui m'arrive n'est pas de sa faute et je ne lui en veux pas pour cet incident en particulier. C'est une personne très démonstrative qui est tombée sur une personne qui ne l'est pas du tout et il y'a eu un clash de personnalités. J'ai beaucoup aimé cette personne pour son humanité complétement débridée qui lui donnait une personnalité à fleur de peau. Elle n'est pas responsable de mes traumatismes et de mes problèmes sexuels mais elle a été un catalyseur qui a accéléré et cristallisé certains mécanismes déjà présents chez moi depuis longtemps. Je ne regrette pas de l'avoir connue et j'ai toujours une certaine affection pour elle, on a essayé d'être amis, ça n'a pas marché, j'ai même essayé de renouer contact avec très amicalement pendant le premier confinement mais je pense qu'elle est passé à autre chose même pour ce qui est de l'amitié (et tant mieux, d'ailleurs je ne pense pas qu'elle cherchait une amitié sincère quand on était amis).

Voilà, j'ai fini d'en parler publiquement, Saori s'il y'a d'autres questions ou d'autres détails qui t'intéressent, on peut en parler par MP.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Ok le 19.02.21, 12h50 par Saori
  • [+1] Bien le 20.02.21, 00h27 par voucny

Répondre