Pour faire court;
1) Tu as puni ta copine pour l'attitude de ses autres amis, à te lire. On peut être solidaire, ou ne pas apprécier l'attitude de quelqu'un vis-à-vis d'un autre, mais dans un groupe d'adultes, il n'est pas forcément obligatoire de prendre parti. Peut-être qu'elle a vu que vous ne vous entendiez pas, mais qu'elle n'a pas voulu se brouiller avec d'autres amis parce qu'après tout, tu devrais simplement pouvoir leur opposer certaines choses.
Si elle n'a pas vu ça comme une agression mais comme une simple différence d'état d'esprit, ça peut se comprendre.
Après, elle a peut-être préféré sa valeur sociale à votre amitié, ça pourrait se comprendre aussi même si c'est effectivement pas une bonne amie pour toi.
2) pour Jules, on en finit pas de te dire que le mec est con, égoïste et limité. Mais tu insistes en croyant que tu vas finir par lui faire avoir une épiphanie. Spoiler alert: les gens ne changent pas sauf s'ils le souhaitent et ça ne concerne pas que les études.
Tu veux peut-être avoir l'impression de le sauver mais tu te fais du mal au passage. Évidemment ce mec est un trou de balle et il est décevant. Tu ne fais qu'enfoncer les clous du cercueil de votre relation. Mais tu ferais mieux de le faire vite, parce que plus ça va être long et plus ça va commencer à puer.
3) après c'est bien d'avoir un entourage qui soit en émulation avec toi. C'est toujours l'histoire d'être la somme des gens qui nous sont proches. Par contre, pour quelqu'un de discret sur ses réussites, tu me sembles quand même avoir un certain besoin d'être admirée et rassurée, à lire tes réactions face aux contradictions versus aux compliments. Être critique et dubitatif n'est pas toujours mauvais. Penser statistique est parfois être réaliste, et pour une personne qui réussit il y a beaucoup de cadavres oubliés dans le fossé. Bien sûr, "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" (M. Twain), mais n'oublie pas que c'est un biais du survivant. Et que ce n'est pas ton travail et ton esprit seulement qui t'ont amené là mais aussi de bonnes rencontres et des coups de chances: ça déçoit fortement le méritocrate partisan de l'effort individuel et collectif que je suis de l'admettre, mais la science montre que la majorité des projets à succès et personnes accomplies ne réussissent pas uniquement sur des efforts et de la préparation correcte avec une bonne réunion de talents, mais aussi par des concours de circonstances.
Donc t'opposer des critiques sur tes projets c'est pas forcément être un connard ou un oiseau de malheur. Et même si ça vient d'une personne qui l'est, ça peut être le syndrome de l'horloge cassée.
4) Connecté au précédent, tu devrais peut-être être un peu moins humble et discrète, parce que c'est une part de toi cette réussite et cette transformation, et la nier ou la taire semble te faire ressentir une sorte de frustration envers les gens qui ne semblent pas capables de lire spontanément ton "aura". Sauf que les gens ne lisent que ce que tu leur montres, et c'est à partir de ça qu'ils tirent des conclusions (même s'ils remplissent aussi parfois certains creux dans leurs propos, le reste c'est soit du mentalisme, soit des spéculations infondées).
Pareil, pour le choix de la "gentillesse". Pour l'avoir fait par le passé, les gens sont assez cons en groupe et par défaut pour que ça devienne très vite usant. C'est bien de vouloir avoir une attitude positive, mais pour ma part j'ai fait le choix de rendre ce qui m'est donné, par défaut je vais plutôt être positif mais pas excessivement altruiste, parce qu'à l'être dans le vide on puise souvent en vain dans ses propres forces, et on nuit à sa sérénité pour balancer de l'énergie dans la vide.
5) pour le reste, n'oublie pas que les attitudes des autres ont aussi des sources dans la réalité. Si certains font preuve d'arrogance ou d'immodestie, ça peut être un manque d'éducation ou des valeurs pourries mais ça peut aussi être l'adaptation au fait que socialement ça marche parce qu'on reste des animaux sociaux qui réagissent à la démonstration de valeurs. Et que certains aspects moches de notre monde ne dérivent que d'élaborations en certaines attitudes. De la même manière que certains domaines d'études favorisent des profils psychologiques dont la société a pourtant peur et réprouvent instinctivement type psychopathie ou antisociabilité, le système de sélection et/ ou le job au final choisissent ces profils comme les plus adaptés à ces tâches. Tout ça pour dire, ce que tu estimes comme attractif ou raisonnable, ça reste ta vision, mais pas la vérité dans le grand ordre des choses, et il vaut mieux s'en rappeler pour ne pas être frustré du décalage qu'on a avec le monde. Oui c'est ton choix d'être ainsi, et oui tu as peut-être raison, mais de là à en tirer une sorte de fierté morale, il n'y a qu'un pas, et à se penser supérieure malgré son humilité affichée il n'y en a qu'un autre. Ça reste tes valeurs, mais malgré toutes tes réussites je doute que tu puisses changer les humains et leurs instincts, ou même la société à plus petite échelle. Tu as ta manière de vivre le succès, mais laisse les autres le vivre comme ils veulent. Si certains s'en réjouissent et tirer les fruits de leur travail et tous les à côté, tu n'es pas obligée d'adhérer mais avant de les juger, de la même manière que tu demandes aux autres de ne pas te juger sur ta discrétion et ton humilité, et sur l'apparence que pourtant tu leur transmets et qui est le seul message que tu leur donnes, aie la sagesse de ne pas les juger à ton tour et de creuser un peu pour voir.
Enfin tout ça, ça ne reste que des matières à réflexion. Mais pour l'action, oui, ton Jules, tu devrais le dégager, ça fait longtemps qu'il est périmé. Un détail quand même: Tu dis "je lui ai tout donné sauf mon coeur et mon corps". Autant dire que de son point de vue puisqu'il te désire semble-t-il, tu ne lui as rien donné. C'est un grand débat, mais pour la majorité des hommes et que l'on aime ou pas cela, l'amitié d'une femme n'est pas essentielle, ce n'est souvent qu'une étape vers la construction d'un désir.
Et je trouve étrange que tu aies l'air de te te comparer à ses attentes et ses modèles only fan (s'il n'y avait qu'une raison de l'éliminer celle là suffit, être un simplet qui balance de l'argent à des prostituées 2.0 dans l'espoir d'avoir de l'attention, ça mérite pas d'avoir une chance de se reproduire, ce genre de personnes doivent être purgés de l'humanité, autant les spectateurs que les "créatrices"), comme si tu avais encore envie d'en faire un matériel à relation. Pour le redire encore une fois, il n'ouvrira pas les yeux, tu ne le changeras pas. À lui tu t'es montrée comme tu es réellement, sans ton humilité et sans cacher ton parcours et ton histoire, et il l'a accueilli comme il l'a fait, et reste tel qu'il est. Il a un peu fait le canard d'après ce que tu avais dit sur le séjour chez ta grand-mère quand tu l'as tancé comme un gamin, mais ça doit être sa limite fonctionnelle. Tu perds ton temps avec lui.
Comment dépasser le mythe de la madonne et de la putain ?
Pour te répondre, cette soirée fut ma dernière en compagnie de Jules.
Je ne l’idéalisais pas, et je ne cherchais pas consciemment à le changer. J’étais juste très reconnaissante de l’aide qu’il m’avait apportée au boulot. Vu toutes les critiques que j’avais reçues sur mon changement de carrière je pensais qu’il me soutenait et qu’il reconnaissait la valeur de mon parcours.
Au final, il a préféré prendre la défense d’une pote qui se pensait plus intelligente que tout le monde.
La fille en question n’est pas ma pote directe. C’est la pote de Jules.
J’ai excusé beaucoup de choses chez Jules mais il faut croire qu’à force de l’excuser j’ai fini par en avoir marre de passer l’éponge. J’avais besoin de faire le deuil de nos projets en commun, parce qu’on avait plusieurs projets en commun.
Oui, je viens de comprendre que Jules était irrécupérable. Ça m’a pris deux ans, mais une partie de moi ne pouvait pas croire qu’après lui avoir donné autant le mec soit aussi con et si peu reconnaissant. J’arrivais pas à me dire que j’avais été aussi idéaliste/ naïve. La dernière fois que j’ai eu ce genre de problème d’amitié à sens unique c’était au lycée. Je pensais avoir grandi, appris et compris. La plupart des gens que je rencontre me reprochent de pas être une party girl, je me mange parfois des remarques sûre fait que je suis trop sérieuse alors le fait qu’il me fasse pas ces reproches ça me faisait une pause. J’ai négligé d’autres aspects… mais c était pas fait exprès. Y a des choses qu’on ne comprend que lorsqu’on les vit et lorsqu’on est prêt à les voir.
Pour la partie pro et l’humilité c’est frustrant quand on veut me donner des leçons alors que je n’écoute même pas les conseils des managers que j’ai eus avec 10 ans de plus. Je n’écoute que les conseils des gens qui ne m’en donnent pas pour me remettre à ma place mais me suggèrent de voir autrement mes expériences en adoptant leur point de vue. Quand j’ai écrit ce passage je pensais aussi à la pote de Jules. Je trouve ça si déplacé de faire croire aux autres sinon est supérieur en réussite pro et intelligence alors que je ne ressens pas le besoin de prouver à la terre entière ce que j’ai accompli. Le fait de trop en montrer, de se comparer aux autres, de croire que ça donne le droit de rabaisser les autres, je ne peux pas le comprendre. Tout simplement parce que si je me bats c’est pour combattre mes démons, c’est pas pour me comparer aux autres, gagner leur respect ou me positionner par rapport aux autres. Je pense avoir le droit de pas supporter que des gens qui se précipitent dans des conclusions hâtives me sous estiment. Quand je vais en soirée c’est pas armée, c’est pour passer un bon moment entre potes. Mes potes n’auraient pas réagis comme ceux de Jules, ça me choque rien que de me dire que ces gens agissent plus par ego que par principes moraux. Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais je suis choquée de pas l’avoir vu avant, je suis déçue de ma propre personne, de mes propres perceptions et je suis triste d’avoir nourri des espoirs qui n’ont abouti à rien. A un moment faut aussi se dire que si certaines choses sont courantes/ répandues, ça n’empêche pas les blessures, les déceptions sincères. A un moment j’en ai assez des gens qui jaugent les autres pour savoir s’ils sont dignes de respect donc ça m’agace qu’on me sous estime alors que je veux montrer que je veux pas jouer aux jeux des comparaisons. A un moment, j’en ai marre des gens qui se comparent à longueur de journée, c’est déjà assez dur au boulot, dans ma vie privée je veux pas avoir à être sur mes gardes en permanence. Et oui c’est désagréable d’être sous estimée, parce que je pars du principe qu’on ne devrait pas attendre d’avoir le CV de quelqu’un sous les yeux pour le juger digne d’intérêt. C’est peut être un principe idéaliste mais j’aime vraiment pas devoir prendre sur moi pour m’adapter à la mentalité de merde de gens qui sont cons/ insecures/ égocentriques.
…………………….….. un peu de légèreté ……………………….……..
Par l’intermédiaire d’une association à laquelle j’appartiens et parce que le président m’a gentiment proposé de participer à plus d’activités, je suis venue assister à un cours de danse puis j’ai pris un verre qui a duré 5h avec les gens qui avaient assisté au cours.
Nous étions 4 au début puis nous avons rejoint un autre groupe de la même association pour finir en étant 7. J’ai été vraiment très heureuse de faire la connaissance des 4 premières personnes (2 hommes une femme). Nous avons parlé de presque toutes les thématiques qui ne sont abordés que lorsqu’on se connaît tellement, nous avons parlé de la manière dont nous avons été éduqués, de la manière dont nous voudrions éduquer nos enfants, de nos métiers, de nos passions, de nos avis sur ChatGPT, du cinéma, de colonies de vacances, d’enfants, d’adolescents, d’adultes, de sexisme, de discriminations, d’injustices et d’inégalités sociales et le point Godwin a même été atteint.
Je me sentais vraiment à l’aise avec ces conversations instructives, analytiques, profondes. Je pourrais parler des heures comme ça de tout et de rien avec des gens doués de la même capacité d’écoute, de la même sincérité, de la même curiosité d’esprit et du même intérêt pour l’analyse des choses qui les entourent.
Nous avons même parlé de vol, de fantasmes sexuels, de pompe à essence, de voyages et j’ai même dû retenir un fou rire quand le mec en face de moi m’a demandé comment les voleurs d’essence suçaient avec une pompe. J’ai pas pu m’empêcher de penser à autre chose, je venais juste de faire le mouvement de pompe avec mes mains en parlant des pompes à aquariums. Quand on a commencé à parlé de bruit, de discrétion, je me suis sentie obsédée et excitée. Hahaha. J’ai arrêté de regarder le mec en question dans les yeux pendant que le président de l’asso essayait de nous expliquer à tous les deux comment pomper de l’essence avec sa bouche. Plus tard, quand nous sommes rentrés, j’ai été bombardée de questions par un homme qui était étonné par mon métier et que j’ai des compétentes plus techniques que lui. Il m’a demandé quand est-ce que mes vacances finissaient. Il m’a demandé le prénom d’une connaissance commune puis son nom de famille. Pendant ce temps le mec de la pompe observait littéralement des feuilles dans la rue. J’étais mal à l’aise qu’il soit exclu de la conversation pendant qu’un autre mec voulait jauger mon CV/ ma réussite sociale/ désidérabilité sociale en me bombardant de questions et de piques. Par le plus grand des hasards, j’ai fini par rentrer seule avec le mec de la pompe et il m’a raccompagnée jusqu’à chez moi. On a continué à parler des raisons pour lesquelles j’avais quitté mon ancien métier, j’ai ouvertement critiqué le système et j’ai dit que la semaine suivante je venais de nouveau assister au cours de danse. Il m’a dit qu’il ne serait pas là, en touchant son cœur. Je lui ai dit qu’on se reverrait et que j’avais pris beaucoup de plaisir à lui parler. Il m’a fait une révérence pour me dire au revoir. Ses yeux s’étaient fermés. C’est la première fois qu’un homme me fait la révérence pour me dire au revoir. Il m’a dit qu’il avait particulièrement apprécié ma compagnie. C’était à la fois drôle et étrange.
Ça va me faire du bien de recroiser des gens qui n’ont pas l’intelligence situationelle et les certitudes de Jules. J’ai l’impression de devoir me laver de toutes les salissures qu’il m’a infligees comme s’il avait taché mes lentilles, comme si je ne voyais plus très bien et avais besoin de me frotter à des gens plus sains pour retrouver la vue. Je me sens tellement mal, je culpabilise, j’ai l’impression d’avoir manqué de clairvoyance. Je n’ignorais pas comment il était mais j’avais pas envie de m’éloigner de lui comme une malpropre qui aurait profité de son aide et qui serait partie après avoir réussi.
Je voulais qu’il sache que j’étais une personne sincère mais je crois qu’il s’en foutait. Et c’est okay, j’en apprends tous les jours. C’est dur, ça me rend triste, ça me fait chier mais j’essayerai de le retenir pour la prochaine fois. C’est pas la seule personne au monde. Je peux rencontrer d’autre gens, j’en rencontre déjà d’autres, j’ai juste besoin de temps pour apprendre de mes erreurs mais je n’ai pas de soucis à me remettre en question.
Je vais finir par pleurer si tu continues. Je ne dis pas que je ne suis pas responsable de mes choix amicaux, mais j’avais besoin de faire certains deuils pour réussir à voir clair dans sa personne. Faut savoir que j’avais envie qu’il soit quelqu’un de bien parce que ça m’arrangeait, parce que l’idée que je me faisais de sa personne me réconfortait et ça me permettait de ne pas être triste. Je bossais beaucoup, j’avais pas le temps de faire de nouvelles rencontres non pro et j’avais personne à qui confier mes difficultés pro, lui seul comprenait, il était du milieu. Et puis j’avais pas besoin qu’on me réconforte juste qu’on comprenne les choses que je dénonçais. Il y a quelque chose de triste dans le fait d’être idéaliste et de pas s’en remettre de voir que les autres ne le sont pas. Je fais mon possible pour me protéger mais je reste une personne idéaliste qui quand elle est fatiguée a juste envie de baisser sa garde. Il est arrivé dans ma vie à un moment où j’avais plus envie de faire semblant, j’avais envie que quelqu’un sache qui je suis quand je ne me cache pas. C’était juste pas la bonne personne.
Je ne l’idéalisais pas, et je ne cherchais pas consciemment à le changer. J’étais juste très reconnaissante de l’aide qu’il m’avait apportée au boulot. Vu toutes les critiques que j’avais reçues sur mon changement de carrière je pensais qu’il me soutenait et qu’il reconnaissait la valeur de mon parcours.
Au final, il a préféré prendre la défense d’une pote qui se pensait plus intelligente que tout le monde.
La fille en question n’est pas ma pote directe. C’est la pote de Jules.
J’ai excusé beaucoup de choses chez Jules mais il faut croire qu’à force de l’excuser j’ai fini par en avoir marre de passer l’éponge. J’avais besoin de faire le deuil de nos projets en commun, parce qu’on avait plusieurs projets en commun.
Oui, je viens de comprendre que Jules était irrécupérable. Ça m’a pris deux ans, mais une partie de moi ne pouvait pas croire qu’après lui avoir donné autant le mec soit aussi con et si peu reconnaissant. J’arrivais pas à me dire que j’avais été aussi idéaliste/ naïve. La dernière fois que j’ai eu ce genre de problème d’amitié à sens unique c’était au lycée. Je pensais avoir grandi, appris et compris. La plupart des gens que je rencontre me reprochent de pas être une party girl, je me mange parfois des remarques sûre fait que je suis trop sérieuse alors le fait qu’il me fasse pas ces reproches ça me faisait une pause. J’ai négligé d’autres aspects… mais c était pas fait exprès. Y a des choses qu’on ne comprend que lorsqu’on les vit et lorsqu’on est prêt à les voir.
Pour la partie pro et l’humilité c’est frustrant quand on veut me donner des leçons alors que je n’écoute même pas les conseils des managers que j’ai eus avec 10 ans de plus. Je n’écoute que les conseils des gens qui ne m’en donnent pas pour me remettre à ma place mais me suggèrent de voir autrement mes expériences en adoptant leur point de vue. Quand j’ai écrit ce passage je pensais aussi à la pote de Jules. Je trouve ça si déplacé de faire croire aux autres sinon est supérieur en réussite pro et intelligence alors que je ne ressens pas le besoin de prouver à la terre entière ce que j’ai accompli. Le fait de trop en montrer, de se comparer aux autres, de croire que ça donne le droit de rabaisser les autres, je ne peux pas le comprendre. Tout simplement parce que si je me bats c’est pour combattre mes démons, c’est pas pour me comparer aux autres, gagner leur respect ou me positionner par rapport aux autres. Je pense avoir le droit de pas supporter que des gens qui se précipitent dans des conclusions hâtives me sous estiment. Quand je vais en soirée c’est pas armée, c’est pour passer un bon moment entre potes. Mes potes n’auraient pas réagis comme ceux de Jules, ça me choque rien que de me dire que ces gens agissent plus par ego que par principes moraux. Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais je suis choquée de pas l’avoir vu avant, je suis déçue de ma propre personne, de mes propres perceptions et je suis triste d’avoir nourri des espoirs qui n’ont abouti à rien. A un moment faut aussi se dire que si certaines choses sont courantes/ répandues, ça n’empêche pas les blessures, les déceptions sincères. A un moment j’en ai assez des gens qui jaugent les autres pour savoir s’ils sont dignes de respect donc ça m’agace qu’on me sous estime alors que je veux montrer que je veux pas jouer aux jeux des comparaisons. A un moment, j’en ai marre des gens qui se comparent à longueur de journée, c’est déjà assez dur au boulot, dans ma vie privée je veux pas avoir à être sur mes gardes en permanence. Et oui c’est désagréable d’être sous estimée, parce que je pars du principe qu’on ne devrait pas attendre d’avoir le CV de quelqu’un sous les yeux pour le juger digne d’intérêt. C’est peut être un principe idéaliste mais j’aime vraiment pas devoir prendre sur moi pour m’adapter à la mentalité de merde de gens qui sont cons/ insecures/ égocentriques.
…………………….….. un peu de légèreté ……………………….……..
Par l’intermédiaire d’une association à laquelle j’appartiens et parce que le président m’a gentiment proposé de participer à plus d’activités, je suis venue assister à un cours de danse puis j’ai pris un verre qui a duré 5h avec les gens qui avaient assisté au cours.
Nous étions 4 au début puis nous avons rejoint un autre groupe de la même association pour finir en étant 7. J’ai été vraiment très heureuse de faire la connaissance des 4 premières personnes (2 hommes une femme). Nous avons parlé de presque toutes les thématiques qui ne sont abordés que lorsqu’on se connaît tellement, nous avons parlé de la manière dont nous avons été éduqués, de la manière dont nous voudrions éduquer nos enfants, de nos métiers, de nos passions, de nos avis sur ChatGPT, du cinéma, de colonies de vacances, d’enfants, d’adolescents, d’adultes, de sexisme, de discriminations, d’injustices et d’inégalités sociales et le point Godwin a même été atteint.
Je me sentais vraiment à l’aise avec ces conversations instructives, analytiques, profondes. Je pourrais parler des heures comme ça de tout et de rien avec des gens doués de la même capacité d’écoute, de la même sincérité, de la même curiosité d’esprit et du même intérêt pour l’analyse des choses qui les entourent.
Nous avons même parlé de vol, de fantasmes sexuels, de pompe à essence, de voyages et j’ai même dû retenir un fou rire quand le mec en face de moi m’a demandé comment les voleurs d’essence suçaient avec une pompe. J’ai pas pu m’empêcher de penser à autre chose, je venais juste de faire le mouvement de pompe avec mes mains en parlant des pompes à aquariums. Quand on a commencé à parlé de bruit, de discrétion, je me suis sentie obsédée et excitée. Hahaha. J’ai arrêté de regarder le mec en question dans les yeux pendant que le président de l’asso essayait de nous expliquer à tous les deux comment pomper de l’essence avec sa bouche. Plus tard, quand nous sommes rentrés, j’ai été bombardée de questions par un homme qui était étonné par mon métier et que j’ai des compétentes plus techniques que lui. Il m’a demandé quand est-ce que mes vacances finissaient. Il m’a demandé le prénom d’une connaissance commune puis son nom de famille. Pendant ce temps le mec de la pompe observait littéralement des feuilles dans la rue. J’étais mal à l’aise qu’il soit exclu de la conversation pendant qu’un autre mec voulait jauger mon CV/ ma réussite sociale/ désidérabilité sociale en me bombardant de questions et de piques. Par le plus grand des hasards, j’ai fini par rentrer seule avec le mec de la pompe et il m’a raccompagnée jusqu’à chez moi. On a continué à parler des raisons pour lesquelles j’avais quitté mon ancien métier, j’ai ouvertement critiqué le système et j’ai dit que la semaine suivante je venais de nouveau assister au cours de danse. Il m’a dit qu’il ne serait pas là, en touchant son cœur. Je lui ai dit qu’on se reverrait et que j’avais pris beaucoup de plaisir à lui parler. Il m’a fait une révérence pour me dire au revoir. Ses yeux s’étaient fermés. C’est la première fois qu’un homme me fait la révérence pour me dire au revoir. Il m’a dit qu’il avait particulièrement apprécié ma compagnie. C’était à la fois drôle et étrange.
Ça va me faire du bien de recroiser des gens qui n’ont pas l’intelligence situationelle et les certitudes de Jules. J’ai l’impression de devoir me laver de toutes les salissures qu’il m’a infligees comme s’il avait taché mes lentilles, comme si je ne voyais plus très bien et avais besoin de me frotter à des gens plus sains pour retrouver la vue. Je me sens tellement mal, je culpabilise, j’ai l’impression d’avoir manqué de clairvoyance. Je n’ignorais pas comment il était mais j’avais pas envie de m’éloigner de lui comme une malpropre qui aurait profité de son aide et qui serait partie après avoir réussi.
Je voulais qu’il sache que j’étais une personne sincère mais je crois qu’il s’en foutait. Et c’est okay, j’en apprends tous les jours. C’est dur, ça me rend triste, ça me fait chier mais j’essayerai de le retenir pour la prochaine fois. C’est pas la seule personne au monde. Je peux rencontrer d’autre gens, j’en rencontre déjà d’autres, j’ai juste besoin de temps pour apprendre de mes erreurs mais je n’ai pas de soucis à me remettre en question.
Je vais finir par pleurer si tu continues. Je ne dis pas que je ne suis pas responsable de mes choix amicaux, mais j’avais besoin de faire certains deuils pour réussir à voir clair dans sa personne. Faut savoir que j’avais envie qu’il soit quelqu’un de bien parce que ça m’arrangeait, parce que l’idée que je me faisais de sa personne me réconfortait et ça me permettait de ne pas être triste. Je bossais beaucoup, j’avais pas le temps de faire de nouvelles rencontres non pro et j’avais personne à qui confier mes difficultés pro, lui seul comprenait, il était du milieu. Et puis j’avais pas besoin qu’on me réconforte juste qu’on comprenne les choses que je dénonçais. Il y a quelque chose de triste dans le fait d’être idéaliste et de pas s’en remettre de voir que les autres ne le sont pas. Je fais mon possible pour me protéger mais je reste une personne idéaliste qui quand elle est fatiguée a juste envie de baisser sa garde. Il est arrivé dans ma vie à un moment où j’avais plus envie de faire semblant, j’avais envie que quelqu’un sache qui je suis quand je ne me cache pas. C’était juste pas la bonne personne.
D’ailleurs je viens rajouter un truc à mon précédent message, je n’ai jamais dit que je voulais être admirée, que c’était facile pour tout le monde, que j’avais plus de mérite ou que je me sentais au dessus des autres. @Onmyoji Y a des conclusions que tu tires qui ne reflètent pas la réalité de mes pensées.
Ce que je vis est tellement incroyable que l’écrire m’aide à réaliser le caractère inédit de la chose. J’ai tellement peur qu’on m’approche par intérêt que je ne dis rien et j’aime tellement peu me comparer aux autres que plus je vois une personne chercher à me jauger plus je vais je préférer être discrète sur mes réussites. Mais ça n’est pas la même chose venant d’un proche comme Jules qui sait exactement ce que je vis au quotidien, qui m’a présentée en soirée comme une moins que rien et qui s’est permis de me parler comme à une attardée et à soutenu et pris la défense d’une pote qui s’est permis la même chose. Elle parlait de fiscalité, de choses qu’elle jugeait extrêmement pointues alors que moi je les vis au quotidien, c’est juste que moi je l’étale pas sur la place publique parce que j’ai la décence de savoir que c’est désagréable de faire sentir à l’autre qu’il est intéressant quel que soit son job ou ses réussites.
J’ai souvent l’impression que tu sur interprètes. Que ce soit en faisant des généralités sur les femmes ou en prenant des raccourcis, ce n’est pas la première fois que j’ai l’impression que tu manques d’écoute ou sur interprète. Tu as peut être vécu des mauvaises expériences qui t’ont fait tirer des conclusions négatives mais tout le monde n’est pas à l’image de ce que tu penses être. Certains se cherchent, ont besoin d’expérimenter pour comprendre comment fonctionnent les autres, se découvrir. J’ai moins de 30 ans, parfois j’ai l’impression d’être dépassée par les événements, que ce soit les opportunités pro qui se présentent à moi ou des problématiques relationnelles. Tu as aussi été confronté aux mêmes problématiques au même âge mais on dirait que tu l’as oublié. N’oublie pas que quand on n’a pas été amoché par la vie, on a plein de d’espoir, on n’arrive pas à anticiper les conséquences des actes des autres, on pense souvent que les autres fonctionnent comme nous et ça peut être un choc de découvrir qu’ils en fonctionnent en réalité pas comme soi. Et puis la vie n’est pas si simple, si j’avais été seulement idéaliste et avais élevé des chèvres au larzac j’aurais eu d’autres problèmes. Tu me reproches de vouloir naviguer en eau trouble et de garder un esprit sain dans un monde de fous. Tu me plaques de évidences qui sont là conséquence de ton vécu alors que je suis une relative page blanche. Tu as vraiment oublié ce que ça fait d’être jeune et naïf, l’as-tu un jour été ?
Tes certitudes et la manière dont tu te précipites dans des conclusions sur les gens me choquent. Déjà ton point de vue sur les femmes, mais il y a aussi le fait qu’avant d’appartenir au genre féminin et d’appartenir à une certaine génération je suis un individu. Me parler de mes contradictions comme si tu n’en avais pas ou me le reprochais c’est déshumanisant et c’est une forme de manque d’écoute. Je ne me serais pas permis de te dire que tu es contradictoire de la même manière et c’est là tout notre différence. Si tu n’arrives pas à te mettre à ma place c’est parce que tu projettes.
Ce que je vis est tellement incroyable que l’écrire m’aide à réaliser le caractère inédit de la chose. J’ai tellement peur qu’on m’approche par intérêt que je ne dis rien et j’aime tellement peu me comparer aux autres que plus je vois une personne chercher à me jauger plus je vais je préférer être discrète sur mes réussites. Mais ça n’est pas la même chose venant d’un proche comme Jules qui sait exactement ce que je vis au quotidien, qui m’a présentée en soirée comme une moins que rien et qui s’est permis de me parler comme à une attardée et à soutenu et pris la défense d’une pote qui s’est permis la même chose. Elle parlait de fiscalité, de choses qu’elle jugeait extrêmement pointues alors que moi je les vis au quotidien, c’est juste que moi je l’étale pas sur la place publique parce que j’ai la décence de savoir que c’est désagréable de faire sentir à l’autre qu’il est intéressant quel que soit son job ou ses réussites.
J’ai souvent l’impression que tu sur interprètes. Que ce soit en faisant des généralités sur les femmes ou en prenant des raccourcis, ce n’est pas la première fois que j’ai l’impression que tu manques d’écoute ou sur interprète. Tu as peut être vécu des mauvaises expériences qui t’ont fait tirer des conclusions négatives mais tout le monde n’est pas à l’image de ce que tu penses être. Certains se cherchent, ont besoin d’expérimenter pour comprendre comment fonctionnent les autres, se découvrir. J’ai moins de 30 ans, parfois j’ai l’impression d’être dépassée par les événements, que ce soit les opportunités pro qui se présentent à moi ou des problématiques relationnelles. Tu as aussi été confronté aux mêmes problématiques au même âge mais on dirait que tu l’as oublié. N’oublie pas que quand on n’a pas été amoché par la vie, on a plein de d’espoir, on n’arrive pas à anticiper les conséquences des actes des autres, on pense souvent que les autres fonctionnent comme nous et ça peut être un choc de découvrir qu’ils en fonctionnent en réalité pas comme soi. Et puis la vie n’est pas si simple, si j’avais été seulement idéaliste et avais élevé des chèvres au larzac j’aurais eu d’autres problèmes. Tu me reproches de vouloir naviguer en eau trouble et de garder un esprit sain dans un monde de fous. Tu me plaques de évidences qui sont là conséquence de ton vécu alors que je suis une relative page blanche. Tu as vraiment oublié ce que ça fait d’être jeune et naïf, l’as-tu un jour été ?
Tes certitudes et la manière dont tu te précipites dans des conclusions sur les gens me choquent. Déjà ton point de vue sur les femmes, mais il y a aussi le fait qu’avant d’appartenir au genre féminin et d’appartenir à une certaine génération je suis un individu. Me parler de mes contradictions comme si tu n’en avais pas ou me le reprochais c’est déshumanisant et c’est une forme de manque d’écoute. Je ne me serais pas permis de te dire que tu es contradictoire de la même manière et c’est là tout notre différence. Si tu n’arrives pas à te mettre à ma place c’est parce que tu projettes.
Je te reproche pas tes contradictions. Je dis juste que ça peut en être une et c'est intéressant à pointer parce que tu sembles pas le voir, sachant que les autres peuvent y réagir. Faire le deuil c'est long mais faut déjà commencer.
Aussi, j'ai pas dit que tu avais dit que tu voulais être admirée, ça ressort juste de tes propos par le tri que tu fais entre "ces connards qui ont dit que j'avais tort de vouloir changer de branche" et "tous ces gens cool qui me regardent avec des étoiles dans les yeux et trouvent mon parcours super".
C'est normal de pas apprécier la contradiction, mais dis toi que tu n'es pas le seul exemplaire d'esprit "fort" qu'on eut la plupart de tes managers et que tous n'ont pas tes valeurs pour compenser l'état d'esprit qui peut être merdique pour eux.
Quant à mon avis sur les femmes, faudrait peut-être arrêter de supposer toi aussi, ça te fait mal prendre des trucs qui se veulent utiles (je prendrais pas du temps pr écrire si c'était pour te défoncer). Oui, je suis vieux, je suis pas féministe, tu te dis sûrement que je suis sans doute le même genre de mecs qui t'a pas facilité la vie et c'est peut-être le cas, parce que je prends pas les choses pour argent comptant et les déclarations de bonne volonté c'est pas suffisant. Je suis pas contre certainement pas injuste, mais bon.
J'ai un avis sur certaines femmes, et pour le reste personne n'est pareil mais il y a quand même de grandes tendances sur certaines choses. Enfin bref, je vais pas me justifier, ton avis est déjà fait donc voilà. Et oui, je suis vieux, et je m'en fous de l'être. J'en tire pas de fierté mais j'en ai pas honte. Je sais que je peux avoir des biais et c'est pour ça qu'à vouloir donner leur chance aux gens parce qu'ils sont pas les mêmes que les précédents, je réitère les mêmes expériences parce qu'en fait si. Ça m'empêche pas d'avoir mes propres espoirs, je refuse juste de me voiler la face sur la nature des humains
Bref, c'est pas grave.
Un dernier conseil: si le mec te dit qu'il revient pas la semaine suivante et qu'il te plaît, file lui ton numéro au lieu de te fier à la chance.
Aussi, j'ai pas dit que tu avais dit que tu voulais être admirée, ça ressort juste de tes propos par le tri que tu fais entre "ces connards qui ont dit que j'avais tort de vouloir changer de branche" et "tous ces gens cool qui me regardent avec des étoiles dans les yeux et trouvent mon parcours super".
C'est normal de pas apprécier la contradiction, mais dis toi que tu n'es pas le seul exemplaire d'esprit "fort" qu'on eut la plupart de tes managers et que tous n'ont pas tes valeurs pour compenser l'état d'esprit qui peut être merdique pour eux.
Quant à mon avis sur les femmes, faudrait peut-être arrêter de supposer toi aussi, ça te fait mal prendre des trucs qui se veulent utiles (je prendrais pas du temps pr écrire si c'était pour te défoncer). Oui, je suis vieux, je suis pas féministe, tu te dis sûrement que je suis sans doute le même genre de mecs qui t'a pas facilité la vie et c'est peut-être le cas, parce que je prends pas les choses pour argent comptant et les déclarations de bonne volonté c'est pas suffisant. Je suis pas contre certainement pas injuste, mais bon.
J'ai un avis sur certaines femmes, et pour le reste personne n'est pareil mais il y a quand même de grandes tendances sur certaines choses. Enfin bref, je vais pas me justifier, ton avis est déjà fait donc voilà. Et oui, je suis vieux, et je m'en fous de l'être. J'en tire pas de fierté mais j'en ai pas honte. Je sais que je peux avoir des biais et c'est pour ça qu'à vouloir donner leur chance aux gens parce qu'ils sont pas les mêmes que les précédents, je réitère les mêmes expériences parce qu'en fait si. Ça m'empêche pas d'avoir mes propres espoirs, je refuse juste de me voiler la face sur la nature des humains
Bref, c'est pas grave.
Un dernier conseil: si le mec te dit qu'il revient pas la semaine suivante et qu'il te plaît, file lui ton numéro au lieu de te fier à la chance.