AU PUB
Après le #close j'ai attendu 5 jours. Puis j'envoie Jeudi midi une invitation à boire un verre pour le lendemain. L'après midi passe mais une réponse arrive enfin en début de soirée :
Aaah ! voilà qui s'annonce sous les meilleurs auspices !"hello! sache que je ne mens jamais! (référence à une de mes blagues dans le sms) je suis partante pour prendre un verre demain, après 21h ? tu peux choisir où"
Ce à quoi j'ai répondu cash : "Disons rdv au Pub machin (à tel endroit) vers 21h30
Simple et efficace. Sachez qu'à ce stade j'y crois encore moyennement vu que le succès, je ne connais pas vraiment. Je ne m'autorise aucune fausse joie.
Le lendemain je dois retrouver Phenix vers 21h histoire de me faire briefer un chouilla avant le rendez vous. Jibril est aussi présent. En fait c'est lui qui me tient compagnie entre 21h et 21h45 puisque Phenix est en retard pour des raisons que la décence m'interdit de citer. Je suis un peu stressé mais pas trop, du bon stress quoi. Je m'efforce de me décontracter sans trop me vautrer non plus près du bar...lol. Les HB 6+ sont légion ce soir apparemment. Mes collègues ne devraient pas s'ennuyer.
21h45 HB asiat arrive seule (ou avec une amie ?...je ne me rappelle plus) et je l'invite à s'asseoir à côté de moi après l'avoir saluée comme il se doit. Premières impressions : la HB que je prenais pour une 6 est en fait une 8. Je suis un peu inquiet (stallera, stallera pas ?) mais j'embraye la conversation. A partir de là je vais juste citer des bribes de ce que j'ai pu lui dire parce que ma mémoire me fait défaut. Je commence aussi immédiatement les kinos. Ça reste "light" ceci dit, Bras/Epaules essentiellement. Je suis devenu assez bon à ça d'ailleurs. A une époque ça m'aurait semblé impossible. Je me remémore également mon ONS ratée la semaine précédente : "Avec celle là tu dois aller jusqu'au bout mon gars".
La fille est toujours aussi réceptive, toujours aussi intelligente (c'est vrai je n'invente rien), elle rebondit sur toutes mes conneries. Phenix est arrivé aussi. Je le présente, ce sur quoi il enchaîne 2 ou 3 de ses trucs favoris. Ça marche encore. A vrai dire, je suis content qu'il soit là car je commence à avoir des difficultés à enchaîner les sujets. Je me rappelle aussi que je suis censé qualifier HB asiat et ne pas me contenter de fluff sans but. Phenix me rappelle justement ce fait.
Je précise à HB qu'elle est en sursis. Si elle ne me donne pas contentement, je tire un levier et hop ! à la trappe ! je passe à la suivante. Ça à l'air con comme ça mais c'est amusant et ça lui a plu visiblement. A moi aussi d'ailleurs, je peux relancer la conversation sur de nouvelles idées.
Les videurs viennent nous signifier qu'il faut se déplacer. Je l'emmène dans un coin de la salle. Du coin de l'oeil je vois Phenix et Jibril évoluer au milieu des sets de HB blondes et compagnie. HB asiat ne perd pas une miette du spectacle non plus. Je me retrouve à nouveau avec Phenix et Jibril à côté de nous. Phenix vérifie que je ne stalle pas. Il a bien raison car je suis limite et je commencerais presque à stresser.
Soudain HB asiat se penche vers moi : "Mais vous vous êtes rencontrés où en fait ?"
Argh ! Je n'avais pas prévu ça. Vite. Réfléchir très vite. Mode "idées" enclenché.
"Euh, écoute, comme "Phenix" passe dans pas mal de boîtes pour son métier, et bien voilà..."
Phenix rajoute du tac au tac (et je ne me rappelle plus les termes exacts) : "Oui d'ailleurs quand on est passés dans ta boîte blabla...(je ne me rappelle plus quoi mais des banalités tout à fait crédibles)".
Ça a eu l'air de la satisfaire. OUF ! J'ai eu chaud.
Phenix et Jibril repartent à l'assaut. Je rembraye sur "le champ de fraises". C'est la première fois que je le fais. C'est cool ce truc. On peut tenir un max de temps avec ça. Comme elles ne comprennent jamais où on veut en venir elles posent des tas de questions (inutiles) auxquelles on se fait une joie de ne pas donner de réponses.
"Bah tu sais, de toutes façons je n'ai jamais vraiment su si ce test était basé sur de vraies théories psychologiques ou si c'était juste un jeu".
A ce stade la demoiselle est toujours sous le charme (moi aussi bien sûr) et je décide (prétextant la musique trop forte et l'agitation ambiante) de la bouger. Ce à quoi elle répond par l'affirmative. Je lui explique que je la retrouve dans 1mn dehors le temps de prévenir mes amis que je file.
Je recroise Jibril qui m'indique que Phenix est dans la cave. Damned. Je le retrouve en plein "travail" avec sa barmaid. J'attends discrètement qu'il m'aperçoive avant de lui demander une dernière bordée de conseils juste au cas où. Sur ce, je rejoins ma HB dehors.
Elle est occupée avec gros type black, qui vient de se heurter à son BS me dira Jibril plus tard.
MOVE : BAR PROCHE
Je décide de l'emmener dans un bar assez classe un peu plus loin. Je continue de faire la conversation pendant le chemin. A ma grande surprise je trouve plein de chose à raconter, sans pour autant dévoiler toute ma vie. Je la prend par la taille au début puis je décide de lui donner mon bras qu'elle prend (amusée parce que je présente ça de façon rigolote en général) sans rechigner. J'ai essayé le truc de DeAngelo au passage. La guider vers un parterre de fleurs/poteau/obstacle pour plaisanter. Effet acceptable. Mais ce genre de bouffonnerie de bas étage n'est apparemment pas assez bien pour elle. Je me jure de relever le niveau pour la suite.
On arrive au café en question. Blindé à mort. Je guide HB, je demande au serveur un rapport détaillé sur cette situation pour le moins critique. Rien à faire. Je me rappelle qu'on a croisé un autre bar du même style 2mn avant. Demi tour, nous voilà dans un bar sensiblement identique. Ouf ! Je viens de frôler une autre situation embarrassante.
TEST
J'invite HB à s'asseoir sur les coussins/canapé. Là je repense à mes leçons apprises assidument avec mon mentor. Il faut que je m'assoie à côté et non en face pour faciliter l'escalade de kinos et le KC. Une chaise est libre en face. J'ai une demi seconde pour réfléchir. Je commence à m'asseoir à côté d'elle.
Elle ne discute pas. Je viens de passer le premier gros test. (l'histoire montrera que je ne passerai pas tous ceux qui vont suivre).HB : "Hé je ne t'ai pas donné l'autorisation" (Argh ! par tous les enfers je ne m'attendais pas à ça!)
Moi (immédiatement et playful) : "C'est possible mais je la prends quand même" et je m'execute.
S'ensuit une période de discussion "playful-mode" très longue (23h30-2h30 en gros) où j'ai encore trouvé moyen d'alimenter la conversation. J'ai fait basculer le fluff sur des sujets beaucoup plus intimes et personnels. Elle prétend que ses petits amis se sont barrés et non pas elle. Je suis perplexe vu le morceau. Je me fais questionner sur mes ex mais je lâche (évidemment peu d'informations). J'en aurais eu 3, et je fais le lien avec ma dernière one-itis pour cimenter tout ça avec quelques noms et locations géographiques. Exercice moyennement exécuté car elle veut en savoir plus et je refuse d'en parler. On convient d'un commun accord de ne plus parler de ça.
Elle me questionne sur mes amis et veut savoir si ils draguent souvent comme ça.
Difficile de dire ce qu'elle en pensait. Je crois qu'elle trouvait ça amusant.Moi : "à l'occasion oui, et on papote un peu aussi avec tout le monde" (j'essaie de couvrir un minimum notre statut).
HB : Et quand ils draguent ça marche ?
Moi : Plutôt pas mal oui.
HB :...
Moi : Mais bon tu sais on n'est pas comme tout le monde non plus.
LE KC
Là j'ai commencé à faire ma première grosse erreur. Mais elle était inévitable vu mon statut. Il est évident qu'elle n'attend plus qu'une chose, le KC. Tous les signes sont là. Elle sourit, joue avec ses cheveux etc. Je suis extrêmement mal à l'aise. Je ne l'ai jamais fait. Je sais pourtant que ça n'a rien de sorcier mais le blocage est là. Beaucoup plus faible qu'avant de me former avec Phenix mais il est là. A partir de là on s'est souri, on s'est trouvés parfois un peu gênés (mais je suis resté très playful et très maître de moi), j'ai relancé doucement un petit peu de dialogue, j'ai un peu fait traîner quoi.
blabla, rires etc. mais l'ambiance est toujours là. J'enchaîne sur le jeu des compliments. Une invention à moi dérivée d'un opener qui vient de je ne sais plus où. Ça nous occupe un peu encore.
HB : tu sais je ne tiendrai pas jusqu'à 5 heures...
Je tente le kiss close de Mystery. Une catastrophe. Ça la fait marrer. Elle m'explique (elle est américaine) que là bas on ne parle pas de ces chose là, on les fait c'est tout. Mais tout ça très gentiment et en rigolant. Je suis obligé pour ne pas avoir trop l'air d'un con, de lui expliquer d'un air amusé qu'elle a trois réponses possibles. Je les énumère. Elle me dit "peut être".
(je ne sais plus si j'ai KC à ce moment ou dans la suite c'est un peu confus).
HB (doucement) : à quoi tu penses ?
J'ai du regarder ailleurs à ce moment là je crois. Les yeux dans le vague pendant 5s. En me demandant si j'arriverais un jour à briser cette barrière mentale. Et je me suis dit que c'était le moment où jamais. La fille est superbe, intelligente et elle n'attend que ça.
KC assez intense.
HB asiat met immédiatement la langue. Ben pourquoi pas tiens...Et voilà c'était fait. Whaouu...quel soulagement, une date dans mon histoire. Evidemment on recommence etc. A noter que mon escalade de kinos n'est absolument pas au point. Pas de kinos sur la cuisse par exemple. Dur. Je raccompagne madame au taxi en lui expliquant qu'on s'en tiendra sans doute là pour ce soir.
HB (en montant) : "oui parce que là je suis trop crevée je ne serais bonne à rien !".
Ah ? et bien ça promet dites donc. Bref, je suis rentré chez moi par un Noctilien avec un air relativement serein sur le visage...lol
Mais tout ça n'était rien à côté de la douche froide qui m'attendait 2 jours après...autre FR plus court.
ADDITIF
Un truc qui n'a rien à voir mais que je me rappellerai toute ma vie quand même. Franchement toute cette soirée j'étais malade à crever. Une bronchite de ouf. Une quinte de toux toutes les 20s chrono, et je transpirais pas mal au début du rdv avec tous les médocs que je me suis enfilés avant. Je me rappelle même lui avoir dit qu'on allait devoir reporter à une autre fois. Elle n'a pas répondu, elle ne voulait pas. J'ai joué toute la soirée de mon sale état :
- "je vais sortir les pieds devant je pense" (playful)
- "T'es sûre de vouloir sortir avec moi ?, je suis aux portes de la mort"
des tas de conneries comme ça mais toujours en rigolant (et en toussant).
Ce à quoi elle me répondait :
- "C'est super, déjà t'as fait l'effort de venir me voir même dans cet état"
Elle a vraiment cru que j'aurais pu la laisser tomber sous un prétexte quelconque. Et franchement je ne sais pas combien de nanas auraient accepté de se laisser embrasser dans l'état où j'étais ! Elle ne demandait que ça. Ça laisse rêveur.