Merci, c'est vraiment intéressant ce que vous pouvez avoir à partager, j'espère que cela intéresse aussi ceux qui peuvent parcourir le journal (visiblement oui). Hydrogene, je ne suis pas du tout de Paris à l'origine tu sais. Je viens d'une ville de 5000 habitants, et encore, j'étais à l'écart...
Famille
Concernant la famille, je suis en train de faire quelque chose dont je ne peux pas parler car c'est intime mais, sans espérer spécialement que les personnes changent, je veux être entendu. Au moins , j'ai le mérite d'avoir essayé.
Soirée
Ce soir je suis assez triste.
D'une part, les 2 amis avec lesquels je traîne tout le temps se sont frittés et l'un a dit à l'autre qu'il ne voulait plus le voir et ça semble pas être temporaire. En gros ce qui s'est passé c'est que l'un est un perfectionniste avec des exigences démesurées des autres et l'autre un addict de la validation si bien qu'il est capable d'enfoncer les autres en contexte social.
C'est normal que ça ait fini par clasher.
Donc, je me retrouve encore plus seul que d'habitude. Je réalise aussi que j'ai beau être une personne plutôt sympa - quoiqu'on m'a dit que je pouvais paraître "abrupte" - j'ai peu d'amis, ou même de connaissance. J'ai fait une sorte de repli sur moi-même après comme un burnout de dev perso / sarge / amélioration de soi (initié par la rupture que j'ai provoquée avec la brésilienne).
Bar
Alors comme la semaine dernière, je suis allé me promener dans un quartier de Paris où j'avais entendu de la bonne musique techno (c'est rarissime pourtant on est à Paris !). J'y vais tranquillement, juste pour aller boire un verre et écouter la musique. Aucune obligation de parler à quelqu'un... "j'emmerde la performance, je laisse ça aux cons" -> c'est le genre de pensée automatique qui me traverse la tête.
J'y vais avec sous le bras ce livre :
L'apprentissage de l'imperfection et j'essaie de ne pas le cacher, car après tout c'est ne pas assumer de le cacher et si je n'assume pas, c'est donc ne pas me montrer confiant... bref.
Je me promène avec ça parce que ça m'occupe vraiment en ce moment et ça m'intéresse... Justement pour apprendre à dire NON à la quête effrénée de performance.
Cependant, j'ai réalisé qu'il y avait bien des filles auxquelles j'avais envie de parler ce soir. Je parle surtout ce qui se passe
DEHORS. Elles étaient par groupes de 2 à 4 filles, ou parfois une fille seule. Il y en avait beaucoup. Mais.... J'ai un tas de questions qui me taraudent :
1 fille seule -> comment peut-elle ne pas me prendre pour un dangereux ? essayer de l'amener chez soi, n'est-ce pas effrayant pour elle ?
2 filles -> j'ai jamais vu une fille ne pas empêcher l'autre de faire quelque chose... est-ce possible ? j'ai eu un numéro une fois, mais l'autre insistait pour que je n'aille pas la voir, pourtant l' "obstacle" était plus jolie
3/4 filles -> comment on peut gérer tout un groupe comme ça, en isoler une seule ? est-ce que pour vous si une fille est dans un groupe de 3/4 c'est qu'elle veut juste "sortir avec des copines" pour la validation que ça procure, qu'elle sait bien que les autres feront obstacles pour qu'elle préserve la relation qu'elle a actuellement ? (c'est la théorie d'un pote ça, qui en déduit qu'il faudrait aller sur les groupes de 2 filles..)
Quant aux sets mixtes, j'ai pas l'impression que les filles les plus attirantes y soient.
Traumatisme
En fait, en été 2009, j'ai eu comme un choc avec la réponse d'une fille. Elle m'a répondu de façon vraiment violente en me montrant son poing. Aussi je dois avouer que j'avais eu un comportement qui pouvait être vu comme dangereux : je la suivais dans un couloir de métro à St Lazare à minuit un samedi soir. Sans compter qu'avant je la scrutais des yeux. Mais j'étais convaincu de lui plaire...
J'aime autant vous dire que le retour qu'elle m'a fait m'a vraiment blessé car croyant que je lui plaisais, je suis tombé de haut et j'en suis venu jusqu'à croire que je n'étais pas une bonne personne, quelqu'un de mauvais.
J'ai commencé une thérapie EMDR pour guérir les traumatismes (c'est sérieux et prouvé scientfiquement), et dans l'EMDR l'idée est que l'on "reprocesse" les informations pendant nos rêves. Cela dit, pour certaines personnes ça ne fonctionnent pas bien.
Aussi, j'ai lu ailleurs, qu'à force de se reconfronter à des expériences négatives (car je n'ai pas eu que celle-là), on finit par être conforté dans ses pensées négatives... et c'est vraiment un cercle vicieux, car forcément autour de nous, les comportements des gens seront négatifs.
Anxiété de l'approche
Alors maintenant j'essaie d'approcher (en me déplaçant progressivement vers elle(s)), de façon la plus délicate possible, pour ne pas me brusquer, respecter mon corps et les émotions que je ressens. En revanche, je suis complètement coïncé sur le "Qu'est-ce que je vais lui/leur dire ?" tellement j'ai peur de souffrir de nouveau, à peut-être m'imaginer de vrais IOI lorsque ce n'est rien. Ou que ce sont bien des IOI mais finalement qu'elle se rende compte que j'ai une belle surface mais que dès que j'ouvre la bouche ça casse tout...
C'est dur. D'ailleurs aujourd'hui, j'ai fait le test du "Cercle des Players Parisiens". Je n'ai pas été admis. C'est très stressant ce test (1h pour 3 approches : 2 de 3 minutes, 1 de 10 minutes et 1 numéro), mais finalement c'est peut-être bien que je n'y sois pas. Je suis tout simplement trop fragile / fragilisé pour l'instant...