Christelle, le retour
Objectif de la semaine : engager des conversations, quelconque ou pas.
Plus j'avance dans le livre qu'on m'a prêté, plus je me découvre une vocation. Ceci dit, je suspecte le livre d'être tourné dans ce but : j'ai trouvé quelques cours sur le net, ils n'ont pas du tout, mais alors vraiment pas du tout le même attrait. Il faut d'ailleurs reconnaître qu'il s'agisse d'un livre de vulgarisation. Ce qui ne m'empêchera pas de prochainement passer dans des bibliothèques à guetter des ouvrages de psycho-sociale.
C'est donc en dévorant le livre prêté que je me suis déplacé ce week-end.
Week-end qui a l'inverse de mes précédents messages, je vais décomposer. Le Festival International du Jeu (FIJ) y aidant.
Vendredi dernier
Ma journée terminée, je prends la direction de Cannes. Etant invité à une soirée privée (peut-être pas si privée que ça en fait) de démonstration de prototype de jeu. J'arrive sur le stand de mon ami, et salue les jeunes et ravissantes stagiaires. Quand je croise une femme, comment dire, HB9 (objectivement plutôt HB7 voire

. HB9 aide au stand. Assez rapidement, je lui demande son prénom. Elle s'appelle Roxanne. Elle prendra quelques poses aguicheuses, dont je ne pourrai détourner les yeux.
Je suis arrivé à la fermeture du salon. J'aide à déménager l'une des démonstrations de la soirée. Ce qui sera pour moi comme une prise de conscience : les stagiaires se sont évaporés et personne n'a eu la gentillesse de prendre mes affaires. Merci, c'est toujours agréable...
L'ami, ou le pote, ce qui serait plus juste, mais tromperait sur le fait que je ne lui suis pas familier au point de l'appeler mon pote. Ce qui sera d'ailleurs pour moi l'occasion de réévaluer durant la nuit la terminologie d'amitié : ses différents de degré etc, mais je m'égare.
L'ami donc, et quelques autres de ses employés et moi-même, discutons un peu à la sortie professionnelle du palais d'exposition. Tout le monde a finalement un petit truc à faire et s'esquive dans son coin. Me voici seul à aller à la soirée privée pas si privée, où je dois rejoindre une l'ami d'un des employés, ami qui doit lui aussi rentrer en train. Et où nous rejoindrons l'employeur et sa secrétaire.
Vu l'état de fatigue de la secrétaire, je me fais peu d'illusion sur leur venue à la soirée. J'arrive au bâtiment devant accueillir la soirée. Je galère un peu pour trouver. Ce sera finalement en montant avec un couple que je vais parvenir à arriver dans la pièce. Une grande pièce blanche avec de la moquette bleue et une bonne cinquantaine de table si ce n'est plus. Je fais un peu le tour des tables. Je discute avec quelques exposants, pas de doute, c'est une soirée de "hardcore-gamer" (terme avant tout usité dans le monde du jeu-vidéo) : je comprends rien aux règles qu'on m'explique et limite je dois redemander cinq fois l'explication avant de commencer à saisir.
Bref, je change deux trois fois de table, quand au loin, je distingue une pancarte de maître de jeu. En gros, lors d'une partie de jeu de rôle, le maître de jeu cache ses jets et une bonne partie de son matériel derrière une sorte de mini-paravent, souvent au thème du jeu.
Je m'approche, engage la conversation sur le jeu. Il s'agit d'un jeu de rôle avec des zombies, des chasseurs de zombies et des réfugiés. Tout de suite, la ressemblance qui me frappe :
http://www.hordes.fr.
Je feuillette le livre de jeu. Les deux joueurs se lèvent, j'en fais de même pour continuer à lire un peu le livre. Quand au moment de lever la tête et de rendre le livre, je m'aperçois que nous sommes à l'autre bout de la salle, entouré d'une dizaine d'autres joueurs. Mais qui préparent visiblement un tournois de jeu, tournois à l'inscription payante.
Petit coup de panique, je rends le livre et retourne vers les premières tables. Je reste à côté d'une table et m'en vais. Je déteste ce sentiment de faire l'intrus.
Sur le retour, dans le train, une femme anglophone se fait voler un sac. Ce qui sera le début d'une discussion entre deux femmes assises derrière moi. Bientôt arrivé, je me retourne et prends partiellement part à la discussion. Nous descendrons tous les trois à la même station.
Dois-je voir dans le vol de sac un signe ? Car à mon arrivée, je constate que mon vélo a été volé.
Voilà une journée où j'ai finalement déjà rempli mon objectif de semaine. Néanmoins, il ne correspond pas tout à fait à ce que j'imaginais.
Samedi
Objectif du jour : f-close MILF Christiane.
Je rejoins Christiane chez elle. Nous passerons la majeure partie de la journée à tenter des opérations sur son ordinateur. Je ne m'étalerai pas ici sur la technicité de la rencontre avant de conclure que j'ai pas su faire ce que je voulais. Conclusion qui vient se renforcer par le refus de Christiane.
Au fil de la matinée, je glisse quelques kinos. Elle me fait une réponse similaire. Rien de sexuel toutefois. Peut-être aurai-je dû sexualiser la conversation. A l'inverse, j'ai fait l'erreur de parler des deux enfants qui trônaient en photo dans la pièce : cela l'aura lancé dans une optique de construction familiale. Mais est-ce seulement à cause de mes paroles ? J'en doute.
Ce sera après le repas, que je lui ferai ouvertement des avances. Malgré une hésitation certaine, où mes kinos plus insistant et une sorte de peur de ma part, m'empêcheront de me lancer avant quelques tentatives.
Je laisse ma main dans son dos. Elle se lève et me demande si je veux boire quelque chose. Je sais à ce moment, qu'elle va sûrement me refouler mais je suis lancé. Alors je me lève et en m'approchant lui réponds : "ce que je veux..." tandis que je tends ma main vers ses hanches.
Elle va littéralement paniquer et s'enfuir vers les tiroirs de la cuisine. Je préfère ne pas imaginer ce qu'il y a dedans. Son refus donnera l'occasion de nouer un réel dialogue, après l'avoir rassuré sur mes intentions, c'est-à-dire que je n'avais aucun désir de faire des histoires et qu'on pouvait parfaitement continuer à discuter.
J'apprends ainsi qu'elle n'a pas ou peu de vie sexuelle et qu'elle souhaite avant tout une relation stable, un homme avec lequel elle pourrait avoir des enfants ou à défaut, établir une vie paisible.
Nous nous sommes quitter gentiment, en se promettant une partie de poker.
Mais la journée n'est pas fini, car le soir même, j'enchaine sur une sortie salsa.
Je passe chez moi me changer, et arrive devant le club. J'ai croisé il y a cinq minutes trois femmes que je vois arriver et s'approcher de la même porte que moi. Nous nous sommes fait refouler tous les quatre : le club n'a pas encore ouvert. L'une d'elle lâche une plaisanterie : "19h moins 5, c'est pas 19h !". Alors que l'organisatrice nous a donné RDV à 18h30...
Je passerai ainsi dix minutes à discuter avec elles : HB3 environ 50 ans, HB5 de mon âge, HB7 peut-être 35 ans. Nous entrons. Je dépose mes affaires à côté des leurs. Nous continuons brièvement à discuter. Je profite d'un blanc pour aller saluer l'organisatrice et le DJ.
Nous ferons tous le cours pour débutant, que j'ai pu négocier. A la suite duquel je dois m'éclipser.
***
Plus tard dans la soirée, je reviens au club. M'installe dans mon coin et vais prendre un coca. Je remarque les trois femmes précédemment abordées. Et décide de m'approcher d'elles. Je vais finalement rester un ou deux heures au club, à ne rien faire à part discuter avec HB5 et observer les danseurs. Heureusement qu'il y a un show de prévu, car ça me ferait mal d'avoir payer ma place (aussi peu chère fut-elle en comparaison du prix initial). L'heure tourne et bientôt un bus doit passer. L'avant dernier. Hors je commence un peu à me faire chier. Je reçois un texto et y réponds. C'est l'heure de closer, en plus avec le texto ça fait genre quelqu'un me demande.
Et là, difficulté : quel est son prénom déjà ? Je prends conscience qu'en fait je m'en fous royalement d'elle. Oui, c'est son amie HB7 que j'aimerai niquer en fait : je me souviens du prénom de HB7 alors que j'ai à peine parler avec elle. Je me souviens du fail de Julia à Antibe : même problématique, sauf que j'ai demandé le nom, avant d'essuyer un refus pour le numéro.
Je place ma paume entre les omoplates d'HB5 et lui dit :
- Je vais devoir y aller. Tu me laisses ton numéro, comme ça on aurait peut-être l'occasion de danser ensemble, dans un cadre un peu moins stressant.
- Ok.
Elle cherche son téléphone : elle ne connait pas son numéro.
- Je te donne le mien si tu préfères, comme ça tu me fais biper.
Elle continue à chercher dans son répertoire. Elle trouve "moi" et me montre le numéro que je note. Je la fais biper, histoire qu'elle ait mon numéro également, sauf qu'il n'y a pas de réseau.
Là, c'est le moment critique, celui où je pose la question qui fache :
- Ton prénom c'est Sophie déjà ?
- Non, c'est Françoise.
Je la sens vexée et prédis qu'elle ne me répondra jamais.
- Ok j'ai tout faux en fait. Remarque y'a un e à la fin des deux.
Un homme l'invite à danser. Je profite de ce moment pour répondre à un nouveau texto.
Elle ira s'asseoir loin de moi, à côté de HB7 et d'autres de ses amis. Je me lève et salue le gars avec qui elles sont arrivés et dont je connais le prénom. Guillaume... Mince je me souviens de son prénom, mais pas celui de Françoise. Que je salue de loin d'un geste de la main, ne voulant pas faire l'acrobate entre ses amis.
Sur le trajet du retour je continuerai mon échange de texto : Christelle a refait surface. Voilà déjà une ou deux semaines qu'elle continue à m'envoyer quelques textos tels que "coucou sa va ?".
Assez surpris de sa prise de contact, je réponds quand je peux. C'est ainsi que lundi dernier en revenant sur Nice, j'aurai un échange de texto avec elle tout le long du trajet. J'en profite pour tenter quelques techniques, notamment celle du meilleure souvenir, en essayant de l'associer à notre conversation :
"Quel est ton meilleur souvenir de Paris ?"
"Ca me fait plaisir d'en discuter avec toi, car j'ai aussi vécu un truc là-bas : [souvenir bidon]"
J'ignore si c'était maladroit de ma part, en tout cas, visiblement ca marche, car elle continuera à m'envoyer des textos quasiment tous les deux trois jours.
Mais ce samedi, alors que je rentre, elle m'envoie un texto vraiment bizarre, dans le style "je suis en string et je pense fort à toi en lisant un manga". Du fait de son changement de numéro, je suspectais un truc bizarre, genre elle aurait refilé mon numéro à quelqu'un. Ce texto "string" ne fait que confirmer mon impression. Malgré tout, cela m'amuse. Je trouve l'échange divertissant et continue à répondre.
"Tu me rends fou à parler de truc comme, faut absolument que je te rencontre, j'ai besoin de toi".
Plus tard dans la semaine elle me donnera une adresse et un nom d'interphone. Avant d'annuler le rendez-vous. Sûrement un shit-test pour voir si je viens quand même. Mais les codes libertins m'apprennent à respecter certains désirs, malgré mon envie brûlante d'aller appuyer sur le bouton pour avoir des réponses.
Une femme qui dit non, il faut respecter aussi bien le non que la femme qui le dit.
Résultat : FAILED
De la discussion que j'ai eu avec Christiane à la suite de mes avances me laisse un peu perplexe et me fais mettre le doigt sur une interrogation que j'avais déjà eu : et si le fait d'être libertin me faisait prendre le problème à l'envers ? C'est-à-dire que je cherche avant tout à baiser, avant de discuter une fois la tension sexuelle estompée.
Dimanche
Objectif du jour : closer l'une des stagiaire.
Sortie FIJ, je me réveille très en retard. J'avais annoncé une heure de retard. J'en aurai finalement presque deux. Je passe au stand prévu. Personne et surtout, le stand ne semble pas correspondre au lieu de rendez-vous. Quelques péripéties plus tard, je les rejoins à une table de jeu. "Skull and Roses" un jeu très sympathique à jouer. Un poker, mais avec des dessous de bière. A jouer dans les bars, après quatre bières par personne. Je vais découvrir un autre jeu un peu plus tard : Morrigan, un jeu de carte ma foi fort sympathique également. Sur lequel on se prend vite au jeu.
Je finis la partie de Morrigan et rejoins les stagiaires. Je vais faire la connaissance d'un autre gars qui est venu pour aider sur le stand. Simon, j'apprendrais qu'il est étudiant en ingénierie des matériaux et qu'on lui a payé le voyage pour qu'il vienne aider. Encore un stagiaire en somme. Je salue un peu tout le monde. HB6-Ju(lia) se tient à distance. Elle esquive mes regards. Je ne sais pas trop quoi penser. J'ai l'impression qu'elle veut simplement m'éviter. Je laisse passer une heure peut-être, entre les jeux, les gens, le temps passe vraiment vite.
Surtout qu'entre temps, j'ai promis de faire une partie avec HB9-Roxanne.
J'approche de HB6-Ju.
- Bonjour madame, vous allez bien ?
- Bonjour...
Je lui tends la main et la serre tandis que je place également un kino dans le dos, avant de m'assoir à côté d'elle.
Nous discutons quelques temps. De sa journée d'hier, des jeux qu'elle a montré aujourd'hui, enfin rien de réellement palpitant.
Puis elle s'éclipse.
On me demande alors de faire la démonstration d'un jeu. Roxanne me demande de laisser tomber ce que je suis en train de préparer, pour superviser la partie d'où elle doit s'absenter. Partie qui concerne le jeu auquel je dois jouer avec elle dès que nous serons tous deux disponibles.
Sauf que je ne connais ni le jeu, ni les joueurs. Pas bien grave dans l'absolu. Ce qui me gène davantage, c'est de laisser en plan les deux couples avec lesquels je dois jouer.
HB9 s'éclipsera à son tour.
***
Plus tard, je parviendrai à faire une partie avec HB9, sur un jeu nommé "Coeur de Dragon". Il se joue à deux. Sincèrement, je le déconseille, il est divertissant, mais loin d'être vraiment intéressant. Nous jouons donc en face à face. J'en profite pour discuter avec elle. Malheureusement le salon doit bientôt fermer. Et d'une partie à discuter, nous passons à une partie où il faut finir.
Toutefois, j'ai l'impression qu'elle me fait du pied. D'abord, genre elle se penche et touche son pied avec le mien. Bon, pourquoi pas, un "accident" ça arrive. Mais là où ça devient un peu plus flagrant, c'est quand limite elle se retrouve à écraser mon pied avec le sien. Sauf que je ne sais pas du tout comment réagir à ça...
J'ai de fortes envies de la caresser, mais je sens le regard des autres stagiaires qui me bloque complètement. HB9 est une experte de pyromancie, pas de doute.
Malheureusement (pour moi) je suis encore très (voire trop) maladroit dans ce genre de situation. Nous sommes à la fin de la partie, quand elle déclare :
- Faut qu'on se dépêche, j'ai un rendez-vous après...
- Ah mince, moi qui espérais pouvoir t'inviter à boire un verre.
- Une prochaine fois peut-être, je dois retrouver mon tatoueur.
Nous continuons la discussion en rangeant le jeu.
La voici sur le départ. Je m'approche d'elle, lui fais la bise et lui demande son facebook (erreur de ma part, j'aurai mieux fait de lui demander son numéro).
Puis prenant mon courage à deux mains, je m'élance vers les stagiaires et leur dis, par paire : "Vous me donnez votre numéro ? Comme ça on pourra se refaire quelques parties à l'occasion". J'en ai les mains qui tremblent, tellement j'ai l'impression d'aller au casse-pipe après le poids de leur regard durant la partie avec Roxanne.
Avec le recul, je me pose la question de savoir si c'était un regard en rapport avec le style de Roxanne (gothique/métaleuse) avec les cicatrices et les pierçings qui vont bien, ou si c'était en rapport avec mon incapacité à gérer le pied de Roxanne et plus généralement, à gérer les signes de Roxanne.
Quoiqu'il en soit, je suis devant elles, les mains tremblantes à essuyer des refus. Toutes me refuseront leur numéro. Rien de très surprenant au final. J'ai bien vu aux gars qu'elles accostaient pour jouer que je ne correspondais pas du tout à leur type.
A la suite de quoi, je décide de m'esquiver. Je ne désire pas rester en compagnie des stagiaires qui viennent de toutes me refouler.
A mon grand plaisir, je vais retrouver Roxanne à la gare.
Ce sera à ce moment où je vais en apprendre le plus sur elle. De ce qu'elle fait, à ce qu'elle a fait, ce qu'elle joue (c'est une rôliste), etc. Ainsi je vais découvrir qu'elle est strip-teaseuse. Ce qui explique bien des choses...
Plus tard dans la soirée, je lui envoie un message sur facebook. Je constate avec une certaine tristesse qu'elle a plus de 2000 amis... Il s'agit donc d'un compte pro. Elle ne prendra (pour l'instant ?) pas la peine de me répondre à l'heure où j'écris ces mots, ce qui m'attriste, car je n'ai pas arrêté de penser à elle dimanche soir.
Phénomène qui me pousse à coller des étiquettes "DANGER" sur mes pensées à son égard.
Objectif du jour : FAILED.
Bon j'ai facebook close HB9, enfin, si on peut dire... J'ai surtout fait de la merde à pas savoir comment exprimer mon désir quand elle me faisait du pied. Quitte à me cramer bêtement, au moins j'aurai eu des couilles.
Mardi
Nouvel entretien, encore à Sophia. Alors que je patiente dans une sorte de salle d'attente, je constate la présence d'une deuxième personne qui vient aussi pour un entretien. Je lance la discussion assez naturellement. C'est un ingénieur qui vient pour un stage de fin d'étude.
***
Je sors du bâtiment avec l'impression d'avoir bien su gérer l'entretien. Impression qui sera infirmée par une réponse négative reçue le lendemain.
Je me rends à l'arrêt de bus. Il pleut. Il fait froid. Une femme est sous un arbre. Après quelques minutes d'hésitation réflexion, je m'approche d'elle et engage la conversation sur un thème imparable et indémodable : "il fait froid aujourd'hui, quel temps de merde".
J'arrive à avoir son numéro très rapidement :
- Je suis arrivée il y a quelques mois, c'est pas évident, je connais quasiment personne.
- Donne moi ton numéro alors, comme ça, on pourra se faire un truc à l'occasion.
Il s'avère que c'est une geekette. Geekette HB6, autant dire que ça coure pas les rues. Car laissez moi vous dire que la geekette est une espèce rare. Les femmes qui se disent geek parce qu'elles utilisent facebook et regardent les experts en streaming ou DDL, ça me fait sourire (car c'est surtout des otakus, ce qui est encore plus vrai si elles sont fan de manga). Mais des geekettes qui sortent d'une école d'ingénierie informatique...
On discutera le long du trajet en bus. On parlera pas mal d'informatique. Puis je la sens moins présente. Ses réponses sont de moins en moins ouvertes. Je laisse quelques blancs. La voilà qui s'endort...
J'arrive à ma station, kino sur l'épaule pour avoir son attention, bises : "à la prochaine".
Positif : +1 pour l'objectif de la semaine.
Négatif : cible trop isolée pour un gain réel d'expérience.
Mercredi
J'ai passé toute la soirée au téléphone avec l'ex de mon cousin, mère de son fils. Je dois aller la voir ce week-end, direction Marseille vendredi soir, puis Toulouse. J'espère me faire une session de SPU en direct game quelque part en ville. Encore faudra-t-il que je parvienne à m'isoler.
Toujours des textos bizarres de la part de Christelle. Mais bon, c'est toujours aussi drôle. Quoiqu'il y ait eu une escalade pornographique dans ses messages.
Normalement c'est le jour du cours de salsa, mais le mauvais temps a fait que la soirée a été annulée. La route pour y accéder ayant été fermée. Une autre soirée était disponible, mais il s'avère que j'ai des épisodes fiévreux. J'ai chopé un truc en début de semaine. Ca allait jusqu'à présent. Je m'en suis rendu compte quand j'étais en sueur à la caisse du supermarché, avec la tête qui tournait un peu.
Jeudi
J'ai voulu aller acheter un vélo d'occasion. J'ai fait le boulet : je n'ai pas fait attention aux dates de fermetures exceptionnelles. J'ai donc perdu deux heures dans les transports pour presque rien.
J'ai à quatre reprise eu l'envie d'aborder de ravissantes femmes (de la HB5 à la HB7).
Ce qui m'en a empêché ? Le fait que j'ai dormi une partie du trajet à cause de la fièvre et un nez qui ne fait que couler. Et alors que sur la zone commerciale, j'arrive à me motiver pour arrêter une ou deux femmes et les complimenter, je n'en ai plus croisé une seule. Si ça c'est pas de la poisse.
Hier je me suis inscrit à une sortie salsa, heureusement pour moi, elle a été annulée...
Positif : absence de boule au ventre.
Négatif : malade et blocage de niveau supérieur.
***
Résultat de la semaine : SUCCEEDED.
Même si ce n'est pas tout à fait de la façon que j'imaginais, j'ai engagé pas mal de conversation que ce soit des hommes ou des femmes. Je me suis surpris à kino un ami, preuve que cela devient pour moi plus instinctif.
Autre fait notable, l'absence de boule au ventre. Je m'en suis rendu compte aujourd'hui. Le fait de m'imaginer en train d'aborder une femme ne me cause plus de boule au ventre. Même si persiste un blocage sur l'abordage, celui-ci paraît se situer à un niveau supérieur.