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Journal d'un apprenti gamer

Posté : 20.01.11
par Tarrel
Aka ras le cul de me retrouver entouré de gay (lol).


J'y vais mais en fait j'y vais pas

Objectif du jour : Arriver à "correctement" aborder une femme.

Aujourd'hui première sortie. Tout de suite après avoir fermé la porte de chez moi, un sentiment étrange. J'ai oublié quelque chose. Mon téléphone. Je le récupère. 5 minutes après, j'ai oublié des mouchoirs. Mince j'ai oublié de faire ci, mince j'ai oublié ça. Prise de conscience soudaine : j'y vais à reculons en fait.

Je voulais m'éloigner un peu de chez moi pour game, histoire d'avoir un peu moins de pression. Alors je prends mon vélo, et décide de suivre une route qui part à l'est. Jusqu'à la prochaine station de train, avec l'intention de poser quelques questions à de jolies filles. Seulement il est tard, n'ayant pu me libérer plus tôt. 20h45 et autant dire que sur Nice, c'est l'heure où on sent que c'est une grande ville sans en être vraiment une. Je me tape donc quasiment 30 min de vélo, à monter du rocher... Seconde prise de conscience, j'ai fait exprès de m'éloigner d'une zone d'affluence. Je me rends à la gare : direction le vieux Nice.

Des bars à foison, des petites rues. Tout plein de jolie fille. Voilà l'endroit où j'aurai dû aller dès le début, vu l'heure. Mais à présent que j'y suis, je me rappelle le malaise que j'ai non pas face à une personne, mais quand je suis entouré d'autres gens. J'ai aucun mal à demander mon chemin, ou une cigarette, ou un mouchoir, ou quoi que ce soit à qui que ce soit, tant que ça n'a pas un rapport direct avec une finalité sexuelle dirons-nous.
Pourtant en club libertin, je n'ai pas le moindre mal. Mais nous sommes tous là pour ça. Et en général l'approche dans ce genre de lieu, c'est une main au fesse et une bite dans la bouche.
Je n'ai donc aucun mal à demander une chose anodine, mais dès qu'il s'agit de drague, me sentir observer me fait perdre tout moyen.

Je me promène un peu, prenant quelques virages. Sur le trajet, je repère deux femmes assises un peu en marge des clients d'un bar. Je finis mon petit tour, me rendant compte qu'au final je ne connais pas du tout le vieux Nice et que je viens de tourner en rond comme un con. Je repense longuement à ces deux femmes et me décide à aller à leur côté. Ma première fois. Car oui, je dois le reconnaître : ce genre de drague, j'en suis complètement novice. Je n'ai même jamais dragué à proprement parler. Autant dire que mes anciennes copines se comptent sur les doigts d'une main.
J'arrive à leur hauteur. Je prends une bonne inspiration. On s'échange un bonsoir, tandis que je m'installe à la table juste à côté. Je les écoute un peu parler, pour éviter de faire tâche dans la conversation.
Je commande un demi pour le coup. J'ai peut-être fait une erreur, je ne bois plus, sauf rares occasions, où je me fais plaisir. Elles parlent de PDG, d'économie, de sujet d'examen. Elles font sûrement une école de commerce. Je sens qu'elles parlent de boulot. Je me lance :
- Vous travaillez dans quoi ?
- On cherche en fait.
- Un métier d'avenir ça la recherche.
Puis elles m'ignorent, retournent à leur conversation. Voilà que je stresse encore plus à présent que je suis sur la touche. Je cherche un sujet de rebond, mais rien. Troisième prise de conscience : j'ai pas assez de conversation pour une game "classique" (je me fais peut-être des idées sur ce point, mais bon). Il est 22h20. Je dois y aller. Ce soir : forum, et demain je dois être frais pour un salon étudiant où je participerai au stand de mon école. Je laisse de la monnaie et m'en vais, déçu de ma "performance".

Mon horoscope ce matin disait une connerie du genre "Vous allez bouleverser votre vie aujourd'hui". J'ai du mal à saisir encore dans quel sens... Le seul bouleversement que j'ai senti, c'était le trac bien plus grand que je n'avais imaginé et le sentiment d'être un discuteur de bas échelle. Ceci dit, j'ai commencé à game.

Résultat : FAILED

La semaine prochaine, ou ce week-end si je me motive et ai le temps, j'irai m'essayer à une variante personnelle de direct game, je pense que je serai plus à l'aise, plutôt qu'à essayer de faire la conversation...

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 28.01.11
par Tarrel
Les ombres sont mes amies

Objectif du jour : Arriver à avoir un numéro.

Malgré une semaine relativement riche, je m'étais mis dans l'idée de retenter une sortie cette semaine. Je pensais approcher cette nouvelle sortie avec une "variante personnelle" de direct game. Il s'avère, que pour en avoir discuter avec ma copine, point sur lequel je vais revenir, cette idée de variante était très mauvaise. Pour cause, dans ma toute pure ignorance, je voulais arriver avec mes gros sabots et faire un opener du genre : Ca te dit qu'on couche ensemble ? Opener qui a bien fait rire ma copine d'ailleurs, puisqu'elle s'est ensuite gentiment foutue de ma gueule..

Dans la mesure où nous sommes un couple qui cherche à s'élargir, je trouve légitime de discuter de tout ça avec elle ! Qui de son côté à parler à sa psy de ma démarche et d'une précédente discussion que nous avions eu elle et moi. Ma copine a ainsi raconté à sa psy, le moment où je me suis dit : "cool, je suis pas un AFC, mais je suis juste au-dessus" ; moment qui s'était conclu par un "Chérie, j'ai trop de la chance de t'avoir rencontré en fait" (hésitez pas à dire ça à vos LTR à l'occasion, héhé). La psy aurait alors eu un gros fou rire. Elle aurait aussi félicité ma démarche et ma prise de conscience.

La variante de Direct Game mise de côté, je n'ai même pas eu la présence de préparer ma sortie (comprendre lire un peu le forum à ce sujet). J'avais dans l'idée d'un : "je te trouve mignonne et aurais souhaité connaître ton nom", opener qui avait très bien marché lors de mon unique tentative de street game effectuée sur Paris, que je n'ai alors pas du tout su numclosed. Mais pour une raison inconnue, ce soir, j'ai bloqué sur "Bonsoir, j'aurai souhaité connaître ton nom".

***

Je viens de finir de grignoter un petit truc, et m'apprête à sortir. Ce soir, ce sera promenade dans Nice, en prenant bien soin d'éviter le vieux Nice et les axes trop blindés : hors de question de me faire piéger dans un bar (déjà que j'ai quasiment pas un rond), de plus je souhaite garder mes moyens lors de l'abordage.

Me voici parti en street game, avec une approche directe (de nuit).

Je décide dans un premier temps de suivre le boulevard le plus proche, et me dirige vers le nord. Grossière erreur de ma part. Il n'y a pas un chat. Ou pas une chatte, devrais-je dire. Car des lascars, j'en ai croisé tout de même quelques uns. Je continue comme ça quelques minutes, le temps de faire une ou deux stations de tram.
Demi tour, en direction de la mer. Je prends soin de partir vers d'autres axes. Je me promène pendant un bon quart d'heure. Minutes pendant lesquelles je vais croiser 2 femmes potables, que je n'aurai pas le courage d'aborder. Notez que le contexte du mec qui traverse soudainement la route pour aller aborder à quelque chose d'assez artificiel. Sachant que j'ai tendance à faire peur, c'est un coup à la voir accélérer le pas. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de pester contre cette sorte de peur qui me prend aux tripes dès que je veux m'avancer vers une fille, dans l'idée de la draguer.

Un carrefour, et une jolie fille. Celle-ci, je compte bien ne pas la laisser partir comme ça ! Je traverse le carrefour pour la rejoindre, tandis qu'elle garde les yeux rivés sur son téléphone, avant de subitement tourner sur sa droite, pour s'engager dans le hall d'un immeuble à la porte vitrée définitivement fermée. Je me console en la regardant monter ses premières marches. Je remercie cette paire de fesse de m'avoir donné tant de courage.

Je continue ma promenade. J'ignore la rue où je me trouve, et décide de regarder un plan de vélobleu (équivalent du vélib). Pff, même pas un point rouge vous êtes ici. Une personne arrive, une femme. Assez plaisante. Encore cette espèce de peur qui me tenaille. Toutefois je me lance. Un peu en retard, car je dois la rattraper.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-On vient de se croiser et j'aurai voulu savoir ton nom.
-Christelle, me dit-elle en prenant un air de "oula, mais qu'est-ce qu'il me veut".
-Ludo, enchanté.
-Enchantée.
-J'espère que je ne te fais pas peur, car j'ai eu l'impression que tu avais un peu paniqué.
-J'ai entendu qu'on me suivait.
Et là, j'ai un gros coup de flippe. Sur quoi enchainer ? Une seule banalité me vient en tête :
-Tu es du quartier ?
-Oui.
-Ah ? Native de Nice ?
-Non.
Ses réponses sont courtes et fermées. Sans compter que je me sens pas à l'aise. Je décide de closer.
-Je voulais savoir aussi, si tu serais d'accord pour me donner ton numéro.
-Ok.
Je suis plutôt surpris de sa réponse, je ne m'attendais pas du tout à un oui !
-Je prends ton numéro, puis je te bipe, comme ça tu auras aussi le mien.
-Ca marche.
Je la fais biper. Youhou ! Mon premier numéro !
-Tu fais quelque chose ce week-end ?
Erreur de ma part, je m'emballe.
-Oui désolée, j'ai déjà quelque chose de prévu.
-Car je me suis mis en tête de trouver des cours de danse, et je n'ai pas de partenaire, donc si ça t'intéressait.
Un mec arrive. Petites salutations de rigueur.
"Christelle, tu rentres ? Allez on y va."
Christelle me souhaite une bonne soirée. J'en fais de même.
Je me pose alors quelques questions. Son père ? Non, trop jeune. Un éducateur ? Peut-être. Son maître ? Je l'imagine tout à coup dans une tenue de soumise, avec un collier, suivant docilement son maître. Peu probable.
Quoiqu'il en soit, ils avaient l'air proche et dans une relation de dominant/dominée.
Me voilà investit d'une confiance nouvelle ! Et surtout d'un nouveau numéro dans mon répertoire.

Je reprends ma promenade. Et décide de changer une nouvelle fois de direction, pour aller vers Nice étoile. Le centre commercial du centre ville. Je me souviens qu'une amie travaille non loin. Je vais donc aller lui rendre visite.
Je croise une première fille ravissante, mais qui garde les yeux rivés au sol, alors que je l'observe, guettant une réaction de sa part. Je la laisse filer, et ne peux m'empêcher de songer à cette histoire des 3s de réflexion qui peuvent faire la différence entre un acte naturel, et un acte hésitant, maladroit, voire forcé. Notion que j'avais lu sur un autre journal (dont j'ai oublié le nom, mes excuses). Je croise deux autres filles, magnifiques, mais qui sortent d'une BMW. Autant dire qu'elles me sont financièrement inaccessibles. Je laisse filer.

Puis je croise une fille que je trouve ravissante, mais stylée un peu bourge, et maladroitement, lui dit :
-Bonsoir, j'aurai souhaité connaître ton prénom.
-Désolée, là j'ai pas le temps...
Bon de toute façon elle fume. Or j'ai arrêté de fumer il y a un an. Et pour avoir déjà baiser une fumeuse, autant dire que c'est le genre de goût qui me donne la gerbe.
-Okééé...
-... Tandis qu'elle s'éloigne d'un pas rapide.
-Dommage, bonne soirée.
-Bonne soirée à toi aussi.

J'arrive sur le lieu de travail de mon amie, dont je n'ai pas le numéro. C'est surtout l'ex d'un ami en fait, et donc je ne connais pas ses horaires. Ce qui fait qu'elle n'est pas là. Tant pis. Hop, direction Nice étoile.

J'arrive non loin du centre commercial, et remarque une motarde un peu plus loin. Elle est sur mon trajet. Je l'aborde :
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Je voulais savoir... Comment tu t'appelles ?
Elle éclate de rire. Un rire qui me gêne dans un premier temps mais qui devient agréable et plaisant.
-Je sais pas, comment tu voudrais que je m'appelle ? Donne moi un nom, comme ça en parle plus.
-Euh...
Autant dire que j'en suis resté con. J'ai pas du tout su gérer l'évènement. Ceci dit, la voir rire m'a en réalité fait plaisir et je n'ai pas cessé de lui sourire.
-Voilà, je serai l'inconnue du soir. Dit-elle en enfilant son casque, avec un petit rire.
-Dans ce cas, je te souhaite une bonne soirée.
-Merci à toi aussi.
Je m'éloigne de quelques pas. Elodie, ce prénom me vient soudainement en tête. Demi tour. Je m'approche d'elle.
-Elodie, qu'en dis-tu ?
-Bof, il y a des prénoms plus jolis.
-C'est vrai... Allez, je te laisse. Ciao.
-Ciao.

J'arrive sur le boulevard de Nice étoile. Le tram arrive dans une minute. Je suis content de ma soirée. Elle n'aura pas été aussi expérimentée que je l'avais souhaité, je n'aurai abordé finalement qu'une poignée de fille. On est bien loin des séries de veste préconisé dans les exercices de première approches. Néanmoins, j'ai le sentiment que cette peur irascible qui me tenaille le ventre à chaque fois s'est atténuée. Tant mieux, c'était aussi le but de l'exercice.

Je croise une dernière fille à 200 mètre de chez moi. J'ai rangé mes lunettes. De loin elle me paraît assez âgée. Mais je l'entends qui parle à son chien. Sa voix n'a rien d'âgée.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Je voulais vous demander, il est quelle heure s'il vous plaît ?
Elle me donne l'heure. Et j'en profite pour me faire un avis sur elle : j'aurai peut-être mieux fait de ne pas l'aborder, mais là, le but n'est pas tant d'avoir son numéro, que de finir sur une dernière approche.
-Dites, je peux vous tutoyer ?
-Oui, bien sûr.
-C'est que le vouvoiement était sorti tout seul en fait. Et... Est-ce que... je pourrais vous laisser mon numéro ?
Déjà, parce que je vais pas sortir mon portable pour noter son numéro alors que je viens de lui demander l'heure, et puis parce qu'il y a peu de chance qu'elle accepte.
-Je suis désolée, mais je suis mariée, et mère d'un petit bout de choux !
-C'est vrai ?
Elle prend un air terriblement affirmatif. Et je ne peux m'empêche de penser qu'il s'agisse d'un shit-test, mais je le disais, elle ne m'intéresse pas réellement.
-Il a quel âge ?
-21 mois.
-Mes félicitations.
-Merci.
-Sur ce, je vais te laisser. Je te souhaite une excellente soirée.
-Merci à toi aussi.

***

Résultat : SUCCEEDED

Je me suis récemment inscrit sur un site de sortie. Je dois faire quelques rencontres demain. J'espère également faire une bonne rencontre ce week-end, bien qu'à priori pour ce week-end, il s'agisse de membres qui soient hors de ma tranche d'âge recherchée. Peut-être aurai-je l'occasion d'inviter l'une des filles de demain, à aller danser ce week-end.
J'ignore s'il y aura un report intéressant à faire de ces sorties. Mais j'ai bien l'intention de vous faire part de ma prochaine session street game, sans doute la semaine prochaine, ou dans deux semaines.

Puis quand je serai à l'aise, peut-être m'aventurer dans le vieux Nice ? Hmm, ce serait un énorme progrès si j'y parvenais. Encore que je suis pas sûr de vouloir m'y aventurer. J'aimerai éviter les zones "insert coins". D'un autre côté, entre 21h et 22h, c'est sûrement le seul coin de Nice qui soit encore en vie...

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 04.02.11
par Tarrel
Assurance est une Dame farouche

Changement de programme, aujourd'hui, pas de street-game, du moins pas de session sarge à proprement parler. Mais une semaine de rencontre sporadique et d'une petite session sarge. Enrichi de mes nouvelles amies, plus un numéro à mon répertoire, je me sens mieux armé pour appréhender l'abordage.

Je contacte Christelle pour lui proposer une rapide rencontre le vendredi après-midi. Elle me refoule d'un "non, t'es pas mon style, puis je suis trop jeune pour toi".
Je ne peux m'empêcher de lui répondre : mais pourquoi tu m'as donné ton numéro alors ?



Le week-end

Objectif du jour : arriver à aborder en présence de gens.

Rapide retour sur le week-end, une première sortie pas si intéressante que ça, j'ai fait une rencontre sympa mais sans plus. Une allemande. Je ne lui dirais pas non si on devait se revoir en privé. Une deuxième sortie (initiation à la salsa) un peu plus intéressante, une nouvelle rencontre. Une italienne, 68'arde, elle a donc la cinquantaine. Carrément trop vieille, mais j'ai le sentiment d'un bon feeling. Je crois tout de même que je me sentirais mal à l'aise avec elle si on devait s'isoler.

Bref, rien de vraiment excitant jusqu'à présent. Pour la deuxième sortie, il n'y avait plus de train. Obligé de prendre le bus. J'en profite pour acheter une nouvelle veste chez Aigle, d'un style plus citadin et que je voulais absolument en gore-tex. C'est celle que je compte mettre pour sarger ou sortir.
La deuxième sortie finie, retour à la maison. Dans le bus, je remarque une fille magnifique. Je parle pas d'une femme parfumée, avec un brushing et un jupe kislapète. Je parle d'un visage qu'on a envie d'embrasser et d'une femme qu'on a envie de protéger. Mais il y a d'autres voyageurs, trop pour moi.
Je passe devant, le coeur battant. Incapable de m'arrêter. Déçu, je m'assois quelques places plus loin.
Puis je m'imagine allant lui parler, on rigole un peu, blabla... Mais j'imagine. Une belle erreur je crois, car j'en ai eu une boule au ventre, j'en suis resté scotché au siège, tandis que j'observais les gens alentours.
On a déjà fait une bonne partie du trajet. Je vide mon esprit. Enfin je me décide à y aller.
Me voilà à côté d'elle, le plus dur est passé, dirons-nous.
-Bonjour.
-Bonjour. Elle enlève ses écouteurs.
Le stress me prend d'un coup.

-J'espère ne pas déranger, comme je vois que tu écoutais de la musique.
-Nonon, du tout, y'a pas de soucis.
-Tu écoutes quoi comme musique ?
-[nom d'un groupe que j'ai pas su retenir] c'est du hip-hop, tu connais ?
-Non pas trop. Tu t'appelles comment ?
-Laure (elle me l'a donné avec un suffixe, que je cacherai ici et qui sur le coup m'a vraiment fait triper, j'ai adoré).
Nous parlons ainsi jusqu'à la fin du trajet, j'apprends qu'elle suit une formation artistique pas loin de ma deuxième sortie. Elle semble s'intéresser à ma sortie. Je lui propose donc d'y venir à l'occasion. De même, j'ai proposé qu'elle m'initie à son art. Ils y manquent d'hommes. Ce qu'elle accepte. Ainsi j'obtiens son numéro, et la quitte en lui faisant la bise.
J'en suis tout heureux.

Résultat : DRAW
Même si l'approche de Laure fut un réel progrès, j'estime avoir encore beaucoup de travail pour arriver à l'objectif. Ceci dit, techniquement, il y avait des gens. Pas beaucoup mais tout de même.



Plus tard le même jour, il fait nuit, je souhaite faire un truc drôle. Je sais que je vais me manger râteau sur râteau, mais j'ai bien envie d'essayer un : "Vous voudriez coucher avec moi ?".
Un monster jaune à la main (un energy drink), je décide de faire un aller-retour dans l'avenue la plus proche. Bien sûr, Nice ville la nuit, c'est un peu comme à la campagne : il y a personne, du moins est-ce partiellement vrai. Quoiqu'il en soit j'ai croisé trois femmes.
J'ai beaucoup ri de leur réaction, faut dire que mon intro était assez "flippante" :
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-J'aimerai vous demander quelque chose, au risque de passer pour un psychopathe (mot à ne jamais utiliser, je me suis rendu compte, car rien qu'en disant ça, on passe pour un psychopathe)...
La femme prend un air inquiet, et s'apprête à fuir en courant, mais je continue.
Alors faut plus le voir comme un jeu de ma part... Elle me coupe/
-Euh... Vous pouvez me laissez tranquille ?
J'affiche un grand sourire amusé, j'en ricane presque
-Y'a pas de soucis, je vous souhaite une bonne soirée.
-Merci, vous aussi. Je la sens rassurée, mais quand même filppée, avec son petit sourire crispé.

Je fais quelques pas, une secondes femmes :
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-J'aimerai vous demander quelque chose...
-Hein ? elle me coupe en accélérant direct le pas.
Elle a sûrement dû me voir refoulé par la précédente.

Hop, demi tour, je traverse l'avenue sans la moindre rencontre, puis une femme, au bout de la rue.
-Bonsoir.
-...
La femme part directement sur le trottoir d'en face.

De mieux en mieux. Voyant la progression de mes prises de contact, je décide de lâcher l'affaire. Je savais que le quartier ne s'y prêtait pas, mais à ce point, j'étais loin de m'en douter.

S'en suit un début de semaine assez tristounet. Où je recontacte Laure, pour me manger un vent : "non désolé je suis trop occupée en ce moment".



Mardi
Sortie à l'horizon. J'espère pouvoir mettre en pratique mon initiation à la salsa où le prof a su me mettre à l'aise. J'ai confiance. Jusqu'à ce que j'arrive sur la piste de danse. Je me rends compte que c'est pas avec le "piétinement" que je connais que je vais pouvoir danser... Mais je suis avec un groupe super sympa. Ils m'encouragent et me montrent quelques pas. Je suis bien loin d'avoir leur niveau, mais j'ai ainsi l'occasion de faire deux trois danses initiatiques. J'en profite pour faire leur connaissance.
Je sais que je les reverrai, je ne m'inquiète pas trop pour ça. En revanche, je me suis aperçu trop tard que j'avais aussi abordé une femme ravissante en pensant qu'elle était du groupe, alors que non. Pire, j'ai vu que je l'intéressais, mais j'ai détourné les yeux à un moment où elle me lançait un IOI, trop gêné pour assumer mon approche. Une black, au prénom mignon, mais un peu vieillot : Célestine. Elle a accepté de me montrer quelques pas.
Je me suis déjà tapé une belle affiche en dansant comme un pied, certes en bonne compagnie, mais j'ai jugé préférable de ne pas trop pousser. Sans compter que je ne me sentais pas capable de demander un numéro. Et ne m'en sens pas encore capable dans de telles conditions.

Positif : Meilleure aisance face à une foule.
Négatif : Avoir eu peur d'un IOI.



Mercredi
Session Sarge prévue, car jeudi j'ai une sortie "jeu de société". Je pensais la faire vers 20h, mais finalement, je pars à 21h. Retenu par une conversation avec un ami. J'ai lu la méthode Gunwitch aujourd'hui, je vais essayer de la mettre en oeuvre...

Objectif du jour : arriver à aborder en présence de gens.

Je monte dans le train, direction Monaco. Je le traverse entièrement. Mince, un contrôleur... Demi-tour, j'en profite pour m'installer en face d'une femme que j'avais croisé. Je m'imagine en train de lui faire l'amour, là dans le train. Elle semble un peu nerveuse. Tape son téléphone. J'apprends qu'elle s'appelle Sonia, que son téléphone a un certain âge, et qu'elle en changera sans doute bientôt. Je lui conseille alors de ne pas prendre un téléphone articulé, car c'est le genre d'appareil qui se casse plus facilement. Le contrôleur arrive. Il est temps de numclose.
Fail, je me lève bredouille après lui avoir souhaité une bonne soirée, à quoi elle me répond "A vous aussi monsieur"
Omg, je sais que la barbe me vieillit mais quand même, ça fait mal au coeur de se faire traiter de vieux poliment.

J'arrive à Monaco, et croise une fille au visage mignon à part que son style ne m'attire pas trop. Nous prenons l'ascenseur ensemble, accompagnés de deux personnes. J'ai envie de l'aborder. Mais aucun mot de ne sort de ma bouche résolument fermée. Nous sortons de la gare. Chacun prend sa direction. Et tandis que je me décide enfin à accélérer le pas pour l'aborder, elle disparaît dans un immeuble. Je me voyais mal l'y suivre.

J'aborde une fille isolée à la gare. Lui pose quelques questions et me répond :
-Mais pourquoi vous me posez toutes ces questions ?
-Pour faire connaissance.
-Désolé monsieur, mais ça ne m'intéresse pas.
Okayy... Prends moi pour ton père aussi je te dirai rien...
On se quitte sur un bonne soirée de circonstance.

Dans le train pour Nice, que je retraverse à la recherche de femme, je m'arrête près d'une fille qui me plaît. Il y a quelques personnes rassemblés dans le compartiment. Nous sommes proches. J'essaye de faire le vide, mais j'en suis incapable. Alors je m'imagine lui faisant l'amour. Même conclusion.

Résultat : FAILED.

Moi qui espérais une progression, j'ai été complètement démuni dans le train et la proximité des passagers.



Jeudi
Une sortie de prévue, mais une conférence oubliée me fait prendre un retard conséquent pour la sortie.
A la gare, je croise une femme qui attire mon oeil. Je la regarde un peu, je constate qu'elle aussi. Nous prenons le train, mais n'ose pas l'aborder alors qu'elle traverse le train et passe devant moi et que nos regards se croisent.

Nous arrivons à Nice, je passe rapidement à Monoprix prendre une boisson pour la soirée. La femme est déjà loin à présent... Dommage.
Je suis les rails du tramway, quand je la revois ! Un sentiment agréable m'envahit. Je décide dès lors de l'aborder.
-Salut, on s'était croisé dans le train, comme j'ai un rendez-vous et que je suis relativement pressé, je voulais savoir si tu serais d'accord pour me passer ton numéro, pour qu'on fasse connaissance plus tard.
Elle rougit.
-Non désolée, j'ai déjà un mec.
-Noan mais tu sais pas forcement pour... Enfin c'est juste pour papoter un peu...
-Désolée vraiment, si j'accepte ça va le rendre fou.
-Dans ce cas, je te souhaite une bonne soirée.
-Merci, à toi aussi.
Je m'apprête à partir, quand elle me complimente.
-En tout cas, c'est vachement bien ce que tu fais, d'aborder comme ça.
-Merci.
Le temps passe, je suis déjà tellement à la bourre, mais son compliment était comme une bouffée d'hélium, le truc qui vous fait tourner la tête.

Positif : J'ai réussi à aborder sur Jean-médecin, qui est l'un des axes majeurs de la ville.
Négatif : J'ai pas pu numclose.



J'ai dû allégrement foiré mes reprises de contact, ce qu'il va falloir que j'approfondisse un peu, si je veux qu'un numéro me serve à quelque chose.

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 11.02.11
par Tarrel
J'ai laissé un verre à moitié vide

J'ai hésité quelques temps à poster cette semaine. Je n'ai rien de réellement intéressant à dire aujourd'hui. La semaine a été "triste" et peu engageante en terme de contact et d'initiative de dialogue, à noter l'absence complète de session sarge.

J'ai souhaité sortir du statut officiel de ma relation actuelle, dans l'espoir de me sentir plus à l'aise avec les femmes. Celle qui est donc maintenant mon amie a d'ailleurs plus ou moins paniqué quand je lui ai fait l'annonce. Normal me direz-vous.
Non pas que mes précédents contacts m'aient beaucoup posé la question : "tu as une copine ?", car un homme qui aborde semble sous-entendre un homme qui est disponible. Du coup les filles posent rarement (voire pas ?) la question.
C'était donc avant tout une démarche pour "casser le filet", concernant l'aspect séduction.

Il s'avère que l'effet est loin d'être celui escompté. J'ai même un sentiment de culpabilité, maintenant que j'essaye de le verbaliser. Pourquoi ? Car mon amie subit cette semaine une opération "lourde". Moins lourde que ce qu'elle aurait pu être il y a encore 10-15 ans, mais lourde car sous anesthésie générale, avec des risques certains. Qui plus est, sans rentrer davantage dans les détails, il s'agit à mes yeux, d'une opération lui permettant d'avoir à nouveau des enfants, dont je sais qu'elle voudrait de moi, contraste de son souhait de me voir physiquement éloigné.

Peut-être est-ce d'ailleurs ce sentiment qui aura plombé ma semaine ? Couplé à mes échecs de reprise de contact, j'ai été assez timide. Pourtant j'ai senti une flopée d'IOI. Il faut dire que j'ai "radicalement" changé de style depuis l'initiation de mon désir d'ouverture. Je n'ai que changé de veste et de coupe de cheveux mais je note beaucoup plus de regard de la part des femmes. D'un style pseudo-teufeur, je suis passé à un style plus classique avec la veste nouvellement acheté que je porte à présent tous les jours et les cheveux en catogan, dont je porte le nœud sur le bas de la nuque.

Ce qui n'a pas manqué de plaire mercredi, où j'ai fait une sortie cours de salsa, j'ai ainsi pu travailler quelques pas et échanger quelques mots avec de ravissantes demoiselles. Mais quand je dis quelques mots, c'est vraiment quelques mots... Et quelques rires aussi. IOI ? Sans doute, surtout vu la merde que je disais. Mais là encore, j'ai fait le timide. Au lieu de rester pour engager la conversation, j'ai préféré "fuir" et aller choper mon avant dernier train.

Une situation qui m'a beaucoup travaillé cette semaine. Alors je me suis fixé l'objectif de parvenir à croiser des femmes et à les complimenter lorsque je les trouve plaisante. Un simple : "Excusez moi, mais je tenais à vous dire que vous êtes ravissante". Sans nécessairement sexuer mon comportement. Mais plus pour voir comment pourrait évoluer la conversation.
Chose que je n'ai malheureusement toujours pas réussi à débuter. Je dois aller sur Cannes demain, je m'y ferai violence.

Positif : changement de style vestimentaire.
Négatif : assurance régressive.

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 18.02.11
par Tarrel
Un direct mal assumé ?

Une nouvelle semaine sans session sarge, encore que le week-end s'en rapproche un peu du fait d'un objectif établi. J'ai fait quelques rencontres et contact-closes (?). A Noter l'approche d'une nouvelle "thématique" qu'est la psychologie sociale que j'essaye d'appliquer de façon intuitive (c'est pas encore ça mais ça vient, un peu comme la drague au final). Et deux sorties des plus excitantes.

Je m'attarde un instant dessus, car à la base, la psychologie pour moi, c'est un peu comme dieu. Ca explique plein de chose, mais ça me passe largement au-dessus de la tête. Un peu à l'image de la subcommunication féminine... Que j'essaye aussi de décrypter de façon plus active mais ne nous égarons pas.
J'ai assisté il y a deux semaines à une conférence, qui avec le recul, traitait surtout de PNL appliquée à l'enseignement du marketing. On en a discuté avec un collègue, il s'avère que ce dernier m'a prêté un livre qui s'appelle : Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens. J'en suis à la moitié. Ce livre est une révélation pour moi. Il m'a donné envie de consulter les rayons psychologies des bibliothèques. Peut-être aurai-je même l'occasion d'y faire des rencontres, qui sait.

J'ai commencé la lecture du livre ce week-end, tandis que je me rendais à Cannes.



Le week-end

Objectif du jour : aborder d'un "vous êtes ravissante".

Je devais me rendre à Sophia-Antipolis samedi matin. Les horaires du bus en tête, j'ai eu le malheur de ne pas faire attention au période de passage : il n'y a pas de bus direct depuis Nice les week-ends et jours fériés. J'ai donc attendu pendant près d'une heure. Soit une heure de lecture à peu près.

Une vieille dame demande un renseignement, à laquelle je réponds dans la limite de mes connaissances. Elle semble vouloir continuer à discuter. Un dialogue que je laisse mourir tranquillement, avec des réponses fermées. Je reprends ma lecture et remarque une ravissante demoiselle juste à côté de moi. Elle lit un petit livret pour le code de la route, qu'elle doit passer bientôt. J'engage la conversation dessus et nous discutons pendant une petite dizaine de minute. Je ne connaîtrai ni son nom, ni son numéro, à mon regret, mais j'ai le sentiment d'une aisance accrue pour mes futures approches.

Le bus ne vient toujours pas. Finalement ce sera le train qui me conduira du côté de Sophia-Antipolis. Je passe à côté d'une demoiselle assez plaisante. Pour utiliser l'échelle HB, je dirai HB5. Voire 4. Gros coup de stress, je m'assois plus loin. Ce sera finalement 15 min plus tard, deux stations avant mon arrêt, que je décide de l'aborder.
- Bonjour, je peux ?
- Bonjour, euh oui...
ses affaires étaient à la place que je souhaitais prendre. Elle décale son sac.
- Je venais, car je tenais à te dire que je te trouvais ravissante.
j'ai malheureusement un peu "cafouillé" ma phrase : j'étais nerveux et la boule au ventre.
- Okay...
Elle rougit et visiblement ça la déstabilise complètement.
- Tu t'appelles comment ?
- Julia.
- Ludo, enchanté.
Accompagné d'un franc sourire.
- Enchantée.
Elle rit nerveusement, se mettant à jouer avec les poignées de son sac à main.
J'essaye d'appliquer un peu de Gunwitch, parlant du train, de nos arrêts, de nos départs et du pourquoi.
J'apprends ainsi qu'elle est étudiante sur Nice et rentre chez elle. Nous descendons tous les deux au même arrêt. Nous continuons à discuter un petit peu sur le quai. Et là j'ai un gros doute sur son prénom. Je me souviens de la dernière syllabe mais pas davantage.
- C'est sonia, non ?
- Non, c'est Julia.
Je sens que j'ai gaffé, mais j'ignore encore à quel point. Je comprendrais plus tard que c'est sûrement le point où j'ai le plus foiré mon game. Elle prend son téléphone et répond à un appel. On arrive devant la gare. J'attends quelques instants qu'elle finisse son appel.
- Je vais devoir te laisser. Je dois prendre le bus à l'arrêt juste à côté.
- Finalement on vient me chercher.
Elle me lance un petit rire nerveux en disant ça
- Tu me laisse ton numéro, comme ça on pourra continuer à faire connaissance ?
- Hmm non...
- Bien dans ce cas laisse moi te faire la bise. Je te souhaite un bon week-end et à la prochaine.
Nous nous faisons la bise et je pars de mon côté.

Je galère un peu pour trouver le bus. J'aborde des filles plaisantes pour leur demander quel bus prendre. J'ai fait l'erreur de ne pas porter mes lunettes. Il s'avère que ce sont des collégiennes.
<< Monsieur vous devriez prendre le 8. Y'en a un là-bas >>.
Enfoirée va... Comment ça je suis trop vieux pour toi ! Non mais... Bref, je me rends à l'arrêt indiquer, où je sollicite finalement tous les gens sous l'abri bus pour trouver le bon arrêt.
Voilà, je suis dans le bus. Il part. On passe pas loin de la gare. Ok... Je suis allé me perdre en ville... Ceci dit j'ai été mal orienté par une femme qui m'a renseigné tandis que j'attendais à l'arrêt indiqué à Julia.

Me voici à Sophia-Antipolis, j'avance vers le bâtiment où je dois me rendre. Je remarque une HB6 à l'arrêt de bus en face. J'en profite pour lui demander si le bâtiment à côté est bien celui où je dois me rendre. Ce qu'elle confirme. Je m'y rends donc après l'avoir remercié. Je marche un peu et me retourne entendant des pas. Elle me suit et constate qu'elle baisse les yeux au moment où je la regarde. Je sens comme un gêne de sa part. Passons.

Mon rendez-vous de terminé, je retourne à l'arrêt. Elle est toujours là. J'engage aussitôt.
- Je vois que le bus n'est toujours pas passé.
- Oui, il devrait plus tarder maintenant.
- Mais y'en a souvent qui passent par ici ? Y'a quand même trois lignes qui passent ici. Elles vont toutes à Antibe ?
- Pas toutes, mais bon c'est le week-end.
- Pas faux.
Petit blanc.
- Tu es d'Antibe ?
- Pas tout à fait, mais j'y habite pour mes études.
On continuera à discuter bien une vingtaine de minute. J'apprends qu'elle s'appelle Marine, qu'elle est native d'IDF, du côté de Disney (la campagne parisienne en somme). Qu'elle aime bien danser (elle a appris le rock) et qu'elle étudie la communication. Elle doit bientôt descendre (ce qui m'étonne un peu vu qu'elle habite à Antibe, ceci dit elle n'a jamais dit qu'elle s'y arrêterait).
- C'est vrai (j'aurai dû glisser ici un "moi aussi") ? Dans ce cas, faut que tu me laisses ton numéro, comme ça à l'occasion on pourrait aller danser ?
- Hmm non désolé, pas mon numéro, mais tu veux je te laisse mon facebook.
- Ca marche.
Je cherche de quoi noter et m'apprête à sortir mon téléphone après un instant.
- Je pense que tu devrais pouvoir t'en rappeler : c'est [son compte facebook].
- Ok Je te recontacte bientôt alors.
Nous nous faisons la bise.

Il est 14h à peu près quand j'arrive à la gare, je dois à présent me rendre au cours de danse. Ce dernier se passe relativement bien. Au détail que je déplore l'absence de jeune et jolie femme. Puisqu'il y a bien une ou deux jolies femmes mais elles sont assez vieilles... Ceci dit, j'ai le sentiment d'un ouverture avec l'une d'elle. Celle qui d'ailleurs me fait un peu d'effet, à ma grande surprise. Le cours se finit. Je n'aurai pas eu l'occasion de danser avec elle. Pourtant à deux reprises nous avons tenté de nous rapprocher l'un de l'autre. Mais le prof nous a séparé. Bouh le vilain.
Qu'à cela ne tienne. C'est l'heure du café. A la fin il ne restera plus que nous deux. Nous continuons à discuter un peu, puis nous nous rendons à la gare.
Sur le trajet, je lui glisse un petit : << si tu veux on peut aller chez toi après ? >> (je pense que j'ai fait l'erreur de lui poser une question et que j'aurai dû la mettre dans une continuité d'évènement).

Mais elle avait préparé le terrain. Je pense qu'elle a dû me voir venir, car dès notre arrivée dans le café, elle disait qu'elle ne pourrait rester trop longtemps, ayant promis d'aider une voisine. Aussi à ma question, elle me répond poliment : << désolée, on peut pas, j'ai promis d'aider une voisine >>. Soit, je n'insiste pas, on continue à discuter un peu. Je l'accompagne acheter du pain. Elle chope son bus in extremis. Quant à moi, j'aurai quelques minutes d'attente pour le bus.

Puis un dimanche censé être dansant, qui finalement se transformera en dimanche socialisation. J'arrive trop tard pour le cours (qu'on devait me proposer gratuit). Mais il s'avère que la femme qui devait m'introduire est en retard. J'aurai donc socialisé avec le Dj, avant de me poser devant le cours et d'observer.

Résultat : SUCCEEDED, même si le résultat est plutôt proche du DRAW, puisque je n'ai fait qu'une seule approche et que je ne suis pas parvenu à closer de façon satisfaisante.

Début de semaine
aka première sortie excitante.

J'englobe ainsi lundi et mardi. Le lundi aura été assez embêtant. Une sortie free-hugs était prévue pour la St Valentin. Je trouvais l'idée amusante. Malheureusement la pluie a été contre nous, de même que les internautes. Car nous n'aurions pas été nombreux. J'avais réussi à convaincre un collègue de venir avec moi. Tandis que nous devions rejoindre l'organisatrice (une cinquantenaire pas vraiment attirante). Au final, j'irai faire un tour à Villeneuve-Loubet pour acheter un cadeau à une amie.

Toujours l'objectif d'aborder d'un vous êtes ravissante en tête, à la gare de Nice ville je remarque une HB7. Nous avons eu quelques regards échangés, j'ai pas l'impression qu'elle soit réellement intéressé, pourtant elle me regarde souvent. Et parfois de façon insistante. Nous allons sur le même quai et recommençons ce petit jeu. Ceci dit, aucun sourire échangé. Malgré tout je me lance. Je mets ma main sur son épaule. Elle se retourne.
<< Je tenais à vous dire, tu es ravissante >>
La femme détourne la tête et m'ignore complètement. J'ai l'impression de tomber dans le vide, un peu comme si je glissais du haut d'une falaise. Je veux lui dire bonne soirée. Je vais pour remettre ma main sur son épaule, finalement je ne la toucherai pas et dirai bonne soirée à ses cheveux... Je vais m'asseoir un peu plus loin, continuer ma lecture. Ses regards me mettent mal à l'aise. Surtout qu'elle continue à me regarder par moment. Je reprends ma lecture et ne lui prête plus attention.

Plus tard à la gare Villeneuve-Loubet, sur le retour, une femme est dans la salle d'attente. Nous y sommes trois. Un jeu de regard s'installe avec HB7. Une dame est entre nous. Ceci dit je reste debout (j'aurai dû aller m'assoir à côté de HB7) et nous nous regardons de temps en temps. Puis quelques sourires s'installent, plutôt le genre de sourire gêné : "mais qu'est-ce qu'il me veut ce gus".
Malheureusement, j'ai un regard un peu fuyant et je n'aurai pas le courage de l'aborder. Nous aurons un échange de sourire franc au moment de sortir de la salle. Nous prenons le même train. Je veux aller lui parler. Je marche dans le wagon. Je la découvre assise sur une place avec un siège en face. J'ai vraiment envie d'aller lui parler. Mais il y a du monde et elle semble dormir. Je la regarde, ou plutôt l'admire dans son sommeil quand elle ouvre les yeux pile dans ma direction. Je ne défais pas mes yeux. Elle doit être épuisée ou alors en mode ésotérique car j'ai un étrange pressentiment. Je m'en veux de ne pas l'avoir abordé dans la salle d'attente. Mais vraiment...

La sortie
Mardi, je décide d'aller acheter un truc pour une amie. Je passe sur Villeneuve-Loubet. Il est tard. Une femme est dans la salle d'attente. Nous y sommes trois. Un jeu de regard s'installe avec HB7. Une dame est entre nous. Ceci dit je reste debout (j'aurai dû aller m'assoir à côté de HB7) et nous nous regardons de temps en temps. Puis quelques sourires s'installent, plutôt le genre de sourire gêné : "mais qu'est-ce qu'il me veut ce gus". Malheureusement, j'ai un regard un peu fuyant et je n'aurai pas le courage de l'aborder.

Mardi aura été une soirée riche en rencontre. Sortie jeu de plateau, il s'avère que l'un des présents est éditeur de jeu de plateau. Il emploie à ce titre une huitaine de stagiaire. Autant vous dire que je ne savais plus où donner de la tête... Surtout que j'ai eu le sentiment de plaire à pas mal d'entre elles. De cette soirée, j'ai pu m'apercevoir que deux d'entre elles avaient un copain (dont une supposée).
Par contre, le premier contact a été assez froid, puisqu'en arrivant, elles n'ont saluer que de loin. De même au départ, alors que je me suis levé pour cueillir des bises. Peut-être ne leur ai-je pas tant plu que ça.
Absence totale de kino et quelques jeux de regards. Où je me rends compte que j'ai finalement un regard encore trop fuyant. Jeudi il y aura une autre sortie, un peu plus "professionnelle". Je demande à venir et on m'accepte. Parfait, je vais pouvoir les revoir !

Positif : la rencontre de belles étudiantes.
Négatif : un regard encore trop fuyant.



Mercredi
aka deuxième sortie excitante.

Moi même stagiaire, au sein de l'entreprise où je suis, je côtoie régulièrement deux chinoises. Durant la deuxième semaine, fait que je n'ai pas mentionné, j'ai engagé la conversation avec elle. Elle s'appelle Xuan (lire Chuan) et compte repartir en chine d'ici la fin de l'année scolaire. Ca tombe bien, je ne veux pas me mettre en couple. De façon implicite, je lui demande si elle apprécierait d'avoir un fuck-friend français, elle en rigole en haussant les épaules. Je prends ça pour un oui. Quelques jours plus tard, lors de la conférence il y a deux semaines, j'ai commencé à lui faire la bise. Cela lui a plu. Elle avait un grand sourire en me quittant. Mieux, elle a toujours son petit sourire quand elle me croise. Aujourd'hui, je prends mon courage à deux mains, alors qu'elle s'apprête à partir :
- Chuan ?
- Oui ?
- Je voulais te demander, tu fais quelque chose ce soir ?
- Non.
- Ca te dirait de venir danser avec moi ce soir ? Un cours de salsa.
- Ah mais je sais pas danser...
- C'est pas grave, c'est un cours pour débutant, tu peux venir (j'aurai dû glisser un petit ça me ferait plaisir de danser avec toi).
- Non désolée.
- Dans ce cas, donne moi ton numéro, comme ça je pourrai te proposer autre chose.
- D'accord, mais je le connais pas par coeur...
Elle commence à regarder son répertoire
- Donne moi ton téléphone, je me fais biper, comme ça t'auras aussi mon numéro.
- Ok.
Je prends son téléphone, compose mon numéro. Nous nous remercions et nous faisons la bise (j'aurai peut-être dû lui faire un kino, mais j'ai le sentiment que pour elle, la bise elle-même est un kino).

Le cours est censé être un rassemblement de débutant. Il s'agit d'un cours d'initiation à la salsa portoricaine. Le cours débute. Nous sommes 4 hommes pour 7 femmes, loin d'un réel rassemblement. On fait quelques exercices d'échauffement. Puis on passe directement à la pratique.

Je remarque une femme qui me plait, je me décale un peu vers elle. Nous voici à danser ensemble. Nous travaillons les premiers pas ensemble. Je remarque que ses mains sont froides. Je referme les miennes sur les siennes pour les lui réchauffer. Bien sûr, on regarde nos pieds comme des glands au début, puis yeux dans les yeux. Pas de doute, elle me plait.

Puis vient la tenue fermée, c'est-à-dire une main dans le dos de la partenaire. On est censé laisser un espace, mais nous nous collons littéralement. Et là... Et là...
C'est le drame : j'ai une érection.
Pas vraiment un drame en fait, car j'ai constaté il y a quelques temps, que les femmes sont souvent flattées d'une telle réaction. Alors bien sûr, quand nous repassons en tenue ouverte, soit mains dans les mains, avec bien 1m entre nous, je ne peux m'empêcher de constater, en regardant mes pieds, qu'une de mes poches a plus que légèrement enflée.
Le plus drôle je crois, c'est quand yeux dans les yeux avec elle, le prof a dû nous dire trois fois de passer en position ouverte.

Quelques minutes plus tard, on alterne les partenaires, et travaillons le guidage. Element essentiel de la salsa pour un homme. C'est d'ailleurs là où on voit le mieux la connexion (pour reprendre les termes du prof) entre deux danseurs. Une amie de cette charmante femme a eu la mauvaise manie de suivre le prof. A la fin, n'en pouvant plus, je lui rappelle qu'elle est censé se laisser guider et non suivre le prof qui est à côté. Ainsi se finira le cours débutant. Auquel succède le cours avancé.

Pour nous donner envie ou nous dégouter, la question est posée, car quand on les voit danser, on ne peut que se sentir humble voire même petit, très petit.
Quoiqu'il en soit, je remarque que ma HB8 (en fait 7, mais 8 parce que c'est la première que j'en ai une érection dans un tel contexte) discute avec une autre femme. Son amie est assise à côté. Je m'approche et entame la discussion avec la plus proche de moi, l'autre femme. Puis d'enchaîner avec HB8. Thème de la discussion : les danses précédentes, savoir d'où elles sont. J'aurai au final surtout discuter avec l'autre femme, ce que je regrette, car je voulais me rapprocher de HB8.
J'apprendrais plus tard que HB8 s'appelle Sophie, son amie Jessica (HB6) et l'autre femme Elodie (HB5), notamment en récupérant leur facebook. Le lendemain je fais une demande d'ami. Seule Elodie accepte.

C'est l'heure de leur départ. Je tiens à leur faire la bise, alors que deux femmes viennent me proposer de danser, auxquelles je demanderai d'attendre patiemment : << un instant, j'aimerai leur dire au revoir >>.

En tant que débutant, bien sûr les femmes ne se poussent pas tellement pour danser avec moi... Encore que. Mais autre élément important, c'est à l'homme d'inviter. Chose que je n'ai jamais faite, à l'image du guidage notion nouvelle et nouvellement mise en pratique. Je suis plus que mal à l'aise et au final ce seront une HB4 et une HB3, membres d'une association d'initiation aux danses (c'est un peu la loose mais bon, j'ai l'excuse du débutant *toussote*) qui m'inviteront et continueront mon initiation aux danses. Notamment la kizomba où HB4 en profitera pour se coller à moi. Et la batchata où HB3 en profitera pour se coller dans mes bras.

Là où j'ai le plus merdé sur cette soirée, ce sera finalement de ne pas avoir invité HB8. Sincèrement, avec le recul, j'enrage et je me mettrai volontiers des coups de pied au cul...

Positif : j'ai facebook-close trois femmes en même temps.
Négatif : je n'ai pas su démarquer HB8.



Fin de semaine
aka continuité de la première sortie excitante.

Objectif du jour : closer l'une des stagiaires.

Me voici à nouveau en compagnie de ces ravissantes stagiaires. Ceci dit, elles ne sont pas toutes là. Puisque sur les 6 (j'ai un doute sur le nombre de mardi) que j'ai déjà pu rencontré, il n'y en avait que 4. Dont deux qui avaient été mes voisines mardi. Je pose mes affaires et fait le tour de la table : je veux mes bisous !

Je fais donc la bise à toutes les femmes présentes. troublé, je m'assois sans saluer leur tuteur de stage. Oups, je lui tends la main. Il me raille d'un "faisons nous aussi la bise". Pour le coup j'accepte (dans l'absolu, faire la bise à des hommes ne me dérange pas le moins du monde. D'une part car je suis bi. D'autre part, car c'est un acte courant dans le sud. Ceci dit, avec le recul, je me rends compte d'une petite erreur de ma part, car je n'ai pas démarqué les femmes). Je complimente au passage ma voisine pour sa tenue bien plus féminine que la première fois où je l'ai vu. Ils passent la soirée à distribuer des rôles pour l'organisation du Festival International du Jeu, qui aura lieu à Cannes le week-end prochain. Festival où j'irai dimanche prochain.

Puis viennent les jeux, on fera quelques parties. Durant lesquels je ferai des jeux de regard avec ma voisine d'en face. HB6 est ravissante. Malheureusement, mon regard se fait encore fuyant. Je prends conscience de ce problème et décide de poser davantage mon regard. Nous ne tardons pas à nous échanger de francs sourires. La soirée continua dans le rire et la bonne humeur. L'une des participantes aura même une crise de fou rire assez mémorable. Le simple mot "ratatouille" la faisant littéralement pleurer de rire.
J'ai le sentiment d'avoir démarqué HB6, elle est la seule avec qui j'ai eu cet échange de sourire et de regard aussi dense.
Fin de la soirée, j'arrive à placer un petit << maintenant que vous avez les jeux, faut toutes me donner votre email >>, ce en fixant HB6 aka Julia. Elle sera la dernière à partir. Ses copines sont sur le pallier. Au moment de lui faire la bise, je décide de lui faire un kino, malheureusement, j'ai un instant d'hésitation entre la hanche et l'épaule, choix pour l'épaule, et tandis que je lève l'avant bras, son épaule gauche reste désespérément loin : elle me fait la bise dans une position un peu bizarre, les épaules quasiment de profil, le pied droit avancé pour me faire la bise. Je me retrouve comme un con avec la main sur le ventre. D'ailleurs c'est pas sur mon ventre qu'elle aurait dû finir, mais sur le sien...

Résultat : FAILED

Echec à relativiser avec un jeu de regard qui se veut plus sûr et un kino "lancé dans le vide". Ceci dit, je n'ai aucun moyen de recontacter l'une d'elle. Pour le moment...
Je dois les revoir lundi. Je sais que Julia sera là. Objectif annoncé : la kinoter et la closer.

***

Vendredi, j'ai un entretien, raison pour laquelle j'ai dû écourter l'écriture du message que j'espérais finir dans la soirée, ce dont je n'aurai finalement pas eu le temps. Quoiqu'il en soit, je me rends à l'entretien.

Dans le bus, une femme très agréable à regarder, HB8. Nous avons un jeu de regard, mais aucun sourire. J'ouvre ma veste, il fait chaud. Je la vois qui se mord la lèvre. Une place se libère à côté d'elle. Après quelques minutes d'hésitation, j'avance et me mets en face d'elle. Je veux lui dire qu'elle est ravissante, mais elle a des écouteurs sur les oreilles. J'ouvre la bouche pour lui parler. Il n'en sortira rien. En revanche j'ai un sacré noeud dans l'estomac. Je prends quelques profondes inspirations pour faire passer la boule. Il y a du monde, mais le bus n'est pas plein. Il doit y avoir une poignée de personne à portée d'oreille.

Voilà, ça va mieux. Ma station approche, j'appuie sur le bouton pour indiquer mon prochain arrêt. Je ne peux m'empêcher de continuer à la regarder. Finalement, je pose ma main sur la sienne et attire son attention. Elle ôte un écouteur.
- Je tenais à te dire : tu es ravissante.
- Quoi ?
- JE TENAIS A TE DIRE : TU ES RAVISSANTE (bien sûr je n'ai pas crié mais je tenais à marquer le ton plus fort que j'ai employé).
Elle marque comme une pause de quelques secondes.
- Merci. Et elle remet aussitôt son écouteur.
Le bus s'arrête, je dois descendre. Je note au passage les deux femmes qui étaient à côté et qui pour le coup m'observe pendant que je descends.

Une question toutefois me taraude, comment aurait-elle réagi si je n'avais pas appuyé sur le bouton avant de la complimenter ?

Positif : "vous êtes ravissante" accompli.
Négatif : vraie lutte interne pour y parvenir, révélant un manque d'assurance certain.

Je tâcherai de continuer à complimenter à l'occasion, mais surtout, c'est décidé, il faut que je m'entraine à engager des conversations, aussi anodine soient-elles.

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 25.02.11
par Tarrel
La sortie tue le sarge

Objectif de la semaine : engager des conversations, quelconque ou pas.

Une semaine assez occupée par les sorties et une le sentiment d'avoir reculé un peu au niveau du game, je suis assez loin des objectifs que je m'étais fixé.

Un week-end passé avec mon amie. Je lui ai dignement fêté la St Valentin. A savoir que j'ai jamais vraiment fêté quoique ce soit jusqu'à maintenant. J'ai toujours trouvé ça "chiant". Mais en relisant ma fiche, j'ai vu à mon étonnement qu'il existait une compétence sociale associée aux évènements de ce type...
Durant ce week-end passé au lit j'ai testé quelques techniques de psycho-sociale. Rien de bien méchant, je vous rassure. Mais j'ai ainsi vu quelques unes de mes requêtes aboutir. Ce que j'ai trouvé marrant, c'est le déni de ces faits quand on en a discuté par la suite. J'ai pas insisté davantage sur ce point, surtout que je me faisais railler à prendre des cours sur ce qui est inné chez la majorité des femmes (des personnes ?).



Lundi

Objectif du jour : kinoter et closer Julia.

Rendez-vous avec les stagiaires. La soirée était déjà complète, mais j'ai réussi à gratter une petite place. J'arrive sur les lieux. Je ne fais la bise qu'à la table où se trouve Julia, un instant d'hésitation pour les autres, mais ils sont en train de jouer. Je ne vais pas les déranger. Je m'installe à côté de Julia, une place étant libre.

Nous jouons au perudo (jeu de merde au passage). Je me fais éliminer vers la fin de la partie. Un autre jeu s'installe à côté de moi. HB6-Jo nommée Joanna s'installe à côté de moi. Je demande à rejoindre la partie, mais ils sont déjà assez nombreux. Je me moque un peu d'elle et change de table, rejoindre une autre partie.

Un peu plus tard, HB6-Ju(lia) et HB6-A(mandine, celle qui m'avait plu dès le début) débarquent. Je savais que HB6-A était spéciale, car lors d'un précédent Time's up, elle avait essayé de faire trouver "Bill Clinton" en disant "acteur américain", la soirée viendra le confirmer. Elle vient de perdre deux places, tandis que je ne peux m'empêcher de penser à une devinette : "vous connaissez l'avantage des cruches ? C'est qu'on peut facilement les remplir". Bien sûr je ne me suis pas permis de la dire.
HB6-Ju est encore à côté de moi. Pendant la conversation, je place un kino sur le bras.
Nous débutons une partie de "déclic", un jeu de réflexe et d'attention. Le principe, des questions, une main qui dit faux, une autre qui dit vrai. Avant le début de la partie, les joueurs doivent se présenter : prénom, nom, âge, profession. J'avais repéré HB6-Ju sur Facebook, voilà l'occasion rêvée pour lui envoyer un message plus tard. Dès le début on se trouve donc avec une pile de main au milieu de la table. Vrai jeu à kino, un régal. J'ai souvent savouré d'avoir ma main sur celle de HB6-Ju ou HB6-A.

Fin de la soirée, les stagiaires doivent partir. Le moment de la bise. HB6-Ju est la dernière à me faire la bise. J'en profite pour placer un kino.

Plus tard, je lui enverrai un message. Il s'avère qu'au moment de poster dans mon journal, elle n'a toujours pas répondu.

Résultat : SUCCEEDED
Je devrai peut-être plutôt mettre draw, car j'ai pas vraiment closé en réalité.
Je dois les revoir ce soir et dimanche. J'ai intérêt à récupérer des numéros si je veux les revoir.



Mardi

Soirée JDR. J'ai passé la soirée assis à côté d'une HB3, et en face d'une HB5. Pas de réelle discussion à proprement parler, nous étions là pour le jeu. Nous avons joué à Shadowrun. Tous les trois étions des mages, moi mage de bataille, HB3 mage mental, HB5 mage de soin.
J'ai fait quelques kinos à HB3. Dont un kino sur la jambe à un moment. Elle en a croisé les jambes, visiblement gênée, j'ai eu le sentiment de l'éloigner en faisant ça. Un des gars de la table était super à l'aise, il a pas arrêté de lancer des kinos à tout le monde, hommes et femmes. Le plus marquant a été quand il a pris les mains de HB3. Ce sera grâce à lui que j'aurai numclose toute la table...

Il me demande mon numéro pour pouvoir organiser des parties plus tard. Je lui donne le mien et prends le sien. Dans la foulée, je demande aux autres si ça les intéresse et si je peux prendre les numéros. Personne ne s'y oppose. J'aurai attendu jeudi pour recontacter HB3 et 6, jour où je n'avais rien de prévu.

Moment de la bise, HB6 me place un kino. Mais elle a kino aussi un peu tout le monde je crois.

HB3 part en vacance. HB6 n'a pas répondu. Je relancerai HB6 à l'occasion.

Positif : Une avancée sur les kinos.
Négatif : numclose général ? Absence de kino pour HB3.



Mercredi

Cours de salsa. J'arrive un peu en retard, pas trop grave, ils viennent juste de commencer et refont encore les bases. Je viendrai donc avec encore plus de retard la semaine prochaine...
Je salue les hommes que je connais / reconnais. Mais aucunes femmes, car elles vont changer régulièrement de partenaire. Je sais donc avoir l'occasion de toutes les saluer. Je ferai la bise à une dizaine d'entre-elles. De la HB2-MIDLF (notez le D pour don't) à la HB8 (faudra que je pense à faire la bise à la prof la prochaine fois).

J'ai remarqué une HB5 qui me plait, mais sans plus. Et une HB7 que je n'avais encore jamais vu. J'apprendrais ultérieurement qu'elle s'appelle Alexia et est venue avec des amies de la salle de sport. Quant à HB5, elle viendra quelques fois engager la discussion. Je lui redemande son pseudo, pour la tchat-close, mais je me rendrai compte dans la soirée que j'ai encore raté son pseudo. Objectif annoncé : avoir son numéro dans deux semaines (elle ne vient que toutes les deux semaines).

Positif : Link detected.
Négatif : Timidité à exercer certains pas de danse un peu "hot" avec les HB5+ (sientala, le seul pas non de base connu pour l'instant).




Jeudi

J'ai recontacté plusieurs femmes. En vain. Je m'étais mis en tête de sarger en allant chez un ami. Il s'avère que ce dernier est sorti. J'ai la flemme de sortir et je suis fatigué, je vais en profiter pour me coucher tôt.
Petit récap :
- la chinoise semble me fuir depuis que je lui ai proposé une sortie film.
- Julia n'a pas répondu.
- Sophie aka HB7(+1 pour l'érection) ne répond pas sur facebook, malgré qu'elle ait accepté ma demande d'ami (faudra que je lui demande son numéro).
- Christianne (HB6-MILF de la sortie poker en début de journal) n'a pas répondu.
- Juliette (HB6 de la soirée où j'ai numclose tout le monde) n'a pas répondu.
- Amandine (HB3 de la soirée citée ci-dessus) n'a pas répondu.

Pas fameux comme prise de contact.
Et pour couronner le tout, mon ami n'est pas disponible.

J'irai donc dragouiller un peu au chaud, sur un jeu de rôle en ligne.

Positif : un récapitulatif.
Négatif : aucune suite donnée.



Vendredi

J'ai eu une réponse de Christianne. Je dois la voir samedi. J'espère la f-close. Pour parler crument : j'ai besoin de me vider là...


***


Je m'étais donné pour objectif de semaine de contacter un max de personne. Ce que je n'aurai absolument pas fait hors sortie. A l'inverse de la semaine dernière.

Résultat : FAILED

J'ai intérêt à me faire violence pour la semaine prochaine : même objectif.

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 26.02.11
par Dreïev
Journal très bien, descriptions et réflexions sympas, l'avancée et la progression est (et sera?) solide. Continue comme ça!

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 02.03.11
par Tarrel
Merci ;)
Ca fait plaisir ^^

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 03.03.11
par Tarrel
Christelle, le retour

Objectif de la semaine : engager des conversations, quelconque ou pas.

Plus j'avance dans le livre qu'on m'a prêté, plus je me découvre une vocation. Ceci dit, je suspecte le livre d'être tourné dans ce but : j'ai trouvé quelques cours sur le net, ils n'ont pas du tout, mais alors vraiment pas du tout le même attrait. Il faut d'ailleurs reconnaître qu'il s'agisse d'un livre de vulgarisation. Ce qui ne m'empêchera pas de prochainement passer dans des bibliothèques à guetter des ouvrages de psycho-sociale.

C'est donc en dévorant le livre prêté que je me suis déplacé ce week-end.
Week-end qui a l'inverse de mes précédents messages, je vais décomposer. Le Festival International du Jeu (FIJ) y aidant.

Vendredi dernier

Ma journée terminée, je prends la direction de Cannes. Etant invité à une soirée privée (peut-être pas si privée que ça en fait) de démonstration de prototype de jeu. J'arrive sur le stand de mon ami, et salue les jeunes et ravissantes stagiaires. Quand je croise une femme, comment dire, HB9 (objectivement plutôt HB7 voire 8). HB9 aide au stand. Assez rapidement, je lui demande son prénom. Elle s'appelle Roxanne. Elle prendra quelques poses aguicheuses, dont je ne pourrai détourner les yeux.

Je suis arrivé à la fermeture du salon. J'aide à déménager l'une des démonstrations de la soirée. Ce qui sera pour moi comme une prise de conscience : les stagiaires se sont évaporés et personne n'a eu la gentillesse de prendre mes affaires. Merci, c'est toujours agréable...

L'ami, ou le pote, ce qui serait plus juste, mais tromperait sur le fait que je ne lui suis pas familier au point de l'appeler mon pote. Ce qui sera d'ailleurs pour moi l'occasion de réévaluer durant la nuit la terminologie d'amitié : ses différents de degré etc, mais je m'égare.
L'ami donc, et quelques autres de ses employés et moi-même, discutons un peu à la sortie professionnelle du palais d'exposition. Tout le monde a finalement un petit truc à faire et s'esquive dans son coin. Me voici seul à aller à la soirée privée pas si privée, où je dois rejoindre une l'ami d'un des employés, ami qui doit lui aussi rentrer en train. Et où nous rejoindrons l'employeur et sa secrétaire.

Vu l'état de fatigue de la secrétaire, je me fais peu d'illusion sur leur venue à la soirée. J'arrive au bâtiment devant accueillir la soirée. Je galère un peu pour trouver. Ce sera finalement en montant avec un couple que je vais parvenir à arriver dans la pièce. Une grande pièce blanche avec de la moquette bleue et une bonne cinquantaine de table si ce n'est plus. Je fais un peu le tour des tables. Je discute avec quelques exposants, pas de doute, c'est une soirée de "hardcore-gamer" (terme avant tout usité dans le monde du jeu-vidéo) : je comprends rien aux règles qu'on m'explique et limite je dois redemander cinq fois l'explication avant de commencer à saisir.

Bref, je change deux trois fois de table, quand au loin, je distingue une pancarte de maître de jeu. En gros, lors d'une partie de jeu de rôle, le maître de jeu cache ses jets et une bonne partie de son matériel derrière une sorte de mini-paravent, souvent au thème du jeu.
Je m'approche, engage la conversation sur le jeu. Il s'agit d'un jeu de rôle avec des zombies, des chasseurs de zombies et des réfugiés. Tout de suite, la ressemblance qui me frappe : http://www.hordes.fr.
Je feuillette le livre de jeu. Les deux joueurs se lèvent, j'en fais de même pour continuer à lire un peu le livre. Quand au moment de lever la tête et de rendre le livre, je m'aperçois que nous sommes à l'autre bout de la salle, entouré d'une dizaine d'autres joueurs. Mais qui préparent visiblement un tournois de jeu, tournois à l'inscription payante.
Petit coup de panique, je rends le livre et retourne vers les premières tables. Je reste à côté d'une table et m'en vais. Je déteste ce sentiment de faire l'intrus.

Sur le retour, dans le train, une femme anglophone se fait voler un sac. Ce qui sera le début d'une discussion entre deux femmes assises derrière moi. Bientôt arrivé, je me retourne et prends partiellement part à la discussion. Nous descendrons tous les trois à la même station.
Dois-je voir dans le vol de sac un signe ? Car à mon arrivée, je constate que mon vélo a été volé.

Voilà une journée où j'ai finalement déjà rempli mon objectif de semaine. Néanmoins, il ne correspond pas tout à fait à ce que j'imaginais.



Samedi

Objectif du jour : f-close MILF Christiane.

Je rejoins Christiane chez elle. Nous passerons la majeure partie de la journée à tenter des opérations sur son ordinateur. Je ne m'étalerai pas ici sur la technicité de la rencontre avant de conclure que j'ai pas su faire ce que je voulais. Conclusion qui vient se renforcer par le refus de Christiane.

Au fil de la matinée, je glisse quelques kinos. Elle me fait une réponse similaire. Rien de sexuel toutefois. Peut-être aurai-je dû sexualiser la conversation. A l'inverse, j'ai fait l'erreur de parler des deux enfants qui trônaient en photo dans la pièce : cela l'aura lancé dans une optique de construction familiale. Mais est-ce seulement à cause de mes paroles ? J'en doute.

Ce sera après le repas, que je lui ferai ouvertement des avances. Malgré une hésitation certaine, où mes kinos plus insistant et une sorte de peur de ma part, m'empêcheront de me lancer avant quelques tentatives.
Je laisse ma main dans son dos. Elle se lève et me demande si je veux boire quelque chose. Je sais à ce moment, qu'elle va sûrement me refouler mais je suis lancé. Alors je me lève et en m'approchant lui réponds : "ce que je veux..." tandis que je tends ma main vers ses hanches.

Elle va littéralement paniquer et s'enfuir vers les tiroirs de la cuisine. Je préfère ne pas imaginer ce qu'il y a dedans. Son refus donnera l'occasion de nouer un réel dialogue, après l'avoir rassuré sur mes intentions, c'est-à-dire que je n'avais aucun désir de faire des histoires et qu'on pouvait parfaitement continuer à discuter.

J'apprends ainsi qu'elle n'a pas ou peu de vie sexuelle et qu'elle souhaite avant tout une relation stable, un homme avec lequel elle pourrait avoir des enfants ou à défaut, établir une vie paisible.

Nous nous sommes quitter gentiment, en se promettant une partie de poker.

Mais la journée n'est pas fini, car le soir même, j'enchaine sur une sortie salsa.
Je passe chez moi me changer, et arrive devant le club. J'ai croisé il y a cinq minutes trois femmes que je vois arriver et s'approcher de la même porte que moi. Nous nous sommes fait refouler tous les quatre : le club n'a pas encore ouvert. L'une d'elle lâche une plaisanterie : "19h moins 5, c'est pas 19h !". Alors que l'organisatrice nous a donné RDV à 18h30...
Je passerai ainsi dix minutes à discuter avec elles : HB3 environ 50 ans, HB5 de mon âge, HB7 peut-être 35 ans. Nous entrons. Je dépose mes affaires à côté des leurs. Nous continuons brièvement à discuter. Je profite d'un blanc pour aller saluer l'organisatrice et le DJ.

Nous ferons tous le cours pour débutant, que j'ai pu négocier. A la suite duquel je dois m'éclipser.

***

Plus tard dans la soirée, je reviens au club. M'installe dans mon coin et vais prendre un coca. Je remarque les trois femmes précédemment abordées. Et décide de m'approcher d'elles. Je vais finalement rester un ou deux heures au club, à ne rien faire à part discuter avec HB5 et observer les danseurs. Heureusement qu'il y a un show de prévu, car ça me ferait mal d'avoir payer ma place (aussi peu chère fut-elle en comparaison du prix initial). L'heure tourne et bientôt un bus doit passer. L'avant dernier. Hors je commence un peu à me faire chier. Je reçois un texto et y réponds. C'est l'heure de closer, en plus avec le texto ça fait genre quelqu'un me demande.

Et là, difficulté : quel est son prénom déjà ? Je prends conscience qu'en fait je m'en fous royalement d'elle. Oui, c'est son amie HB7 que j'aimerai niquer en fait : je me souviens du prénom de HB7 alors que j'ai à peine parler avec elle. Je me souviens du fail de Julia à Antibe : même problématique, sauf que j'ai demandé le nom, avant d'essuyer un refus pour le numéro.

Je place ma paume entre les omoplates d'HB5 et lui dit :
- Je vais devoir y aller. Tu me laisses ton numéro, comme ça on aurait peut-être l'occasion de danser ensemble, dans un cadre un peu moins stressant.
- Ok.
Elle cherche son téléphone : elle ne connait pas son numéro.
- Je te donne le mien si tu préfères, comme ça tu me fais biper.
Elle continue à chercher dans son répertoire. Elle trouve "moi" et me montre le numéro que je note. Je la fais biper, histoire qu'elle ait mon numéro également, sauf qu'il n'y a pas de réseau.
Là, c'est le moment critique, celui où je pose la question qui fache :
- Ton prénom c'est Sophie déjà ?
- Non, c'est Françoise.
Je la sens vexée et prédis qu'elle ne me répondra jamais.
- Ok j'ai tout faux en fait. Remarque y'a un e à la fin des deux.
Un homme l'invite à danser. Je profite de ce moment pour répondre à un nouveau texto.

Elle ira s'asseoir loin de moi, à côté de HB7 et d'autres de ses amis. Je me lève et salue le gars avec qui elles sont arrivés et dont je connais le prénom. Guillaume... Mince je me souviens de son prénom, mais pas celui de Françoise. Que je salue de loin d'un geste de la main, ne voulant pas faire l'acrobate entre ses amis.

Sur le trajet du retour je continuerai mon échange de texto : Christelle a refait surface. Voilà déjà une ou deux semaines qu'elle continue à m'envoyer quelques textos tels que "coucou sa va ?".

Assez surpris de sa prise de contact, je réponds quand je peux. C'est ainsi que lundi dernier en revenant sur Nice, j'aurai un échange de texto avec elle tout le long du trajet. J'en profite pour tenter quelques techniques, notamment celle du meilleure souvenir, en essayant de l'associer à notre conversation :
"Quel est ton meilleur souvenir de Paris ?"
"Ca me fait plaisir d'en discuter avec toi, car j'ai aussi vécu un truc là-bas : [souvenir bidon]"
J'ignore si c'était maladroit de ma part, en tout cas, visiblement ca marche, car elle continuera à m'envoyer des textos quasiment tous les deux trois jours.

Mais ce samedi, alors que je rentre, elle m'envoie un texto vraiment bizarre, dans le style "je suis en string et je pense fort à toi en lisant un manga". Du fait de son changement de numéro, je suspectais un truc bizarre, genre elle aurait refilé mon numéro à quelqu'un. Ce texto "string" ne fait que confirmer mon impression. Malgré tout, cela m'amuse. Je trouve l'échange divertissant et continue à répondre.
"Tu me rends fou à parler de truc comme, faut absolument que je te rencontre, j'ai besoin de toi".

Plus tard dans la semaine elle me donnera une adresse et un nom d'interphone. Avant d'annuler le rendez-vous. Sûrement un shit-test pour voir si je viens quand même. Mais les codes libertins m'apprennent à respecter certains désirs, malgré mon envie brûlante d'aller appuyer sur le bouton pour avoir des réponses.
Une femme qui dit non, il faut respecter aussi bien le non que la femme qui le dit.

Résultat : FAILED

De la discussion que j'ai eu avec Christiane à la suite de mes avances me laisse un peu perplexe et me fais mettre le doigt sur une interrogation que j'avais déjà eu : et si le fait d'être libertin me faisait prendre le problème à l'envers ? C'est-à-dire que je cherche avant tout à baiser, avant de discuter une fois la tension sexuelle estompée.



Dimanche

Objectif du jour : closer l'une des stagiaire.

Sortie FIJ, je me réveille très en retard. J'avais annoncé une heure de retard. J'en aurai finalement presque deux. Je passe au stand prévu. Personne et surtout, le stand ne semble pas correspondre au lieu de rendez-vous. Quelques péripéties plus tard, je les rejoins à une table de jeu. "Skull and Roses" un jeu très sympathique à jouer. Un poker, mais avec des dessous de bière. A jouer dans les bars, après quatre bières par personne. Je vais découvrir un autre jeu un peu plus tard : Morrigan, un jeu de carte ma foi fort sympathique également. Sur lequel on se prend vite au jeu.

Je finis la partie de Morrigan et rejoins les stagiaires. Je vais faire la connaissance d'un autre gars qui est venu pour aider sur le stand. Simon, j'apprendrais qu'il est étudiant en ingénierie des matériaux et qu'on lui a payé le voyage pour qu'il vienne aider. Encore un stagiaire en somme. Je salue un peu tout le monde. HB6-Ju(lia) se tient à distance. Elle esquive mes regards. Je ne sais pas trop quoi penser. J'ai l'impression qu'elle veut simplement m'éviter. Je laisse passer une heure peut-être, entre les jeux, les gens, le temps passe vraiment vite.

Surtout qu'entre temps, j'ai promis de faire une partie avec HB9-Roxanne.

J'approche de HB6-Ju.
- Bonjour madame, vous allez bien ?
- Bonjour...
Je lui tends la main et la serre tandis que je place également un kino dans le dos, avant de m'assoir à côté d'elle.
Nous discutons quelques temps. De sa journée d'hier, des jeux qu'elle a montré aujourd'hui, enfin rien de réellement palpitant.
Puis elle s'éclipse.

On me demande alors de faire la démonstration d'un jeu. Roxanne me demande de laisser tomber ce que je suis en train de préparer, pour superviser la partie d'où elle doit s'absenter. Partie qui concerne le jeu auquel je dois jouer avec elle dès que nous serons tous deux disponibles.
Sauf que je ne connais ni le jeu, ni les joueurs. Pas bien grave dans l'absolu. Ce qui me gène davantage, c'est de laisser en plan les deux couples avec lesquels je dois jouer.

HB9 s'éclipsera à son tour.

***

Plus tard, je parviendrai à faire une partie avec HB9, sur un jeu nommé "Coeur de Dragon". Il se joue à deux. Sincèrement, je le déconseille, il est divertissant, mais loin d'être vraiment intéressant. Nous jouons donc en face à face. J'en profite pour discuter avec elle. Malheureusement le salon doit bientôt fermer. Et d'une partie à discuter, nous passons à une partie où il faut finir.

Toutefois, j'ai l'impression qu'elle me fait du pied. D'abord, genre elle se penche et touche son pied avec le mien. Bon, pourquoi pas, un "accident" ça arrive. Mais là où ça devient un peu plus flagrant, c'est quand limite elle se retrouve à écraser mon pied avec le sien. Sauf que je ne sais pas du tout comment réagir à ça...
J'ai de fortes envies de la caresser, mais je sens le regard des autres stagiaires qui me bloque complètement. HB9 est une experte de pyromancie, pas de doute.

Malheureusement (pour moi) je suis encore très (voire trop) maladroit dans ce genre de situation. Nous sommes à la fin de la partie, quand elle déclare :
- Faut qu'on se dépêche, j'ai un rendez-vous après...
- Ah mince, moi qui espérais pouvoir t'inviter à boire un verre.
- Une prochaine fois peut-être, je dois retrouver mon tatoueur.
Nous continuons la discussion en rangeant le jeu.

La voici sur le départ. Je m'approche d'elle, lui fais la bise et lui demande son facebook (erreur de ma part, j'aurai mieux fait de lui demander son numéro).
Puis prenant mon courage à deux mains, je m'élance vers les stagiaires et leur dis, par paire : "Vous me donnez votre numéro ? Comme ça on pourra se refaire quelques parties à l'occasion". J'en ai les mains qui tremblent, tellement j'ai l'impression d'aller au casse-pipe après le poids de leur regard durant la partie avec Roxanne.

Avec le recul, je me pose la question de savoir si c'était un regard en rapport avec le style de Roxanne (gothique/métaleuse) avec les cicatrices et les pierçings qui vont bien, ou si c'était en rapport avec mon incapacité à gérer le pied de Roxanne et plus généralement, à gérer les signes de Roxanne.

Quoiqu'il en soit, je suis devant elles, les mains tremblantes à essuyer des refus. Toutes me refuseront leur numéro. Rien de très surprenant au final. J'ai bien vu aux gars qu'elles accostaient pour jouer que je ne correspondais pas du tout à leur type.

A la suite de quoi, je décide de m'esquiver. Je ne désire pas rester en compagnie des stagiaires qui viennent de toutes me refouler.
A mon grand plaisir, je vais retrouver Roxanne à la gare.

Ce sera à ce moment où je vais en apprendre le plus sur elle. De ce qu'elle fait, à ce qu'elle a fait, ce qu'elle joue (c'est une rôliste), etc. Ainsi je vais découvrir qu'elle est strip-teaseuse. Ce qui explique bien des choses...
Plus tard dans la soirée, je lui envoie un message sur facebook. Je constate avec une certaine tristesse qu'elle a plus de 2000 amis... Il s'agit donc d'un compte pro. Elle ne prendra (pour l'instant ?) pas la peine de me répondre à l'heure où j'écris ces mots, ce qui m'attriste, car je n'ai pas arrêté de penser à elle dimanche soir.
Phénomène qui me pousse à coller des étiquettes "DANGER" sur mes pensées à son égard.

Objectif du jour : FAILED.

Bon j'ai facebook close HB9, enfin, si on peut dire... J'ai surtout fait de la merde à pas savoir comment exprimer mon désir quand elle me faisait du pied. Quitte à me cramer bêtement, au moins j'aurai eu des couilles.



Mardi

Nouvel entretien, encore à Sophia. Alors que je patiente dans une sorte de salle d'attente, je constate la présence d'une deuxième personne qui vient aussi pour un entretien. Je lance la discussion assez naturellement. C'est un ingénieur qui vient pour un stage de fin d'étude.

***

Je sors du bâtiment avec l'impression d'avoir bien su gérer l'entretien. Impression qui sera infirmée par une réponse négative reçue le lendemain.

Je me rends à l'arrêt de bus. Il pleut. Il fait froid. Une femme est sous un arbre. Après quelques minutes d'hésitation réflexion, je m'approche d'elle et engage la conversation sur un thème imparable et indémodable : "il fait froid aujourd'hui, quel temps de merde".
J'arrive à avoir son numéro très rapidement :
- Je suis arrivée il y a quelques mois, c'est pas évident, je connais quasiment personne.
- Donne moi ton numéro alors, comme ça, on pourra se faire un truc à l'occasion.
Il s'avère que c'est une geekette. Geekette HB6, autant dire que ça coure pas les rues. Car laissez moi vous dire que la geekette est une espèce rare. Les femmes qui se disent geek parce qu'elles utilisent facebook et regardent les experts en streaming ou DDL, ça me fait sourire (car c'est surtout des otakus, ce qui est encore plus vrai si elles sont fan de manga). Mais des geekettes qui sortent d'une école d'ingénierie informatique...

On discutera le long du trajet en bus. On parlera pas mal d'informatique. Puis je la sens moins présente. Ses réponses sont de moins en moins ouvertes. Je laisse quelques blancs. La voilà qui s'endort...
J'arrive à ma station, kino sur l'épaule pour avoir son attention, bises : "à la prochaine".

Positif : +1 pour l'objectif de la semaine.
Négatif : cible trop isolée pour un gain réel d'expérience.



Mercredi

J'ai passé toute la soirée au téléphone avec l'ex de mon cousin, mère de son fils. Je dois aller la voir ce week-end, direction Marseille vendredi soir, puis Toulouse. J'espère me faire une session de SPU en direct game quelque part en ville. Encore faudra-t-il que je parvienne à m'isoler.

Toujours des textos bizarres de la part de Christelle. Mais bon, c'est toujours aussi drôle. Quoiqu'il y ait eu une escalade pornographique dans ses messages.

Normalement c'est le jour du cours de salsa, mais le mauvais temps a fait que la soirée a été annulée. La route pour y accéder ayant été fermée. Une autre soirée était disponible, mais il s'avère que j'ai des épisodes fiévreux. J'ai chopé un truc en début de semaine. Ca allait jusqu'à présent. Je m'en suis rendu compte quand j'étais en sueur à la caisse du supermarché, avec la tête qui tournait un peu.



Jeudi

J'ai voulu aller acheter un vélo d'occasion. J'ai fait le boulet : je n'ai pas fait attention aux dates de fermetures exceptionnelles. J'ai donc perdu deux heures dans les transports pour presque rien.

J'ai à quatre reprise eu l'envie d'aborder de ravissantes femmes (de la HB5 à la HB7).
Ce qui m'en a empêché ? Le fait que j'ai dormi une partie du trajet à cause de la fièvre et un nez qui ne fait que couler. Et alors que sur la zone commerciale, j'arrive à me motiver pour arrêter une ou deux femmes et les complimenter, je n'en ai plus croisé une seule. Si ça c'est pas de la poisse.

Hier je me suis inscrit à une sortie salsa, heureusement pour moi, elle a été annulée...

Positif : absence de boule au ventre.
Négatif : malade et blocage de niveau supérieur.



***


Résultat de la semaine : SUCCEEDED.
Même si ce n'est pas tout à fait de la façon que j'imaginais, j'ai engagé pas mal de conversation que ce soit des hommes ou des femmes. Je me suis surpris à kino un ami, preuve que cela devient pour moi plus instinctif.

Autre fait notable, l'absence de boule au ventre. Je m'en suis rendu compte aujourd'hui. Le fait de m'imaginer en train d'aborder une femme ne me cause plus de boule au ventre. Même si persiste un blocage sur l'abordage, celui-ci paraît se situer à un niveau supérieur.

Re: Journal d'un apprenti gamer

Posté : 11.03.11
par Tarrel
Toulouse n'aura pas été rose

J'aime bien écrire et me relire, ça permet de garder une trace vivace de ce qu'on a fait, de son avancée. Aussi j'apprécie de laisser une trace relativement détaillée de ce qu'il s'est passé, quand j'ai le temps. Alors des fois ça se voit, des fois pas. Je vous laisse juge.

Objectif de la semaine : engager des conversations au supermarché.

C'est là l'objectif que j'imaginais en écrivant engager des conversations pour la semaine dernière.

Le week-end

Objectif du jour : SPU - DG

Vendredi soir, arrivée sur Toulouse. Il s'avère que j'ai eu mon après-midi. J'ai donc pu avancer le départ.
J'espérais que le fait d'être dans une ville inconnue saurait me décoincer, sachant que c'est ce qu'il s'était passé pour ma première réelle expérience libertine accompagné de mon amie : on s'était décoincé à Toulouse !
Mais c'était sans compter la présence de cette amie que je me rends compte n'avoir toujours pas nommé ! Elle s'appelle Eloise.

Une fois arrivé à Toulouse, je kinote l'ex de mon cousin et note son relatif intérêt à la suite de ce geste. Surtout quand je m'aperçois qu'elle était en train de me mater tandis que j'étais penché dans la voiture à récupérer des sacs. Kino partit tout seul d'ailleurs.

***

Nous allons faire des courses. J'ai fait part de mon désir d'isolement et la réponse que j'ai eu : tu fais ce que tu veux, mais je vais me faire chier si tu fais ça alors que je suis là.
Évidemment l'idée n'est pas d'aller draguer en compagnie des deux femmes avec lesquelles je passe le week-end et le moment où j'ai pu m'isoler, je suis resté seul très peu de temps.

Les femmes sont à l'étage, en train de choisir des chaussures. J'essaye quelques pantalons et fais un tour dans à mon niveau pour repérer quelques femmes. Aucunes. Soit, je monte à l'étage. Sur le trajet je remarque deux femmes HB4. Je monte, leur souris et m'apprête à parler quand du coin de l'oeil je repère Eloise. Ce qui me coupe net dans mon élan.

Et c'est là où on prend la pleine conscience du pouvoir inné de manipulation qu'ont les femmes. La phrase "anodine" en réponse à mon souhait : << tu fais ce que tu veux, mais je vais me faire chier si tu fais ça alors que je suis là >> elle laisse le choix, mais en réalité, elle ne laisse pas le choix et en plus, elle obtient un fort pouvoir d'engagement, car elle laisse un "sentiment" de choix.
En fait j'aurai mieux fait d'aller à Toulouse sans Eloise, ça aurait grandement facilité mes objectifs.
Mais c'est son week-end et elle a déjà accepté de le "sacrifié" pour qu'on aille voir ma famille.

***

La seule fois où j'aurai abordé quelqu'un ce sera quand à une terrasse de café, un rôliste passe devant. Moi-même légèrement rôliste, je m'approche de ce qu'il semble être un bretteur (la classe sur ADD) pour lui demander où faire du jeu de rôle. J'apprends l'existence de club et lui laisse mon numéro. J'imagine que je n'aurai pas de nouvelle de sa part.

Résultat : FAILED
J'ai même pas adressé la parole à une femme que ne je connaissais pas... A si... une vendeuse qui disait qu'on puait la frite : je suis allé la voir et lui ai demandé << Alors comme ça vous aimez les frites ? >>, c'était assez marrant de voir sa réaction... hautaine ? Genre je vais pas m'excuser et vous puez vraiment.



Mardi

J'ai fait la feignasse ce matin : j'ai une heure de retard.

J'arrive au bus pour me rendre en cours. Je remarque deux ravissantes (jeunes) femmes à l'arrêt. Dont une teufeuse. Je me mets au soleil, histoire d'avoir un peu plus chaud, l'esprit occupé par leur vision. Il faut que j'aille leur parler. Je me retourne une fois, deux fois. Je guette la venue du bus. Les voici venues fumer pas trop loin de moi. Elles aussi au soleil. Je sens le stress qui monte, mais aucune boule au ventre. J'inspire un bon coup et me lance vers elles, avec un gros focus sur la teufeuse.

On va discuter pendant une bonne demie-heure. Elle me laissera son numéro. Je me suis clairement retenu de la contacter, car si je place bien des espoirs sur un numéro en ce moment, c'est sur le sien. Jusqu'à présent je n'ai fait qu'envoyer des textos lors de mes prises de contact. Elle sera la première que je vais appeler. J'hésite encore à l'appeler demain ou lundi.

***

Durant le week-end, j'ai eu un soirée JDR de confirmée. RDV sur la place Massena et direction la Madeleine. Nous arrivons chez un collègue. Nous serons trois hommes et deux femmes à la table.
Le maître de jeu est toujours autant à l'aise et kinote à tout va l'une des deux femmes, l'autre étant une amie à lui. Je place également quelques kino aux deux femmes.

Ce sera finalement l'amie du maître de jeu que je vais démarquer par un kino "rendu". La scène de jeu : je saute dans la voiture à côté d'elle, blessé et m'agrippe à elle : "des soins... des soins...". Ce que sur ma chaise, je joue en me penchant vers elle en faisant le blessé.

La partie avance, il se fait tard, elle va devoir partir. Je lui demande si elle s'intéresse à d'autres jeux. Ce qui est le cas. Je lui propose une sortie jeu de société, elle semble intéressée. Malheureusement elle est occupée ce vendredi. Soit. Je lui demande son numéro et me le donne.

Notez que j'ai eu des sueurs à partir du moment où je me suis lancé à l'inviter devant les autres participants. Ce qui annonce que je ne suis peut-être pas encore prêt pour aller discuter dans un supermarché.

positif : deux numéro, d'un celui d'une teufeuse.
négatif : toujours peur des gens, même en petit comité.



Mercredi

Cours de salsa. Dans la soirée j'invite HB5, mais visiblement elle est venue avec sa mère. Cette dernière est une trouble-fête. Il faut dire qu'elle danse très très mal. HB5 me refuse la danse. Elles partent dix minutes après. Je lui demande son numéro, en expliquant que je suis incapable de retrouver son pseudo sur le site, j'ai l'impression qu'elle ignore ma demande de numéro et me répond simplement qu'elle sera là la semaine prochaine.

Un des hommes non loin : << J'ai essayé tout à l'heure, mais il faut l'autorisation de la mère pour danser ! >>

positif : elle revient la semaine prochaine.
négatif : je n'ai toujours aucun moyen de la contacter.



Jeudi

Je suis allé acheter un nouveau vélo.
J'avais en tête de faire un peu de sarge. Finalement je n'aurai rien fait, si ce n'est acheter un nouveau vélo dans un dépôt-vente de matériel sportif. Un vélo pas trop cher, mais un vélo de femme.

positif : nouveau vélo ?
négatif : j'ai rien fait...




Résultat de la semaine : FAILED
Je n'aurai même pas eu l'occasion d'aller au supermarché en fait : je mange ce que j'ai chez moi pour l'instant.
De plus, le fait est que j'aurai pu y aller, ce qui n'a pas été le cas.