Sophie - Les FR so "fille"
Posté : 24.01.12
Un FR de femme, c'est possible ? Allez, je me lance !
N'hésitez pas à lancer le débat, les interrogations, ici comme en MP, les commentaires sont les bienvenus.
En rentrant ce matin du bal de l’Elysée Montmartre à la Machine du Moulin Rouge, the place to be en ce samedi, je passe devant la boulangerie, encore fermée à cette heure.
Et je me dis que c’est de ça dont j’ai envie. Rentrer le dimanche matin à 6h, avec mon amoureux, passer à la boulangerie, et se faire un brunch en rentrant chez nous après avoir passé la soirée avec nos potes à sauter frénétiquement sur des musiques qu’on a trop entendues. Dormir quelques heures après avoir fait l’amour encore un peu ivres de la veille, aller faire le marché le long du canal, gouter de nouveaux fruits et sourire parce que c’est la troisième demande en mariage que je refuse en expliquant que l’homme qui goute le cœur de dragon (et trouve ca dégueu), c’est mon copain.
Voilà.
C’est ça que je veux.
Au lieu de ça, je retrouve mon appart de célibataire bien rangé, (l’appart, pas la célibataire hein !), et me repasse la soirée en mémoire. C’était « the place to be ». Et pourtant pas de numéro, pas de bisou, pas de danses sensuelles, pas même un regard qui a capté mon attention (ah, si, un …dans l’escalier). Bref, pour une femme qui lit du FTS, qui se rend compte à la lecture des articles qu’elle joue drôlement naturellement le jeu de la séduction, maigre moisson pour ne pas dire disette…
Et si j’asséchais volontairement la moisson ? Soyons honnêtes, oui, j’ai senti le regard de plusieurs hommes sur moi, oui ma jolie robe verte fait son effet, oui le décolleté y est pour quelque chose. Mais justement. Au total 6 hommes sont venus me parler. Tous m’ont parlé de mon physique. « T’as un pur style ». « Tu déchires ! ». Le tout en regardant mon décolleté. Note pour plus tard : faire un FR et bien indiquer qu’en effet, si les hommes targettent des femmes à fortes poitrines, mieux vaut qu’ils ne les complimentent pas là-dessus. Si on met notre poitrine en valeur ce n’est pas pour qu’on vienne nous en parler. C’est juste que de toutes facons, ces gros seins là, on ne peut pas les cacher. Ils sont là et c’est comme ça. Autant que ce soit bien présenté…
Ma vie sentimentale se transformerait-elle donc en désert de Gobi volontairement ? Le Grand Ménage est passé par là car il n’y a pas si longtemps, elle fut quelque peu surpeuplée et mon téléphone bien trop occupé…
Fut une période où je sortais toutes les semaines avec mes copines.
Le petit rituel : elles arrivent à la maison, je leur prépare des mojitos bien corsés et bien sucrés, ca passe tout seul on se raconte nos derniers plans, et au bout de 2 h de ce traitement, on est pretes à aller onduler sur les pistes et récolter des hommes leurs regards, leurs sourires, leurs baisers… et plus si affinités.
Pendant quelques semaines, ca a été très drôle de sortir toutes les 4, façon Sex and the City, émulation saine sur talons perchés, décolletés pailletés et bouches glossés, la routine était bien fixée.
On arrive, pas le temps de poser nos affaires au vestiaire qu’on se fait alpaguer. Certains hommes s’approchent en souriant. On dirait qu’ils contemplent de la nourriture mais n’osent pas y toucher. D’autres, plus directs, s’aventurent à prendre une main, et faire tourner la fille au bout de cette main sur elle-même dans un simulacre de danse encore emmitouflée. Ca nous fait sourire, c’est bon esprit, un petit « laissez-nous au moins le temps de passer au vestiaire, on revient » suffit.
Une fois libérées des sacs et manteaux, nous voilà sur la piste de danse, ondulant à qui mieux mieux. Rapidement, le groupe des 4 jolies filles décomplexées qui ont l’air de bien s’amuser entre elles se fait encercler. En fait, se fait meme double-encercler. Un premier cercle de relous un verre à la main qui dansent en écartant les bras, le bassin en avant, comme espérant le bref contact entre les tissus qui leur procurera leur excitation nocturne. Un deuxième cercle d’hommes plus timides, souriants et potentiellement targettable.
Là, début de l’attaque : sortie de l’appareil, prise de quelques photos, histoire de voir à quoi ressemblent les hommes qui gravitent pas loin. Et repérage des cibles. C’est bon. Je l’ai repéré. Le grand brun là bas, qui a un air de gentil. On s’approche, on se prend en photo, hop, je touche le bras du monsieur, lui demande s’il veut bien prendre une photo de nous 4.
« Wow !
- Oui, je sais je suis photogénique ! »
Mon ton « je me prends pas au sérieux » ça le fait rire. La discussion est enclenchée. C’est presque trop facile. Connexion, danse, baisers langoureux sur la piste, sourires. A un moment de la soirée, échange de numéros. Why not. Pourtant, pas franchement intéressée. J’aime sa façon d’embrasser, mais impossible de construire qqch avec ce type. Trop jeune. Trop immature. Je pourrais toujours lui dire ça lors de la future date. En attendant, oui, je reveux bien un de tes très sensuels baisers.
Mais ça c’était avant.
Avant de décider de me trouver un amoureux pour de vrai.
Et depuis, non seulement le désert de Gobi, mais je suis devenue hyper hyper difficile. Là où avant j’allais aborder des hommes qui me plaisaient uniquement pour leur physique (une belle bouche, des épaules larges et bien dessinées sous le blazer, des fossettes qui me font craquer), aujourd’hui, j’essaie de deviner à leur visage si la personnalité est celle que je recherche.
Je marche sur la tête ? Peut-etre. Mais c’est comme si je montais une carapace. Sous prétexte de me fier à mon instinct, je rejette systématiquement … tout …
Le hic, c’est qu’avoir été séduite pour de vrai, ca m’a laissé une envie de « encore ».
Le hic, c’est qu’à lire des articles et des topics entiers sur FTS, je me surprends à me demander pourquoi diable tous les hommes ne se comportent pas comme ca.
Le hic, c’est qu’au lieu de me dire « allez, va lui parler » en voyant un type seul accoudé à la balustrade, j’observe les comportements masculins et féminins.
A trop vouloir comprendre comment et pourquoi la logique de séduction fonctionne, j’en ai perdu la spontanéité et l’insouciance qui faisait le piment de mes soirées.
Et bien que je ne regrette pas mon choix de cesser les grignotages, quelques croques-monsieurs sous la main, juste pour un encas, histoire de tenir jusqu’au prochain vrai repas, n’auraient pas fait de mal.
Mais la vérité est là : les croques monsieurs ne m’intéressent plus.
Et ce soir, je réalise que j’ai confondu objectifs et moyens.
Jusque là, la séduction par la spontanéité (il me plait, je vais lui parler) allait de soi puisque ce qui m’intéressait c’était croquer dans la pomme.
Aujourd’hui, je n’ose plus aborder car je ne veux pas laisser croire à l’autre des possibilités dépendant du contexte (pour faire basique : abordage en boite = je veux coucher avec toi) qui ne sont pas les miennes.
Bref, je suis devenue incapable de draguer en boite…
PS : Ah si, y a eu un moment, au tout début, où mon groupe d’amis a séparé deux grands bruns. Celui de gauche me plaisait bien.
Moi : Vous êtes ensemble ?
Lui (hoche la tete avec un sourire)
Moi (lui faisant un geste de la main pour qu’il rejoigne son pote) je t’en prie
Lui (secouant la tete, toujours souriant) non, ca va aller
Moi : non mais tu sais, j’aime pas séparer les couples
L (fronce les sourcils, intrigué)
M (en les désignant, lui et son pote): je suis pour la paix des ménages !
Lui (il se marre, me wink): bien ouéj !
(et merde, un mec qui parle en verlan … beurk… vous avez dit difficile ?) Je m'en retourne danser avec mes copines…
N'hésitez pas à lancer le débat, les interrogations, ici comme en MP, les commentaires sont les bienvenus.
En rentrant ce matin du bal de l’Elysée Montmartre à la Machine du Moulin Rouge, the place to be en ce samedi, je passe devant la boulangerie, encore fermée à cette heure.
Et je me dis que c’est de ça dont j’ai envie. Rentrer le dimanche matin à 6h, avec mon amoureux, passer à la boulangerie, et se faire un brunch en rentrant chez nous après avoir passé la soirée avec nos potes à sauter frénétiquement sur des musiques qu’on a trop entendues. Dormir quelques heures après avoir fait l’amour encore un peu ivres de la veille, aller faire le marché le long du canal, gouter de nouveaux fruits et sourire parce que c’est la troisième demande en mariage que je refuse en expliquant que l’homme qui goute le cœur de dragon (et trouve ca dégueu), c’est mon copain.
Voilà.
C’est ça que je veux.
Au lieu de ça, je retrouve mon appart de célibataire bien rangé, (l’appart, pas la célibataire hein !), et me repasse la soirée en mémoire. C’était « the place to be ». Et pourtant pas de numéro, pas de bisou, pas de danses sensuelles, pas même un regard qui a capté mon attention (ah, si, un …dans l’escalier). Bref, pour une femme qui lit du FTS, qui se rend compte à la lecture des articles qu’elle joue drôlement naturellement le jeu de la séduction, maigre moisson pour ne pas dire disette…
Et si j’asséchais volontairement la moisson ? Soyons honnêtes, oui, j’ai senti le regard de plusieurs hommes sur moi, oui ma jolie robe verte fait son effet, oui le décolleté y est pour quelque chose. Mais justement. Au total 6 hommes sont venus me parler. Tous m’ont parlé de mon physique. « T’as un pur style ». « Tu déchires ! ». Le tout en regardant mon décolleté. Note pour plus tard : faire un FR et bien indiquer qu’en effet, si les hommes targettent des femmes à fortes poitrines, mieux vaut qu’ils ne les complimentent pas là-dessus. Si on met notre poitrine en valeur ce n’est pas pour qu’on vienne nous en parler. C’est juste que de toutes facons, ces gros seins là, on ne peut pas les cacher. Ils sont là et c’est comme ça. Autant que ce soit bien présenté…
Ma vie sentimentale se transformerait-elle donc en désert de Gobi volontairement ? Le Grand Ménage est passé par là car il n’y a pas si longtemps, elle fut quelque peu surpeuplée et mon téléphone bien trop occupé…
Fut une période où je sortais toutes les semaines avec mes copines.
Le petit rituel : elles arrivent à la maison, je leur prépare des mojitos bien corsés et bien sucrés, ca passe tout seul on se raconte nos derniers plans, et au bout de 2 h de ce traitement, on est pretes à aller onduler sur les pistes et récolter des hommes leurs regards, leurs sourires, leurs baisers… et plus si affinités.
Pendant quelques semaines, ca a été très drôle de sortir toutes les 4, façon Sex and the City, émulation saine sur talons perchés, décolletés pailletés et bouches glossés, la routine était bien fixée.
On arrive, pas le temps de poser nos affaires au vestiaire qu’on se fait alpaguer. Certains hommes s’approchent en souriant. On dirait qu’ils contemplent de la nourriture mais n’osent pas y toucher. D’autres, plus directs, s’aventurent à prendre une main, et faire tourner la fille au bout de cette main sur elle-même dans un simulacre de danse encore emmitouflée. Ca nous fait sourire, c’est bon esprit, un petit « laissez-nous au moins le temps de passer au vestiaire, on revient » suffit.
Une fois libérées des sacs et manteaux, nous voilà sur la piste de danse, ondulant à qui mieux mieux. Rapidement, le groupe des 4 jolies filles décomplexées qui ont l’air de bien s’amuser entre elles se fait encercler. En fait, se fait meme double-encercler. Un premier cercle de relous un verre à la main qui dansent en écartant les bras, le bassin en avant, comme espérant le bref contact entre les tissus qui leur procurera leur excitation nocturne. Un deuxième cercle d’hommes plus timides, souriants et potentiellement targettable.
Là, début de l’attaque : sortie de l’appareil, prise de quelques photos, histoire de voir à quoi ressemblent les hommes qui gravitent pas loin. Et repérage des cibles. C’est bon. Je l’ai repéré. Le grand brun là bas, qui a un air de gentil. On s’approche, on se prend en photo, hop, je touche le bras du monsieur, lui demande s’il veut bien prendre une photo de nous 4.
« Wow !
- Oui, je sais je suis photogénique ! »
Mon ton « je me prends pas au sérieux » ça le fait rire. La discussion est enclenchée. C’est presque trop facile. Connexion, danse, baisers langoureux sur la piste, sourires. A un moment de la soirée, échange de numéros. Why not. Pourtant, pas franchement intéressée. J’aime sa façon d’embrasser, mais impossible de construire qqch avec ce type. Trop jeune. Trop immature. Je pourrais toujours lui dire ça lors de la future date. En attendant, oui, je reveux bien un de tes très sensuels baisers.
Mais ça c’était avant.
Avant de décider de me trouver un amoureux pour de vrai.
Et depuis, non seulement le désert de Gobi, mais je suis devenue hyper hyper difficile. Là où avant j’allais aborder des hommes qui me plaisaient uniquement pour leur physique (une belle bouche, des épaules larges et bien dessinées sous le blazer, des fossettes qui me font craquer), aujourd’hui, j’essaie de deviner à leur visage si la personnalité est celle que je recherche.
Je marche sur la tête ? Peut-etre. Mais c’est comme si je montais une carapace. Sous prétexte de me fier à mon instinct, je rejette systématiquement … tout …
Le hic, c’est qu’avoir été séduite pour de vrai, ca m’a laissé une envie de « encore ».
Le hic, c’est qu’à lire des articles et des topics entiers sur FTS, je me surprends à me demander pourquoi diable tous les hommes ne se comportent pas comme ca.
Le hic, c’est qu’au lieu de me dire « allez, va lui parler » en voyant un type seul accoudé à la balustrade, j’observe les comportements masculins et féminins.
A trop vouloir comprendre comment et pourquoi la logique de séduction fonctionne, j’en ai perdu la spontanéité et l’insouciance qui faisait le piment de mes soirées.
Et bien que je ne regrette pas mon choix de cesser les grignotages, quelques croques-monsieurs sous la main, juste pour un encas, histoire de tenir jusqu’au prochain vrai repas, n’auraient pas fait de mal.
Mais la vérité est là : les croques monsieurs ne m’intéressent plus.
Et ce soir, je réalise que j’ai confondu objectifs et moyens.
Jusque là, la séduction par la spontanéité (il me plait, je vais lui parler) allait de soi puisque ce qui m’intéressait c’était croquer dans la pomme.
Aujourd’hui, je n’ose plus aborder car je ne veux pas laisser croire à l’autre des possibilités dépendant du contexte (pour faire basique : abordage en boite = je veux coucher avec toi) qui ne sont pas les miennes.
Bref, je suis devenue incapable de draguer en boite…
PS : Ah si, y a eu un moment, au tout début, où mon groupe d’amis a séparé deux grands bruns. Celui de gauche me plaisait bien.
Moi : Vous êtes ensemble ?
Lui (hoche la tete avec un sourire)
Moi (lui faisant un geste de la main pour qu’il rejoigne son pote) je t’en prie
Lui (secouant la tete, toujours souriant) non, ca va aller
Moi : non mais tu sais, j’aime pas séparer les couples
L (fronce les sourcils, intrigué)
M (en les désignant, lui et son pote): je suis pour la paix des ménages !
Lui (il se marre, me wink): bien ouéj !
(et merde, un mec qui parle en verlan … beurk… vous avez dit difficile ?) Je m'en retourne danser avec mes copines…
