[FR] Kenza ou Roissy-Alger en 1 baiser
Posté : 05.09.13
[FR] Kenza ou Roissy-Alger en 1 baiser
- Hey ! Tiger , tu dors ou quoi ?
Cette petite tape sur l’épaule, me donna l’impression d’avoir rêvé pendant plusieurs années. Je me retourne et qui vois-je ? Ce bon vieux Tergan , un pote que je n’ai pas vu depuis un bout de temps maintenant. Sa présence ici, dans les vestiaires de cette piscine municipale est une vraie surprise.
- Salut Tergan ! Je te croyais disparu de la circulation. Tu as repris la natation ?
- Comme toi à ce que je vois. Tu as pris du muscle mon salaud !
- Et toi toujours aussi chétif, mais tu n’as pas pris une ride.
Après les civilités d’usage, Tergan en arrive à l’essentiel avant moi :
- Tiger, ça fait au moins 3 ans qu’on ne te voit plus à la piscine, pourquoi ?
Plus de 3 ans ont passé, en effet… Je voudrais sortir une excuse bien valable, quelque chose de lourd du style : « je fais une allergie au chlore de la piscine » ou bien « je me suis marié, j’ai fait un enfant avec ma femme alors tu comprends… » mais la seule chose d’honnête à dire c’était :
- Franchement Tergan, je ne sais plus trop pourquoi j’ai disparu de cette piscine. Je suppose que j’avais d’autres centres d’intérêts…
- C’est à cause des femmes qu’on ne t’a plus revu ? Et maintenant que tu es célibataire tu reviens parmi nous ?
Plus de 3 foutues années qui m’ont remis sur la case départ. Je voudrais bien lui dire à ce Tergan , qu’il y avait un projet d’émission de télé en cours qui a bien failli réussir, un voyage au Maroc qui a réellement tourné comme un roman d’espionnage, mais la chose la plus importante qui aurait davantage intéressé mon pote c’est cette info là :
J’ai bel et bien failli me caser.
Mais je n’avais pas l’envie de trop en raconter. Du coup, je l’ai déçu ce Tergan. Il n’a toujours pas compris ma longue disparition, ni vraiment moi d’ailleurs…
Par un après-midi comme les autres, je reçois un coup de fil de Kenza, une nana rencontrée dans mon ancien boulot. Elle me dit qu’elle a dégoté pour moi un job en or dans l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle : chef d’équipe pour les agents d’accueil dans le terminal 2. Ce n’est pas la définition que je donnerai à job en or, mais mon tout dernier voyage à l’étranger n’était pas des plus raisonnables et a épuisé mes finances. Après un rapide entretien, l’embauche est confirmée et me voici propulsé superviseur avec… Kenza. Cette coquine m’a bien surpris sur le coup. Sa tenue en tailleur la rend infiniment plus sexy que ses habits de civil. Du coup elle me donne l’appétit ce petit bout de femme de 38 ans et célibataire ça tombe bien.
Dès le premier jour, dans le bureau technique de l’aéroport (accessible uniquement par badge et interdit aux voyageurs) je mets à renifler ses cheveux comme le type de la pub qui est subjugué par la puissance du shampooing que vient de mettre sa femme (c’est en Malaisie que j’ai vu cette pub). Elle est immédiatement morte de rire et super à l’aise avec le contact physique.
Faut dire que Kenza est une algérienne dans le sang et dans le verbe. Elle a cette acceptation du jeu de la séduction comme nulle autre européenne. Le lendemain, je confirme nos petits jeux de la veille et bien vite nous nous retrouvons avec ces protocoles de caresse hors du bureau dans le hall du terminal 2.
- Kenza : non pas ici Tiger. Il y a les filles de l’accueil Air France Sky Priority. On va se faire griller !
- Haut parleur : Dernier appel pour le vol AH 63829 à destination d’Alger. Les passagers de ce vol sont priés de se rendre au comptoir d’enregistrement.
Excédés par la discrétion imposée sur notre lieu de travail, nous prenons un verre ensemble après notre journée.
- Tu peux aller me chercher un verre de martini, s’il te plaît ? Tu serais vraiment chou.
- Mais bien sûr. Tu commences à un peu à me connaître, tu sais bien que je n’irai pas le chercher ton verre : tu connais ce café, c’est ton quartier et le patron est un ami à toi en plus.
- Allez s’il te plaît…
Je me lève de la chaise et en passant devant le comptoir, je demande au gérant d’apporter un martini à la demoiselle du fond puis je sors pour aller retirer des espèces à 20 pas d’ici. Elle a à moitié réussi son coup la garce. Conséquence : lorsque nous sortons du café, je lui demande de me raccompagner à la bouche du métro 200 mètres plus loin ; malgré mon insistance elle refuse net mais poliment.
Le surlendemain, je continue à mon habitude à jouer avec elle pendant nos pauses, et profite d’un moment seul avec elle dans l’ascenseur pour lui pincer les fesses tout en l’embrassant dans le cou. Elle cherche mes lèvres pour m’embrasser comme si c’était très logiquement un signal pour le kissclose. Mais je n’en fais rien et lui dit :
- Tu sais ce qui me ferait plaisir chez toi ? C’est que tu me payes la prochaine tournée, ça m’exciterait grave !
Pliée de rire, car elle en a parfaitement compris le sens, elle m’attrape le visage (j’étais collé à elle) et m’embrasse. Cette fois ci je laisse faire en me disant que je l’attends au tournant dès la prochaine occasion.
Le destin en décidera autrement. Les conditions de travail se sont nettement dégradées pour nous deux (jalousie des autres collègues ?) et je pose ma démission histoire de partir comme un prince. Kenza de son côté s’accroche mais la lettre de licenciement arrive pour elle.
Elle est en larmes au téléphone, et regrette de ne pas avoir fait comme moi en démissionnant. A ses larmes répondent ma froideur. Je ne réponds plus au téléphone, puis très vite je ne réponds plus au sms, puis très vite Kenza se retrouve dans une spirale de l’obsession : moi. Elle fait ce qu’aucune femme n’a fait jusque là : elle sature mon répondeur à plusieurs reprises. Elle dépose des sms aussi nombreux que les grains de sable du désert algérien.
Elle finit par se calmer et m'envoie un mail :
- Allez, réponds moi mon prince, je te jure que je ne t'embêterai plus.
Je l'appelle et son attitude est on ne peut plus féminine :
- Écoute , je t'aime mais je n'arrive pas à m'accrocher à toi. Je sais que tu aimes les femmes asiatiques en plus (encore un traître dans mon entourage )
-Eh bien alors laisse moi tranquille maintenant.
Elle s'est remise à m'envoyer des sms de plus belles et de plus en plus enflammés. Cette fois ci je lui opposai un mutisme total et définitif.
Au milieu du désert , elle se mit à crier. Lui répondit du désert son aridité...
- Hey ! Tiger , tu dors ou quoi ?
Cette petite tape sur l’épaule, me donna l’impression d’avoir rêvé pendant plusieurs années. Je me retourne et qui vois-je ? Ce bon vieux Tergan , un pote que je n’ai pas vu depuis un bout de temps maintenant. Sa présence ici, dans les vestiaires de cette piscine municipale est une vraie surprise.
- Salut Tergan ! Je te croyais disparu de la circulation. Tu as repris la natation ?
- Comme toi à ce que je vois. Tu as pris du muscle mon salaud !
- Et toi toujours aussi chétif, mais tu n’as pas pris une ride.
Après les civilités d’usage, Tergan en arrive à l’essentiel avant moi :
- Tiger, ça fait au moins 3 ans qu’on ne te voit plus à la piscine, pourquoi ?
Plus de 3 ans ont passé, en effet… Je voudrais sortir une excuse bien valable, quelque chose de lourd du style : « je fais une allergie au chlore de la piscine » ou bien « je me suis marié, j’ai fait un enfant avec ma femme alors tu comprends… » mais la seule chose d’honnête à dire c’était :
- Franchement Tergan, je ne sais plus trop pourquoi j’ai disparu de cette piscine. Je suppose que j’avais d’autres centres d’intérêts…
- C’est à cause des femmes qu’on ne t’a plus revu ? Et maintenant que tu es célibataire tu reviens parmi nous ?
Plus de 3 foutues années qui m’ont remis sur la case départ. Je voudrais bien lui dire à ce Tergan , qu’il y avait un projet d’émission de télé en cours qui a bien failli réussir, un voyage au Maroc qui a réellement tourné comme un roman d’espionnage, mais la chose la plus importante qui aurait davantage intéressé mon pote c’est cette info là :
J’ai bel et bien failli me caser.
Mais je n’avais pas l’envie de trop en raconter. Du coup, je l’ai déçu ce Tergan. Il n’a toujours pas compris ma longue disparition, ni vraiment moi d’ailleurs…
Par un après-midi comme les autres, je reçois un coup de fil de Kenza, une nana rencontrée dans mon ancien boulot. Elle me dit qu’elle a dégoté pour moi un job en or dans l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle : chef d’équipe pour les agents d’accueil dans le terminal 2. Ce n’est pas la définition que je donnerai à job en or, mais mon tout dernier voyage à l’étranger n’était pas des plus raisonnables et a épuisé mes finances. Après un rapide entretien, l’embauche est confirmée et me voici propulsé superviseur avec… Kenza. Cette coquine m’a bien surpris sur le coup. Sa tenue en tailleur la rend infiniment plus sexy que ses habits de civil. Du coup elle me donne l’appétit ce petit bout de femme de 38 ans et célibataire ça tombe bien.
Dès le premier jour, dans le bureau technique de l’aéroport (accessible uniquement par badge et interdit aux voyageurs) je mets à renifler ses cheveux comme le type de la pub qui est subjugué par la puissance du shampooing que vient de mettre sa femme (c’est en Malaisie que j’ai vu cette pub). Elle est immédiatement morte de rire et super à l’aise avec le contact physique.
Faut dire que Kenza est une algérienne dans le sang et dans le verbe. Elle a cette acceptation du jeu de la séduction comme nulle autre européenne. Le lendemain, je confirme nos petits jeux de la veille et bien vite nous nous retrouvons avec ces protocoles de caresse hors du bureau dans le hall du terminal 2.
- Kenza : non pas ici Tiger. Il y a les filles de l’accueil Air France Sky Priority. On va se faire griller !
- Haut parleur : Dernier appel pour le vol AH 63829 à destination d’Alger. Les passagers de ce vol sont priés de se rendre au comptoir d’enregistrement.
Excédés par la discrétion imposée sur notre lieu de travail, nous prenons un verre ensemble après notre journée.
- Tu peux aller me chercher un verre de martini, s’il te plaît ? Tu serais vraiment chou.
- Mais bien sûr. Tu commences à un peu à me connaître, tu sais bien que je n’irai pas le chercher ton verre : tu connais ce café, c’est ton quartier et le patron est un ami à toi en plus.
- Allez s’il te plaît…
Je me lève de la chaise et en passant devant le comptoir, je demande au gérant d’apporter un martini à la demoiselle du fond puis je sors pour aller retirer des espèces à 20 pas d’ici. Elle a à moitié réussi son coup la garce. Conséquence : lorsque nous sortons du café, je lui demande de me raccompagner à la bouche du métro 200 mètres plus loin ; malgré mon insistance elle refuse net mais poliment.
Le surlendemain, je continue à mon habitude à jouer avec elle pendant nos pauses, et profite d’un moment seul avec elle dans l’ascenseur pour lui pincer les fesses tout en l’embrassant dans le cou. Elle cherche mes lèvres pour m’embrasser comme si c’était très logiquement un signal pour le kissclose. Mais je n’en fais rien et lui dit :
- Tu sais ce qui me ferait plaisir chez toi ? C’est que tu me payes la prochaine tournée, ça m’exciterait grave !
Pliée de rire, car elle en a parfaitement compris le sens, elle m’attrape le visage (j’étais collé à elle) et m’embrasse. Cette fois ci je laisse faire en me disant que je l’attends au tournant dès la prochaine occasion.
Le destin en décidera autrement. Les conditions de travail se sont nettement dégradées pour nous deux (jalousie des autres collègues ?) et je pose ma démission histoire de partir comme un prince. Kenza de son côté s’accroche mais la lettre de licenciement arrive pour elle.
Elle est en larmes au téléphone, et regrette de ne pas avoir fait comme moi en démissionnant. A ses larmes répondent ma froideur. Je ne réponds plus au téléphone, puis très vite je ne réponds plus au sms, puis très vite Kenza se retrouve dans une spirale de l’obsession : moi. Elle fait ce qu’aucune femme n’a fait jusque là : elle sature mon répondeur à plusieurs reprises. Elle dépose des sms aussi nombreux que les grains de sable du désert algérien.
Elle finit par se calmer et m'envoie un mail :
- Allez, réponds moi mon prince, je te jure que je ne t'embêterai plus.
Je l'appelle et son attitude est on ne peut plus féminine :
- Écoute , je t'aime mais je n'arrive pas à m'accrocher à toi. Je sais que tu aimes les femmes asiatiques en plus (encore un traître dans mon entourage )
-Eh bien alors laisse moi tranquille maintenant.
Elle s'est remise à m'envoyer des sms de plus belles et de plus en plus enflammés. Cette fois ci je lui opposai un mutisme total et définitif.
Au milieu du désert , elle se mit à crier. Lui répondit du désert son aridité...