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Journal d'une lala à Paris

Posté : 28.04.16
par Nym
Hello,

Cela fait quelques temps que je parcours ce forum, principalement en temps que spectatrice. Le concept de journal m'a bien plu et j'ai l'impression que réfléchir à mon modeste parcours sentimental m'aide à mettre certaines choses en perspective et mieux définir ce que je recherche désormais. Je ne pensais pas le partager, mais après tout autant jouer le jeu jusqu'au bout !

Je m'excuse d'avances pour le côté "génèse" de la chose mais si ces évènements semblent anciens ils n'en sont pas moins structurants pour moi.

Ah, dernier détail: "lala" est un mot d'argot utilisé pour désigner les lesbiennes en Chine. J'ai emprunté le terme à une amie métisse il y a des années et il fait partie intégrale de mon vocabulaire depuis !

Re: Journal d'une lala à Paris

Posté : 28.04.16
par Nym
Septembre 2009
Je reviens d’une année d’échange à Londres où j’ai bouclé mes études d’ingénieur. Pendant cette année, j’ai mis fin à une relation de près de trois ans vécue avec une fille qui réalisait ses études en Belgique. Une relation vécue au travers de beaucoup d’heures de train, beaucoup d’heures devant un écran, pendant laquelle j’ai effectué mon coming-out auprès de ma famille proche et de mes amis.

On parle ici de ma première relation avec une femme, de ma première relation tout court d’ailleurs, et ce que je pensais être à l’époque de l’amour n’a pas résisté à l’éloignement. Elle m’avait avoué ses sentiments à un moment où j’étais bloquée sur un crush, sans trop y croire. J’ai voulu essayer : parce qu’elle avait une centaine sensibilité, parce que c’était flatteur de se sentir désiré…et peut-être un peu par défaut parce que ma maturité émotionnelle de l’instant était au raz des pâquerettes et que c'était rassurant de se lancer dans cette première histoire avec quelqu'un qui en pinçait pour moi. Une certaine affection s’est construite avec le temps mais ça n’a pas suffit. Je ne me projetai tout simplement plus avec elle.

Mais revenons à nos moutons et positivons : je suis (partiellement) out et pas trop mal dans mes baskets. Pour une fille qui ne savait même pas que l’homosexualité féminine existait avant le lycée et qui a grandit dans la « famille standard idéale », c’est un énorme pas en avant. C’est maintenant le moment de penser à l’avenir, à commencer par mon avenir d’étudiante. La recherche ne me dit rien et la technique va me lasser, je le sens : j’entame une « dernière année bonus » en école de commerce, entre Toulouse et Paris. Et puis qui sait, ça pourrait être l'opportunité de belles rencontres...