Comment étiez-vous enfant? [entre 3ans et 10 ans]

Note : 9

le 10.05.2021 par Nonchalance

2 réponses / Dernière par Alex_B le 14.05.2021, 15h30

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Comment était votre personnalité? De quelles actions typiquement enfantines vous rappelez vous ou vos proches vous ont raconté ? Quelles grosses différences/ressemblances y'a t'il entre votre vous d'aujourd'hui et votre vous enfant?

J'étais un hypersensible à fleur de peau très arrogant, territorial et possessif. Je refusais toujours de partager quoi que ce soit qui m'appartienne ou que je considérais m'appartenir de droit, même quand ce n'était pas le cas.

Exemple: Ma tante m'a raconté que quand j'avais trois ans, j'avais disparu de la maison. Une dizaine d'adultes se sont mis à ma recherche. Ils m'ont cherché dans tout le village pendant une heure et quand ils m'ont retrouvé, j'étais... chez moi, sur la terrasse à regarder dans l'horizon. Ils n'avaient pas regardé la terrasse dès le début parce que je ne répondais pas à leurs appels. Ma tante m'a demandé: "Tu étais où?"

"J'étais là!" j'ai répondu.

"Ça fait une heure qu'on te cherche, tu n'as pas entendu quand on t'appellait?"

"Si, j'ai entendu!"

"Et pourquoi tu n'as pas répondu? "

"Je ne vous ai pas demandé de m'appeler..."
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Aha :) le 10.05.21, 09h18 par Jalapeno
  • [+2] lol le 14.05.21, 03h36 par Dylan456
  • [+1] Bonne idée ! le 14.05.21, 14h21 par Alex_B

Alors perso plusieurs caractéristiques quand j’étais enfant (donc entre 3 et 10 ans)

-J’étais un fan absolu du personnage de vidéoludique Rayman, au point de m’identifier littéralement à lui dans les jeux (pendant les récrés par exemple) et au point de penser que j’avais son agilité physique, et par un mécanisme psychologique curieux type méthode Coué j’étais effectivement ultra-agile quand j’étais petit (je pouvais monter à n’importe quel arbre et je courais plus vite que tout le monde)
En revanche j’aimais pas du tout Mario Bros, je le trouvais complètement claqué comparé à Rayman, que je trouvais absolument stylé

-J’avais une imagination hallucinante et cohérente que j’ai jamais pu retrouver (je faisais un dessin par jour et les dessins avaient une sorte de nomenclature commune qui pouvait faire penser que j’étais un gosse psychorigide (les pieds des bonhommes étaient toujours pareils, y’avait toujours un Rayman quelque part dans le dessin, y’avait des personnages types qui revenaient tout le temps, etc...)

-J’étais un petit con pas assidu et avec zéro discipline (je faisais souvent pas mes devoirs, je mettais le bordel en classe, etc...)

-J’étais un « autoritaire » dans le sens où il fallait m’obéir en fait
Concrètement ça donnait quoi: j’avais un pote, à qui je pouvais faire faire à peu près n’importe quoi et il le faisait
J’avais un autre pote qui faisait mes devoirs (réel)

-J’étais un emmerdeur, et pendant les recrées j’avais un truc que j’adorais faire, allez savoir pourquoi, c’est que j’allais emmerder et provoquer les filles pour les énerver (genre « et les filles vous êtes moches ou quoi »), puis après elles me couraient après (littéralement) et vu que je courais très vite en faisant des feintes ben elles m’attrapaient jamais, du coup ça les énervait encore plus, genre il pouvait y avoir une dizaine de filles qui me couraient après, et moi j’étais ravi
J’aimais trop faire ça je sais pas pourquoi

-Y’avait un garçon dans ma classe et je l’adorais parce qu’il était tout petit et qu’il louchait, il avait des lunettes et j’avais un kiffe c’était de lui tapoter sur la tête (pas fort du tout, juste des petits tapotements sur le crâne quand j’étais assis à côté de lui) mais c’était vraiment sans volonté de nuire, c’est juste que je le trouvais trop marrant, mais lui du coup il me détestait, et à l’époque je comprenais pas pourquoi mais après j’ai compris (parce que comme je manquais d’empathie je comprenais pas que un truc marrant pour moi puisse être insupportable pour quelqu’un d’autre)

-J’avais une casquette Auchan que je portais à peu près toute l’année, et fallait pas la toucher sinon je m’énervais vraiment, et j’avais un collier avec une petite épée en plastique en pendentif (j’avais dû trouver ça dans les paquets de céréales ou un truc comme ça) et je pensais que ça avait un pouvoir protecteur magique genre grigri

-Je récitais le « Notre Père » quand je voulais quelque chose et je lui demandais de réaliser mes vœux en échange de mon assiduité à réciter le « Notre Père » à répétition
Plus je voulais un truc, plus je récitais le « Notre Père » un grand nombre de fois
En général mes vœux c’était une GameCube ou une voiture télécommandée, ou un cheval (j’ai jamais eu le cheval car c’était difficile dans un apparemment)

-J’étais fan du Moyen-age et des chevaliers, donc par exemple quand j’allais au super-marché avec ma mère je mettais toujours une cape, et mon projet pro c’était de devenir chevalier

-J’adorai ma mère, et j’aimais pas vraiment mon père

Un peu emmerdant, un peu turbulent, un peu autiste, un peu « imaginatif et créatif », tout ça mélangé ensemble

Voilà pour la ptite histoire



Pour ce qui est des ressemblances entre moi aujourd’hui (24 ans) et moi enfant, il reste pratiquement rien en fait
Sauf trois choses: le côté taquin indécrottable (ça c’est une constante) et la tendance à la psychorigidité (tendance qui n’est pas non plus envahissante, c’est juste une petite tendance), et la nécessité de m’identifier à des gens pour me galvaniser et me motiver (donc maintenant je ne m’identifie plus à Rayman, mais à d’autres gens un peu plus concrets)

Sinon pour le reste y’a pratiquement plus aucun rapport
L’imagination je l’ai paumée et je n’ai jamais réussi à la retrouver (en tout cas elle est ridicule aujourd’hui par rapport à quand j’étais gosse)
Je suis devenu un nerveux et un « stressé notoire » alors que j’étais pas du tout sujet à ça
Je suis devenu plutôt pessimiste (mais pas défaitiste) alors que quand j’étais gosse j’étais sûr que j’allais forcément tout réussir facilement, maintenant je pars du principe que ça va être très difficile et du coup je mets le paquet pour que ça marche quand je fais un truc
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Aha :) le 14.05.21, 17h29 par Alex_B
  • [+2] Enorme ! le 14.05.21, 22h40 par Nonchalance

Hum, je vois que j'ai réussi à hacker la matrice :

"[+1] Bonne idée ! le 14.05.21, 14h21 par Alex_B
[+1] Bonne idée ! le 14.05.21, 14h21 par Alex_B"

...
Dylan456 a écrit :
14.05.21

-J’étais fan du Moyen-age et des chevaliers, donc par exemple quand j’allais au super-marché avec ma mère je mettais toujours une cape, et mon projet pro c’était de devenir chevalier
:lol: :lol:
Dylan456 a écrit :
14.05.21
-J’étais un emmerdeur, et pendant les recrées j’avais un truc que j’adorais faire, allez savoir pourquoi, c’est que j’allais emmerder et provoquer les filles pour les énerver (genre « et les filles vous êtes moches ou quoi »), puis après elles me couraient après (littéralement) et vu que je courais très vite en faisant des feintes ben elles m’attrapaient jamais, du coup ça les énervait encore plus, genre il pouvait y avoir une dizaine de filles qui me couraient après, et moi j’étais ravi
J’aimais trop faire ça je sais pas pourquoi
Ce genre d'emmerdeur, j'ai connu, je m'en souviens bien ;)
.....

A part ça et pour répondre au sujet :

Enfant, je me voyais plutôt comme un garçon. J'ai eu une meilleure amie, Claire, de son prénom, avec laquelle j'ai été fusionnelle depuis ma naissance ou presque. Nous étions voisines, nos mères étaient amies. Elle est née deux mois après moi et on nous a mises à jouer ensemble. Je ne sais pas exactement comment ça s'est fait mais j'ai eu le sentiment très tôt qu'elle était à moi et je dirais que j'ai développé des tendances lesbiennes à ce moment-là.

En maternelle ça ne se passait pas bien pour moi. Je ne voulais pas aller à l'école, je me revois en train de pleurer ou de me fâcher avec les autres. J'ai souvenir qu'à cette époque la mère de ma meilleure amie avait demandé à sa fille de rester avec moi à l'école et de ne pas me lâcher. Mon amie a du se sentir investie d'une mission si bien que jusqu'à nos 13-14 ans, où elle a suivi sa mère qui déménageait, nous sommes restées inséparables. C'était d'ailleurs comme ça que les autres nous surnommaient, les élèves, leurs parents ainsi que les maîtresses nous appelaient "les inséparables".

Grâce à elle, j'ai pris de l'assurance et je suis devenue peu à peu leader de nos groupes de copines. On traînait de préférence avec les cas sociaux... Probablement parce qu'on l'était un peu aussi ? En clair, toutes les filles que les "pimbèches" de la classe mettaient au ban de la classe devenaient nos amies. A la fois par provocation envers les "pimbèches" et par pitié pour ces filles.

J'étais la meilleure élève de la classe durant toute ma scolarité dans le primaire tandis que ma meilleure amie n'était pas très bonne. Une année, elle a du redoubler. On a été séparée car les classes se trouvaient dans des bâtiments distincts. Les maîtresses se sont réjouies de ça, pensant que ça nous ferait du bien. Moi, ça ne m'a pas fait du bien du tout. J'ai passé une année horrible à me retrouver avec toutes les "pimbèches" comme seules copines car toutes les autres avaient redoublé. Je m'ennuyais à mourir pendant les récréations. Elles restaient à discuter dans un coin de la cour à critiquer untel ou unetelle alors que j'avais terriblement besoin de courir et de me dépenser et que passer son temps à juger les uns et les autres ne m'intéressait pas.

Lorsque ma meilleure amie ainsi que toutes les rejetées de la classe (les pas douées, les moches, les celles qu'il ne faut pas fréquenter parce que leurs parents sont infréquentables, etc) m'ont rejoint l'année suivante, les choses sont rentrées dans l'ordre pour moi.

Dans mon village, on formait des bandes. On avait une bande d'amis que l'on retrouvait le mercredi. On faisait les 400 coups, c'était génial. Il y avait des garçons dans cette bande. On avait des tas d'idées, suivre des individus louches, donner rdv à une bande rivale et se jeter des pierres, se construire un QG, explorer des maisons abandonnées... Jouer aux détectives et explorer, c'était plutôt mon idée.

J'étais leader dans le sens où j'avais toujours des idées et que j'entraînais les autres dans mon sillage mais j'étais pas un modèle pour les autres filles. C'était ma meilleure amie qui était le modèle. Je me souviens que les autres filles étaient tout le temps après elle à lui dire des niaiseries du style " Ouah, j'adore tes cheveux, t'es trop belle....". Ça m'agaçait un peu et ça me rendait possessive. En fait, on avait un peu une relation de couple.

On était absolument toujours ensemble, y compris après l'école. J'allais chez elle le soir. On jouait encore toutes les deux. On mangeait, on dormait ensemble. On allait en vacances dans la famille de l'une ou de l'autre. On nous faisait même prendre nos bains ensemble alors évidemment... Nos jeux ont dévié doucement et ont pris des fois une tournure sexuelle, à mon initiative. A d'autres moments, on a eu de sacrés disputes durant lesquelles je me souviens l'avoir frappée.

Malgré tout ça et aussi longtemps qu'a duré notre amitié, elle répétait à qui voulait l'entendre que j'étais sa meilleure amie. J'étais indétrônable. Du fait qu'elle était très recherchée par les autres filles, cela me donnait beaucoup de force et d'assurance.

*****

Je trouve ta question très intéressante Nonchalance car je pense que l'enfant qu'on a été définit vraiment la personne que l'on est. Quand on est perdu, que l'on ne sait plus où on en est dans sa vie, il faut se rappeler de l'enfant qu'on a été, de la personnalité que l'on avait à un âge où l'on était encore désinhibé, pas encore ou peu influencé par l'extérieur. Ça permet de se recentrer.

Je me rends compte aujourd'hui que je me suis pas mal éloignée de l'enfant que j'ai été.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Wow le 14.05.21, 22h40 par Nonchalance
Soyez vous-même, les autres sont déjà pris (O. Wilde).

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