Vie a Dubai - Vos avis ?

Note : 17

le 19.04.2023 par Gafano

12 réponses / Dernière par Ulysse57 le 27.05.2023, 22h25

Le taf, on y passe 8h par jour minimum, et c'est loin d'être facile tous les jours. Ce forum est là pour échanger autour de tous les sujets en lien avec votre vie professionnelle.
Répondre
Bonjour à tous,

En ce moment je profite de ma semaine de libre, avant mon escapade en Afrique, pour passer des entretiens d’embauche.

Et donc on m’a donc proposé un VIE à Dubai.

J’avoue que j’avais pas imaginé aller là bas. A la base je voulais quitter la France parce que j’aime pas la culture d’entreprise française.

Mais j’avais aucun pays en tête. Pourvu qu’il y fasse chaud et que je fuis le monde du conseil.

Non seulement le job a l’air trop bien, mais en plus c’est plus du conseil. Hallelujah.

Là on m’offre des opportunités d’etre force de proposition et en plus les horaires mon dieu 8:30-18:30. Et off le vendredi après-midi.

C’est le paradis ou quoi ? Déjà que je me suis tapé des horaires de 8h/23h pour passer à 8:30/21h, là j’ai l’impression que c’est le rêve ! Manque plus qu’on me paye mes repas en plus du logement.

Bon, ce qui me rebute c’est la durée. 2 ans c’est super long. J’ai jamais été dans la même boîte plus d’un an. N’avoir jamais trouvé ce qui me correspondait m’a donné l’habitude de tout le temps bouger. Du coup, j’ai peur de ce que je ne connais pas.

La culture du pays elle vous inspire quoi ? La culture au travail ? Vous avez des idées de ressources et de check list avant d’envisager mon expatriation ? Surtout sur Dubai !

Merci 🤩

Au delà de toute critique et opinion personnelle sur Dubai il me semble qu’il y a quelques faits à garder en tête.

Il faut des thunes a dubai pour bien vivre. Pas mal. Je ne sais pas ou se situe le niveau par rapport à tes besoins. Mais gaffe car de memoire les VIE c’est aussi une belle methode pour sous payer des cadres en expat sans les contreparties du contrat d’expatrié

Gaffe en tant que femme a Dubai. Pas le même monde. Renseigne toi par des gens qui ont vraiment vécu la bas.

Gaffe au cout de partir vivre en expat pour le développement de ta sphère amicale, amoureuse et familiale.


Dernier point, méfies toi des boites qui promettent a de jeunes loups sortis d’école de leur donner les clefs du camion… ça en dit long sur leurs méthodes de travail. Bref contacte des mecs sur place qui bosse déjà dans cette boite la.
Te laisse pas bercer par le mirage de la carrière et des responsabilités.
1/ il faut être capable de les assumer quand on prend des responsabilités 2/ peu de chance qu’avec les responsabilités ne viennent pas des heures de travail et une belle charge mentale. 3/ seul point récurrent des expériences d’expat autour de moi : souvent une bien plus grande autonomie qu’en france. Apres l’autonomie c’est pas fait pour tout le monde
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Intéressant le 20.04.23, 12h04 par Gafano
  • [+1] 100% d'accord le 04.05.23, 21h52 par Ulysse57
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Là on m’offre des opportunités d’etre force de proposition et en plus les horaires mon dieu 8:30-18:30. Et off le vendredi après-midi.
Je ne connais pas bien Dubai (je ne connais que des gens qui y ont travaillé), mais généralement le week-end dans les pays musulmans c'est vendredi-samedi. Du coup vérifie que tu ne dois pas bosser le dimanche :mrgreen:
Sinon des échos que j'en ai eu : Dubai c'est super si tu kiffes la vie d'expat (à l'occidentale dans les hotels et les bars "branchés" mais à l'extérieur les codes des pays musulmans restent d'application). J'ai l'impression qu'on peut s'en lasser rapidement, mais ce n'est que mon avis personnel.
Le mieux serait peut être que tu ailles passer une semaine ou deux là bas avant de t'engager ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bonne idée ! le 20.04.23, 12h04 par Gafano

Cette semaine, j’ai pris le temps de voir mes amis et d’anciens collègues.

Un de mes anciens managers a grandi dans les Emirats Arabes Unis. Il a 33 ans et c’est un des plus vieux de mon entourage à qui je peux me confier à coeur ouvert. Il est dans le milieu du conseil/ finance donc son avis compte beaucoup pour moi.

Comme toi @Jalapeno il m’a dit que ça pouvait être rapidement superficiel. Que je devais prendre le temps de réfléchir sans chercher de réponse immédiate ou de plan d’action à mettre en application tout de suite. Que fuir mes problèmes en allant à l’étranger c’était emporter dans mes valises des problèmes irrésolus. Il m’a dit de vivre mon voyage en Afrique parce qu’il faut pas avoir de regrets mais j’étais déçue qu’il ait pas de solution magique à mon problème. J’étais surprise qu’il dise la même chose que @The_PoP .

L’idéal pour moi aurait été de trouver un job en interne qui n’est pas dans le conseil. Il y a peut-être plein de cabinets de conseil plus ou moins grands qui viennent me chercher en France mais en interne je galère à etre embauchée. Là, je souffre depuis 2 ans parce que je n’aime vraiment pas le conseil, et je peux pas suivre mon master en faisant du conseil en même temps. Donc raison de plus pour fuir ce milieu de requins.

Ce VIE c’est la seule opportunité pour moi de faire une expérience pro en lien avec mon master et d’être en interne. Je bosserai pas le dimanche. Le VIE ça reste un contrat safe avec un référent business france (organisme public) qui assure ma sécurité, j’aurai la même couverture sociale qu’une mutuelle employeur en France et ils prévoient de payer mon logement. Donc 2400€ par mois sans payer de logement ni de dépenses de santé, il faut voir si c’est assez pour un local. Mais je connais personne d’autre que lui qui soit allé à Dubaï. Là j’ai fait les démarches pour intégrer MENSA DUBAÏ. J’ai pas trop le choix pour me faire mon réseau.

Moi ce qui me fait peur avec Dubai c’est qu’avec ma personnalité je sente le syndrome de l’imposteur rapidement me monter à la tête. Je viens pas d’un milieu riche à la base. Et j’ai peur de vite me lasser du monde d’apparence et de privilèges des expat.

L’autre truc qui me fait flipper c’est que je trouve pas de mec là-bas. Je peux avoir plein d’idées reçues et me mettre en couple avec un mec superficiel ça me fait pas trop envie. Peut-être ai-je tord ?

L’autre option que j’ai c’est un VIE à Singapour. Pareil, c’est une plateforme cosmopolite où l’argent et les privilèges coulent à flot. Mon problème c’est que c’est pour faire du conseil. J’ai rencontré le partner et il m’a dit qu’il s’en foutrait de mon master. Les missions m’excitent pas. Et il avait l’air de bien me remettre à ma place dixit ferme ta gueule jeune prétentieuse, c’est le marché du travail qui dicte ses envies, pas l’inverse. Donc mauvais feeling avec le partner, pas excitée par le conseil en plus. Vu comment j’ai claqué la porte à mon dernier cabinet en France, je serais capable de le faire à l’autre bout de la terre si je sens que je risque d’etre en burn-out ou le sens tenue en laisse.

Pour reprendre les points de ta réponse @The_PoP :
1) J’ai pas de problèmes avec les responsabilités. En alternance je faisais déjà un job de CDI. Je me suis éclatée à proposer des choses et à voir que je pouvais les implémenter
Bon comme j’ai pas bcp d’années de CDI je parle de l’alternance. Mais j’avais un bon feeling avec le manager et la difficulté ne me fait pas peur, pourvu que ça a du sens. Et qu’on m’exploite pas pour faire des projets internes car la boîte veut être attractive. Ou parce qu’elle veut pas me payer à rien foutre.

2) Je viens en support à une opérationnelle pour automatiser son travail et apporter un regard plus tech. L’idée c’est que je l’aide à remplacer ses outils par des outils plus puissants, moins chronophages. J’adore ! C’est bien mieux que de jouer les punching balls en mtre le top management et les clients. Et entre les différentes équipes du client.

3) Justement, l’autonomie c’est une arlésienne derrière laquelle je cours. Quand on ne me laisse pas être force de proposition, c’est ce qui va me frustrer jusqu’à me faire souffrir.

J'ai l'impression que tu cours trop de lièvres à la fois : tu te fais des plans sur un nouveau job, un nouveau mec alors que tu n'as même pas encore fait ton voyage en Afrique.
Pour le moment je dirais : profite de ta pause, de ton voyage et tu verras où tu en seras quand tu reviens.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 20.04.23, 18h53 par The_PoP
  • [+1] Pertinent le 04.05.23, 21h50 par Ulysse57

Je n'y jamais allé personnellement, mais un couple d'amis en est revenu récemment (en touriste).

D'après eux, le pays est super safe et les gens très respectueux (bien plus qu'en France). Apparemment, les peines pour les délits/crimes sont extrêmement sévères et très dissuasives. Il ne faut donc surtout pas faire n'importe quoi et respecter les coutumes/culture locales. Mais ça, il ne devrait pas y avoir besoin de le préciser ;).
Pour les femmes, les tenues doivent être "correct" donc ni courtes, ni sexy, hommes et femmes ne doivent pas se toucher (sauf mariés) et pas d'alcool. Bien sûr, il y a des endroits où c'est toléré.

J'en sais pas plus que ça, mais n'hésite pas à consulter le site du ministère des affaires étrangères quand tu voyages.

J'ai énormément voyagé partout dans le monde pour mon boulot, je dois avouer que mes déplacements en Asie du Sud-Est ont tous été incroyables et dépaysants. J'y ai toujours adoré la vie locale, la culture et les gens. Par contre, côté boulot, je te mets en garde : Niveau horraire, c'est des tarés ... Donc si tu doutes pour Singapour, réfléchi s'y bien.

Je ne sais pas si t'expatrier t'aidera à gérer tes soucis, mais découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures a toujours été très enrichissement pour moi. D'autant plus dans un cadre professionnel que touristique. Ça m'a aussi appris à relativiser sur certains sujets. Après, même s'il y a des pays où je ne me lasse jamais d'y retourner, le meilleur moment, c'est quand je rentre ;).

Merci mille fois et infiniment pour vos contributions.

Je sais et j’entends tout ce que vous dites. Je n’ignore pas que vos conseils sont censés et bien entendu, ils me font réfléchir.

Mais je ne peux pas m’empêcher de souffrir. J’ai l’impression que mon coeur va exploser et que la seule chose qui pourrait me soulager c’est de sauter du haut d’une falaise pour voir si je sais voler.

Je souffre depuis bien plus longtemps que le début de ma vie dans le monde pro. Je souffre depuis le collège, et je n’arrive pas à m’enlever ce poids de la poitrine. Ça m’énerve de me dire que ado je pensais que ça irait mieux. Mais j’ai bien pris mon mal en patience, j’ai attendu et ça n’a fait que traîner en longueur sans que les choses s’améliorent.

Je suis bien mieux entourée dans la vie perso que l’an dernier (date de mon premier burn-out), je suis en bonne santé et ma vie n’est pas si merdique, mais je souffre ! Je souffre du matin au soir, j’ai envie de me rouler par terre et de hurler en levant les bras comme un bébé qui cherche sa maman pour le soulager d’une douleur qu’il croit insupportable. Mais personne ne peut m’aider. Ne suis une adulte qui a fini sa croissance, je suis pas une personne assistée, j’ai besoin de trouver ma place dans ce monde et de sentir que je suis acceptée telle que je suis. J’en ai marre qu’on me dise de revoir à la baisse mes besoins et de jouer sur les apparences en me faisant croire qu’à force de me mentir à moi-même tout ira mieux. Non ! J’ai essayé, j’ai attendu, j’ai été bien sage et j’ai souri pour faire plaisir à mon boss mais en fait j’ai envie de tous les envoyer bouler et de les enculer profond.

Je me rends compte que ce n’est pas juste en allant gambader dans la savane et flirter avec les hautes herbes que j’irai mieux. J’ai besoin d’action, j’ai besoin de changement, de prise de risques et d’aventure mais d’un autre côté j’ai super peur. J’ai quitté le domicile de mes parents et je suis indépendante mais j’ai jamais réellement quitté le confort de la ville, j’ai jamais vécu à l’étranger et j’ai jamais tour quitté pour aller vivre l’aventure…

Ça m’agace de pas savoir comment traverser ce pont qui me sépare de l’autre rive. J’ai déjà engagé toutes les démarches pour changer de vie, pour aller mieux et ne pas répéter les mêmes erreurs mais là maintenant tout de suite je me sens pas bien. J’aurais voulu rester dans ma ville bercée par les illusions et voir mon ingénieur tranquillou en ayant un bon salaire bien confortable mais j’aimais ni mon job ni mes collègues. En v’fait je m’en fous d’aller prendre des verres avec des collègues qui jouent au baby-foot s’ils n’ont en tête que la prochaine soirée où se torcher le cul, entre deux commérages.

L’autre jour dans l’avion je regardais une video et j’ai réalisé que c’était peut-être generationnel. Je fais partie de la génération Z, j’ai besoin de plus que de jouer les bons soldats. Si je voulais être gentille et soumise je me serai prostituée (dans vouloir manquer de respect aux travailleuses du sexe qui n’ont pas le choix), mais là je sens que je me fais baiser et dégradée par tout le monde mais je peux pas me plaindre parce que c’est trop subtil pour dire ma dignité a été atteinte. Je ne dis pas qu’étant de la génération X vous ne pouvez pas le comprendre, j’ai des potes du même age qui arrivent à bien vivre leur vie à situation comparable. Mais moi j’ai ce tempérament de feu incontrôlable qui me donne envie de mettre le feu et profondément idéaliste qui fait que je prends tout à coeur. Mes potes mecs me disent qu’ils ont plus de facilités à se blinder parce qu’on attend plus des mecs que des filles qu'ils soient stables et qu’ils se tankent. C’est un discours que j’ai souvent entendu et je peux pas imaginer la souffrance de ne pas pouvoir partager son ressenti et confier sa sensibilité, mais en attendant ça n’enlève rien à ma souffrance de me dire tout ça. Même de m’écouter et de se relayer pour me ramasser à la petite cuillère ça sert à rien, parce que je n’ai pas besoin d’une âme charitable (homme fort, ou gentille maman) pour me réconforter. J’ai besoin de vivre ma vie, et de réaliser des choses, de mener ma barque comme je l’entends et d’avoir mon propre bateau. Je sais juste pas comment construire ce bateau. Et puis j’ai mes contradictions, peurs…

J’essaye vraiment d’être plus réfléchie, d’etre moins impulsive, de mettre plus souvent ma langue dans ma poche et de moins « en faire à ma tête » mais ce sont pas des caprices. Je vais juste pas bien. Est-ce qu’il faut que je fasse du saut a l’élastique ? Que je me mutile le bras ou que je me teigne les cheveux en vert ? Je ne pense pas avoir envie de montrer à la face du monde que j’ai besoin à ce point de me différencier, mais voilà je souffre.

10 ans de souffrance et une perte de temps, voilà à quoi ces dernières années me font penser.

En fait c'est pas une histoire de génération.
Tu es jeune, c'est tout. Chaque génération souffre des mêmes affres et ceux qui deviennent vieux revivent ceux de leurs parents en pensant que c'est unique.
Après j'ai l'impression qu'il y a un peu une vision "romantique" de ça, du spleen et du mal être pour se sentir exister.
Sinon faudrait exister par des réalisations concrètes ou avoir quelque chose qui soit spécial.
En fait, c'est un peu comme si cette peur était faite pour se démarquer et ne pas être ordinaire, quand on l'est. Alors ça s'applique un peu moins à toi et c'est pas un tacle, mais plutôt un commentaire sur ce mal être dont on trouve des traces dans la littérature romantique depuis des siècles. ie rien de nouveau.

Je me demande ce qui t'empêche réellement d'agir depuis dix ans, et ce qui semble t'oppresser en fait. C'est pas très clair. Si ce n'est un vague sentiment de ne pas être à sa place et de t'être conformée à ce qu'on attendrait de toi (au conditionnel car ce sont des attentes informelles et informulées, a priori, personne ne t'ayant dit ce que tu devais faire ou dans quelle voie t'engager, hormis tes histoires dans des boulots où au final on t'aura servi des excuses pour ne pas te donner des choses que tu pensais légitimes).
Faire le premier pas, c'est ce qui te montre que c'est pas difficile. C'est ce que tu as fait pour ton changement de voie. Ça n'est pas difficile de décider. La difficulté c'est d'y mettre les moyens et s'y tenir. Mais en soi rester dans une situation qui te coûte n'est pas tenable donc la question ne se pose pas. Tu dois forcément faire quelque chose.

Après, entre devoir aller à Dubai ou rester ici, il y a pas mal d'alternatives. De nombreuses capitales européennes t'offriraient ce dépaysement sans les contraintes et risques spécifiques à Dubaï.
C'est comme tout, ça se réfléchit. Maintenant que tu tiens l'idée et l'envie, trouve juste la meilleure solution pour toi, et attache toi à la réaliser.
C'est effectivement pas en allant embrasser des arbres que tu vas te sentir mieux sur le long terme.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

@Onmyoji

Y a pas d’évènement majeur qui explique mon mal-être. Je constate juste qu’il y a une succession d’événements dans ma vie qui ne vont pas et qui semblent résulter de la même cause.

Mon système de valeur me rend irritable et j’arrive pas à limiter mon irritabilité face à ce que je considère être des incohérences, injustices ou encore choix retors. Dans mon dernier job je suis partie parce qu’on n’a pas respecté mes envies discutées en entretien. J’avais dit que je voulais pas faire certaines missions et mon boss a voulu me rappeler que j’étais salariée et que j’avais pas le choix sur mes missions. J’ai accepté une mission mais pas deux. J’ai démissionné pour d’autres raisons mais globalement les promesses qui ne sont pas tenue j’en ai ras le bol.

Et puis au boulot, les gens qui manquent de cohérence, de transparence et de respect, sur deux expériences pro consécutives ça fait beaucoup. D’autant plus que en apparence ça se donne une image lisse qui ne me trompe pas. En prépa et en institut d’études politiques, j’ai fait le même constat, il y a tout un monde d’apparence qui m’a attirée car je pensais trouver mon compte. Au final, chaque fois que je mets mon pied dans ce lieu qui vend du rêve, je suis super déçue et blasée. On me traite comme une esclave et je n’ai pas d’autre choix pour vivre mes projets et mener ma barque que de me barrer.

Non seulement je ne choisis pas d’etre en mouvement comme je le fais, mais en plus du point de vue extérieur ça me dessert sur mon CV, et j’ai l’impression d’être jugée alors que ces décisions sont justes et bonnes pour ma santé mentale. Seulement, tant que j’aurais pas trouvé le lieu où m’affranchir de règles insensées, de formalisme débile, où m’épanouir et me montrer comme je suis sans qu’on m’en mette plein la gueule, je continuerai à souffrir. C’est ça qui n’est pas drôle.

J’arrive pas à me sentir bien là où je suis. Quand j’ouvre la bouche, je ne me sens pas écoutée. Les propositions de changement que je souffle à l’équipe ne me valent aucune reconnaissance. A partir d’un moment, faut être con pour se sacrifier et vouloir le bien d’une organisation qui attend plus de moi des grands sourires et de la soumission que de l’efficacité et de l’originalité d’esprit. Là j’ai fait l’erreur d’aller dans des trop grosses boîtes pour avoir des rapports horizontaux avec mes chefs. Je vais tenter une plus petite boîte française dans un pays du tiers monde. J’espère que ça ira. J’ai tiré un trait sur Dubaï. Et si cette petite boîte me prend, je devrai rester un an et demi en échange d’être formée. Mais je flippe rien que de savoir que je devrai m’engager parce que je sais pas si j’airai envie de rester si je m’aperçois que je ne trouve pas mon compte. Je ne dis pas que je suis instable mais vu ce que j’ai vécu je ne suis plus prête à revivre la même chose.

C’est dur de trouver une boîte où m’épanouir. Là y a 95% de mecs et les seules filles sont des RH. 50% des mecs sont français et 50% sont des locaux. Les seules femmes de la boîte sont des locales, je serai la seule française et une majorité des managers sont des français, comprendre 90%. J’espère que ca va bien se passer, parce que en vrai, vu que j’ai déjà vécu la pire situation imaginable de ma carrière au sein d’un big four, j’ai plus peur depuis mon dernier burn-out. Moi en 48h j’avais déjà quitté ma dernière boîte et je serai prête à le refaire avec une nouvelle boîte si je me rends compte que ça ne va pas. Je serai pas en danger financièrement car j’ai un peu de sous de côté, mais cette peur fe tomber dans les mêmes méandres, cette peur de revivre le même sentiment de trahison et d’esclavagisme, ça m’empêche de profiter de ma situation alors que en fait ma situation cette année est bien meilleure que l’an dernier. Je me suis fait plein de nouveaux potes à travers mes différentes activités sociales perso, j’ai réussi à changer de voie en passant un autre diplôme et sur ce poste je suis recrutée sur un job qui est en lien avec un diplôme que j’ai même pas fini. J’ai quitté mon copain qui me vampirisait mon énergie et j’ai compris que trouver des excuses aux autres n’était pas de l’idéalisme mais une compassion que je ne pouvais pas me permettre de témoigner dans ma vie de couple. L’idéal aurait été de pas bosser pendant mon diplôme mais ne pas avoir de vie sociale ça m’aurait mis dans un état psychologique bien pire. En bref, je sais que j’ai toutes les cartes en main pour jouer la partition de ma vie mais j’ai encore beaucoup d’appréhension sur la suite de ma vie professionnelle. Et puis, j’ai une énorme pression familiale car mes parents ne comprennent pas pourquoi j’ai payé un job de cadre bien payé pour aller « embrasser des arbres ». Ils ne comprenaient déjà pas pourquoi je reprenais des études alors que pour eux mon ancien domaine et le nouveau c’est la même chose, ça gagne de la thune, et c’est de l’argent facile qu’ils auraient bien voulu gagner sans se ruiner la santé, mais ils ne sont pas à ma place. Ils idéalisent des métiers qu’ils ne comprennent pas et ça me rajoute une pression supplémentaire.

Peut-être qu’à l’époque de la seconde guerre mondiale ou de la crise de 33 je me serais déjà suicidée de faiblesse mais j’aime pas qu’ils me disent que mes problèmes sont mineurs sans comprendre que cette période de transition est nécessaire pour un changement plus grand et une stabilité plus importante dans un proche avenir.

Et je ne me plains pas à n’importe qui. J’aimerais juste qu’ils reconnaissent mon mal-être, me soutiennent et comprennent que j’ai pas eu la chance d’être soutenue et guidée comme d’autres personnes. Moi aussi je me suis battue mais je ne veux pas me battre pour la mauvaise cause. Dans la pyramide de Maslow ils se trouvent tout en bas, alors que moi j’aspire à plus. J’ai des potes qui sont en profession libérale qui ne bossent pas le vendredi et qui consacrent ce temps à suivre des formations pour leur carrière ou bien pour des activités perso plus enrichissantes que s’ils se tuaient au travail. J’ai connu cette période de travail intense qui n’en finit pas, j’ai couru derrière la carotte en croyant avoir ma part du gâteau. Non seulement j’ai pas la patience mais j’ai pas non plus le tempérament pour éternellement montrer patte blanche sans m’énerver et me taire sans protester.

Il y a des choses que je ne suis plus prête à vivre et si j’ai réussi à m’entourer de personnes, qui dans la vie pro, m’acceptent plus que les zozos dont j’étais entourée au boulot, l’an passé, je trouve toujours pas un job où être moi-même et reconnue + acceptée telle que je suis. L’expatriation loin des sentiers battus c’est pour fuir ce monde de paresse et de privilèges. Je me dis que peut-être avec des gens qui ont tout quitté j’aurai plus d’atomes crochus ou plus de chances de me démarquer par ma force de proposition sans pour autant entrer en compétition avec des soumis qui mettent la barre haute en matière d’heures sup. J’espère aussi faire des rencontres enrichissantes pour apprendre d’un boss qui ne me verra pas comme une sous merde mais comme une collaboratrice qui peut prendre des responsabilités. Je ne dis pas que je suis différente, je veux juste qu’on me reconnaisse à ma juste valeur sans me pousser à accepter des choses juste parce que d’autres les acceptent sans broncher. J’ai déjà tenté l’expérience de me sacrifier et j’ai détesté. J’ai essayé de faire comme d’autres pour suivre le modèle du groupe dont je faisais partie, mais ça n’a pas marché. Je sais que je pense beaucoup et que le commun des mortels ne pense pas autant. Ils ne subissent pas et ne sont pas soumis, ils sont juste raisonnables... Mais même en sachant ça, ça ne diminue en rien ma souffrance et mon désir de changer du tout au tout.

Je ne sais pas si c’est clair et j’entends que les jeunes générations vivent et revivent les problématiques auxquelles leurs aînés ont été confrontés avant eux. J’ai cette liberté de pouvoir bouger sans me mettre en danger, du coup j’en profite. Pour moi les gens qui n’arrivent pas à des décisions si radicales ce sont des gens qui n’ont pas connu les big four et qui ont eu l’intelligence de rester dans des petites boîtes loin du brassage de ressource caractéristique des grosses boîtes. Je n’ai pas eu cette intelligence de commencer petit. J’ai voulu faire gros vite et très tôt dans ma vie pour décoller au plus vite et en finir rapidement. Maintenant, je ne peux plus revenir en arrière et je me sens complètement blasée après ce que j’ai vécu. Je n’arrive tout simplement pas à fermer les yeux dessus. Revenir en arrière c’est impensable. Et franchement en Europe, je connais pas toutes les capitales mais je doute que ce soit mieux. J’ai peut-être des idées reçues mais si ma prochaine expérience se passe mal je vais sérieusement réfléchir. Au moins je n’aurais pas de regrets, j’aurais tout tenté tant que j’en avais les moyens. Reste à savoir si je supporterai de vivre dans un pays du tiers monde sans mes proches… je crois que j’ai besoin de tout perdre pour prendre conscience de la valeur de ce que je pensais être acquis…
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Ça va aller le 15.05.23, 11h33 par Onmyoji

Gafano a écrit :
14.05.23
Mon système de valeur me rend irritable et j’arrive pas à limiter mon irritabilité face à ce que je considère être des incohérences, injustices ou encore choix retors.
Le mot considérer est important. Ton système de valeurs, comme le mien (on m'en a récemment fait la remarque) ou d'autres, peuvent être limités ou dans l'erreur. On peut avoir des valeurs à la con, des trucs pour lesquels on se donne des points de vertu mais dont tout le monde se fout.
Dans mon dernier job je suis partie parce qu’on n’a pas respecté mes envies discutées en entretien. J’avais dit que je voulais pas faire certaines missions et mon boss a voulu me rappeler que j’étais salariée et que j’avais pas le choix sur mes missions. J’ai accepté une mission mais pas deux. J’ai démissionné pour d’autres raisons mais globalement les promesses qui ne sont pas tenue j’en ai ras le bol.
Je ne vois pas ce que ton manager n'a pas tenu comme promesse. Il t'a rappelé la réalité de ton état. Déjà dans mon propre taf les gens qui s'accrochent à leur fiche de poste ça me gonfle, alors ceux qui veulent même pas faire ce qui est inscrit dedans ça aurait été pire.
Tu veux pas ce genre de missions ça se négocie en amont de ta prise de poste. Effectivement ensuite la promesse n'est pas tenue si c'est discuté avant.
Et puis au boulot, les gens qui manquent de cohérence, de transparence et de respect, sur deux expériences pro consécutives ça fait beaucoup. D’autant plus que en apparence ça se donne une image lisse qui ne me trompe pas.
Tu t'es dit que tu peux te tromper sur cette supposée hypocrisie, justement?
Aussi, je vois pas en quoi ça te surprend. Le boulot c'est comme le lycée, un tas de gens qui se connaissent pas et qu'on met ensemble par obligation. Certains s'entendent, d'autres pas, et certains ont des comportements à la con. C'est une société.
Tu t'entendras pas avec tout le monde r même si optimalement tout le monde resterait pro, ça ne sera jamais le cas. Après ton milieu est peut-être très riche en connards.
Mais tu as beaucoup d'attentes pas très réalistes. Quand ça paraît trop beau pour être vrai, en général c'est que ça l'est (trop beau).

Seulement, tant que j’aurais pas trouvé le lieu où m’affranchir de règles insensées, de formalisme débile, où m’épanouir et me montrer comme je suis sans qu’on m’en mette plein la gueule, je continuerai à souffrir. C’est ça qui n’est pas drôle.
Quels formalismes? La hiérarchie?
J’arrive pas à me sentir bien là où je suis. Quand j’ouvre la bouche, je ne me sens pas écoutée. Les propositions de changement que je souffle à l’équipe ne me valent aucune reconnaissance.
C'est bien d'être forcé de proposition mais tu attends que ça te vale des louanges alors que soit c'est normal, soit faut que ce soit pertinent. Si ce que tu apportes aide à avancer mais qu'on ne t'en sait pas gré, alors oui tu as raison d'être frustrée. Mais si c'est pas le cas, mets de l'eau dans ton vin?
A partir d’un moment, faut être con pour se sacrifier et vouloir le bien d’une organisation qui attend plus de moi des grands sourires et de la soumission que de l’efficacité et de l’originalité d’esprit.
On est d'accord. Cela dit ton originalité ne fait peut-être pas partie de tes prérogatives. Perso j'ai intérêt à être efficace et original pour trouver des solutions, mais j'ai aussi intérêt à respecter un tas de formalismes pour le reporting, le système qualité etc. Certaines choses ne souffrent pas d'improvisation, et certains processus ne se changent pas comme ça, parce que ça peut entraîner des changements au niveau de toute la boîte.
Là j’ai fait l’erreur d’aller dans des trop grosses boîtes pour avoir des rapports horizontaux avec mes chefs.
Dans une grosse boîte tu t'attends à ce qu'il n'y ait pas de hiérarchie?
Je vais tenter une plus petite boîte française dans un pays du tiers monde. J’espère que ça ira. J’ai tiré un trait sur Dubaï. Et si cette petite boîte me prend, je devrai rester un an et demi en échange d’être formée. Mais je flippe rien que de savoir que je devrai m’engager parce que je sais pas si j’airai envie de rester si je m’aperçois que je ne trouve pas mon compte. Je ne dis pas que je suis instable mais vu ce que j’ai vécu je ne suis plus prête à revivre la même chose.
Choisir un pays où on va sûrement te demander de te sortir les doigts du cul au delà de ce qui est écrit dans ta fiche de poste, s'il y en a une, c'est effectivement pas forcément judicieux et risqué.
C’est dur de trouver une boîte où m’épanouir. Là y a 95% de mecs et les seules filles sont des RH.
50% des mecs sont français et 50% sont des locaux.
Question? Est-ce que les rh t'ont fait des promesses non tenues/tenables par les managers ou ça vient juste des managers cet aspect du problème? Parce que les RH vont pas forcément être complètement alignés avec les managers.
J’ai quitté mon copain qui me vampirisait mon énergie
C'est un revirement que je trouve intéressant...
et j’ai compris que trouver des excuses aux autres n’était pas de l’idéalisme mais une compassion que je ne pouvais pas me permettre de témoigner dans ma vie de couple. L’idéal aurait été de pas bosser pendant mon diplôme mais ne pas avoir de vie sociale ça m’aurait mis dans un état psychologique bien pire
Pas tant que ça?
Au final tu subis des affres à survivre au boulot, et tu cours plusieurs lièvres à la fois, limitant tes performances et te mettant sous pression. Si tu peux te le permettre, vu que ta vie sociale est externalisée par rapport à ton boulot, le problème ne se pose pas?
Et puis, j’ai une énorme pression familiale car mes parents ne comprennent pas pourquoi j’ai payé un job de cadre bien payé pour aller « embrasser des arbres ». Ils ne comprenaient déjà pas pourquoi je reprenais des études alors que pour eux mon ancien domaine et le nouveau c’est la même chose, ça gagne de la thune, et c’est de l’argent facile qu’ils auraient bien voulu gagner sans se ruiner la santé, mais ils ne sont pas à ma place. Ils idéalisent des métiers qu’ils ne comprennent pas et ça me rajoute une pression supplémentaire.
Tu ne t'attends pas à ce qu'ils te comprennent si tu leur expliques? Tu sais, ce sont pas forcément des boomers obsédés que par l'argent.
Moi, je fais mine de pas comprendre, mais je challenge tes positions, ayant vécu des trucs compliqués comme employé et comme manager, je suis un peu entre les deux par rapport à ce que tu décris. C'est clair que certains managers sont des sacs à merde qui ont dû prendre des cours chez France Télécom. Après il y a beaucoup d'employés rigides, peu volontaires au delà de leurs petites prérogatives, qui trouvent des problèmes au moindre truc demandé, et qui font des propositions qui rentrent pas dans le cadre nécessaire pour avancer.
Le problème humain existe, on est d'accord, mais c'est comme un cours de sport, des fois tu es obligé de faire avec des connards. Si tu aimes ton job et que tu veux pas en changer, c'est comme pour ton activité, tu vas pas quitter pour quelques connards. Tu apprends à naviguer avec. En général le temps fait son oeuvre. Si tu es obligée de bosser avec en permanence c'est pas pareil. Mais en général faut pas que leur existence te donne de l'urticaire.
Et je ne me plains pas à n’importe qui. J’aimerais juste qu’ils reconnaissent mon mal-être, me soutiennent et comprennent que j’ai pas eu la chance d’être soutenue et guidée comme d’autres personnes. Moi aussi je me suis battue mais je ne veux pas me battre pour la mauvaise cause. Dans la pyramide de Maslow ils se trouvent tout en bas, alors que moi j’aspire à plus. J’ai des potes qui sont en profession libérale qui ne bossent pas le vendredi et qui consacrent ce temps à suivre des formations pour leur carrière ou bien pour des activités perso plus enrichissantes que s’ils se tuaient au travail. J’ai connu cette période de travail intense qui n’en finit pas, j’ai couru derrière la carotte en croyant avoir ma part du gâteau. Non seulement j’ai pas la patience mais j’ai pas non plus le tempérament pour éternellement montrer patte blanche sans m’énerver et me taire sans protester.
Pour protester il faut encore que les gens te soient redevables.
Il y a des choses que je ne suis plus prête à vivre et si j’ai réussi à m’entourer de personnes, qui dans la vie pro, m’acceptent plus que les zozos dont j’étais entourée au boulot, l’an passé, je trouve toujours pas un job où être moi-même et reconnue + acceptée telle que je suis. L’expatriation loin des sentiers battus c’est pour fuir ce monde de paresse et de privilèges. Je me dis que peut-être avec des gens qui ont tout quitté j’aurai plus d’atomes crochus ou plus de chances de me démarquer par ma force de proposition sans pour autant entrer en compétition avec des soumis qui mettent la barre haute en matière d’heures sup.
Tu sais, ce n'est pas parce que les gens ont des valeurs différentes des tiennes qu'il faut les déconsidérer. Un des problèmes vient sans doute de là.
Pour toi ces gens sont des soumis, alors que la plupart aiment sans doute leur job. Je passe certains de mes week-ends à bosser pour des projets de ma boîte pour lesquels j'étais même pas impliqué à l'origine, pour lesquels j'ai pris la main parce que je veux que ce soit bien fait, et dont certains parfois me font chier.
Mais d'un autre côté c'est un défi pour moi aussi, ça me permet de faire un truc que je ne fais pas assez souvent dans mes projets normaux, et c'est important pour mon projet principal.
Certains de mes collègues comprennent pas que je puisse avoir envie de passer un week-end à me prendre la tête sur des algorithmes et des équations.
Ils se disent certainement que je suis un soumis. Moi, je me fous de ce qu'ils font. Tant qu'ils ne m'empêchent pas d'avancer dans le cadre du boulot normal j'ai aucun grief contre eux.
Qui a l'attitude la plus saine?
Je sais pas, mais du moment que ça te crée pas de problèmes, qu'ils se tapent des heures, pourquoi tu t'en bats pas les reins?
Si c'est pour gagner des points au niveau du manager, j'ai envie de dire, faut se démarquer par ce qu'on produit, pas en combien de temps on le fait...
J’espère aussi faire des rencontres enrichissantes pour apprendre d’un boss qui ne me verra pas comme une sous merde mais comme une collaboratrice qui peut prendre des responsabilités.
Est ce que c'est un point que tu explores en entretiens d'embauche?
Je ne dis pas que je suis différente, je veux juste qu’on me reconnaisse à ma juste valeur sans me pousser à accepter des choses juste parce que d’autres les acceptent sans broncher.
Alors oui, c'est sain, mais les choses qui font partie d'un consensus sont de deux sortes:
Les obligations tacites et les obligations écrites.
Celles qui sont dans ton contrat tu dois t'y conformer.
Les autres, ça se négocie. Mais j'aimerais bien avoir un exemple, pour savoir qu'elle est ta limite basse de tolérance...
J’ai déjà tenté l’expérience de me sacrifier et j’ai détesté. J’ai essayé de faire comme d’autres pour suivre le modèle du groupe dont je faisais partie, mais ça n’a pas marché. Je sais que je pense beaucoup et que le commun des mortels ne pense pas autant. Ils ne subissent pas et ne sont pas soumis, ils sont juste raisonnables... Mais même en sachant ça, ça ne diminue en rien ma souffrance et mon désir de changer du tout au tout.
Encore une fois tu déconsidères des gens qui n'ont juste pas les mêmes valeurs en les prenant pour des boeufs/moutons décérébrés.
Il y a des tas de "mauvais élèves" qui sont incapables d'être disciplinés parce qu'ils sont cons comme des bites et ne comprennent pas la raison d'un consensus, d'une règle. Être raisonnable c'est parfois une forme d'intelligence. L'originalité n'est pas la seule forme d'intelligence. Faut comprendre que si les choses en arrivent à un point, c'est que c'est souvent le plus équilibré/ fonctionnel dans un contexte. Pas forcément le plus optimisé certes mais le plus gérable par tout le monde. Si on apprend que des maths pour débutant jusqu'au lycée, c'est parce que déjà on laisse 80% des gens sur le côté en le faisant, même si on pourrait donner l'équivalent du bac +3 aux autres sans les faire tourner de l'œil. Alors là oui on nivelle par le bas.
D'un autre côté, si on fait voter tout le monde, c'est qu'on admet l'idée que même des non spécialistes ont des points intéressants à apporter à certains débats, ne serait-ce que parce qu'ils sont les cibles ou ont une expérience terrain décorrélée de la théorie.
. Pour moi les gens qui n’arrivent pas à des décisions si radicales ce sont des gens qui n’ont pas connu les big four et qui ont eu l’intelligence de rester dans des petites boîtes loin du brassage de ressource caractéristique des grosses boîtes. Je n’ai pas eu cette intelligence de commencer petit. J’ai voulu faire gros vite et très tôt dans ma vie pour décoller au plus vite et en finir rapidement. Maintenant, je ne peux plus revenir en arrière et je me sens complètement blasée après ce que j’ai vécu. Je n’arrive tout simplement pas à fermer les yeux dessus. Revenir en arrière c’est impensable.
C'est une illusion. Ma seule expérience "parfaite" en terme de hiérarchie c'est dans un labo public, mais j'ai eu aussi l'une des pires. J'ai bossé dans des petites et grosses boites et dans les petites aussi tu as des connards qui savent très bien jouer sur la corde sensible (on peut pas faire ça, je peux pas te donner ça sinon c'est pas juste pour les autres, on est tous dans le même bateau, tu penses pas à la boîte...)
Ce n'est pas ton choix qui est en cause. C'est le milieu du travail, qui reflète l'humanité: chacun a ses besoins et des méthodes pour parvenir à les remplir. Quand la politique d'entreprise le permet ça peut donner des situations de merde et quand la politique est décidée non par des milliers de normes et règles comme dans les grosses ça peut donner de petites entreprises qui n'ont rien à envier aux meat grinder que sont google et Amazon, de réputation.
Et franchement en Europe, je connais pas toutes les capitales mais je doute que ce soit mieux. J’ai peut-être des idées reçues mais si ma prochaine expérience se passe mal je vais sérieusement réfléchir. Au moins je n’aurais pas de regrets, j’aurais tout tenté tant que j’en avais les moyens. Reste à savoir si je supporterai de vivre dans un pays du tiers monde sans mes proches… je crois que j’ai besoin de tout perdre pour prendre conscience de la valeur de ce que je pensais être acquis…
Si tu y penses c'est que tu en as déjà conscience. C'est un peu utiliser ton intelligence à tes dépends et un besoin "romantique" d'aller jusqu'au bout qui là me fait douter sur ta démarche.
Bon courage
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] A lire le 16.05.23, 13h24 par Citadin
  • [+1] En effet le 27.05.23, 22h28 par Ulysse57
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut @Gafano ,

Je réagis essentiellement à ton dernier message.

Ton ressenti est réel et compréhensible. Tout en respectant ton individualité, il y a tout de même beaucoup de personnes qui vivent/ont vécu grosso modo les mêmes choses. Je veux dire par là que tu es aussi intelligente qu’une autre, ce qu’ils ont pu faire, toi aussi tu le peux.

Il y a de fortes différences entre la réalité du monde du travail/la vie adulte et ce qu’on espérait y trouver/ce qu’on nous a vendu.

La transition est lente, difficile, stressante et fatigante à gérer.

Gafano a écrit :
14.05.23
Seulement, tant que j’aurais pas trouvé le lieu où m’affranchir de règles insensées, de formalisme débile, où m’épanouir et me montrer comme je suis sans qu’on m’en mette plein la gueule, je continuerai à souffrir.

Je pense comprendre ce que tu veux dire.

Ce lieu n’existe pas. Il n’a jamais existé pour personne et n’existera jamais.

A mon humble avis : aller mieux commence par accepter de renoncer sereinement à cette illusion juvénile.

Courage.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] En effet le 17.05.23, 14h06 par Onmyoji
  • [+1] En effet le 27.05.23, 22h27 par Ulysse57

Salut @Gafano

Je n'ai pas d'avis concernant Dubaï mais tes messages m'interpellent.

Tu parles de burn out, de démission, de ne pas te retrouver dans ton job, dans ta vie, de valeurs... et tu sembles complètement perdue. Et j'ai l'impression que beaucoup de choses de ta vie sont en conflit entre elles.

Ma question ici est, qu'est ce que tu veux faire de ta vie et pourquoi? Qu'est ce qui te rend heureuse ? Et est ce que ton job à Dubai ou ailleurs va te permettre d'être heureuse ? (je dis heureuse et pas divertie, car partir à l'étranger est divertissant, il y a tellement de nouvelles choses qu'on s'y oublie).

À ta place je n'irai pas à Dubaï. Tu parles de valeur, de ne pas vouloir travailler avec des requins et tu vas dans une région où l'attrait principal est le bling bling, la consommation et l'argent. Tu vas y retrouver les gens que tu veux fuir. Il y a certainement des personnes proches de tes valeurs à Dubai aussi mais la majorité de ceux qui y vivent y vivent pour gagner beaucoup d'argent, pas pour mettre du sens à leur vie.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Post responsable le 17.05.23, 14h05 par Onmyoji
  • [+1] Effectivement le 27.05.23, 22h26 par Ulysse57

Comme le souligne Esope, tu sembles en "quête de sens". Tu donnes l'impression de placer tout ton bonheur dans un futur qui techniquement n'existe pas et tu le conditionnes à d'autres personnes hypothétiques ("bon" boss, "bons" collègues, ...).
Si j'ai bien compris, tu viens de démissionner d'un "big four" (réputé pour leurs mauvaises conditions de travail) et tu sors d'une rupture et d'un burn-out ... Vu sous cet angle, on pourrait croire que tu fais une dépression.

Je ne dis pas que je suis différente, je veux juste qu’on me reconnaisse à ma juste valeur sans me pousser à accepter des choses juste parce que d’autres les acceptent sans broncher.
Gardes en tête que tu es encore jeune et que tu n'as que peu d'expérience. Je sais que de nos jours, dans notre société tout doit être immédiat, mais pour pouvoir faire tes preuves, il faut, entre autres, du temps et c'est incompressible ...
C'est comme pour avoir un chêne centenaire, il faut un gland et 100 ans ;).

Pour moi les gens qui n’arrivent pas à des décisions si radicales, ce sont des gens qui n’ont pas connu les big four et qui ont eu l’intelligence de rester dans des petites boîtes loin du brassage de ressource caractéristique des grosses boîtes
Attention, il peut y avoir une meilleure ambiance dans les PME, mais ce n'est pas toujours le cas. Et il peut y avoir d'autres inconvénients dans ces structures, comme des surcharges de travail, cumul de fonctions, moins d'avantages, ...

BON PLAN SEXY : De -15 à -70% chez la boutique sexy LoveHoney.fr. LoveHoney.fr propose toute l'année des réductions très agressives sur leur catalogue lingerie, sextoys et autres accessoires. Suivez ce lien pour consulter les offres du moment.

Vous pouvez aussi soutenir FTS en passant par ce lien pour faire votre shopping sur Amazon.fr

Répondre