C'est le début de soirée. Je suis posté devant un salon de coiffure fermé avec de bons collègues,
la bonne humeur est de la partie, les fous rires fusent et se répercutent sur tous les murs de la rue.
Tilt
Je l'avoue, un radar pousse dans ma tête.
Rassurez vous il se fait discret : il n'accepte que peu d'échos répondant à mon émission d'ondes (pourquoi pas des ondes alpha, dans quelques années ? vivement la mutation !).
Il s'est installé juste à côté d'une toute petite poche élastique, que j'appellerai Mojottine (réputée pour sa célèbre réserve de Mojo).
Tilt !
Il m'indique un set de 2. Il fait noir, j'ai du mal à jôôôger le colis (j'ai pas encore vu "Les Bronzés", j'en suis loin niveau métaphores ?).
Après encore quelques témoignages de la "bons vivants" attitude avec les potes, je me décide. Si je veux progresser, il ne me reste plus qu'à y aller. C'est bien mignon de faire le rigo-solo dans les rues de la capitale, il faudra bien que j'assume ma nouvelle condition devant mes connaissances, d'où qu'elles soient.
C'est vrai, je pourrais en rater des belles histoires sans histoire, histoire de. Vous savez de quoi je parle...
de bonheur !
Soit.
J'entame la traversée de la route.M : Bon la poblacion, je reviens, je vais voir par là bas.
Comme je le prévoyais (redoutais ?), je commence à me faire vaner, m'étant pas rasé la barbe depuis plusieurs jours (nombre à deux chiffres). Moi aussi je suis conscient que je ne ressemble à rien depuis ce même nombre de jours mais tant pis, la Mojottine s'est rapidement remplie la semaine dernière (faut dire, elle est pas encore grosse, mais je lui fais faire de la gymnastique des tissus, vieille technique hindou, jvous raconterai...)
Merci pour la solidarité, on repassera... avec des tirelires arborant les trois lettres FTS, à remplir avec des pièces jaunes ou du Mojo en surplus chez ces messieurs. Ca sera toujours ça de gagné.
Je leur réponds par des rires, certains complices, d'autres jaunes, et enfin, les plus venimeux : ceux bien nommés "confidentlus minimus".
Avec leurs conneries, je n'ai pas eu le temps d'aligner un opener, didiou !
Je suis déjà arrivé, mince. Note à moi-même : je devrais me faire raccourcir les jambes, ça donnera plus de marge au cerveau. Parole d'oncle, on respecte.
Planté je suis, devant les deux filles assises sur le banc, qui me regardent avec le sourire.
Je ne dis rien pendant quelques secondes (ou peut-être moins, je ne sais plus) au goût acidulé d'Eternité (pour Homme). Respire coco.
Quand j'aurai fait assez de stock de Mojo, j'irai en troquer une partie au vieux sage du village, contre l'option vision de nuit pour le radar de mon véhicule de type piéton. Vous l'aurez deviné, elles sont moins bien de près
Je ne joue plus aux jeux vidéos, mais j'y ai beaucoup joué. Mon nouveau jeu c'est la vie, et jvous entouffe. Nah.
Pas à mon goût, tant pis le mot est finalement parti :
Ca leur fera les jambes, à ces damoiselles, un garde-côte en plein Paris et si loin de la Seine.M : Bonjour, je suis garde-côtes. Je suis avec mon équipage, là-bas. *désigne les potes, certains sont encore morts de rire*
Ca glousse. Elles attendent la suite.M : Je dois vous prévenir qu'un requin a été perdu dans Paris.
Elles se regardent, complices.M : Je l'ai vu se glisser tout doucement entre les voitures, là-bas, et il s'approche de vous.
Ca fluff un peu sur ce qu'elles font là.C- : Ouais, et tu es venu nous protéger ?
M : Le connaissant, il va venir vous attaquer au contact.
C- : Ah, c'est pas un requin sniper ?
M : Non, il est comme moi, c'est un requin courageux.
Des sirènes déchirent notre atmosphère sonore. Je me tourne et scrute au loin, comme un vrai marin, la main protégeant du soleil (inexistant).
Ca fluffe sur ma phrase d'ouverture. C'est pas banal et on vous l'a jamais faite celle-là ? Merci, c'était le but. J'espère un peu au fond de moi qu'elle ne vient pas d'un post de FTS, histoire de me conforter.M : Vous inquiétez pas, c'est les renforts qui passent à l'abordage.
Elles ont un peu du mal à se lâcher, ce qui n'est pas pour m'aider. C- tente une phrase mais bafouille complètement.
Elle m'explique qu'elle a parfois du mal à "faire cracher sa gorge".
Je suis
IOI sur ce que je fais dans la vie. Après avoir essayé de les convaincre que je suis vraiment garde-côtes, je leur concède la vérité.
Ca fluff sur l'ambiance de ce genre de bahuts, cocktail exotique de loosers socials.
J'ai eu ma dose de Mojo, tentative de numclose.
Léger fluff sur l'actualité.M : Bon, j'vais retourner auprès de mes potes.
D- : Ouais, ils t'attendent. Ils vont faire une dépression sans toi !
M : Ah, tu me trouves donc rigolo ?
D- : Ouais, franchement ça fait plaisir de rire, c'est de plus en plus rare surtout ces temps-ci.
ex : (à venir image illustrant le regard ultimate kawai des mangas)M : Ben ! Merci, c'est gentil ça. Tiens, je te donne un bon point. Oh et puis même une image. Kino.
D- : Et au bout de trois images, j'ai quoi ? *regard brillant, comme dans les mangas (je n'en suis pas particulièrement fan, sauf des monstrueux comme Samurai Shamploo ou Hellsing.)*
Retour au FR :
(2 erreurs : le "Si ça te dérange pas" et le "pour rigoler"; "pour s'amuser" aurait été plus vague, donc plus sexué (j'ai bon ?).)M : Comme en primaire : une image beaucoup plus grande, avec moi tout nu dessus.
D- : Ah pas mal.
M *regardant C-* : Si ça te dérange pas, je vais prendre ton numéro. Je vous appellerai et on prendra plus de temps pour rigoler.
C- regarde D-, qui sourit.
C- me dicte son prénom, #close. "Ah oui, au fait moi c'est nain connu". IOI sur les origines de mon prénom.C- : Non, non. On habite dans le quartier en plus, on pourra facilement se revoir.
IOI sur où j'habite.
M : Ho ! On sortira pas dans ce quartier, je vous emmenerai autre part. On habite à Paris quand même !
Mojo. Légère euphorie qui me fait oublier de prendre le numéro de D-. Bises + kino.
Je pars, sans me retourner et rejoins mes potes (2 autres les ont rejoint, dont un qui voulait me voir faire mes premières armes, mais bien sûr il a tout raté).
Souriant :
M : Ah ben je l'ai fait.
A vos remarques !