Un fr un peu long mais qui fini bien

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le 10.03.2006 par Lurs

0 réponses / Dernière par Lurs le 10.03.2006, 20h00

Pour celles et ceux qui veulent discuter et demander des conseils rencontres et séduction; comment faire avec cette fille ou ce mec; et plus généralement, comment pécho / trouver l'amour à l'ère du swipe left, notamment quand on est ni mannequin, ni un ninja de la drague.
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Allez mon premier FR, je me lance.

Mercredi soir, défaite de la France face à la Slovaquie, on décide de sortir pour fêter ça avec 2 potes : un maqué et 2 célibataires, le plan étant : si on trouve des filles, tant mieux, sinon on se met une charge… on fait ça à la cool.

Premier bar : nada
Deuxième bar : deux jeunettes d’environ 20 ans qui s’apprêtent à partir quand on arrive. Pas d’autres targets en vue. On n’a pas grand-chose à perdre, mon « wingman » les invite à se poser à notre table, genre « Mesdemoiselles, vous partez déjà ? ».

Là, les deux, visiblement pas mécontentes de l’invitation, commencent à plaisanter :
« Vous auriez pu nous le proposer avant qu’on mettre nos manteaux quand même heuuu »
Elles ont l’air un peu blondes mais sympa.
On fluff un peu : elles sont étudiantes en lettre, on étale notre grande culture littéraire, genre Voltaire c’est bien XIIIème siècle ça ? ça détend l’atmosphère.
Petit à petit, il parle avec la brune et moi la blonde… et le 3ème se fait chier : désolé, finalement, je crois qu’on ne va pas se mettre une race.

J’aime bien la mienne, elle a le rire facile et je la taille pas mal.
1)
E : Tu pourrais au moins t’excuser quand tu passes devant moi, j’ai été obligé de décroiser les jambes pour te laisser passer
M : De quoi tu te plains, je te fais prendre de l’avance sur ton cours de fitness du samedi

2)
E : Pourquoi tu dis que des conneries ?
M : Si j’avais voulu avoir une conversation intelligente, je t’aurais sans doute pas invité à notre table (là j’ai manqué d’en prendre une mais ça se voyait qu’elle aimait le côté cabot)

Il y avait de bons IOI : regard de coquinette, elle rigolait tout le temps. Franchement j’ai passé un bon moment, ça venait assez facilement, et je me suis enfin senti cocky, ce qui m’avait singulièrement manqué mes 3-4 dernières soirées.

On sort, petit moment d’hésitation. Pardon, j’oubliais, on a tout réglé (en fait, c’est le troisième qui a tout payé). Quand on invite des filles qui s’apprêtent à partir, on peut difficilement leur demander de raquer, non ?

Là mon wingman, qui est en petite forme en ce moment, leur demande leur numéro, mais ça fait un peu mandiant… ma blonde commence à se fouttre de nous… alors je fais vraiment le mandiant en tendant les deux mains :
« S’ils vous plait, un petit numéro. On ne s’en servira pas, c’est juste pour nos statistiques, on ne doit pas offrir deux verres à des filles sans toper leurs num !»

On fait un bout de chemin ensemble et on fait la grosse erreur d’échanger nos targets (en fait, je crois que mon pote s’est senti moyennement motivé par la brune et a voulu essayer avec la blonde… enfoiré !).
Bref, je me fais un peu chier avec la brune, du fluff à 2 balles sur la vie parisienne et mon pote qui commence à parler de son ex qui vient de le larguer… merde ! Je rentre dans leur conversation. Puis vient le lieu de la séparation, j’ai pensé que la situation commençait à partir un peu en vrille, et j’ai préféré ne pas trop prolonger la soirée. On déconne encore un peu, la blonde me file son numéro et on va finalement se mettre une race à la maison, parce qu’on a envie de se défouler après tout ça !

J’attends le lundi suivant pour la rappeler (je l’avais rencontré mercredi soir)… je tombe sur la messagerie :
« Salut xxx, c’est l’urs. Au cas où tu ne te souviendrais pas de moi, je suis le mec drôle et intelligent que tu as rencontré mercredi soir. Ah pardon, j’allais oublier… beau gosse aussi ! Maintenant que je me suis lâché, autant aller jusqu’au bout ;-) Je t’appelais pour t’inviter à prendre un verre cette semaine. »

Oh merde, ça me paraissait bcp plus marrant dans ma tête cette intro à 2 balles (en fait, c’est tiré de Will Hunting). Mais comme j’étais un peu tendu, je me suis senti très con.
Bon tant pis, je vais à mon entraînement de boxe et puis on verra bien après.

Je rentre à 22h30, elle m’a envoyé un sms :
« Ton message m’a bcp fait rire. Y a pas de pb, on peut se retrouver demain après midi ou jeudi soir. Gros bisous,xxx ».

Heureusement qu’elle n’a que 20 ans, elle n’est pas trop exigeante !
A 23h, je lui envoie :
« A ton avis, il est trop tard pour rappeler une jeune étudiante en lettre ? »

2 minutes après, elle répond
« lol, je sais pas. Peut être qu’elle dort ! Essaie tu verras bien »

Là, je commence à la sentir très bien cette histoire, je la rappelle dans la foulée. On délire un peu, je la rechambre sur ses séances de fitness et lui explique que moi j’ai un métier dans la vie, et donc qu’un verre en plein après midi, c’est pas trop possible. On convient de jeudi soir.



Et enfin le grand moment attendu : La date
(on dit un date, ou une date ? ouai, en fait, je m’en branle)

Je suis juste à l’heure et elle me sms pour me prévenir qu’elle aura 10 minutes de retard. Comme je n’ai pas envie d’attendre comme un débile, je vais acheter un paquet de clopes. Elle fait chier, j’avais décidé de ne pas fumer ce soir (en fait par respect pour elle, parce qu’elle ne fume pas). Du coup quand elle arrive, je le lui reproche et la prévient dès maintenant qu’elle devra assumer la responsabilité de ses actes irréfléchis et que mes petits enfants lui feront un procès quand je décéderai de mon cancer des poumons.
On retrouve tout de suite une ambiance sympa.
Je ne lui laisse pas le temps de se retourner, je la déglingue littéralement.
M :« Non, quand tu vois les panneaux ronds comme celui-là avec le bord extérieur rouge et un petit piéton au milieu, ça veut dire que tu ne peux pas marcher là, c’est dangeureux. Il faut changer le trottoir.
E : Non, c’est pas possible, ça veut dire ça ? Je le savais pas du tout !
M : Hum hum, je sais, tu as bien fait d’accepter de sortir avec moi, tu vas apprendre plein de choses
E : Je vois ça
M : Oui, et j’espère que tu as prévu un calepin pour bien tout noter, parce que vu ta couleur de cheveux, j’ai peur que tu ne retiennes pas grand chose et ce serait dommage pour ton éducation ;-)

Bref, on se pose dans un café. On fluff sur la dernière soirée, mes pote, sa copine… etc.
Est-ce qu’ils ne lui en veulent pas trop, il parait qu’elle avait été très méchante.
(en fait, sa copine qui est un peu en galère lui a piqué une crise par qu’elle s’était moqué de mon pote et que du coup on allait jamais les rappeler… et puis elle lui a repiqué une crise quand la blonde lui a dit qu’elle avait rendez-vous avec moi).
Je lui dit qu’elle n’est pas méchante du tout, je la trouve toute douce.
E : « C’est parce que tu m’as enchaîné depuis le début, j’ai pas pu en placé une »

Elle me parle de son ex avec qui elle a passé 6 mois de trop à la fin « Je ne pensais pas pouvoir détester autant quelqu’un. » Il ne m’a pas l’air bien brillant ce garçon, mais je le casse pas, pas besoin je suis au-dessus de ça. Genre ses problématiques ne m’atteignent même pas. (elle lui donne des conseils pour draguer d’autres filles, il lui coure encore après). Elle le démonte, c’est la dernière des chieuses cette gamine, mais moi je m’amuse bien avec et ça a l’air réciproque.

J’ai testé la technique proposée dans un poste sur les « techniques et méthodes »

M : tu es en pleine campagne, tu arrives à un château-fort, le pont –levis est levé.
Pour actionner le mécanisme, tu as le choix entre 2 systèmes : un levier ou un bouton. Tu choisis lequel ?
E : Hum… le levier.
… etc

Je lui révèle les résultats : elle est à tendance dominatrice. Elle me fait remarquer que le levier a effectivement une connotation phallique et le bouton représente plus… ben le petit bouton !
Elle est pas si conne cette petite blonde. Perso, je n’avais pas fait le rapprochement.

On finit par s’embrasser mais pas d’effusion non plus, on est dans un lieu public.
On continue à délirer puis je me rapproche. Ça commence à chauffer dans mon caleçon, je lui susurre que j’ai envie d’elle.
Sa réponse « Ah bien ça c’est dommage »
Ok très bien, tu le prends comme ça ma petite dinde, peu importe je n’insiste pas et je crois que j’ai même pas l’air blasé. En fait, je ne pensais vraiment pas coucher ce soir (elle devait rentrer chez papa et maman à Versailles..), mais l’excitation m’avait juste suggéré de tenter le coup. On continue comme si de rien n’était.

Plus tard, elle joue avec les allumettes sur la table. Je lui arrache des mains. Elle veut les récupérer, y arrive et attrape mon paquet de clope dans la foulée. Je lui prend son portable et lui explique qu’elle ne fait pas le poids, parce qu’elle a bcp plus que moi à perdre.
Elle fait la maline quand même et commence à sortir une clope, faire semblant de la fumer, l’allume, et finalement l’écrase, dégoûtée.
M : « Ok, tu m’as gâché une clope, alors j’efface un numéro dans ton répertoire ».
Je fais semblant de le faire, et lui laisse le reprendre. Du coup, elle reprend la main :
E : « Alors, il faut que j’efface un num ? Voyons voir »
Et elle efface le mien et prenant bien soin de me montrer qu’elle l’a effectivement bien fait.

Je ne relève pas plus que ça, la prévient juste que c’est dommage pour elle car je ne comptais pas la rappeler.
Puis je lui demande pourquoi elle a besoin de créer une situation qu’elle ne peut pas contrôler.

On part pour prendre son train… et comme par hasard, elle s’est trompée d’horaire, le prochain est dans plus d’une demi-heure. Je lui précise que j’ai un lit d’appoint et qu’entre parisien il faut être solidaire. Elle appelle maman, dit qu’elle va finalement dormir chez sa copine en me dévorant des yeux. Je sens que je vais passer une bonne nuit.
Je me trompé, c’était une très bonne nuit en fait.

Juste le détail qui tue et qui montre qu’elles ont vraiment peur d’être cataloguées :
« Si on voit tes colloc en rentrant, tu leur préciseras bien que j’avais raté mon train, hein ? »
C’était mignon cette petite préoccupation alors qu’elle s’efforçait de faire la fille qui gère et qui mène les mecs à la baguette.

Toujours est-il qu’en la quittant ce matin, je lui ai dit que je la rappellerai « peut-être » et elle a répondu d’un air faussement détaché « Ok très bien alors peut-être à bientôt ».

Là, il va falloir que je lui fasse payer son affront. Alors j’ai pensé à ne l’appeler désormais qu’en numéro caché et ne jamais lui donner mon num. Ne la rappeler que dimanche soir (on s’est quitté vendredi matin) pour la voir mardi soir. Pas de texto.

Si vous avez des suggestions ou des conseils, ils seront les bienvenus !
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