Deuxième soirée Sarge pour l'équipe "Walter-Mojoman" hier soir.
Nous nous sommes concentrés sur un endroit déjà "testé", le quartier des Halles Saint-Géry à Bruxelles : pas mal de bars avec des décors et des ambiances très différents, du pub irlandais au café trendy.
Bilan de la soirée : un numclose pour walter, un kclose pour mojoman, et pas mal de questionnement sur la conservation du mojo.
Partir sarger à deux est un excellent plan pour les débutants : le fait d'être deux motive énormément.
Notre façon de procéder au début de la soirée était la suivante : chacun à son tour désigne à l'autre un set à opener et l'opener à employer, à l'autre de se démerder. Pour les openers, nous alternions les canned openers et les trucs inventés sur le moment.
Les openers testés ont été les suivants :
- salut, tu sais ou on peut acheter une bonne boule de bowling ? (petite routine sur l'enterrement de vie de garçon d'un pote dans lequel une des épreuves tourne autour d'une boule de bowling). Opener inventé lors de notre restau de début de soirée sur base d'un canned opener de Ross Jeffries (Hi I'm Manny the Martian, what's your favourite flavour of bowling ball ?).
- j'ai besoin d'un avis de femme : un de mes amis sort avec une fille depuis deux mois et elle lui fait une scène parce qu'il veut aller manger un bout, qu'en penses-tu ?
- quelques openers contextuels inventés on the spot. Exemple : A un moment je vois passer une fille tout habillée de rouge, suivie d'un type qui a l'air d'être son mec.
J'ai opené le mec :
m - je te reconnais toi.
L - quoi ?
M : oui, tu es le grand méchant loup
L
M : ben oui, tu sors avec le petit chaperon rouge
L :

Bla bla bla
Malheureusement la fille s'était éloignée. Damned.
Ce soir-là, nous avions décidé d'ouvrir tous les sets, mixed ou pas. En tout, nous avons ouvert une dizaine de sets sur la soirée, dans différents endroits.
J'ai opené un set 3F-1G avec la boule de bowling. en abordant le garçon, les trois filles se sont graduellement mêlées à la conversation qu'elles ont trouvée très drôle. Eject après cinq minutes.
Walter a opené un set en souriant à une fille qui l'a invitée à sa table (elle était avec une deuxième fille). Cinq minutes après, il me fait signe de me joindre à eux. Les deux filles sont américaines. Celle que Walter avait laissée libre était assise sur une chaise sans chaise vide à côté d'elle. Je lui ai fait un grand sourire :
M : :can I sit on your knees ?
E :
J'attrape une chaise à la table d'à côté.
E : so how do you two know each other ?
M : well, I taught him how to fly a spaceship
E : you mean a real one or a plastic toy ?
M : a real one, of course, you see, I'm from mars
E :
M : bla bla bla where you from ?
E : New Orleans
M : wow ? House still standing ?
E : yeah, not too much damage.
M : don't tell me you're on the run since then ?
E :
M : bla bla bla
E : bla bla bla
(discussion sur un mode CF, mêlant réalité et fiction comique)
Walter décide qu'il est temps de s'arracher, les filles allaient manger et nous on avait déjà fait un restau. IL leur laisse son numéro pour qu'elles rappellent plus tard si l'envie leur prend. Ma target m'embrasse sur la bouche au moment des au revoir. On s'éjecte du bar.
Dans le bar suivant, Walter open un 3-set avec un garçon. Le BL de sa cible est éloquent, il lui plaît. Par contre, le type et la copine lui balancent cockblock sur cockblock. Walter s'en sort comme un chef et revient avec le numéro de la donzelle. Elle vit à Naples, c'est pas gagné d'avance. Mais comme Walter passera en Italie d'ici quelques semaines, tout est encore possible.
Suit un autre bar, chouette ambiance et musique intéressante, mais rien à opener.
Encore un autre bar, quatre garçons pour une fille en moyenne. On décide de changer de quartier.
A quel moment avons-nous perdu le mojo ? En arrivant dans la boîte que nous avions choisie pour clore la soirée, théâtre de notre première sarge il y a deux semaines, je ne me sens plus trop en forme. Walter open un ou deux sets, je me fais violence pour en opener un ou deux, je fais un peu de social proof avec un serveur, mais rien de très transcendant.
Pourquoi une baisse du mojo alors que la soirée était jusque là un franc succès ? Voilà une question qui nous interpelle.