J'ai pris la décision de boire un peu moins parce que j'ai plus une thune je commence à devenir quelqu'un de responsable. Donc les jeudis dorénavant, étant donné que c'est en pleine semaine donc boulot lendemain, je sors en voiture car c'est la seule chose qui peut réellement m'empêcher de boire. Les vendredis, même si je bosse samedi, je me permets un petit extra et me limite à environ 4 bières.

Les samedis, c'est no limit.
Jeudi : Personne
Rendez-vous avec mon wing fidèle au poste, j'ai nommé Clément, à Châtelet. Pour moi jeudi c'est quand même un jour qui bouge un peu et qui vaut la peine qu'on sorte. Lourde erreur. Ou en tout cas, pas Châtelet. À 21h, il n'y a personne dans les bars dans lesquels on a l'habitude d'aller, si ce n'est des collègues de travail de 15 ans nos aînés, des groupes mixtes posés qui ne cherchent pas dirait-on à rencontrer des gens. Je n'arrivais pas à open juste pour sociabiliser, ça me faisait peur et je trouvais ça bizarre à 2.
Du coup, on a attendu.
Ça a commencé à se remplir vers 23h mais rien de vraiment fou. Mon wing repère un set de 2 et y va, et il parle à sa cible. J'ai donc avec moi sa copine avec qui on fait les présentations :
- Tu t'appelles comment toi ?
- Jessie.
- Moi c'est James.
[NB : je m'attends à un award pour ce trait d'humour catégorie référence à l'enfance]
Bon, malgré ma boutade fantastique, la mayonnaise ne prend pas et elles s'éloigneront de nous.
Je repère à mon tour un set de 3 dont une seule me plaît, je vais aborder la petite en frontal mais elle n'est pas ouverte, même quand je persiste et la fais rire, même quand j'open un autre set pour qu'ils me viennent en renfort pour me foutre de sa gueule du fait qu'elle ne connaissait pas les Inconnus.
Ce sera tout je crois ce soir là.
Vendredi : je suis Monsieur tout le monde, en plus j'ai toute la poisse du monde
On s'est dit avec Clément
"Ouais, hier c'était jeudi normal y avait pas beaucoup de monde, mais là ça doit être bon."
Du coup, rdv à Châtelet. Rebelote. Personne.
Un set de 2 filles très moyennes dansent à côté de nous, je me dis que ça sera toujours ça de pris. Je les aborde très honteusement en demandant si elles me trouvaient beau. Blabla, on rigole un peu mais elles restent quand même fermées. Whatever.
Après un peu d'attente, on trouve un set de 2 à peine correct que j'aborde. Alors non seulement la configuration géographique du set a fait que je me suis retrouvé en train de parler à la plus moche, mais en plus il s'avère que celle-ci est en couple, alors que l'autre est mignonne et célibataire. On s'éjecte après quelque temps pour mieux réopen plus tard.
On repère enfin un set avec 2 filles jolies. Mon wing va les aborder et pendant qu'il parle à sa petite, je reste avec l'autre qui me plaît malgré tout fort bien, pour qu'elle me dise après 5 min, au détour d'une conversation, qu'elle a un putain de copain.
Comprenons-nous bien, malgré le fait que j'aie été cocu par le passé, je n'aurais aucun scrupule à draguer une fille en couple. Seulement, je sens que l'investissement à faire sera plus important pour un résultat incertain. Déjà que je galère avec les célibataires...
Pendant que mon wing va pisser, au lieu de rester planté comme un gland, j'open un set de 3 à côté de moi. Après quelques minutes, devinez quoi.
S'en suivront quelques autres opens inutiles, avec des râteaux. S'en suivra aussi la perte de mon paquet de tabac à rouler, qui a eu le don de me foutre en rogne 10 min.
À cette soirée, je me suis détesté. Les 3 sets plus hauts, je parlais que de la merde, je me suis trouvé d'une banalité affligeante (BANAL, MOI). J'avais l'impression d'être n'importe quel branleur de boîte qui aborde à base de
"slt sa va", et qui enchaîne par
"tu fai koi ds la vie ?" (évidemment le branleur parle en langage sms même à l'oral).
Je n'avais aucune créativité et ça m'a bien saoulé.
Samedi : ah... Ah... AH.... AH !... oh.
J'arrive un peu en avance, cette fois-ci, sur les Grands boulevards. Ayant remarqué que les gens n'arrivaient qu'à partir de 23h à peu près, on s'était donné rendez-vous à cette heure-ci. En attendant mon wing, j'essaie d'open mais j'arrive au mieux à glisser un petit commentaire à un groupe de 2 pour les voir un peu s'éloigner. Je me retrouve donc seul dans le bar à attendre.
Mon wing arrive et on bouge direct. J'open un set de 2 qui nous accueille de manière incertaine, mais je suis en forme donc je persiste et on est accepté dans le groupe. Chacun a sa fille, tout se passe bien, les deux sont jolies, .....
On bouge au fumoir, je rigole beaucoup et taquine la mienne. Mais voilà, sortant de nulle part, un pote à elle qu'elle avait apparemment pas vu depuis 2 ans, donc gros câlins, et puis
"oh faut qu'on rattrape tout ça". Mais LA POISSE putain.
Je me déverse dans le mini set avec Clément et l'autre fille, et là je prends son facebook, mon wing fait de même. Toujours pour l'excuse du karaoké.
Ensuite on bouge. Je sais plus trop ce qui se passe pendant cet entre-deux.
Dehors, une délicieuse fille vient me quémander une clope.
" - Ça dépend, pourquoi je devrais t'en filer à toi ? Y en a plein qui mendient.
- Ah ouais alors il faut genre un entretien d'embauche ?"
Après ça on accrochera vraiment avec elle, et je l'ajouterai aussi sur facebook, cette fois sur notre point commun de l'écriture. Je la laisse rejoindre ses amis, je vais open un set de 2, me fais rejeter et traîne un peu.
Je la recroise par hasard, on danse collé serré, je l'isole au fumoir, on délire et c'est sympa. Puis on retourne danser. Je prends ses bras, les mets autour de mon cou. On continue de danser. Maintenant, je tends mes lèvres pour l'embrasser.
"Je vois ce que tu essaies de faire"
Elle m'éconduit et s'enfuit.
Si vous avez une once d'explication...
On se reverra par la suite et on discutera comme si de rien. On reste pas longtemps après, étant 5h du mat'.
_________________
À l'heure d'aujourd'hui, aucune de mes 2 invitations facebook n'ont été acceptées.