Je crois que je repense trop à cette histoire
Posté : 03.06.14
Salut!
Alors déjà je suis désolé pour le titre relativement peu explicite, mais j'ai rien trouvé de mieux.
J'ai 18 ans et demi, étudiant à l'université, et j'ai l'impression que je repense beaucoup trop à l'histoire que j'ai eue il y a quelques années, et j'ai tendance à baser mes blocages là-dessus. J'aimerai que vous me dites ce que vous en pensez, et que vous me donniez des conseils pour réellement tourner la page, parce que j'ai un peu de mal.
L'histoire en question:
C'est ma seule "relation" à ce jour, et je ne la compte d'ailleurs pas comme réelle relation, tout simplement parce qu'aujourd'hui, en regardant en arrière, je ne vois rien de ce qui pouvait ressembler à une relation.
Bref.
C'était en 4e, et depuis le début de l'année je déconnais pas mal avec une fille de ma classe. Au début, aucune intention cachée, je me marrai bien, c'était cool, point. On était plutôt confidents l'un avec l'autre, et je l'ai soutenue quand elle a eut quelques problèmes avec son copain de l'époque, qui était d'ailleurs un très bon ami.
Puis ils ont rompus. Puis avec le temps elle m'a fait comprendre, de moins en moins subtilement chaque jour, qu'elle éprouvait certaines choses pour moi. Sur le coup, je comprenais rien. D'ailleurs, je comprenais pas grand chose à la vie à cet âge là. J'avais le nez dans les jeux-vidéos, les mangas, et la tête dans les nuages à penser aux histoires romantiques américaines (cf. ma présentation, j'en parle un peu je crois), et dans ce qui se développera plus tard comme la bonne crise existentielle adolescente des familles. J'étais aussi prétentieux, me croyant (étant même intrinsèquement persuadé) meilleur que les autres et jugeant au moindre coup d'oeil, et du fait que j'aimais réfléchir sur pleins de sujets, je me pensais plus mature que les autres. Enfin bref, je me prenais pour ce que je n'étais pas, et je n'arrivais pas encore à me trouver une réelle place. J'avais des potes, de très bons même, mais en ce temps là je n'en profitais pas pleinement.
Toujours est-il que cette fille en pinçait pour moi. Et j'ai réellement compris ça quand elle m'a dit un jour, pas loin de la fin d'année (attention ridicule collégial quand tu nous tiens...): "remplace *nom de son frère* par ton nom" (ohlàlà mystère mystère...).
Perturbé et ne comprenant pas tellement, je m'en vais checker son compte hotmail (c'était encore le temps où MSN était massivement utilisé et où le compte hotmail était comme un compte facebook), et c'est là que je vois pleins (mais MASSE) de messages (ces fameux messages d'humeurs) concernant son frère, mais du coup me concernant moi. Des dizaines, échangés avec sa meilleure amie, le gros bordel.
Je tombe des nues, je sais pas quoi faire, et je réfléchis un peu. Et là commence le problème. Parce que je lui envoie un mail lui disant (c'est presque du mot pour mot là) que "je veux bien tenter le truc, on verra comment ça se passe pour la suite, mais par contre je veux pas qu'on le crie sur tous les toits". Oui, au début j'assumais pas. J'ai d'ailleurs pas souvent assumé. Je sais pas pourquoi. Je sais pas non plus pourquoi j'ai favorablement répondu, vu que pas un seul instant je l'ai considéré comme plus qu'une amie. Avec le recul, je crois que mes émotions se sont mélangées, et que le fait que je sois aimé par une fille m'a fait croire à de l'amour. Enfin bref, arrêtons là la psychologie de comptoir.
Du coup, les vacances sont arrivées, mais on se voyait jamais. Quand on organisait des trucs entre potes, on n'était pas en couple, parce que justement je voulais pas qu'on le soit "publiquement" (allez savoir...). Par contre, après, je lui envoyais des mails d'amour, des poèmes flamboyants etc... Oui, du nawak.
Je me souviens même de la dernière fête qu'on a fait avec notre groupe de potes, deux amies très proches de la fille sont venues me voir à part pour me dire "Tu sais, Christelle, elle attend que ça, va la prendre dans tes bras, va lui dire que tu l'aime, pourquoi tu le fais jamais?"
La réponse du vaillant garçon: "Ouais c'est bon, laissez-moi tranquille, je le ferai plus tard".
Durant l'été, on n'a jamais communiqué, parce que j'étais à l'étranger chez ma famille (origines espagnoles), du coup pas de téléphone.
Cette "relation" m'a trotté dans la tête pendant toutes les vacances et à la rentrée, je lui ai envoyé un mail de rupture. Non, c'est pas une blague, un mail de rupture. Dégoulinant de niaiseries à l'eau de rose, de phrases dignes d'un loveur à deux balles, et j'en passe. Du coup, quelques jours après la rentrée, j'entends dire que la fille s'est soudainement mise à pleurer en plein cours, et que ça serait à cause de moi.
Et vlan.
Je m'en prends de tous les côtés de la part de ses amies, on se fout gentillement de ma gueule et la nouvelle fait le tour, chacun y allant de son commentaire avant de passer à autre chose.
Quelques semaines après, on s'est expliqué avec Christelle (enfin, elle est venue me voir pour des explications) et j'ai sorti le même jeu: le petit con qui s'en fout pas mal, concerné par rien, incapable de ressentir la moindre compassion.
Inutile de dire que pendant quelques mois, quand on se retrouvait pas loin, c'était le gêne assuré.
Mais avec le temps, ça s'est radouci entre nous, mais ça n'est jamais revenu au stade "d'amis".
Puis j'ai déménagé avant d'arriver au lycée. Et j'ai réfléchis à ça. Pendant trois ans. J'ai même retrouvé un bracelet qu'elle m'avait offert en faisant le ménage dans ma chambre, et me dire que j'avais le bracelet alors que plusieurs années s'étaient écoulées, et malgré un déménagement, ça m'a fait croire sur le coup à pleins de conneries.
Le dernier paragraphe de l'histoire ne date pas tant que ça, Février tout au plus. Suite à une soirée un peu arrosée, je lui envoie plusieurs SMS qui, sur le coup, avaient l'air douteux. Le lendemain, longue explication. Puis un mois plus tard, elle me renvoie un message pour une autre longue explication, mais cette fois sur l'histoire qu'on a eu au collège.
Aujourd'hui, elle a un copain depuis deux ans, elle habite toujours en région parisienne alors que je suis sur Grenoble, donc je sais qu'il se passera rien. Et d'ailleurs, j'ai pas envie qu'il se passe quelque chose. Mais cette histoire reste gravée au fond de moi, et revient à mes pensées un peu trop régulièrement à mon goût. C'est la seule histoire que j'ai eue avec une fille, et je l'ai foirée de A à Z. J'étais pas prêt pour une relation, et du moment où je l'ai commencée ça a été le bordel. Mais je ne peux m'empêcher d'être désolé pour elle pour tout ce que j'ai fait, car je me rends compte après coup que je lui ai réellement fait du mal.
Tout ça, elle le sait, elle sait tout ce que je ressens à propos de cette histoire, donc y'a pas de non-dit. Y'a pas non plus de sentiments envers l'autre, car chacun a tourné la page. Enfin moi pas tellement vu que j'arrête pas d'y repenser. Mais le problème est pas tellement d'y repenser, mais plus de son implication dans ma vie actuelle.
Je sais qu'on a tous un passé, et qu'il faut pas s'en cacher, mais là j'ai l'impression d'accorder trop d'importance à cette histoire. Et surtout, j'ai l'impression de justifier un peu les quelques blocages que j'ai avec les filles que je trouve attirantes (avant même qu'il n'y ait quoique ce soit, juste à discuter) par cette histoire.
Je suis désolé c'est pas très clair, mais dans ma tête tout ce qui concerne cette période de ma vie l'est aussi, et le problème est tout simplement que je réfléchis trop à ce genre de choses.
Donc voilà. Déjà, merci d'avoir pris le temps de tout lire. Ensuite, je remercie d'avance ceux qui prendront le temps d'y répondre et d'essayer de m'aider. La seule fois où j'ai raconté ça à quelqu'un, c'était après une soirée, juste avant de s'endormir, et je crois qu'aujourd'hui il doit pas s'en souvenir, donc je pense qu'il serait utile d'avoir un autre avis que celui d'un mec bourré (qui d'ailleurs ne m'a pas dit grand chose là-dessus).
Alors déjà je suis désolé pour le titre relativement peu explicite, mais j'ai rien trouvé de mieux.
J'ai 18 ans et demi, étudiant à l'université, et j'ai l'impression que je repense beaucoup trop à l'histoire que j'ai eue il y a quelques années, et j'ai tendance à baser mes blocages là-dessus. J'aimerai que vous me dites ce que vous en pensez, et que vous me donniez des conseils pour réellement tourner la page, parce que j'ai un peu de mal.
L'histoire en question:
C'est ma seule "relation" à ce jour, et je ne la compte d'ailleurs pas comme réelle relation, tout simplement parce qu'aujourd'hui, en regardant en arrière, je ne vois rien de ce qui pouvait ressembler à une relation.
Bref.
C'était en 4e, et depuis le début de l'année je déconnais pas mal avec une fille de ma classe. Au début, aucune intention cachée, je me marrai bien, c'était cool, point. On était plutôt confidents l'un avec l'autre, et je l'ai soutenue quand elle a eut quelques problèmes avec son copain de l'époque, qui était d'ailleurs un très bon ami.
Puis ils ont rompus. Puis avec le temps elle m'a fait comprendre, de moins en moins subtilement chaque jour, qu'elle éprouvait certaines choses pour moi. Sur le coup, je comprenais rien. D'ailleurs, je comprenais pas grand chose à la vie à cet âge là. J'avais le nez dans les jeux-vidéos, les mangas, et la tête dans les nuages à penser aux histoires romantiques américaines (cf. ma présentation, j'en parle un peu je crois), et dans ce qui se développera plus tard comme la bonne crise existentielle adolescente des familles. J'étais aussi prétentieux, me croyant (étant même intrinsèquement persuadé) meilleur que les autres et jugeant au moindre coup d'oeil, et du fait que j'aimais réfléchir sur pleins de sujets, je me pensais plus mature que les autres. Enfin bref, je me prenais pour ce que je n'étais pas, et je n'arrivais pas encore à me trouver une réelle place. J'avais des potes, de très bons même, mais en ce temps là je n'en profitais pas pleinement.
Toujours est-il que cette fille en pinçait pour moi. Et j'ai réellement compris ça quand elle m'a dit un jour, pas loin de la fin d'année (attention ridicule collégial quand tu nous tiens...): "remplace *nom de son frère* par ton nom" (ohlàlà mystère mystère...).
Perturbé et ne comprenant pas tellement, je m'en vais checker son compte hotmail (c'était encore le temps où MSN était massivement utilisé et où le compte hotmail était comme un compte facebook), et c'est là que je vois pleins (mais MASSE) de messages (ces fameux messages d'humeurs) concernant son frère, mais du coup me concernant moi. Des dizaines, échangés avec sa meilleure amie, le gros bordel.
Je tombe des nues, je sais pas quoi faire, et je réfléchis un peu. Et là commence le problème. Parce que je lui envoie un mail lui disant (c'est presque du mot pour mot là) que "je veux bien tenter le truc, on verra comment ça se passe pour la suite, mais par contre je veux pas qu'on le crie sur tous les toits". Oui, au début j'assumais pas. J'ai d'ailleurs pas souvent assumé. Je sais pas pourquoi. Je sais pas non plus pourquoi j'ai favorablement répondu, vu que pas un seul instant je l'ai considéré comme plus qu'une amie. Avec le recul, je crois que mes émotions se sont mélangées, et que le fait que je sois aimé par une fille m'a fait croire à de l'amour. Enfin bref, arrêtons là la psychologie de comptoir.
Du coup, les vacances sont arrivées, mais on se voyait jamais. Quand on organisait des trucs entre potes, on n'était pas en couple, parce que justement je voulais pas qu'on le soit "publiquement" (allez savoir...). Par contre, après, je lui envoyais des mails d'amour, des poèmes flamboyants etc... Oui, du nawak.
Je me souviens même de la dernière fête qu'on a fait avec notre groupe de potes, deux amies très proches de la fille sont venues me voir à part pour me dire "Tu sais, Christelle, elle attend que ça, va la prendre dans tes bras, va lui dire que tu l'aime, pourquoi tu le fais jamais?"
La réponse du vaillant garçon: "Ouais c'est bon, laissez-moi tranquille, je le ferai plus tard".
Durant l'été, on n'a jamais communiqué, parce que j'étais à l'étranger chez ma famille (origines espagnoles), du coup pas de téléphone.
Cette "relation" m'a trotté dans la tête pendant toutes les vacances et à la rentrée, je lui ai envoyé un mail de rupture. Non, c'est pas une blague, un mail de rupture. Dégoulinant de niaiseries à l'eau de rose, de phrases dignes d'un loveur à deux balles, et j'en passe. Du coup, quelques jours après la rentrée, j'entends dire que la fille s'est soudainement mise à pleurer en plein cours, et que ça serait à cause de moi.
Et vlan.
Je m'en prends de tous les côtés de la part de ses amies, on se fout gentillement de ma gueule et la nouvelle fait le tour, chacun y allant de son commentaire avant de passer à autre chose.
Quelques semaines après, on s'est expliqué avec Christelle (enfin, elle est venue me voir pour des explications) et j'ai sorti le même jeu: le petit con qui s'en fout pas mal, concerné par rien, incapable de ressentir la moindre compassion.
Inutile de dire que pendant quelques mois, quand on se retrouvait pas loin, c'était le gêne assuré.
Mais avec le temps, ça s'est radouci entre nous, mais ça n'est jamais revenu au stade "d'amis".
Puis j'ai déménagé avant d'arriver au lycée. Et j'ai réfléchis à ça. Pendant trois ans. J'ai même retrouvé un bracelet qu'elle m'avait offert en faisant le ménage dans ma chambre, et me dire que j'avais le bracelet alors que plusieurs années s'étaient écoulées, et malgré un déménagement, ça m'a fait croire sur le coup à pleins de conneries.
Le dernier paragraphe de l'histoire ne date pas tant que ça, Février tout au plus. Suite à une soirée un peu arrosée, je lui envoie plusieurs SMS qui, sur le coup, avaient l'air douteux. Le lendemain, longue explication. Puis un mois plus tard, elle me renvoie un message pour une autre longue explication, mais cette fois sur l'histoire qu'on a eu au collège.
Aujourd'hui, elle a un copain depuis deux ans, elle habite toujours en région parisienne alors que je suis sur Grenoble, donc je sais qu'il se passera rien. Et d'ailleurs, j'ai pas envie qu'il se passe quelque chose. Mais cette histoire reste gravée au fond de moi, et revient à mes pensées un peu trop régulièrement à mon goût. C'est la seule histoire que j'ai eue avec une fille, et je l'ai foirée de A à Z. J'étais pas prêt pour une relation, et du moment où je l'ai commencée ça a été le bordel. Mais je ne peux m'empêcher d'être désolé pour elle pour tout ce que j'ai fait, car je me rends compte après coup que je lui ai réellement fait du mal.
Tout ça, elle le sait, elle sait tout ce que je ressens à propos de cette histoire, donc y'a pas de non-dit. Y'a pas non plus de sentiments envers l'autre, car chacun a tourné la page. Enfin moi pas tellement vu que j'arrête pas d'y repenser. Mais le problème est pas tellement d'y repenser, mais plus de son implication dans ma vie actuelle.
Je sais qu'on a tous un passé, et qu'il faut pas s'en cacher, mais là j'ai l'impression d'accorder trop d'importance à cette histoire. Et surtout, j'ai l'impression de justifier un peu les quelques blocages que j'ai avec les filles que je trouve attirantes (avant même qu'il n'y ait quoique ce soit, juste à discuter) par cette histoire.
Je suis désolé c'est pas très clair, mais dans ma tête tout ce qui concerne cette période de ma vie l'est aussi, et le problème est tout simplement que je réfléchis trop à ce genre de choses.
Donc voilà. Déjà, merci d'avoir pris le temps de tout lire. Ensuite, je remercie d'avance ceux qui prendront le temps d'y répondre et d'essayer de m'aider. La seule fois où j'ai raconté ça à quelqu'un, c'était après une soirée, juste avant de s'endormir, et je crois qu'aujourd'hui il doit pas s'en souvenir, donc je pense qu'il serait utile d'avoir un autre avis que celui d'un mec bourré (qui d'ailleurs ne m'a pas dit grand chose là-dessus).