The Will of Time
Posté : 27.06.16
C'est emprunté d'un cycle de fantasy épique qui s'appelle The Wheel of Time (en français La Roue du Temps). Là c'est plus la volonté du temps ou la volonté dans le temps.
(J'ai voulu écrire un autre journal parce que le premier était trop inintelligible et obscur et que je n'avais pas de retours. Comment avancer quand on a pas de retour?)
Il est deux heures du matin. J'ai mal au crâne et je ressens l'envie de manger et de baiser. Je ne ferai rien des deux. J'ai la flemme de me faire à manger. Et je n'ai personne d'autre que moi dans mon intimité.
C'est là où tu te remémores tous les articles sur les effets nocifs du porno mais ta main te fait les yeux doux et tu ne sais pas si tu vas pouvoir résister.
Main: (bruit d'avion) on ouvre grand sa braguette, oh mais qu'il est mignon, allez une petite caresse à monsieur Serpent pour faire plaisir à Papa. Mais c'est bien ça. Ah gouzigouzi... Attention, il se réveille!
Une peine à peine perceptible mais lancinante m'accompagne ces derniers jours. Je suis parti en voyage voir une amie. Ça m'a fait un peu de bien mais la douleur est restée. J'ai vu un ami avec qui on travaille sur un projet plutôt fun en ce moment et auquel mon coloc et accessoirement seul véritable ami intime participe. Pareil, la douleur est toujours là.
J'appelle cette douleur Aniès. Cela fait longtemps que nous cohabitons avec Aniès. Elle est très bavarde mais elle a une toute petite voix. Des fois elle part en vacances pour des périodes plus ou moins longues et quand elle revient je me rends compte qu'elle ne m'avait pas vraiment manquée. Du coup, elle est vexée et elle parle un peu plus fort que d'habitude et à défaut de l'ignorer, je l'apaise. Avec de la bière ou du porno. Mais à ce qui paraît c'est pas très bon tout ça tout ça donc maintenant je me force à écouter Aniès. Elle est chiante mais je commence à compatir avec elle, et elle dit des choses intéressantes des fois.
Je me remémore ce que j'ai fait ces trois derniers mois.
1) J'ai quitté un travail qui me sapait le moral pour en enchaîner un autre. Mais on m'a envoyé sur le terrain sans formation et je n'ai pas réussi à tenir. Juste derrière j'ai trouvé un autre travail et là, j'ai entamé une formation. Je me suis fait virer de la formation le deuxième jour parce que je n'avais pas le permis B(genre ils auraient pas pu lire mon CV et s'en rendre compte avant?). J'ai continué à chercher du travail mais pas de succès pour l'instant.
2) Je suis énormément sorti. Bars, boîtes, évènements culturels, jams... J'ai rencontré pas mal de monde, seul ou avec d'autres amis et je me suis bien marré. Mais malgré les nouvelles rencontres, pas de nouvelles connexions amicales.
3) J'ai essayé les rencontres. À défaut d'avoir le courage de faire du SPU, j'ai essayé Tinder. Malgré le peu de succès, j'ai réussi à avoir deux dates vraiment intéressées. J'ai perdu tout moyen de contact avec l'une en supprimant mon compte tinder avant de lui avoir demandé son tel et j'ai vu l'autre deux fois, on s'est embrassés la première fois, on a conclu la deuxième fois mais je n'ai jamais recherché à la revoir et elle non plus. Ça ne m'intéresse plus. Des fois, je rencontre au hasard des femmes et je sens que le courant pourrait passer et que je devrais y aller. Il y a de la peur certes mais aussi et plus inquiétant un énorme désintérêt.
Je ne suis pas malheureux pourtant. Je ne suis pas non plus désespéré. Je me pose des questions et les réponses ne me plaisent pas.
Je suis triste parce que mon ex me manque. Elle avait énormément de défauts, moi aussi et ça n'aurait jamais fonctionné entre nous. Je ne veux pas la récupérer ou la séduire ou même la baiser. C'est elle en tant que personne qui me manque.
- Et pourtant, c'est la seule personne qui ait réussi à me blesser depuis mes quatorze ans (l'autre personne, c'est ma tante que je considère comme ma mère et qui m'a élevé jusqu'à mes huit ans).
- C'est aussi la seule personne qui ait réussi à me donner envie de me découvrir, de partager, de me dénuder et d'aimer (eh non, avant elle, pas de premier amour ou de sentiments non partagés pour qui que ce soit. Pendant longtemps j'ai cru que j'étais une sorte de sociopathe et que je ne serai jamais amoureux puis j'ai compris que les gens tombaient amoureux parce qu'ils exprimaient leurs sentiments aux autres).
J'ai compris. Elle me manque parce que c'est la seule personne à qui je me suis jamais vraiment révélé et qu'elle m'a rejeté.
*Ma famille ne me connaît pas. Ils ne savent pas que je suis athée, que je vis une vie de débauche (lol) et aussi éloignée que possible de leurs ambitions et de celles qu'ils ont pour moi. Ils s'en doutent mais ne cherchent pas à le savoir. J'ai peur de perdre mon frère, le seul qui compte vraiment à mes yeux, ma seule constante depuis aussi longtemps que je me souvienne. Il était avec moi quand nous n'étions pas encore en France, il était avec moi quand nos parents nous humiliaient, nous frappaient et nous injuriaient. Il est toujours dans ma vie aujourd'hui et pourtant, on ne vit pas du tout la même vie.
*J'ai un seul ami qui me connaît vraiment, avec tous mes secrets, mes doutes et mes souffrances. Il est toujours là mais ce n'est pas pareil, ce n'est pas la même connexion. Mais il est là et c'est extrêmement important.
J'ai peur de me dévoiler de nouveau et d'être rejeté. En amitié comme en amour. J'ai peur d'échouer à être sociable et d'être incapable de me protéger. Je regarde autour de moi. Les êtres humains sont si cruels et mesquins, si prompts à l'oubli et à l'égoïsme. Si tristes et pathétiques aussi. Mais il y a aussi la bonté, l'amour, l'affection, le sexe, la rigolade... Suis-je capable de rentrer dans cette jungle violente et émotive, où la logique et la raison sont piétinés et malmenés et m'en sortir? Mes émotions sont tout aussi mesquines et violentes mais je les tiens en laisse. Que va t-il se passer quand je vais les laisser s'exprimer? Il y a tant de colère en moi, tant de venin. Après ma rupture, je suis resté en colère plus de deux mois. Constamment, même dans mes rêves. Et même maintenant la colère revient de temps à autre. Si ma colère avait un quelconque pouvoir sur la réalité, elle me permettrait d'invoquer mon ex pour lui foutre des coups de boule à volonté.
C'est marrant parce que la colère n'a même pas d'emprise sur ma réalité. Je ne la laisse jamais s'exprimer. La seule fois où j'ai voulu l'exprimer à la rupture avec mon ex, on m'en a dissuadé sur ce site . Je ne regrette pas de ne pas l'avoir fait comme je voulais le faire - il y avait trop de violence dans ce que je m'apprêtais à faire - mais je regrette de ne pas l'avoir exprimée du tout. Je peux la canaliser et l'exprimer par d'autres biais mais ça ne marche pas vraiment. Je pense que la colère est une chose saine qui permet de se soulever face à une injustice et que s'il y a des façons de le faire, il vaut mieux l'exprimer de façon saine et de préférence à la personne ou aux personnes qui ont déclenché cette colère. La prochaine fois que je serai en colère, je l'exprimerai.
Mais il faut y aller. Et cette fois, je vais devoir lâcher prise, débrider mes émotions. Apparemment, c'est la seule façon pour moi d'avancer. Il faut que je fasse en sorte que ma sphère intime ne se réduise pas à un ami et à une ex qui n'est plus dans ma vie. Souhaitez moi bonne chance, je reviendrai sur ce journal pour vous faire part de mes avancées.
Si vous avez des conseils, des réflexions, n'hésitez pas, je suis à l'écoute.
(J'ai voulu écrire un autre journal parce que le premier était trop inintelligible et obscur et que je n'avais pas de retours. Comment avancer quand on a pas de retour?)
Il est deux heures du matin. J'ai mal au crâne et je ressens l'envie de manger et de baiser. Je ne ferai rien des deux. J'ai la flemme de me faire à manger. Et je n'ai personne d'autre que moi dans mon intimité.
C'est là où tu te remémores tous les articles sur les effets nocifs du porno mais ta main te fait les yeux doux et tu ne sais pas si tu vas pouvoir résister.
Main: (bruit d'avion) on ouvre grand sa braguette, oh mais qu'il est mignon, allez une petite caresse à monsieur Serpent pour faire plaisir à Papa. Mais c'est bien ça. Ah gouzigouzi... Attention, il se réveille!
Une peine à peine perceptible mais lancinante m'accompagne ces derniers jours. Je suis parti en voyage voir une amie. Ça m'a fait un peu de bien mais la douleur est restée. J'ai vu un ami avec qui on travaille sur un projet plutôt fun en ce moment et auquel mon coloc et accessoirement seul véritable ami intime participe. Pareil, la douleur est toujours là.
J'appelle cette douleur Aniès. Cela fait longtemps que nous cohabitons avec Aniès. Elle est très bavarde mais elle a une toute petite voix. Des fois elle part en vacances pour des périodes plus ou moins longues et quand elle revient je me rends compte qu'elle ne m'avait pas vraiment manquée. Du coup, elle est vexée et elle parle un peu plus fort que d'habitude et à défaut de l'ignorer, je l'apaise. Avec de la bière ou du porno. Mais à ce qui paraît c'est pas très bon tout ça tout ça donc maintenant je me force à écouter Aniès. Elle est chiante mais je commence à compatir avec elle, et elle dit des choses intéressantes des fois.
Je me remémore ce que j'ai fait ces trois derniers mois.
1) J'ai quitté un travail qui me sapait le moral pour en enchaîner un autre. Mais on m'a envoyé sur le terrain sans formation et je n'ai pas réussi à tenir. Juste derrière j'ai trouvé un autre travail et là, j'ai entamé une formation. Je me suis fait virer de la formation le deuxième jour parce que je n'avais pas le permis B(genre ils auraient pas pu lire mon CV et s'en rendre compte avant?). J'ai continué à chercher du travail mais pas de succès pour l'instant.
2) Je suis énormément sorti. Bars, boîtes, évènements culturels, jams... J'ai rencontré pas mal de monde, seul ou avec d'autres amis et je me suis bien marré. Mais malgré les nouvelles rencontres, pas de nouvelles connexions amicales.
3) J'ai essayé les rencontres. À défaut d'avoir le courage de faire du SPU, j'ai essayé Tinder. Malgré le peu de succès, j'ai réussi à avoir deux dates vraiment intéressées. J'ai perdu tout moyen de contact avec l'une en supprimant mon compte tinder avant de lui avoir demandé son tel et j'ai vu l'autre deux fois, on s'est embrassés la première fois, on a conclu la deuxième fois mais je n'ai jamais recherché à la revoir et elle non plus. Ça ne m'intéresse plus. Des fois, je rencontre au hasard des femmes et je sens que le courant pourrait passer et que je devrais y aller. Il y a de la peur certes mais aussi et plus inquiétant un énorme désintérêt.
Je ne suis pas malheureux pourtant. Je ne suis pas non plus désespéré. Je me pose des questions et les réponses ne me plaisent pas.
Je suis triste parce que mon ex me manque. Elle avait énormément de défauts, moi aussi et ça n'aurait jamais fonctionné entre nous. Je ne veux pas la récupérer ou la séduire ou même la baiser. C'est elle en tant que personne qui me manque.
- Et pourtant, c'est la seule personne qui ait réussi à me blesser depuis mes quatorze ans (l'autre personne, c'est ma tante que je considère comme ma mère et qui m'a élevé jusqu'à mes huit ans).
- C'est aussi la seule personne qui ait réussi à me donner envie de me découvrir, de partager, de me dénuder et d'aimer (eh non, avant elle, pas de premier amour ou de sentiments non partagés pour qui que ce soit. Pendant longtemps j'ai cru que j'étais une sorte de sociopathe et que je ne serai jamais amoureux puis j'ai compris que les gens tombaient amoureux parce qu'ils exprimaient leurs sentiments aux autres).
J'ai compris. Elle me manque parce que c'est la seule personne à qui je me suis jamais vraiment révélé et qu'elle m'a rejeté.
*Ma famille ne me connaît pas. Ils ne savent pas que je suis athée, que je vis une vie de débauche (lol) et aussi éloignée que possible de leurs ambitions et de celles qu'ils ont pour moi. Ils s'en doutent mais ne cherchent pas à le savoir. J'ai peur de perdre mon frère, le seul qui compte vraiment à mes yeux, ma seule constante depuis aussi longtemps que je me souvienne. Il était avec moi quand nous n'étions pas encore en France, il était avec moi quand nos parents nous humiliaient, nous frappaient et nous injuriaient. Il est toujours dans ma vie aujourd'hui et pourtant, on ne vit pas du tout la même vie.
*J'ai un seul ami qui me connaît vraiment, avec tous mes secrets, mes doutes et mes souffrances. Il est toujours là mais ce n'est pas pareil, ce n'est pas la même connexion. Mais il est là et c'est extrêmement important.
J'ai peur de me dévoiler de nouveau et d'être rejeté. En amitié comme en amour. J'ai peur d'échouer à être sociable et d'être incapable de me protéger. Je regarde autour de moi. Les êtres humains sont si cruels et mesquins, si prompts à l'oubli et à l'égoïsme. Si tristes et pathétiques aussi. Mais il y a aussi la bonté, l'amour, l'affection, le sexe, la rigolade... Suis-je capable de rentrer dans cette jungle violente et émotive, où la logique et la raison sont piétinés et malmenés et m'en sortir? Mes émotions sont tout aussi mesquines et violentes mais je les tiens en laisse. Que va t-il se passer quand je vais les laisser s'exprimer? Il y a tant de colère en moi, tant de venin. Après ma rupture, je suis resté en colère plus de deux mois. Constamment, même dans mes rêves. Et même maintenant la colère revient de temps à autre. Si ma colère avait un quelconque pouvoir sur la réalité, elle me permettrait d'invoquer mon ex pour lui foutre des coups de boule à volonté.
C'est marrant parce que la colère n'a même pas d'emprise sur ma réalité. Je ne la laisse jamais s'exprimer. La seule fois où j'ai voulu l'exprimer à la rupture avec mon ex, on m'en a dissuadé sur ce site . Je ne regrette pas de ne pas l'avoir fait comme je voulais le faire - il y avait trop de violence dans ce que je m'apprêtais à faire - mais je regrette de ne pas l'avoir exprimée du tout. Je peux la canaliser et l'exprimer par d'autres biais mais ça ne marche pas vraiment. Je pense que la colère est une chose saine qui permet de se soulever face à une injustice et que s'il y a des façons de le faire, il vaut mieux l'exprimer de façon saine et de préférence à la personne ou aux personnes qui ont déclenché cette colère. La prochaine fois que je serai en colère, je l'exprimerai.
Mais il faut y aller. Et cette fois, je vais devoir lâcher prise, débrider mes émotions. Apparemment, c'est la seule façon pour moi d'avancer. Il faut que je fasse en sorte que ma sphère intime ne se réduise pas à un ami et à une ex qui n'est plus dans ma vie. Souhaitez moi bonne chance, je reviendrai sur ce journal pour vous faire part de mes avancées.
Si vous avez des conseils, des réflexions, n'hésitez pas, je suis à l'écoute.