Je trouve le topic un peu trop à charge sur le mec en mode binaire manichéen.
Je me fais donc l'avocat du diable et inverse les rôles.
Mon client rencontre une "fille", une "femme" durant des parties de gaming. Elle se confie à lui, ils flirtent, deviennent de plus en plus intimes, jusqu'à parler de relations passées ... Et même futures.
Sentant une attraction, une connexion, il en vient à avoir des sentiments, avec la possibilité que cela devienne plus sérieux.
Ca se sexualise, ca s'excite... Ca se sexypics. Ça ressent l'envie de se "voir" face à face, de se "toucher", de se "sentir"... Après 6 mois de "rela(tten)tion".
Au programme ... 10h de route pour aller la voir. Il parle de réserver un hôtel et elle de venir en lingerie. Mais elle lui précise qu'elle ne lui accordera que quelques heures dans la journée.
Du coup il est ... Déçu ... Énervé !?? Bref, il ne se sent pas en accord avec la situation. Bin oui 10h de route... Pourquoi en fait ?
Et il se retrouve traité de manipulateur ... De pervers... De dangereux... Par l'audience.
Sans le bénéfice du doute, mais ... Pourquoi ?
Einstein avait pourtant mis en évidence, la notion de relativité. C'est à se retourner dans sa tombe.
Quel était le but de cette rencontre ? Avoir un peu plus d'attention, se sentir spéciale ? Il ne semble pas basé sur un souhait commun.
La présumée victime dit: "Pour moi, il y a un fossé entre réalité et virtuel."
Et c’est là, le point le plus important, car cela ressemble à "Utiliser une personne pour trouver du réconfort" et virtuel de préférence... Au moins "sans réels risques".
Elle parle de "relation à distance" et il n'est pas clair que dans cette "relation", l'on considère le point de vue de "l'autre".
Pour mon client après 6 mois de "relation", il ne considère peut-être pas cela comme un "premier soir" avec une inconnue.
De plus, il n'y a pas à faire de promesse de coucher ou non, et cela dans toutes relations, ce n'est jamais un dû, mais il faut tout de même être honnête dans sa démarche et dans le respect de l'autre (ce que l'on dit ou fait, ainsi que la portée de ceci, quitte à clarifier, même à tout perdre).
Par exemple, pour être sur que la seule raison de son intérêt ne soit pas que de pouvoir obtenir du sexe (Vu qu'ici c'est la seule chose qui choque... "Je t'aime", "la femme de ma vie", ... Ca on aime, donc on prend.), il eut “fallus qu’elle susse" ne pas accepter ou chercher à bénéficier de l'avantage attentionnel de la situation, sans trop se poser de question.
Car dans ce cas, la question, elle est vite répondue !
Nous ne sommes pas en présence des plus honnêtes des deals. Le laissant "s'introduire en elle virtuellement" avec des termes et actes qui lui font plaisir, et qu'elle accepte sans se soucier du réel but ou signification de ces derniers, allant même à "se mettre en couple" à distance, pour recevoir de la flatterie et de l'attention.
En réalité, que mon client soit un "Michel Fourniret" ou un "VRG” (Virtual Rebound Guy) n'est pas le plus important.
L'histoire commence avec un "intérêt pervers", à savoir utiliser quelqu'un pour aller mieux. Et qu'on "teje" au moindre doute, vu qu'il semble si facile de mettre un terme à cette "relation" suite à une dizaine de commentaires sur un forum disposant que d'un fragment de la situation.
Fin de ma plaidoirie... Avocat de Mr H. Kleenex.
Ce n'est pas une "Relation", tu parles de toi et de tes craintes. Il n'y a aucune normalité ou anormalité à flirter, à s'envoyer des photos (sexy ou de miaou), à s'allumer, à se rencontrer, à coucher le premier soir... Si on sait ce que l'on fait et il ne semble pas que les intérêts soient clarifiés depuis le début. Les signes envoyés ne semblent pas saints et dénoués de manipulations psychologiques des deux côtés. J'entends par là, "Ok, j'accepte ca ou je dis ca... Si j'ai ca. Et réciproquement".
Tu n'es pas une allumeuse, bien au contraire... Tu es juste un peu perdu, comme tu le dis, en mode "survival'', à la recherche du bonheur et cela est tout à fait normal après une rupture non endeuillée, mais pas que ... et la, je crains qu’il n’y ait sûrement une autre “RedPill” à avaler...
Vivre dans la réalité même virtuellement
Pour sur mon avis sans filtre ne va pas dans le sens du poil, mais n'est en rien a but négatif, tout dépend du point de vue abordé, mais au final l’enfer est rarement les autres. Un livre à checker au cas où “L’éléphant dans le cerveau.” (Kevin Simler, Robin Hanson)
La version courte :
“Va le rencontrer, baladez-vous, puis fini en lingerie dans son lit d'hôtel et éclate toi comme une folle dans ses bras jusqu’au petit matin”.
Si juste cette pensée te gêne ou une autre version vous pose problème, je préconise également le confinement en geste barrière et d’éviter tout contact physique en prenant soin de soi.
Oui avocat et médecin ... !