Les conséquences du harcèlement scolaire?

Note : 6

le 07.05.2021 par Dylan456

5 réponses / Dernière par Onmyoji le 10.05.2021, 02h40

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
Répondre
Je vais faire une petite confidence ici, puisque après tout on est anonyme donc ça me pose pas de problèmes de me livrer un peu

Quand j’étais en classe de seconde, j’ai été la cible de harcèlement, dans le lycée où j’étais

Ça ne s’était jamais produit avant (au collège je n’ai pas eu ce genre de soucis)
Et ça ne s’est pas reproduit par la suite (mon année de première et mon année de terminale se sont bien passées, et après le bac jusqu’à aujourd’hui pas de harcèlement non plus)

Alors pour être un peu plus précis, puisque qu’il y a plein de formes de harcèlement, je vais vous raconter grosso modo ce qu’il m’est arrivé en classe de seconde

Donc je suis arrivé dans un lycée où je me sentais vraiment pas à l’aise, déjà rien que le premier jour j’avais des mauvaises sensations, l’endroit me plaisait pas et m’inspirait pas confiance, alors je ne saurais pas dire qu’est-ce qui m’a mis mal à l’aise comme ça, c’était très bizarre
Je me sentais oppressé, je transpirais, y’avait des « mauvaises ondes » dans cet endroit

Et surtout, chose importante, j’ai passé une partie des vacances d’été précédant ma rentrée dans un état un peu dépressif, j’étais pas dans mon assiette

Alors quand je suis arrivé au lycée, j’étais clairement pas en condition
J’étais déprimé, pas à l’aise, déboussolé, en plus je m’étais trop habitué au collège, j’avais bien pris mes marques au collège donc ça m’a fait un choc, entre la mentalité collège et la mentalité lycée

Et puis je suis arrivé dans une classe où je connaissais personne
Y’avait certaines personnes qui se connaissaient déjà

Donc dans l’état où j’étais (déprimé, pas à l’aise, etc...) j’avais strictement aucune envie de md faire des amis, enfin c’était la dernière chose qui me faisait envie, je voulais juste me mettre dans mon coin et attendre que ça passe

Mais assez vite dans les premières semaines y’a les gens qui se sont rapprochés les uns des autres, donc tout le monde se connaissait de mieux en mieux dans la classe, sauf moi, j’avais même pas l’envie d’aller faire connaissance j’avais pas la tête à ça

Et là y’a des problèmes qui ont commencé à se présenter, essentiellement deux choses:

-Déjà j’étais isolé, au milieu de gens qui n’étaient pas isolés
Pour vous donner un exemple, comme dans beaucoup de salles de classes les bureaux sont par paires

Donc tout le monde avait quelqu’un assis à côté de lui, sauf moi

Et c’était la première fois de ma scolarité que ça m’arrivait et ça me faisait très bizarre

Tous les jours tu t’assois à ton bureau, et t’es le seul à avoir personne à côté, ça me déprimait encore plus, le fait que ce soit tous les jours, répétitif, l’estime de soi commençait à en prendre un coup

-Et le deuxième truc, qui se combinait au premier truc, c’est que y’avait des rumeurs qui circulaient sur moi (toutes infondées), des trucs pas très catholiques, et la du coup ça pouvait engendrer plusieurs choses chez les gens: soit ils me regardaient bizarrement et me parlaient froidement quand il s’agissait d’interagir, comme si j’avais la peste, soit ils m’évitaient, soit certains venaient vers moi pour me dire « c’est vrai ce qu’on raconte? » et à chaque fois j’entendais des trucs sordides, y’avait comme une volonté de me salir, donc je démentais (que pouvais-je fais d’autre?)
Et y’avait un truc que ça engendrait aussi, c’est que par exemple quand je passais à côté d’un groupe qui étaient entrain de discuter, au moment où je passais près d’eux ils s’arrêtaient de parler, et quand je m’éloignais ils reprenaient leur discussion

Et presque tous les jours j’entendais des trucs sur moi, tous les matins je me réveillais et je me disais « Qu’est-ce qu’ils vont dire sur moi aujourd’hui »

L’aspect répété, quotidien, c’était le truc qui était le plus compliqué psychologiquement

Et surtout l’aspect sournois du truc, c’est à dire que y’avait des gens qui disaient des horreurs sur moi, mais c’était complètement impossible de savoir qui c’était

Je savais pas si c’était une personne, si c’était un groupe de personnes, si c’était plusieurs groupes, si c’était tout le monde, et du coup j’ai développé une vraie paranoïa

Y’avait des gens qui avaient décidé de me niquer, mais je savais pas qui c’était, et du coup dans cette histoire les gens étaient soit assez froids voire carrément désagréables avec moi, soit neutres, mais j’avais pas d’amis dans cette classe

Je sentais que je pouvais faire confiance à personne en fait

Une caractéristique de ce « harcèlement » si on peut appeler ça comme ça, c’est que y’a jamais eu de violence directe

C’est à dire que y’a jamais quelqu’un qui s’est présenté à moi pour me cogner dessus, ou pour m’insulter

Et pourtant c’était très violent quand même psychologiquement, c’était une sorte de violence insidieuse, une violence symbolique

Par exemple quand y’avait des travaux de groupes à faire, et que je me retrouvai sans groupe (à chaque fois), ben par fierté je préférai faire le travail tout seul plutôt que d’aller mendier chez les groupes déjà constitués, et du coup je me prenais des points en moins ou des mauvaises appréciations de la part des profs, parce que j’avais pas respecté la règle qui était de faire le travail en groupe
Donc même les profs participaient à mon éviction, à ma marginalisation

C’était vraiment l’illustration de la violence symbolique

Y’avait une sorte « d’aura maléfique » autour de moi, qui éloignait les gens de moi, aura renforcée par les ragots et la mauvaise réputation

Alors vous me direz, pourquoi j’allais pas essayer de me faire des potes...

Ben parce que, quand on est déprimé comme je l’étais, on est très centré sur soi, du coup on a pas envie d’aller voir des gens, on a pas le goût de bavarder

Et ça j’ai l’impression que, même si ça s’est arrêté par la suite quand j’ai changé de lycée en 1ère, j’en ai gardé des petites séquelles, des petites stigmates, jusqu’à récemment, même si ça à tendance à s’effacer, ça m’aura quand même bien plombé

Donc je sais pas trop ce que je serai devenu sans cette période, parce que ça m’a aussi apporté des trucs positifs (la résilience, l’intérêt pour la religion et la philosophie stoïcienne), mais quand même également des trucs négatifs: j’ai eu des périodes ou j’avais pas confiance en moi, après la seconde, sur certains trucs relationnels j’ai beaucoup ramé, donc aujourd’hui à l’heure où j’écris ça je peux dire que j’en suis sorti (notamment grâce à la drague justement, entre autres choses), mais on ne sait jamais, il est possible que j’aie encore des séquelles et que ça me plombe sur certaines choses

Bref, que pensez-vous des conséquences que cette période passée peut avoir sur moi, sachant que c’était y’a longtemps puisque j’ai 24 ans mais des fois j’y repense, la nuit je fais des rêves bizarres en rapport avec ça, quand j’ai des situations type « personne n’est assis à côté de moi » y’a un petit côté parano qui ressort, ou bien quand des gens me regardent fixement, j’ai gardé le côté parano genre « personne ne m’aime » à l’état latent mais qui peut se déclencher dans certaines situations
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] +1 le 09.05.21, 11h05 par Hephaistos

Navré que t'aies eu à subir ça.
C'est le cas de plein de gens malheureusement, et clairement, ça laisse des traces.
Certes ça renforce certains aspects de la personnalité, mais ça laisse quelques cicatrices et failles béantes, plus ou moins camouflées.

Si tu penses que ça te pénalise dans ta vie de tous les jours, je te recommande chaudement de travailler le sujet avec un(e) thérapeute de qualité. Le harcèlement plante pas mal de graines empoisonnées, ça paye d'essayer de les sortir.

Salut,

déjà tu as plus ou moins décrit une douzaine d'années de ma vie. (Presque toute ma scolarité) Alors je suis assez bien placé pour savoir combien il est difficile d'être séparé des autres et quelles conséquences psychologiques cela peut avoir.

Au final, il faut te dire que c'est une chance car peut être que les gens de ce lycée n'étaient tout simplement pas des bonnes personnes, s'il n'ont même pas fait l'effort d'aller te voir et qu'ils ont préféré suivre des rumeurs: n'oublie pas que les personnes au lycée sont souvent très stupides quand il s'agit de popularité etc... ne t'abaisse pas au niveau où ils étaient à l'époque. (En plus ça n'a duré qu'une année, donc selon moi tu devrais juste être fier d'avoir traversé cette épreuve et de t'en être sorti: ce n'était clairement pas de ta faute donc tu n'as aucune raison de te tourmenter avec ça)

Quoiqu'il en soit ta réaction est déjà très bonne: tu analyses la situation pour en tirer des conclusions et progresser. Après, garder ces choses là pour soi est toujours moins efficace que d'en parler directement avec d'autres. Comme disais FK, voir un thérapeute est une très bonne idée. Si tu arrives à lui parler ouvertement de ce que tu as vécu, je suis sûr qu'il t'aidera à avancer. (En tout cas le contact direct est très efficace pour parler des problèmes de solitude, parles en face à face avec quelqu'un de confiance et je pense que ça ira déjà beaucoup mieux.)

J'aurais envie de pouvoir te donner plus de conseils mais je ne me sens pas vraiment légitime de le faire.

Alors je te souhaite bon courage pour la suite, et je voulais juste te dire que tu n'es pas seul et que les problèmes de ce genre finissent toujours par diminuer quand on fait l'effort de les comprendre et de chercher à les régler (ce qui semble être ton cas).

Bonne chance !!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] le 08.05.21, 18h18 par FK
  • [+1] Sympa :) le 08.05.21, 21h28 par Alex_B
  • [+1] Je valide le 09.05.21, 00h40 par Dylan456

Discoverer a écrit :
08.05.21
Salut,

déjà tu as plus ou moins décrit une douzaine d'années de ma vie. (Presque toute ma scolarité) Alors je suis assez bien placé pour savoir combien il est difficile d'être séparé des autres et quelles conséquences psychologiques cela peut avoir.

Au final, il faut te dire que c'est une chance car peut être que les gens de ce lycée n'étaient tout simplement pas des bonnes personnes, s'il n'ont même pas fait l'effort d'aller te voir et qu'ils ont préféré suivre des rumeurs: n'oublie pas que les personnes au lycée sont souvent très stupides quand il s'agit de popularité etc... ne t'abaisse pas au niveau où ils étaient à l'époque. (En plus ça n'a duré qu'une année, donc selon moi tu devrais juste être fier d'avoir traversé cette épreuve et de t'en être sorti: ce n'était clairement pas de ta faute donc tu n'as aucune raison de te tourmenter avec ça)

Quoiqu'il en soit ta réaction est déjà très bonne: tu analyses la situation pour en tirer des conclusions et progresser. Après, garder ces choses là pour soi est toujours moins efficace que d'en parler directement avec d'autres. Comme disais FK, voir un thérapeute est une très bonne idée. Si tu arrives à lui parler ouvertement de ce que tu as vécu, je suis sûr qu'il t'aidera à avancer. (En tout cas le contact direct est très efficace pour parler des problèmes de solitude, parles en face à face avec quelqu'un de confiance et je pense que ça ira déjà beaucoup mieux.)

J'aurais envie de pouvoir te donner plus de conseils mais je ne me sens pas vraiment légitime de le faire.

Alors je te souhaite bon courage pour la suite, et je voulais juste te dire que tu n'es pas seul et que les problèmes de ce genre finissent toujours par diminuer quand on fait l'effort de les comprendre et de chercher à les régler (ce qui semble être ton cas).

Bonne chance !!
« (En plus ça n'a duré qu'une année, donc selon moi tu devrais juste être fier d'avoir traversé cette épreuve et de t'en être sorti: ce n'était clairement pas de ta faute donc tu n'as aucune raison de te tourmenter avec ça) »

Ce que tu viens de dire là c’est très important parce que ça soulève un truc que j’avais oublié de mentionner, parce il est vrai que à un moment donné j’ai été mitigé par rapport à ma culpabilité dans cette histoire, j’ai un peu cru que j’étais responsable de ce qu’il m’était arrivé, genre « Mais quel con, comment j’ai pu me laisser glisser dans cette situation catastrophique à l’époque », donc ça m’a fait beaucoup gamberger pendant longtemps après les faits, je me disais « comment j’aurais pu éviter ça », ou bien « est-ce que je pouvais éviter ça »
Enfin ça m’a beaucoup influencé, ça m’a fait faire une grosse bifurcation psychologiquement cette époque-là


Cela dit j’ai pas montré de signe de faiblesse, j’ai gardé la souffrance à l’intérieur, je me suis pas plaint, j’ai pas demandé qu’on m’aide, j’ai fais toute mon année de seconde du premier au dernier jour la tête haute en gardant ma dignité, ça effectivement personne n’a pu me l’enlever malgré les ignominies qui ont été dites sur moi dans mon dos, certains amis d’enfance (soit-disant frères d’une autre mère jusqu’à la mort) qui m’ont tourné le dos parce que lesdites ignominies leur sont remontées aux oreilles et qu’ils y ont cru, tout ça je l’ai mangé et je l’ai digéré (puis conséquemment je l’ai chié :lol:), donc concrètement ça m’aura pas brisé

Ton message en plus d’être pertinent est vachement sympa!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 10.05.21, 22h06 par Discoverer

Hello,

L'harcèlement scolaire. Un passage qui marque de façon indélébile une vie, parfois avec des fins tragiques.

Dans mon cas, j'ai connu un passage difficile, mais avant, je pose le contexte

- je suis malentendant et j'ai été scolarisé dans une école 'normale', de type pisseux (en caricaturant, une école d'enfants de "riches")
- les appareils auditifs, à l'époque (il y a 20 ans), c'était pas ouf niveau technologique. En conséquence, les rapports sociaux n'étaient pas enrichissants, épanouissants. En gros, je vivais avec la peur de (mal) comprendre ce qu'on me dit, surtout quand c'est avec des groupes, où il faut être attentif quand plusieurs personnes parlent une à la suite de l'autre. mon énergie sociale s'épuisait rapidement du coup et j'avais tendance à anticiper tout les sujets de conversations que je pouvais avoir.
- en conséquence j'étais un introverti qui manquait énormément de confiance fort casanier. Et je ne parle pas des rapports avec les filles qui était le néant.
-un peu avant que ça se produise, je m'étais même renfermé socialement avec la découverte des jeux vidéos, exutoire qui me permettait de m'amuser sans "me confronter" à mon handicap.

Mon harcèlement scolaire (j'avais 15 ans):

En gros début de l'année scolaire, en septembre, première fois à la piscine avec une nouvelle classe. vu que je suis du genre à garder les trucs longtemps et d'être "un peu sur ma planète", j'avais un maillot 'moule-bite' depuis des années. Problème mais ça je m'en suis rendu compte par après, l'élastique était pêté et donc ça moulait 'bizarre'. Pendant cette heure de natation, on a sorti des trucs du genre que j'avais un micropénis en érection, du coup on m'a fait passer pour un "pd avec une petite bite' .... Ce qui faisait amuser quelques personnes pisseuses qui trouvait ça confortable d'écraser un "faible" niveau confiance en soi pour se sentir plus fort. Puis c'est un sujet marrant, vu qu'on était dans une période où le corps opère son changement "garçon->homme

Ce qui s'est passé après coup :

le copain de classe avec qui j'étais le plus proche a compris ce qui s'était passé et m'a "expliqué" la cause juste après, et en réaction j'ai acheté un maillot type short. Pourquoi ? Car cet épisode m'a filé une honte de mon corps alors que techniquement, c'était infondé, mais ce sentiment m'a fortement habité, au point que je pensais "me débarrasser du problème" en me cachant (après coup je pense que ça aurait été mieux d'assumer et de reprendre un maillot qui moule pour montrer que j'ai des attributs de taille 'normale'). A noter que le prof était impuissant face à la situation

Deux ou trois personnes qui ont compris ce qui s'est passé ont essayé de calmer le jeu et de tempérer les ardeurs mais bon c'est difficile, une école de pisseux, il y a toujours des petits cons qui aiment en remettre une couche. Je manquais en plus de confiance en moi, ça n'arrangeait rien.

"La vie d'après" :

sociabilisation très compliquée, quand je me tapais l'incruste dans des groupes "neutres", ils voulaient pas trop que je m'incrustais (pour leur image) donc le groupe se dissolvait pour se reconstituer plus loin.

Les cours de sports et la piscine, j'étais dans une parano extrême : je me grouillais pour me changer pour éviter les réflexions, remarques ou regards inquisiteurs qui pouvaient alimenter cette mauvaise expérience de vie.

Souvent, les rapports étaient en 'one to one', par contre les groupes c'était hyper compliqué

J'ai failli rater mon année et c'est sur que cet incident qui a duré de septembre à avril-mai. Ca s'est terminé après qu'un des "cons" dont cet évènement l'amusait pour "me mater quand je me changeais dans un vestiaire collectif et s'apercevoir tout penaud que ça moulait normal dans mon sous-vêtement.

Mais le mal était fait et ça m'a quand même marqué pour la suite.

20 ans après, je suis conscient que cet évènement a un impact énorme sur mon développement social.

J'ai du mal à pardonner les fortes têtes qui s'en sont le plus amusés, leurs noms sont gravés dans ma mémoire.
Déjà que je m'étais renfermé juste avant, cela a renforcé mon mode de vie anti-social, vu que j'avais un gros kiff pour certains types de jeux vidéos et j'avais pas du genre la propension à me lacer vite de ces jeux, donc je jouais beaucoup et longtemps sur la durée.

Ce que je peux dire c'est que l'harcèlement c'est tellement violent que ça peut briser quelqu'un dans la recherche d'identité, surtout dans une période charnière qu'est l'adolescence. Comme Dylan, j'essayais de gérer ce problème en solo, mais en fin de compte si c'est courageux, le faire solo, ça fait tasser le problème moins vite et les répercussions sont plus critiques.

Pour ma part j'ai déjà raconté à quel genre de tarés j'ai eu affaire donc j'y reviendrai pas, et c'est certain que ça m'a fait prendre une toute autre trajectoire dans la vie parce que même si j'étais pas aidé sur certains aspects, psychologiquement j'avais quand même une bonne base, avant ça, j'étais ouvert, j'avais confiance en moi, et j'en ai gardé un stress post traumatique et un rapport à la violence que j'ai subi bien des années plus tard après les avoir enfoui soigneusement en moi comme une faiblesse que je me reprochais et que je ne voulais plus laisser paraître.
J'ai longtemps cru les discours à la con issus de certains courants psychologiques qui veulent faire croire qu'on est victime parce qu'on le décide. Le genre de gars qui écrit ça est jamais sorti de son trou et mérite d'évaluer sa théorie en live.
Ça ne fait qu'accentuer le fardeau des victimes en leur donnant une responsabilité qui est celle des connards qui s'amusent à maltraiter les autres pour le plaisir.
Je vous conseille à tous de bosser sur vous-même avec un psy qui vous permettra de dénouer les codes parce qu'il y en a toujours besoin, et qui n'adhère pas au genre de théorie toxique que j'ai mentionnée plus haut (ça m'est arrivé une fois d'expliquer assez vertement à l'un d'entre eux que si je lui écrasais la gueule sur son bureau par pur esprit de vengeance, son pouvoir de décision lui serait d'un grand secours).
Ça vous évitera de rester sensible à d'autres choses plus tard comme de la manipulation par un boss indélicat, une femme qui détectera vos failles et en jouera, ou de rentrer dans de mauvaises dynamiques avec quelqu'un qui inconsciemment appuiera sur les mauvais boutons et déclenchera des réactions inadéquates de votre part.
On est jamais vraiment guéri, mais faut pas négliger de minimiser cet impact sur nous, parce que ce sont trop d'années qu'on se fait voler par ces cons qui eux nous ont oublié.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 10.05.21, 15h17 par Kosovar
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Répondre