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Seul, dans mon bus, je suis assis, à regarder les couleurs sombres du ciel défiler, agitant mon index droit de haut en bas au son de l'excellent Photograph de J.Cullum qui s'agite dans mes oreilles.
Position détendue, attitude détendue, vêtu de mon Tshirt "RIDE ON WILE YOUR ALIVE", d'une chemise et de ma sobre veste, je repère un groupe de jeunes gens, un petit mâle insignifiant accompagné de deux femelles, s'enfonçant dans la masse du bus.
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3 secondes. 3 personnes. HBtoprose, UGchandelle, AFCgentillent. Les vitres du bus sont parfois trompeuses, chérie.
AFCgentillet sent que la situation lui échape, il attrape Ugchandelle, l'emmène un peu plus loin pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Mauvais choix de placement, coco. Je continue de sourire à Hbtoprose, toute chamboullée...- Moi, souriant, et posant mon regard instantannèment sur le sien à travers la glace improvisé, sur la trajectoire du sien. : Toi aussi tu es belle.
- HBtoprose, allertée, baissant le regard.
- Moi : Mais oui, c'est à toi que je parle. ~ Sourire confiant, accompagné d'un regard direct, sans intermédiaire.
- HBtoprose & UGchandelle, souriants timidiment et baissant le regard : Merci, toi aussi lol...
Je croise le regard du jeune garçon qui est d'ailleurs plus âgé que moi au passage. Je souris interieurement. Je suis un chasseur, et toi le berger, mignon.-Moi, à HBtoprose : Ton frère semble être préoccupé princesse.
-Hbtoprose : Heu, c'est pas mon frère *rire* en fait c'est plutôt mon copain... *timide*
Je m'approche de ma destination, où une de mes vénussiennes doit m'attendre, depuis plus d'une quinzaine de minutes. Il est temps de conclure, cowboy!
Comble de l'ironie, le berger serait il lui même attaché ? Il rage et veut me mordre, mais ne bouge pas. Oui mignon, les filles n'aiment pas la violence, ni les mâles d'ailleurs.-Moi, ne disant rien, je la fixe et lui sourit, avec un regard plus qu'explicite : Ma belle, il est temps que je décolle, je descends ici, je vais me faire embaucher pour un post de gigolo à la boite du coin.
Je lui tends mon portable, toujours aussi souriant. Tiens, je t'apellerais pour te filer des invits pour la première, à toi et à tes copines.
Elle prend mon portable, elle me lance un regard attendrissant comme pour me dire "Mais je peux pas...", je lui referme la main et elle compose son numéro. Amelia, quel joli prénom.
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Les rideaux de l'éstrade se baissent, et les portes de mon bus s'ouvrent. Je descends lentement, j'hume le doux parfum de l'air parisien, et, sans me retourner, j'adresse un bye au groupe.
Je suis bon, je ne la rapellerais pas, fréro, je compatis à ton desespoir.