1. Un bon début
Après un numclose sans intérêt technique de C., jeune femme de 25 ans, grande brune brillante (comme l'avenir me le montrera), je la rappelle 2 jours plus tard afin de lui donner rendez-vous. Léger faux pas théorique de ma part, le rendez-vous ayant lieu sur son terrain, c'est elle qui choisit un bar, fort sympathique au demeurant, au bord du canal St-Martin. Son intérêt est net, la conversation vive. Quelques kinos de ma part accompagnés d'un cocktail negs softs
et qualifications (sur son élégance, la façon dont elle transmet le plaisir qu'elle a à enseigner...), et la réaction ne se fait pas attendre. En parlant de l'assiette de charcuterie que nous picorons, elle me regarde droit dans les yeux, d'un air intense, en me demandantM : Tu sautes toujours autant du coq à l'âne ?
M : Wow, pas mal tes pieds. C'est du combien ? Du 41 ??
etc
Son intérêt pour l'assiette ne pouvant pas être aussi intense, et son corps penché à l'extrême vers moi, me laissent penser qu'il est temps de goûter à ses lèvres. Le risque était minime, mais peu importe, le résultat fut à la hauteur de mon attente. La suite de la soirée se poursuivit sur le même ton, jusqu'à ce que l'heure avancée nous pousse vers la sortie, sur le chemin de son home sweet home. Quelques baisers enflammés, et je la laisse sur le pas de sa porte, remontant le boulevard Magenta (cadre glamour s'il en est), tel un prince, sans me retourner. C'est beau ce que je dis.C : Tu mangeras toute la salade ? Tous les cornichons ?
2. Une suite prometteuse...
Le lendemain, SMS puis coup de fil de sa part et, légère erreur de ma part, je lui donne rendez-vous le dimanche pour un petit programme concocté par mes soins (mais qui ne sera communiqué qu'au dernier moment) : salon de thé puis librairie fourre-tout (Mona Lisait, pour ceux qui aiment fouiner, il y en a plusieurs dans Paris, ils ont de tout, et pas mal de n'importe quoi) et enfin déambulation entre place des Vosges et République. Pourquoi République me direz-vous ? Ma foi, la demoiselle habitant le quartier, je nous imaginais assez bien nous réchauffer chez elle.
Tout se passe à merveille, la demoiselle relance la conversation, qui passe de légère à sérieuse, de sérieuse à légère, agréablement entrecoupée de chatouilles d'amygdales. Son intérêt me semble évident étant donné sa recherche du contact physique, en particulier avec les mains.
J'amorce le départ en lui suggérant que
En route pour la librairie où elle fouine partout (profession littéraire oblige), dénichant quelques livres d'occasion la mettant en joie. Ses mains ne cessent de chercher les miennes, et nous finissons par repartir, direction République.M : Nous devrions lever le camp avant qu'ils nous mettent dehors pour comportements indécents
Fast Forward
Arrivée devant son immeuble, je lui suggère, quand j'arrive à libérer ma bouche, de monter se réchauffer chez elle. Et là...Renvoi dans les cordes, elle a du boulot pour le lendemain (l'argument avait beau être exact, nous savons tous que quand on veut, on peut). Ce n'est pas l'envie qui manque, d'après ses propres paroles, et ses gestes auraient tendance à aller dans la même direction. Et pourtant...
3. Conclusion foireuse
Le lendemain, malgré tout, petit SMS m'envoyant "des baisers avant d'aller travailler".
Mais la petite voix qui me trottait depuis la veille dans la tête, me murmurant "fais attention, l'esquive de la fois précédente n'est peut-être qu'un signe avant-coureur" se matérialise. Façon de parler puisqu'elle déboule sous la forme d'un mail ! (que je reformule et résume)
Boum.G.,
une belle après-midi...blahblah, bonheur de te rencontrer, blahblah mais malaise. pas prête pour une histoire [...] On commençait à peine (Tu m'étonnes, John), donc pas de pression, mais pas l'impression de pouvoir être entièrement dedans.
Puis supposition sur le fait que je sois dans le même état d'esprit qu'elle, remarque sur la nullité d'utiliser le mail, etc.
Du coup, me voilà donc attelé à la rédaction d'un mail, moi qui déteste ça. Et ça donne, en version abrégée :
Mail qui dort pour le moment dans ma boîte d'envoi, me tâtant sur la marche à suivre...Pour le moment, ma seule réponse a été un message téléphonique le lendemain matin de la réception du mail, message ignorant délibérément le sien. Message implicite : "je ne suis pas devant mon ordi à minuit, j'ai autre chose à faire que consulter ma boîte mail toutes les 5 minutes". Du moins c'était l'intention. Etait-ce judicieux...A vous de me le dire.très bon moment pour moi aussi, et les bons moments j'essaye de les prolonger et de les renouveler. On est d'accord pour dire que c'est une belle rencontre, facilité, naturel de tout ça, sentiment d'être sur la même longueur d'onde, le tout partagé. Pas envie de mon côté ni d'intention de mettre la pression, juste de donner envie (suggestions Phenix ici-même, de même que quelques idées qui suivent). Et pour l'instant, suivons ces envies, le reste suivra progressivement.
Fin sur sa fausse supposition concernant mon état d'esprit + supposition de ma part sur qqch qui la retiendrait + effectivement le mail est très impersonnel+ proposition d'en parler de vive voix
Commentaires, remarques, suggestions...A vous de jouer !
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