La "Friend Zone", un empire psychologique
Il y a aussi une chose à noter: la plupart du temps ce sont les mecs rejetés qui proposent ça (comme les dragueurs à qui les filles disent qu'elles ont un mec ou sont pas intéressées).
Beaucoup d'ailleurs ne font pas ça juste pour se protéger mais aussi parce qu'on leur a bourré la tête avec des histoires jolies mais trop pleines de bons sentiments où le gars pas assertif gagne à la fin par sa gentillesse et parce qu'il a impressionné la fille.
Alors qu'en vrai eux n'auront jamais l'occasion de sauver la princesse parce qu'il n'y a pas de méchant et qu'ils ont toute façon un problème plus gros que de la timidité: un manque flagrant de couilles.
Sinon il y a aussi plein de gens qui sont pas synchros. Pour ma part j'ai pris pas mal de vents à une époque et elles se sont réveillées plus tard. Avec une fin heureuse ou pas.
Dans l'intervalle j'étais un ami sincère (c'est peut-être la différence) mais c'est vrai que j'aurais pas rechigné à aller plus loin. Et je ne parle pas que physiquement.
Dans ce cas là on le vit mal par moment mais l'amitié n'était pas un pis-aller car c'était déjà satisfaisant. Bref c'était pas simple dans ma tête.
Sinon je vois pas trop l'intérêt de dire que ça existe pas alors que des gens sont dans cette situation. Si vous préférez le terme d'amour non partagé friend zone c'est la version pas littéraire.
Beaucoup d'ailleurs ne font pas ça juste pour se protéger mais aussi parce qu'on leur a bourré la tête avec des histoires jolies mais trop pleines de bons sentiments où le gars pas assertif gagne à la fin par sa gentillesse et parce qu'il a impressionné la fille.
Alors qu'en vrai eux n'auront jamais l'occasion de sauver la princesse parce qu'il n'y a pas de méchant et qu'ils ont toute façon un problème plus gros que de la timidité: un manque flagrant de couilles.
Sinon il y a aussi plein de gens qui sont pas synchros. Pour ma part j'ai pris pas mal de vents à une époque et elles se sont réveillées plus tard. Avec une fin heureuse ou pas.
Dans l'intervalle j'étais un ami sincère (c'est peut-être la différence) mais c'est vrai que j'aurais pas rechigné à aller plus loin. Et je ne parle pas que physiquement.
Dans ce cas là on le vit mal par moment mais l'amitié n'était pas un pis-aller car c'était déjà satisfaisant. Bref c'était pas simple dans ma tête.
Sinon je vois pas trop l'intérêt de dire que ça existe pas alors que des gens sont dans cette situation. Si vous préférez le terme d'amour non partagé friend zone c'est la version pas littéraire.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [0] Constructif le 23.11.15, 17h20 par Blusher
- [0] Effectivement le 23.11.15, 18h47 par mctyson
- [0] Intéressant le 23.11.15, 23h12 par Popovski
- [+1] 100% d'accord le 24.11.15, 09h44 par Hypnoziss
J'arrive un peu après la bataille, et en ayant lu en diagonale. Donc je peux dire l'une ou l'autre connerie 
Je crois que Nidwazo parle de la friendzone comme elle est surcaricaturée par le """game""" et autres conceptions sentant la testostérone rance.
Celle où toute fille qui n'est pas intéressée, qui ignore ou refuse les avances est *forcément* une manipulatrice. Celle qui évite de se remettre en question et qui remet tout sur le dos de la nana.
En revanche, la friendzone où l'on se met soi-même, ça existe bel et bien. Celle par laquelle je suis passé, et par laquelle bien d'autres mecs sont passés et passeront avant et après moi. Celle basée sur la (fausse) croyance qu'il suffit d'être drôle doux et tendre pour qu'elles tombent avec leur pureté dans nos bras (parce que, "c'est bien connu", celles qui ne tombent pas dans les bras des garçons gentils sont "au mieux des filles superficielles", "au pires des salopes"...).
J'ai un exemple : un de mes meilleurs potes. Quand j'ai commencé à croire en moi, me remettre positivement en question et à me bouger (et à bouffer des dizaines d'articles douteux d'un genre très game-master-pua-patern-de-jedi, étape que je préfère passer sous le silence), il me prenait de haut, me rabrouait, m'expliquant que ce n'est pas ça que les meufs attendaient. Lui était en couple, pas moi.
Et un jour, sa copine l'a quitté sans prévenir. Il m'a avoué à cette époque qu'au lit ce n'était pas vraiment ça, et ce malgré quatre années de couple.
Et il a commencé à courtiser une fille sur qui j'avais des vues. Bon prince, et parce que c'est mon meilleur pote, et parce que cette nana n'était pas ma chasse gardée (encore heureux, tiens), et pour d'autres raisons, je l'ai juste prévenu qu'elle ne me laissait pas indifférent, mais qu'il pouvait y aller (depuis, la meuf est devenue une pote, sans ambiguité).
Durant la période ou il l'a courtisée, je ne sais pas ce qui me faisait le plus chier : la jalousie mal placée (mais dont j'étais conscient que c'était de la jalousie, donc je gérais ça comme un grand) ou du fait qu'à part se montrer gentil et aimable il n'a RIEN. FAIT. DE. CONCRET. VERS. ELLE, convaincu que ses seuls gentillesse, tendresse et humour allaient la faire craquer.
Vous l'aurez deviné, il n'a rien tiré de sa "tentative". Parce qu'il s'est mis en friendzone tout seul. La seule qui existe pour moi. Celle où l'on se met quand on confond gentillesse, tendresse et bienveillance avec mollesse, manque d'affirmation et servilité.
Même s je ne pense pas que c'était le cas de mon pote (... quoi que...), ça fait penser très fort à ça :

D'une certaine manière, oui, une friendzone existe, celle où l'on se met tout seul. Mais comme nidwazo, je crois que la friendzone où les vilaines filles mettent des gars n'existe pas, ou dans de très rares cas quand on tombe sur une fille insecure et/ou pas nette.
La friendzone comme amour non partagé existe. Mais je crois qu'elle est le fait de ce que des "nice gys pas si nice que ça" ressentent. Je crois que la friendzone est une situation subjective dans la très grande majorité des cas où des mec se morfondent, refusant de passer outre, ou ayant du mal.
Parce que vivre des situations d'amour et/ou d'intérêt non-réciproque, ça arrive à tout le monde. Et ça peut parfois faire mal, foutre les glandes et faire rager. Mais quand on est mature, on finit assez vite par se faire une raison et passer outre malgré les regrets et une éventuelle amertume. Quand on est pas mature/émotionnellement stable, on est en friendzone, qu'on s'y soit mis tout seul faute d'action... où qu'on ait un égo trop grand et qu'on refuse qu'autrui puisse simplement refuser nos avances.
Je crois que Nidwazo parle de la friendzone comme elle est surcaricaturée par le """game""" et autres conceptions sentant la testostérone rance.
Celle où toute fille qui n'est pas intéressée, qui ignore ou refuse les avances est *forcément* une manipulatrice. Celle qui évite de se remettre en question et qui remet tout sur le dos de la nana.
En revanche, la friendzone où l'on se met soi-même, ça existe bel et bien. Celle par laquelle je suis passé, et par laquelle bien d'autres mecs sont passés et passeront avant et après moi. Celle basée sur la (fausse) croyance qu'il suffit d'être drôle doux et tendre pour qu'elles tombent avec leur pureté dans nos bras (parce que, "c'est bien connu", celles qui ne tombent pas dans les bras des garçons gentils sont "au mieux des filles superficielles", "au pires des salopes"...).
J'ai un exemple : un de mes meilleurs potes. Quand j'ai commencé à croire en moi, me remettre positivement en question et à me bouger (et à bouffer des dizaines d'articles douteux d'un genre très game-master-pua-patern-de-jedi, étape que je préfère passer sous le silence), il me prenait de haut, me rabrouait, m'expliquant que ce n'est pas ça que les meufs attendaient. Lui était en couple, pas moi.
Et un jour, sa copine l'a quitté sans prévenir. Il m'a avoué à cette époque qu'au lit ce n'était pas vraiment ça, et ce malgré quatre années de couple.
Et il a commencé à courtiser une fille sur qui j'avais des vues. Bon prince, et parce que c'est mon meilleur pote, et parce que cette nana n'était pas ma chasse gardée (encore heureux, tiens), et pour d'autres raisons, je l'ai juste prévenu qu'elle ne me laissait pas indifférent, mais qu'il pouvait y aller (depuis, la meuf est devenue une pote, sans ambiguité).
Durant la période ou il l'a courtisée, je ne sais pas ce qui me faisait le plus chier : la jalousie mal placée (mais dont j'étais conscient que c'était de la jalousie, donc je gérais ça comme un grand) ou du fait qu'à part se montrer gentil et aimable il n'a RIEN. FAIT. DE. CONCRET. VERS. ELLE, convaincu que ses seuls gentillesse, tendresse et humour allaient la faire craquer.
Vous l'aurez deviné, il n'a rien tiré de sa "tentative". Parce qu'il s'est mis en friendzone tout seul. La seule qui existe pour moi. Celle où l'on se met quand on confond gentillesse, tendresse et bienveillance avec mollesse, manque d'affirmation et servilité.
Même s je ne pense pas que c'était le cas de mon pote (... quoi que...), ça fait penser très fort à ça :

D'une certaine manière, oui, une friendzone existe, celle où l'on se met tout seul. Mais comme nidwazo, je crois que la friendzone où les vilaines filles mettent des gars n'existe pas, ou dans de très rares cas quand on tombe sur une fille insecure et/ou pas nette.
La friendzone comme amour non partagé existe. Mais je crois qu'elle est le fait de ce que des "nice gys pas si nice que ça" ressentent. Je crois que la friendzone est une situation subjective dans la très grande majorité des cas où des mec se morfondent, refusant de passer outre, ou ayant du mal.
Parce que vivre des situations d'amour et/ou d'intérêt non-réciproque, ça arrive à tout le monde. Et ça peut parfois faire mal, foutre les glandes et faire rager. Mais quand on est mature, on finit assez vite par se faire une raison et passer outre malgré les regrets et une éventuelle amertume. Quand on est pas mature/émotionnellement stable, on est en friendzone, qu'on s'y soit mis tout seul faute d'action... où qu'on ait un égo trop grand et qu'on refuse qu'autrui puisse simplement refuser nos avances.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [+2] Constructif le 23.11.15, 23h24 par mctyson
- [+2] Très intéressant le 23.11.15, 23h30 par Nidwazo
- [+1] 100% d'accord le 24.11.15, 09h47 par Hypnoziss
- [+1] +1 le 25.11.15, 09h21 par LittleNeapolis
- [+2] Post responsable le 03.02.16, 20h28 par mistermint
- [+1] 100% d'accord le 10.02.16, 13h50 par Databazz
Je reprend Onmyoji et Popovski,
Perso, ce que je vois de la Friend zone, est un synonyme "d’amour non partagé" comme le dit Onmyoji, c’est juste un mot définissant une situation particulière. Une simple définition.
Le problème ici c’est que ce terme sert un peu de fourre tout, et notamment d’excuse pour tout les frustrés du zboob qui voient le monde comme un conte de fée où se nourrir d’amour et d’eau fraîche suffit pour spanker blanche neige. J’ai été dans cette catégorie à un moment de ma vie, je ne déprécie donc pas les gens dans ce cas, ce que je déprécie c’est la façon de ne pas chercher le problème et de mettre la faute sur le dos des autres, et sur celui de ce "monde dépravé".
La raison pour laquelle on est en "Friend zone", c’est ça qui est important. Si c’est par manque de couilles, maladresse ou mauvaise vision des choses, c’est sur ça qu’il faut travailler. S’énerver sur la première raison qui passe n’a jamais fait avancer les choses.
Sinon je vois pas trop l'intérêt de dire que ça existe pas alors que des gens sont dans cette situation. Si vous préférez le terme d'amour non partagé friend zone c'est la version pas littéraire.
La vision que tu semble montrer ici Nidwazo, est certes exacte et intéressante, mais j’ai la vague impression que ça ne concerne que l’utilisation de ce mot comme "excuse" contre laquelle se retourner.Je crois que Nidwazo parle de la friendzone comme elle est surcaricaturée par le """game""" et autres conceptions sentant la testostérone rance.
Perso, ce que je vois de la Friend zone, est un synonyme "d’amour non partagé" comme le dit Onmyoji, c’est juste un mot définissant une situation particulière. Une simple définition.
Le problème ici c’est que ce terme sert un peu de fourre tout, et notamment d’excuse pour tout les frustrés du zboob qui voient le monde comme un conte de fée où se nourrir d’amour et d’eau fraîche suffit pour spanker blanche neige. J’ai été dans cette catégorie à un moment de ma vie, je ne déprécie donc pas les gens dans ce cas, ce que je déprécie c’est la façon de ne pas chercher le problème et de mettre la faute sur le dos des autres, et sur celui de ce "monde dépravé".
La raison pour laquelle on est en "Friend zone", c’est ça qui est important. Si c’est par manque de couilles, maladresse ou mauvaise vision des choses, c’est sur ça qu’il faut travailler. S’énerver sur la première raison qui passe n’a jamais fait avancer les choses.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [0] Absolument le 10.02.16, 13h51 par Databazz
Très bon topic, et belle discussion sur un sujet essentiel !
Ça rejoint un peu ce que je disais sur celui sur l'art du flirt, c'est souvent un décalage et un manque d'écoute (encore une fois !) et des situations ou l'on s'empêtre dans une sorte de complicité dans laquelle on prend pas le risque de communiquer clairement notre désir. Aux dépends de l'autre.
Flirter ne permet pas d'éviter le refus, mais ça permet d'éviter cet entre-deux ou les choses ne sont pas claires.
Après il y a évidemment des gens qui ne voient pas les refus mais ça c'est un autre problème, c'est la bouletzone.
Ça rejoint un peu ce que je disais sur celui sur l'art du flirt, c'est souvent un décalage et un manque d'écoute (encore une fois !) et des situations ou l'on s'empêtre dans une sorte de complicité dans laquelle on prend pas le risque de communiquer clairement notre désir. Aux dépends de l'autre.
Flirter ne permet pas d'éviter le refus, mais ça permet d'éviter cet entre-deux ou les choses ne sont pas claires.
Après il y a évidemment des gens qui ne voient pas les refus mais ça c'est un autre problème, c'est la bouletzone.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [0] +1 le 24.11.15, 11h17 par Hypnoziss
- [0] Absolument le 04.12.15, 18h09 par Nidwazo
Le truc avec la friendzone, c'est que si les situations peuvent varier (une nana peut être manipulatrice, ou le mec peut se faire des films a partir de rien, ou meme les deux), ce qui permet l'existence de la situation est l'absence de prise d'initiative qui permettrait au mec (ou a la fille pourquoi pas) de verifier la réalité de ce qu'il espère.
Que le mec se fasse des films ou qu'il soit encourage a s'en faire par une nana qui apprécie de se sentir desiree sans le vouloir lui, ce qui le fera rester dans la friendzone est le fait qu'il ne tente rien. S'il tente quelque chose, il sera fixe, et il pourra voir si le fait d'être juste amis lui convient reellement.
Du coup, si on se demande ce qui peut conduire un mec a ne pas tenter le coup, je pense que ca tient en un problème: l'espoir que cela finisse par venir.
Si on pense que l'affection se mérite, alors il parait logique de penser que la relation devrait se produire toute seule lorsque le point de "mérite" sera atteint. Et donc que s'il ne se passe rien, c'est que l'on ne le mérite pas encore.
Il est significatif, je pense, que ca ait tendance a frapper des mecs qui se décrivent comme des "gentils garçons"; ca me fait penser que ces mecs ont sans doute été élevés a penser que leur mere ou leur tuteur ne les aimait que quand ils étaient gentils (peut-etre parce que c'est le seul moment ou ils se montraient satisfaits ou récompensaient l'enfant); et donc que l'affection s'achète par la gentillesse. Ils exportent en quelque sorte une logique qu'ils ont apprise depuis longtemps: si je suis gentil, l'affection arrive. Et lorsque ca n'arrive pas, c'est toute la rage primitive de l'enfant rejeté et blesse dans son ego qui sort, mais avec un corps d'homme et les dégâts qui peuvent aller avec.
Au final, la friendzone nait avant tout pour moi de l'affolement d'un schema de pensee qui semblait être une bonne idée a un moment dans la vie des mecs, mais qui a été mal compris et surtout qui ne s'arrête pas de fonctionner juste parce que ton corps grandit.
Le pire, c'est que c'est très difficile a changer, parce que de fait, le mec, compte tenu de ses experiences passées, a complètement raison de le croire.
Pendant ce temps-la, les "cons" auxquels les gentils garçons font reference n'utilisent pas le meme schema de pensee: ils tentent le coup, et réussissent parfois, a l'étonnement complet du gentil garçon pour qui il est logique de penser que si A est plus gentil que B, alors A devrait recevoir de l'affection et pas B. D'ou la colère et l'incomprehension de ces mecs face a cette situation: la façon dont ils ont appris a déchiffrer les relations entre elles gens est fausse et les induit en erreur.
[quote]Mais comme nidwazo, je crois que la friendzone où les vilaines filles mettent des gars n'existe pas, ou dans de très rares cas quand on tombe sur une fille insecure et/ou pas nette.[/quote]
C'est plus rare, mais ca existe, j'ai été dans ce cas, mais c'est une dynamique differente, parce que si dans le cas de la friendzone, c'est le mec qui ne voit pas la fille comme une vraie amie, dans ce cas c'est l'inverse; la nana fait juste en sorte de te montrer assez d'intérêt pour que tu continues a lui en montrer a elle, mais elle ne te voit pas comme un pote. Contrairement a la friendzone, tu n'as pas le problème de ne pas voir de retour a ton comportement de "gentil"; précisément tu en vois tout le temps sans rien faire, c'est juste au moment d'aller plus loin que ca coince, parce que tu ne sers qu'a calmer les angoisses de la fille et que c'est pour ca qu'elle te témoigne spontanément de l'interet, pas parce que tu lui plais vraiment. Il faudrait un nom pour ca je propose "OrbiterZone".
Que le mec se fasse des films ou qu'il soit encourage a s'en faire par une nana qui apprécie de se sentir desiree sans le vouloir lui, ce qui le fera rester dans la friendzone est le fait qu'il ne tente rien. S'il tente quelque chose, il sera fixe, et il pourra voir si le fait d'être juste amis lui convient reellement.
Du coup, si on se demande ce qui peut conduire un mec a ne pas tenter le coup, je pense que ca tient en un problème: l'espoir que cela finisse par venir.
Si on pense que l'affection se mérite, alors il parait logique de penser que la relation devrait se produire toute seule lorsque le point de "mérite" sera atteint. Et donc que s'il ne se passe rien, c'est que l'on ne le mérite pas encore.
Il est significatif, je pense, que ca ait tendance a frapper des mecs qui se décrivent comme des "gentils garçons"; ca me fait penser que ces mecs ont sans doute été élevés a penser que leur mere ou leur tuteur ne les aimait que quand ils étaient gentils (peut-etre parce que c'est le seul moment ou ils se montraient satisfaits ou récompensaient l'enfant); et donc que l'affection s'achète par la gentillesse. Ils exportent en quelque sorte une logique qu'ils ont apprise depuis longtemps: si je suis gentil, l'affection arrive. Et lorsque ca n'arrive pas, c'est toute la rage primitive de l'enfant rejeté et blesse dans son ego qui sort, mais avec un corps d'homme et les dégâts qui peuvent aller avec.
Au final, la friendzone nait avant tout pour moi de l'affolement d'un schema de pensee qui semblait être une bonne idée a un moment dans la vie des mecs, mais qui a été mal compris et surtout qui ne s'arrête pas de fonctionner juste parce que ton corps grandit.
Le pire, c'est que c'est très difficile a changer, parce que de fait, le mec, compte tenu de ses experiences passées, a complètement raison de le croire.
Pendant ce temps-la, les "cons" auxquels les gentils garçons font reference n'utilisent pas le meme schema de pensee: ils tentent le coup, et réussissent parfois, a l'étonnement complet du gentil garçon pour qui il est logique de penser que si A est plus gentil que B, alors A devrait recevoir de l'affection et pas B. D'ou la colère et l'incomprehension de ces mecs face a cette situation: la façon dont ils ont appris a déchiffrer les relations entre elles gens est fausse et les induit en erreur.
[quote]Mais comme nidwazo, je crois que la friendzone où les vilaines filles mettent des gars n'existe pas, ou dans de très rares cas quand on tombe sur une fille insecure et/ou pas nette.[/quote]
C'est plus rare, mais ca existe, j'ai été dans ce cas, mais c'est une dynamique differente, parce que si dans le cas de la friendzone, c'est le mec qui ne voit pas la fille comme une vraie amie, dans ce cas c'est l'inverse; la nana fait juste en sorte de te montrer assez d'intérêt pour que tu continues a lui en montrer a elle, mais elle ne te voit pas comme un pote. Contrairement a la friendzone, tu n'as pas le problème de ne pas voir de retour a ton comportement de "gentil"; précisément tu en vois tout le temps sans rien faire, c'est juste au moment d'aller plus loin que ca coince, parce que tu ne sers qu'a calmer les angoisses de la fille et que c'est pour ca qu'elle te témoigne spontanément de l'interet, pas parce que tu lui plais vraiment. Il faudrait un nom pour ca je propose "OrbiterZone".
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [0] Il y'a du vrai... le 24.11.15, 19h10 par Crow
- [+1] Oui le 25.11.15, 09h37 par Bald_Soprano
- [+2] A lire le 04.12.15, 18h13 par Nidwazo
Débat intéressant...
Pour ma part, je n'ai jamais mis un homme dans la friendzone, j'ai toujours été directe (courtoise mais directe) pour mettre un stop et permettre aussi bien à l'autre qu'à moi de reprendre le fil de sa vie.
J'estime que cela est sain et évite tout quiproquo.
Mes raisons d'un stop ?
- une personnalité qui ne me convient pas mais qui peut convenir à une autre
- une personnalité qui peut me plaire mais certains éléments physiques font que cela ne va pas être possible
- une personnalité qui me plait mais timide, anxieuse, au point où je me demande le pourquoi d'une rencontre. Fenêtre de tir ratée.
Pour ma part, je n'ai jamais mis un homme dans la friendzone, j'ai toujours été directe (courtoise mais directe) pour mettre un stop et permettre aussi bien à l'autre qu'à moi de reprendre le fil de sa vie.
J'estime que cela est sain et évite tout quiproquo.
Mes raisons d'un stop ?
- une personnalité qui ne me convient pas mais qui peut convenir à une autre
- une personnalité qui peut me plaire mais certains éléments physiques font que cela ne va pas être possible
- une personnalité qui me plait mais timide, anxieuse, au point où je me demande le pourquoi d'une rencontre. Fenêtre de tir ratée.
J'ai pas mal lu le post, il me reste toujours plus ou moins une interrogation/point de vue à valider sur la "friendzone", ou plutôt pour résumer une idée du post :
Elle ne peut exister que si l'un des 2 n'est pas "solide" (si je reprends Mr.Smooth) ?
La friendzone c'est "donc" un faux problème mis en avant pour se protéger/voiler la face sur ses difficultés à accepter le refus/communiquer le refus ?
(J'ai aucun jugement hein, c'est qqch d'humain de se protéger).
Est-ce que c'est réducteur comme idée ?
Elle ne peut exister que si l'un des 2 n'est pas "solide" (si je reprends Mr.Smooth) ?
La friendzone c'est "donc" un faux problème mis en avant pour se protéger/voiler la face sur ses difficultés à accepter le refus/communiquer le refus ?
(J'ai aucun jugement hein, c'est qqch d'humain de se protéger).
Est-ce que c'est réducteur comme idée ?
En fait je crois que ça va dépendre tout simplement de jusqu'où est allée la tentative de séduction.
Si séduction il y a eu, qu'elle a été plus ou moins assumée par le séducteur, remarquée par la personne courtisée, et suivie d'un refus, alors la friendzone s'apparente plus à une non acceptation du refus. Là il n'y a pas d'intention cachée, la friendzone n'existe pas.
En revanche si on est dans un truc nébuleux où t'as par exemple un mec qui voudrait séduire une fille, mais ne bouge pas, se contente d'être gentil et marrant (comme un pote le serait) en attendant que la fille craque ; et/ou la nana qui tend parfois des perches ambigües pour alimenter le truc là il y a friendzone, c'est comme une zone de non dits.
En gros, pour qu'il n'y ait pas friendzone, il faut que la séduction soit réelle, assumée, et en cas de refus, que celui-ci soit verbalisé par la personne courtisée et accepté par l'autre.
Ce qui n'empêche pas d'entamer une vraie relation amicale (j'entends par là, sans espérer qu'un jour il y ait un retournement de situation). Encore que c'est pas si simple, et que la situation peut quand même se retourner dans certains cas…
Si séduction il y a eu, qu'elle a été plus ou moins assumée par le séducteur, remarquée par la personne courtisée, et suivie d'un refus, alors la friendzone s'apparente plus à une non acceptation du refus. Là il n'y a pas d'intention cachée, la friendzone n'existe pas.
En revanche si on est dans un truc nébuleux où t'as par exemple un mec qui voudrait séduire une fille, mais ne bouge pas, se contente d'être gentil et marrant (comme un pote le serait) en attendant que la fille craque ; et/ou la nana qui tend parfois des perches ambigües pour alimenter le truc là il y a friendzone, c'est comme une zone de non dits.
En gros, pour qu'il n'y ait pas friendzone, il faut que la séduction soit réelle, assumée, et en cas de refus, que celui-ci soit verbalisé par la personne courtisée et accepté par l'autre.
Ce qui n'empêche pas d'entamer une vraie relation amicale (j'entends par là, sans espérer qu'un jour il y ait un retournement de situation). Encore que c'est pas si simple, et que la situation peut quand même se retourner dans certains cas…
Non mais de toute façon aux gens aveuglés une expression remplacera une autre (de Friendzone on passera à Nice Guy ou Mari Parfait ou je sais pas quoi) et je crois que faire la généalogie d'un concept pour leur faire comprendre c'est voué à l'échec. Ceci dit, pour en discuter entre nous, c'est très intéressant.
Un refus du genre "je préfère qu'on reste ami", c'est juste un refus. La fille qui me plaisait le plus me l'a sortie il y a trois semaines de ça, et j'ai sorti ça à deux femmes entre temps. Je peux vous dire que les deux femmes ont bien plus mal réagi que moi ! C'est pas une question homme/femme, juste d'égo.
Là, la friendzone en fait je suis assez d'accord, c'est pas très pertinent, ça s'apparente à un simple refus. Un jour après c'est digéré et on passe à la suivante ! Là où elle est utile, c'est quand un mec (toujours un Nice guy) croit que c'est en tournant gentiment autour de la fille, en étant gentil et en lui collant les baskets qu'il va pouvoir lui passer l'anneau. Et certaines femmes a l'égo fragile aiment entretenir ce genre de relation. Le mec croit que c'est elle qui l'a placé en friendzone, qu'elle est une manipulatrice, alors que le réel manipulateur, c'est lui. Il s'y est placé lui à force de trop vouloir faire le mec gentil. Dans tout ça, il a oublié d'être lui-même, il a consciemment changé de comportement pour plaire, c'est donc un manipulateur.
Je suis d'accord pour dire qu'il y a une fétichisation de cette friendzone, parce qu'elle ne vient pas de nulle part contrairement aux croyances, et que pour un mec même pas forcément super bien dans ses baskets, mais qui assume juste ses envies, elle n'existe en fait pas. Elle sert à expliciter qui est le vrai con et le vrai manipulateur dans l'histoire.
Un refus du genre "je préfère qu'on reste ami", c'est juste un refus. La fille qui me plaisait le plus me l'a sortie il y a trois semaines de ça, et j'ai sorti ça à deux femmes entre temps. Je peux vous dire que les deux femmes ont bien plus mal réagi que moi ! C'est pas une question homme/femme, juste d'égo.
Là, la friendzone en fait je suis assez d'accord, c'est pas très pertinent, ça s'apparente à un simple refus. Un jour après c'est digéré et on passe à la suivante ! Là où elle est utile, c'est quand un mec (toujours un Nice guy) croit que c'est en tournant gentiment autour de la fille, en étant gentil et en lui collant les baskets qu'il va pouvoir lui passer l'anneau. Et certaines femmes a l'égo fragile aiment entretenir ce genre de relation. Le mec croit que c'est elle qui l'a placé en friendzone, qu'elle est une manipulatrice, alors que le réel manipulateur, c'est lui. Il s'y est placé lui à force de trop vouloir faire le mec gentil. Dans tout ça, il a oublié d'être lui-même, il a consciemment changé de comportement pour plaire, c'est donc un manipulateur.
Je suis d'accord pour dire qu'il y a une fétichisation de cette friendzone, parce qu'elle ne vient pas de nulle part contrairement aux croyances, et que pour un mec même pas forcément super bien dans ses baskets, mais qui assume juste ses envies, elle n'existe en fait pas. Elle sert à expliciter qui est le vrai con et le vrai manipulateur dans l'histoire.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [+1] Intéressant le 25.11.15, 11h07 par Nidwazo
- [+1] Absolument le 25.11.15, 14h35 par Pepis
- [+1] C'est pas faux le 25.11.15, 21h01 par Rickhunter
- [+1] Intéressant le 03.02.16, 20h48 par mistermint
Encore une fois ce qui me gave c'est la mentalité "chercher des coupables", ça sert à rien.
Il faut plutôt voir le fond et les médias d'actions:
->Communiquez clairement et assumez, ça ne va pas plus loin que ça pourtant.
Il faut plutôt voir le fond et les médias d'actions:
->Communiquez clairement et assumez, ça ne va pas plus loin que ça pourtant.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- [+1] Absolument le 25.11.15, 14h39 par LittleNeapolis
- [0] Tout à fait le 25.11.15, 20h59 par Rickhunter