« Ses membres ne sont pas crédibles et s’auto congratulent sur leur réussite, cependant personnes ne postent ses échecs. C’est de la masturbation intellectuelle. »
C’est en raison de cela que je mets ce post. Difficile néanmoins de savoir ou le mettre : public ? report ? Je laisse aux modérateurs le soin donc de le mettre où ils le désirent ! Ce post a pour but de montrer à tous ceux revenant des profondeurs de l’AFCisme que, même si on est habitué aux râteaux, aux shit-test et au game, il y a encore et toujours des cas où vous serez impuissant. Et donc qu’il est nécessaire de persévérer. En outre, il a aussi pour vocation de montrer que, contrairement à ce qu’il est possible de croire, tout n’est pas si rose sur la voie de la rédemption.
Tout commence donc part une fin d’après-midi banale. Je termine des enregistrements avec un de mes chanteuses lorsque je reçois deux messages : le premier de ma FF qui annule un rendez-vous (et sur lequel je ne m’appesantis pas, je commence à avoir l’habitude) ; L’autre de ma pivot qui me dit qu’elle sera au QG ce soir et qu’elle aimerait ma présence IMPERATIVE (elle one-itis sur un alpha naturel qui me compte au nombre des personnes autour de lui, ceci explique cela).
Mon game pour l’instant s’était limité à des B-, B dans certains cas, sans jamais dépasser ce stade. Malgré un street-PU intensif avec mon wing, il reste des relents d’AFC au fond de moi, et entre-autre dans les openers. « Bref, me dis-je, il est temps de passer au niveau supérieur ».
I – QG : opening A/HB set
Arrivé au QG, je salue tout le monde comme d’habitude, la nouvelle barmaid joue avec une « pseudo complicité » entre-nous pour dégager des mecs qui lui collent trop derrière, comme d’habitude (c’est là que je lui rappelle qu’elle ne m’a toujours pas filé son numéro, ce en quoi elle se défile.. comme d’habitude). Bref, une chanson bien connue trotte dans ma tête dès cet instant.
« Alors je me lève.. et je te bouscule »
Salutation de mon pivot, de mon pote PUA naturel, arrivé de l’alpha « one itise ».. Tout cela ressemble à une pièce de théâtre dont on a répété les scènes maintes et maintes fois. Sauf qu’il n’y a pas encore mon objectif en vue ! Déjà dans ma tête je m’apprête à passer une bonne soirée, mais à rentrer seul, et dormir.. « Dans ce grand lit froid ».
Et là, le miracle arrive sous la forme d’un groupe de six personnes : 4 filles, 2 mecs. Et dans les 4 filles, 2xB mais surtout une A et une HB (blonde, mais bon, personne n’est parfait hein ?!).
Je sens mon cœur commencer à battre vite ! Je me répète, comme un refrain obsédant :
Je commence donc le même manège maint fois répétées : social proof (facile), sourire, EC…« respire mon vieux ! Reste cool ! Ne soit pas needy, fais le mec détendu ! Elle fait caca comme tout le monde ».
A mon tour de chant, une superbe chanson romantique d’Obispo « Lucie ». Généralement, cela marche pas mal pour me DHV, puisque je peux mettre en valeur une voix charmeuse. Quelques EC et sourires avec la A s’échange pendant le morceau. Je la sens charmé.
Mais mon cœur tambourine sur du 160 bpm et j’ai de plus en plus de mal à gérer le stress. Je m’installe dans un coin pour me calmer, mais juste en regard direct de leurs champs de vision, et évite au maximum de les regarder.« Bon, me dis-je, ça commence pas mal ».
Mais c’est plus fort que moi, et nous échangeons avec A quelques EC et sourires. Je commence à paniquer. Malgré des signes évidents d’intérêts, je suis paralysé par la peur, et me concentre essentiellement sur mes copains. De temps en temps, je l’imite de loin avec une gestuelle ridicule. Cela la fait rire. Mais je ne bouge pas.« Soit cool, ne pas paraître needy ».
La A plait bien à mon pote PUA naturel. Il faut que je me dépêche. Mais le but c’est la HB. Et à ses yeux, je n’existe pas ! Elle ne sait même pas si j’existe ! A priori non, puisque je n’ai même pas un seul regard.« Crétin, tu es un crétin ».
Un slow arrive. Je connais le chanteur il ne se débrouille pas trop mal. Une image parcourt ma tête.. Je commence le décompte : « 3, 2, 1, .. ». Tranquillement et sûrement, je me suis approché de A, et sans mot dire, avec un grand sourire, lentement, je lui tends ma main, ouverte, le regard droit dans ses yeux. Elle me sourit et se lève.
Comment vous décrire la sensation qui m’a envahi ? Première fois que j’invitai une A ! Autant dire que dans ma tête, ce fut un mélange entre « Titanic » et « Le jour d’après ». Panique à bord ! Et là, en dansant, c’est le drame !
Ce fut la pire discussion avec une fille que j’ai pu avoir jusqu’à présent !
D’entrée je sors la routine de la taille : « t’es trop grande pour moi mais je vais faire avec ». Je suis trop con, elle ne m’a rien demandé !!!! Elle n'a rien dit non plus !!!!
Langage d’AFC, question d’AFC, dialogue typique genre : tu t’appelles comment ? Tu fais quoi dans la vie ?
Bref, rien de vraiment excitant ! Pas de CF, pas de neg, rien !!!! Je sens son intérêt pour moi baisser très vite. J’essai de la paterner, mais mes mots sonnent faux, je ne vois pas les choses moi-même ! Bref, rien ne la fait vibrer, et une fois le slow fini, nous nous séparons dans un « merci » et un sourire conciliant !
« Je le sens, je le sais, quand t’as mal à l’autre bout de la Terre »
Je sais que j’ai chier ! Mais je compte bien me rattraper.
La soirée continue. Mais je n’ai plus droit à des EC ni à des sourires de la part de la A ! Pas très grave, le set a été abordé ! Il est temps de passer à la suivante.
Mais pas de suite. Je laisse passer une demi-heure, trois-quarts d’heure. Pendant ce temps je vais voir à droite et à gauche et je me répète :
Mon pote PUA invite la A ! Il revient et me dit :« respire mon vieux ! reste cool ! Ne soit pas needy, fais le mec détendu ! Elle fait caca comme tout le monde ».
Je rage intérieurement ! Elle ne m’a pas parlé de son copain (sous-entendu pour moi elle ne voulait pas que je le sache ou je m’étais déjà grillé tout seul, donc pas la peine qu’elle rajoute une couche). Quant à la voix sensuelle, je ne sais trop comment l’interpréter : un IOI peut-être ?« elle m’a dit qu’elle avait un copain » et il rajoute « Elle m’a dit aussi que tu avais une voix très sensuelle ».
Puis viens le moment où je sens miss HB prête. Nous avons échangé quelques sourires et quelques EC auparavant. Même technique d’approche, et là, même résultat !
Bon là, amis lecteurs, je vous avoue une chose : ce n’est plus la panique, c’est Waterloo et la chute de Rome réunie !!!! Mais attendez, la suite est pire.
Nous dansons donc. Elle porte un haut très léger, simplement retenu dans le dos par une fine ficelle que je pourrai défaire avec un seul doigt tellement le nœud est mal fait.
Ok… là c’est la catastrophe nucléaire, la fin du monde ! Oui, je voulais changer de catégorie. Mais me retrouver au bras d’une gogo danseuse.. ouch ! Pour ceux qui connaisse la machina et le hardcore, imaginez que dans ma tête ça devenait réellement anarchique, et ce, sans une goutte d’alcool.M : routine de la taille (grrrr, elle ne m’avait rien demandé, il faut que j’évite de la sortir à tout bout de champ).
HB : (rires)
M : Moi je m’appelle Wolf et toi ?
HB : Adriana (je masque les prénoms désolé).
M : Enchanté ! Tu fais quoi de beau dans la vie ?
HB : Je suis gogo danseuse !
M : Ha ? euh.. ben.. euh… moi je suis acteur porno.
HB : (rires) Non mais moi je ne plaisante pas. Je suis réellement gogo danseuse !
M : …
Je tente un neg mais celui-là ne fut pas très convaincant. Elle me le retourna avec une facilité déconcertante. Désolé de ne pas vous le dévoiler mais je ne m’en rappelle plus.
Je tente un rattrapage par patterning.
Exit 2.. Ok..M : je vous plains les filles quand même.
E : Ha bon pourquoi ?
M : Vous ne pouvez aller nulle part sans vous faire mater, reluquer, comme de simple objet de plaisir, alors qu’au fond de vous il y a un réel individu qui somnole.
E : oui. Mais bon moi j’aime ça !
M : …
Je tente une troisième approche :
Nous ne nous sommes pas reparlé de la soirée ! Je n’ai même pas abordé la A, tellement j’étais désorienté.M : C’est quoi ta plus grande qualité.
E : Je suis courageuse.
M : Et ton plus gros défaut.
E : Je suis extrêmement jalouse
(et là error number XXX du wolfy)
M : Tu penses pas que ce devrait plutôt être le contraire ? Que ce devrait-être ton copain qui devrait-être jaloux ?
E : Oui sûrement mais c’est comme çà. Mon copain.. bla bla bla bla
M : (ouch).
Mon pote Alpha et ma pivot décide de partir en boite. Je les suis, un peu démotivé ! En partant, les deux filles viennent me faire la bise avec un grand sourire. Ca y est, je suis en BFZ, catalogué AFC, gentil garçon.
La suite attendra demain. Il est 06h30. Il est temps de dormir un peu avant de vous conter la suite de cette désastreuse mais O combien excitante soirée.