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{A} Avoir du choix

Note : 26
lancé par Thedaze le 18.04.2017
9 réponses
dernier par Perlambre le 23.04.2017, 19h52
Yo!

Petit écrit sur un sujet qui a déjà dû être évoqué quelque part mais j'avais envie d'en parler donc voila. Ceci est plus une réflexion ouverte qu'un article à proprement parler :)


Se créé du choix dans ses potentiels relations est, de mon point de vue, le meilleur moyen d'aboutir à une vie personnelle équilibrée.

Pourquoi?
Revenons à ce problème de choix.

Citation:
Pendant que vous êtes en train de lire ce texte, vous n'avez plus le choix de ne pas le lire! Vous aviez le choix avant, vous avez le choix d'arrêter de le lire dans une seconde, mais pas maintenant. Or quel est le temps réel? Le temps pendant lequel vous lisez, c'est maintenant. Or le présent c'est la nécessité.


Citation:
Avoir le choix suppose qu'on puisse en même temps faire et ne pas faire une chose, c'est ce qu'on appelle le libre arbitre: capacité de choisir entre deux ou plusieurs possibilités sans être incliné a priori vers l'une ou l'autre.


Avoir le choix, ici de sortir avec telle ou telle personne, réside dans la possibilité de mettre en action sa propre volonté. Cette démarche passe par de l'action encrée dans le moment présent.

J'ai envie de sortir avec Marie ce soir, je le peux donc je le fais.De toute façon si ce n'est pas avec Marie ça sera avec Lucie.

à mettre en opposition avec

J'ai envie de sortir avec Marie ce soir, je ne peux pas pour X raisons. C'est un drame, je n'ai pas d'autres choix.

Avons nous le choix de nos choix?
Je reprendrais la pensée de Sartre et je dirais un grand oui. Un oui qui semble simple mais qui ne l'est pas pour autant.
Certes une partie de notre inconscient nous dictes une forme de notre conduite mais le raisonnement et surtout l'envie de changer sont amenés à bousculer une partie de nos comportements jusqu'ici impropre à l'épanouissement personnel.

Bref se créer du choix passe par de l'action et surtout une sortie de son périmètre de sécurité... pour en créer non pas un nouveau, mais bien une multitudes de cercles plus ou moins éloignés.

Aussi paradoxal que ça puisse paraître le fait de créer de nouveau cercle d'amis par exemple est plus sécurisant ( sans compter l'aspect ouverture sociale) je trouve que de ne pouvoir se remettre qu'a une seule bande de pote et de pouvoir tout perdre d'un seul coup.

Ou le vieux dictons:
Citation:
Ne jamais mettre tout ses oeufs dans le même panier


Avoir des cercles sociaux multiples contribue aussi à favoriser diverses rencontres nouvelles
et pécho avec plus de facilité.

Choix= liberté?

Tout dépend selon moi du degré des choix que nous avons devant nous.

J'ai le choix de sortir avec Marie et je la trouve vraiment belle et intéressante
J'ai le choix de sortir avec Marie et je la trouve sympa mais pas ouf
J'ai le choix de sortir avec Marie et c'est vraiment que j'ai faim et que j'ai pas baisé depuis 6 cycles lunaire


Il y a donc des choix plus pourries que d'autres. Le but étant d'avoir le maximum de choix conscient en rapport avec nos exigences profondes.

Là réside un autre questionnement personnel: a force d'être exigent ne tue-t-on pas une forme d'ouverture sur des aspects de rencontres dont on avait même pas l'idée?
N'est ce pas une forme d'extrémisme que de vouloir rencontrer que des personnes allant dans le sens de nos seuls valeurs?

Bim!

A vous les studios :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 18.04.17, 14h03 par Allandrightnow
  • +3 (Bonne idée !) le 18.04.17, 21h25 par The_PoP
  • +1 (Intéressant) le 19.04.17, 22h12 par Hillel
  • +2 (Intéressant) le 19.04.17, 23h02 par Nonchalance
  • +3 (Intéressant) le 24.04.17, 08h27 par mistermint
Daze, ton sujet est aussi vaste qu'intéressant !

Pour ma petite participation, j'ai envie de remonter à ce qui précède le choix avec la question "de quoi ai-je véritablement envie" ?
Quel est le sens de ma vie ?
A-t-elle d'ailleurs un sens ?
Si ce n'est le cas, en quoi puis-je m'améliorer ?
Si c'est le cas, puis-je m'en contenter, m'inscrire dans une durée sans prendre en compte mon évolution inévitable comme celles de mon entourage et du monde en général ?

Pour reprendre tes exemples.
J'ai envie de sortir avec Marie ce soir.
Pourquoi ?
En quoi ma vie prendra sens avec elle alors que si je ne me pose pas la question, je peux tout à fait passer un bon moment avec Lucie...
Je ne peux pas sortir avec Marie ce soir, c'est un drame.
Pourquoi ?
Si mon envie est inscrite en moi, demain ou la semaine prochaine, le rendez-vous pourra être tout aussi délicieux.
L'injonction du "tout tout de suite" est peu propice à ce qui nous procure véritablement du bien en pleine connaissance de ce que nous sommes.

En fait je suis en train de parler d'une négociation sincère avec notre NOUS avant d'entreprendre des choix concernant l'AUTRE, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de relations sociales et/ou professionnelles.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Très intéressant) le 19.04.17, 16h37 par Thedaze
  • +1 (+1) le 19.04.17, 22h13 par Hillel
Pour la dernière question je remarque que j'ai beau avoir des avis pas partagés par la majorité sur certains sujets qu'on dit clivants, ça n'a pas souvent arrêté des filles qui étaient en totale contradiction avec moi. Au contraire, ça nous a aidés à nous apprivoiser. Ça les auraient rebutées pour des relations plus longues mais ce n'étaient pas leur envie (pour ma part je ne cherchais pas à prévoir).
J'ai fait le choix de ne pas faire ce choix.
De toute manière les gens agissent souvent moins en fonction de leurs valeurs que des contraintes ou libertés offertes par la situation. Il en faut peu pour réécrire leur logiciel de pensée, au moins temporairement.
Tous les gens qui jurent leurs grands dieux qu'ils ne feraient jamais ceci ou cela n'ont qu'une vision de la vie limitée. Parfois on est amené à faire des choses qu'on déteste mais sur le moment on est pas réticents à le faire. On agit par émotion, envie, par curiosité, ou simplement parce que ce n'est pas si important par rapport à la perception que l'on a de l'issue de l'acte à venir.
Partant de là, on peut aussi imaginer qu'à long terme, les gens agissent avec nous en miroir de ce que nous sommes pour eux.
J'ai eu des ex qui n'étaient pas littéraires ou scientifiques pour un sou mais qui s'intéressaient au sujet pour me comprendre mieux ou jouer avec moi dans nos conversations.
Déjà, le fait de traiter tous les gens que tu apprécies un peu avec le même degré de liberté et de sympathie, en leur laissant le soin de définir eux mêmes jusqu'où ils te laissent pousser le curseur, est une démarche que je trouve intéressante. C'est le pendant d'une chose que j'ai observée:
La nature a horreur du vide. Si on ne pose pas les limites de nous mêmes les gens peuvent se comporter abusivement même s'ils sont gentils en général. Sans pour autant être de faux gentils. Simplement ils sont avec nous comme on les habitue à être. Alors si on inverse l'idée, ils nous laissent être avec eux tels qu'on le souhaite, tant qu'ils n'ont pas une volonté contraire. Si tu les traites avec bienveillance tu peux sortir deux leur meilleur. Tu ne choisis pas ce que tu vois mais tu te donnes l'opportunité de les découvrir à fond.
Ça peut ou pas être en accord avec tes aspirations profondes, mais ça peut ne pas compter si l'ensemble est appréciable.
Donc oui, faire un choix en fonction de ses valeurs n'a pas toujours du sens pour ce qui ne te touche pas directement. Pour ce qui est plus logistique, en termes de projets de vie, par exemple, ça peut valoir le coup de se poser la question, idem si tu es branché polyamour et que la fille est exclusive, parce que là il risque du avoir abandon de l'un sur le terrain de l'autre par amour, et c'est pas une bonne chose.
Savoir ce que l'on définit comme terrain minimal commun me semble dépendant des relations. Mais d'autres cherchent toujours le même minimum chez leurs partenaires.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Oui) le 19.04.17, 16h40 par Thedaze
  • +1 (Intéressant) le 19.04.17, 22h14 par Hillel
A mon sens, le choix n'existe pas vraiment.

Bien que plusieurs voies soient possibles, nous sommes prédisposés à en prendre une. Cela se fait en fonction de nos origines, notre éducation, notre expérience, en bref, tous les facteurs qui ont conditionné notre vie.

J'écarte personnellement toute notion du destin de ça. Le destin laisserait présager un dessein plus grand, hors ce n'est pas ce que j'entends ici. Pour moi c'est simplement ce qui nous a construit qui nous fait prendre une voie, rien de plus.

Si je suis désespéré et mort de faim, et que, dans ma quête, je saute sur ce qui bouge peu importe ses intentions pour rien de sérieux, je me rabats sur Marie. Elle ne me plaît pas parce que, disons, elle porte des leggins et j'en ai eu une mauvaise image pour X expérience. Mais mon ami qui lui, s'il avait été ma place, enchaîne les plans culs depuis des mois, est lassé de cette condition et souhaite se caser. Marie lui plaît. Il fait le choix de sortir avec elle parce qu'elle lui plaît vraiment, et dans le but si possible de construire quelque chose. Lui il aime les leggins, parce que pour Y raison, il apprécie la chose.

Je ne sais pas si je suis clair, mais pour moi, tout relève plus d'un conditionnement de la vie elle-même qu'une vraie notion de choix.

Bien sûr, c'est un sujet qui ne possède pas réellement de réponse.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (C'est pas si simple) le 19.04.17, 22h15 par Hillel
Gooseman a écrit:
Je ne sais pas si je suis clair, mais pour moi, tout relève plus d'un conditionnement de la vie elle-même qu'une vraie notion de choix.


Et si le conditionnement n'avait pas qu'une seule route? Et si la conscience était l'outil qui révèle les multiples conditionnements?

Pourquoi opposer libre arbitre et déterminisme? Ne peut-il y avoir de libre arbitre dans un déterminisme à plusieurs branches?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Pertinent) le 20.04.17, 12h53 par The_PoP
C'est la philosophie de l'abondance, et tu le décris très bien The Daze.

Maintenant, je vois aussi les écueils de tout ça, c'est de ne jamais vraiment choisir en fait. Je ne pas vraiment incarner ses choix, parce que justement on a l'illusion que y a plein de choix qui s'offrent à nous et être dans l'incapacité de faire le deuil des autres choix quand on en fait un.

Imaginons simplement que l'on chemine en pleine nature, et que nous arrivons à plusieurs moments de la vie avec des choix à faire donc des croisements avec plusieurs chemins.
Le choix d'emprunter tel ou tel chemin s'offre à nous, avec un chemin très large partant tout droit vers une montagne, on peut voir loin et anticiper un peu l'expérience qu'on va vivre sur un laps de temps assez long si on le choisit. Un autre très étroit, partant direct dans la forêt, très dense et sombre, et on voit pas trop ce qu'il y a derrière. Et d'autres chemins, tous différents.

À ce moment là, on a le choix. Puis on s'engage sur un des chemins. Et bien si on veut vraiment incarner son choix, il faut continuer et oublier le fait qu'il y avait à un moment donné d'autres voies possibles. Faire le deuil des autres chemins.

C'est nécessaire, sinon on est condamnés à aller emprunter un chemin, puis revenir, en prendre un autre, revenir, puis un autre ... Et finalement vivre une vie superficielle.

Cette métaphore est évidemment plus parlante pour les choix de vie importants, mais il n'empêche que se poser la question de l'acceptation de faire le deuil des autres choix possibles peut être pertinent à plusieurs niveaux.

Second point, effectivement après avoir agi pour avoir plusieurs choix possibles, il faut aussi avoir conscience des conséquences de chaque choix et de les accepter quand on choisit, au delà du deuil.
C'est la qu'entre en jeu l'idée de sortie de la zone de confort. Ça peut être d'accepter la peur quand on va aborder une inconnue. Le choix est incarné, on sent qu'il y'a l'envie profonde et spontanée d'aller lui parler, mais ce choix la implique de devoir agir avec une peur au ventre, et de ne pas savoir ce qu'il va se passer. C'est un petit chemin tortueux, qui bifurque direct dans une forêt, on voit vraiment pas loin. Et pourtant on peut être sûrs d'une chose à ce moment là : on a une envie d'y aller.
Et ben on accepte d'avoir cette peur d'y aller et de pas savoir ce qu'il y'a derrière, et on y va.

Et souvent derrière la peur, il y a la magie. Les choix qui font peur sont souvent les plus déterminents pour nous.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Très intéressant) le 20.04.17, 12h52 par The_PoP
  • +2 (Instructif) le 20.04.17, 19h50 par Hillel
  • +2 (Instructif) le 20.04.17, 22h21 par SweetyKID
  • +2 (Yep ! :)) le 21.04.17, 19h06 par Thedaze
Bravo les mecs pour le niveau de réflexion. C'est un plaisir de vous lire.

Mon caillou à l'édifice : je suis sur la ligne développée par nonchalance dans son dernier post sur le choix.

De même que je trouve les limites de la philosophie de l'abondance très bien définie par Venusian.

J'ajouterai pour ma part que l'abondance m'a permis de justement m'investir sans regrets dans mes choix parce que j'avais justement cette conscience d'avoir choisi. Les regrets ou les remords ont toujours été plus durs pour moi pour les situations ou finalement je ne maitrisai pas grand chose voir même je n'avais pas le choix car je ne l'avais pas vu...
J'avais essayé il y a un bail de faire un article sur le choix et ses conséquences.

Plus que le choix en lui même, le fait de s'être mis en position de le faire et de s'être posé les questions m'a toujours poussé à me justifier ce choix. Hors même apres coup les raisons initiales demeurent.

Je me trompe evidemment comme tout le monde mais je le fais en suivant les raisons et les principes que je me suis choisi. Hors si le contexte, l'avenir, les circonstances changent ensuite, je n'ai que peu la main dessus. Par contre ma façon de voir les choses et mes critères de décision restent les meme c'est à dire ceux que j'ai décidé.

Bon je suis pas sûr d'être clair mais c'est pas évident ce sujet sur telephone.

En tout cas chapeau une nouvelle fois :)
Si je cite Onmyoji :
"Tous les gens qui jurent leurs grands dieux qu'ils ne feraient jamais ceci ou cela n'ont qu'une vision de la vie limitée"
C'est tellement vrai !
Et cela va au-delà des chemins que l'on croisent. Parfois nous savons pertinemment que le chemin choisi sera laborieux et certainement cul-de-sac. Et pourtant c'est celui qui nous attire et que nous foulons à grand pas.

Ce n'est même plus une question de deuil à faire sur les autres chemins, Venusian.
Ces autres chemins n'existent plus, tellement celui que nous prenons est attirant.
"il faut aussi avoir conscience des conséquences de chaque choix et de les accepter quand on choisit"
Absolument, c'est parfois le prix à payer, parfois la source de félicité.
"au delà du deuil."
J'ai beaucoup de mal avec ce mot "deuil" souvent utilisé, qu'il s'agisse de rupture, de choix de vie.
Le deuil reste et restera pour moi, le terme à utiliser lorsqu'un proche passe de vie à trépas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 23.04.17, 15h29 par Haskeerlos
Pour le "deuil", je comprend que ça puisse un peu heurter. J'ai pas de mot plus parlant, on peut simplement dire un travail pour oublier les autres choix.

L'exemple le plus parlant ici sur FTS : faire le choix d'une vie à deux, c'est oublier sa vie de célibataire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (En effet) le 23.04.17, 19h50 par Perlambre
je propose : dilemme, alternative, option, prédilection et au final décision ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Oui) le 24.04.17, 15h12 par Venusian
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