Discussion

Job story - HB fait de la résistance

Note : 1
lancé par serialangel le 15.04.2017
9 réponses
dernier par serialangel le 17.04.2017, 15h48
Salut à tous,

Je lurke ce forum depuis des années et c'est paradoxalement une interaction sans violente intensité émotionnelle qui me conduit à m'inscrire. Disons : plutôt un caillou dans la chaussure -insistant le caillou- qu'un One-itis dévorant...

J'en viens aux faits.

Je travaille dans une grosse boîte industrielle, peuplée d'une petite majorité d'homme. Il y a plusieurs milliers de personnes sur le site.
La plupart des gens sont peu apprêtés et assez transparents du point de vue de la tension sexuée (je dis ça sans aucune condescendance, après tout on est là pour bosser :wink: ) Je pense quant à moi me distinguer par un style et une attitude plus séduisante que la plupart de mes collègues (disclaimer symétrique du précédent : je n'en tire pas de gloire particulière, c'est juste mon parti-pris).

Seulement voilà -comme dirait M6- au milieu de ce marasme tiède, il y a aussi... appelons-là Julie. Environ 25 ans, la "plus belle fille du lycée" transposée au boulot. Jolie et apprêtée; parfaitement au fait de sa situation/valeur sociale.
Comme chacun ayant vécu une situation similaire peut l'imaginer, elle est "princessisée" par tout un tas de courtisans, formant autour d'elle une cour relativement infranchissable.

Pourtant,

Il se passe quelque chose...

J'espère que vous me ferez ce crédit, je sais reconnaître quand une femme me regarde (je souhaite ainsi écarter la réponse "tu te fais des films". Julie me regarde, longuement, avec attention et... sans sourire). Et non, elle ne me regarde pas ainsi parce que je l'ai scruté en cachette et en rougissant, au milieu de mes collègues lourdaud... Elle ne regarde pas non plus tout le monde, non. Indéniablement, elle me regarde de façon active, récurrente et difficilement interprétable.

Pourtant (bis),

Dès que je commence à rendre ce regard, le sien s’évanouit. Ce qui rend la chose assez incongrue et paradoxale, c'est la répétition quasi quotidienne de ce manège. Souvent au restaurant d'entreprise : découverte mutuelle (presque en sursautant parfois !) Regard unilatéral... puis croisement de regard et rupture du contact dans le même instant. Le tout sans un sourire et plutôt même une nuance de défi dans l'interaction.

Bref, la situation est à la fois intéressante et agaçante / frustrante.

De mon côté, j'ai mis en place le petit jeu vieux comme le monde, que j’appellerai la stratégie de l’artichaut, faute de connaitre le terme probablement existant ;)
A savoir, cultiver les relations avec son entourage, tout en prenant soin de l'ignorer. Dans la mesure où nous travaillons dans des services très éloignés, ce n'est déjà pas chose aisée , mais c'est la seule façon que j'ai trouvé à ce jour pour tenter d'ébranler les lignes... Ce type d'approche donnant typiquement lieu à saluer une de ses collègues avec laquelle elle rentre du restaurent d'entreprise sans jeter un regard sur elle. La collègue étant évidemment moins jolie que Julie. Effet tangible sur Julie !

Bref, tout ça est bien amusant, mais assez stérile à ce jour. J'aimerais donc recueillir vos avis et conseils sur la suite à donner à ce manège, que j'aimerais voir évoluer dans un sens ou dans un autre, mais plutôt dans un, si vous voyez l'idée.

Merci à tous les futurs participants. Je ne manquerai pas d'alimenter le topic à mesure que des éléments me reviennent ou que notre affaire progresse :wink:

Fraternellement,
serialangel
Des vues mais pas de réponse, je n'ai pas su vous donner envie, semble-t-il :P

Je reconnais que mon histoire de regard fuyant/cherchant peut sembler bébête (ou simplement rabâchée), je vais essayer d'étoffer un peu.

D'abord un mot sur le contexte. J'ai l'habitude de faire des rencontres au travail. Je sais que c'est quelque chose que nombre d'entre vous fuient avec terreur (le fameux [i]no zob in job[/i]), ce n'est pas mon cas. D'une part, c'est un contexte où je passe tout de même beaucoup de temps et d'énergie et je me suis toujours arrangé pour éviter les aventures en prise direct avec mon travail, ce que permettent généralement les grandes organisations. D'autre part, j'ai fini par développer une aversion pour la séduction sur Internet. Internet, c'est facile d'accès, ça parait souple, moderne et adapté aux contraintes, mais ça s'avère souvent assez éprouvant émotionnellement / pour l'égo et consommateur d'énormément de temps et d'énergie. Et tout "I" (Introverti) de MBTI que je sois, j'ai appris -à la dure- à faire de mes facultés relationnelles IRL un atout assez fort. Je sais faire connaissance, élargir mes cercles relationnels, je sais "séduire" un groupe de personnes et m'en faire respecter, je sais converser, etc.
J'applique ces facultés à toutes sortes d'autres contextes sociaux que le travail (loisirs, sport), mais c'est dans le contexte pro que je le pousse au point de créer ces opportunités de séduction.

...tout ça pour dire, que même si je ne suis pas dans une situation inédite avec Julie, celle-ci est originale à plusieurs égards. D'abord ce côté [i]plus jolie fille du lycée[/i]. Je suis sûr qu'on doit être plus d'une poignée ici à avoir un compte à régler avec nous-même vis à vis de cette icône de l'ambivalence attraction/frustration. Julie est clairement de ce rang et je sens qu'elle m'est accessible. Mais s'agissant malgré tout d'un contexte professionnel, toutes les audaces ne sont pas permises.
Ensuite car de part nos places respectives dans la boîte, elle est particulièrement "éloignée" de moi. C'est bien pour le "no zob..." mais ça rend la rencontre presque aussi fortuite / impossible que dans la rue. Le "vase clos" en plus. Comme évoqué rapidement hier, j'ai connecté plusieurs de ses collègues/amies, mais il reste délicat d'amener une situation de rencontre par ce biais.
Pas plus tard que la semaine dernière, on s'est retrouvés face-à-face en sortant de nos bâtiments respectifs. Le temps que je percute que c'était elle et que je commence à la regarder, elle avait vivement baissé les yeux, presque en sursautant. Vous allez me dire, refuse l'interaction. Ben, justement, je n'en suis pas convaincu. J'ai véritablement l'impression qu'elle est seulement timide et troublée. Une autre fois par exemple, au resto d'entreprise, elle voulait attraper un dessert et j'ai facilité sa manœuvre en lui ménageant de la place dans la file d'attente. Le "merci", le regard et le sourire résultants n'étaient pas de pure cordialité, je m'y connais... Seule différence, elle m'avait vu avant que je la vois et avait eu le temps de "préparer" l'échange.

Bon, je fais quoi moi ? Sans en être obnubilé, j'ai vraiment envie de traiter ce dossier...
(Ne me repondez pas "arrête ce topic" SVP :mrgreen: )

Edit : mes balises "italique" ne passent pas, j'en suis navré...
  • Tomxx
  • Score : 8 - 18 ans
Va lui parler.

Tu n'es pas un total inconnu pour elle, malgré la taille de ton entreprise, puisque vous vous croisez régulièrement et que, selon toi, elle te regarde particulièrement.
Ne cherche pas à tout analyser à outrance et engage la conversation, tu verras bien ce qu'il en est vraiment. Bien sûr, en restant léger, ce que as l'air d'être parfaitement capable de faire.
Si tu ne te sens pas d'aller directement la voir, tu peux passer par une personne de son entourage que tu connais (en lui disant ou non) pour d’introduire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 17.04.17, 09h58 par Jalapeno
Une hypothèse car ton post n'est pas très clair à ce sujet : si tu as déjà eu des aventures dans cette boîte, Julie est probablement déjà au courant (via ses collègues ou des rumeurs) et elle n'a pas envie de mêler zob et job de son côté...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Bien joué) le 17.04.17, 11h09 par Allandrightnow
Je rejoins Tomxxx.

Trouve un moyen d'aller lui parler. On n'est pas à ta place, dans ton job. On n'a pas spécialement le contexte de ta boite et de vos postes.


Mais tu dois te concentrer uniquement là dessus. Trouver un moyen d'aller lui parler. Direct ou indirect d'ailleurs.
Merci à tous les 3 pour vos réponses et suggestions.
Concernant l'hypothèse qu'elle ait eu connaissance de mes aventures, c'est très peu probable. Il est possible en revanche qu'à l'instar de mes collègues (qui me charient avec ça) elle ait constaté que je parle avec des femmes sans que cela s'explique par une nécessité professionnelle, pourrait-on dire pudiquement :wink:
Mais selon mon experience, ce n'est pas le genre de chose qui réduit le prix ou l'attractivité d'un homme auprès d'une femme, en tout cas pour ce type de relation. Indépendamment de ça, il est toutefois possible qu'elle fuit le zob in job, même relativement éloigné comme ça serait la cas. En tout cas, son attitude générale ne reflète pas une volonté de passer inaperçue / asexuée (mais ça peut effectivement s'arrêter à la volonté d'être "admirée", chose que je prends grand soin de ne pas faire la concernant, considérant la meute d'AFC qui la dévore déjà des yeux en cachette)

Concernant la nécessité de contact, je ne peux que souscrire à votre conseil. Il est vrai que c'est la seule façon d'avancer.
La plus facile et discrète (et aussi la moins couillue) façon de faire serait d'utiliser la messagerie instantanée d'entreprise (une sorte de MSN, pour ceux qui auraient connu ce vestige des années 2000). J'ai jusque là résisté à la tentation de l'utiliser tant c'est la solution de facilité qui ne démontre pas de courage ni d'engagement... Accessoirement, c'est border line du point de vue professionnel :wink:
  • Fate
  • Score : 175 - 29 ans
serialangel a écrit:
Concernant la nécessité de contact, je ne peux que souscrire à votre conseil. Il est vrai que c'est la seule façon d'avancer.
La plus facile et discrète (et aussi la moins couillue) façon de faire serait d'utiliser la messagerie instantanée d'entreprise (une sorte de MSN, pour ceux qui auraient connu ce vestige des années 2000). J'ai jusque là résisté à la tentation de l'utiliser tant c'est la solution de facilité qui ne démontre pas de courage ni d'engagement... Accessoirement, c'est border line du point de vue professionnel :wink:


Tu es en train de nous dire que la façon la moins couillue est la plus border line, quel est intérêt de prendre ce risque ?

Changeons de perspective, quelle est la façon courageuse, engageante et naturelle pour toi de le faire à ton travail?

Remets de l'envie et de l'excitation dans la démarche d'aller lui parler au lieu d'agir par la peur de quelque chose.
Mon ancienneté ne me permet pas d'upvoter, mais je souscris !
Le seul intérêt de cette façon de faire est son accessibilité immédiate. Mais comme tu l'as dit, ses 2 autres défauts sont rédhibitoires.
L'autre lieu de contact est l'un des moins facile qui soit (ce qui le rend couillu, évidemment, mais c'est une mince consolation) : le restaurant d'entreprise, bruyant, peuplé, où nous sommes encombrés d'un plateau et entourés de collègues (garde rapprochée masculine en ce qui la concerne)...
  • Fate
  • Score : 175 - 29 ans
serialangel a écrit:
Mon ancienneté ne me permet pas d'upvoter, mais je souscris !
Le seul intérêt de cette façon de faire est son accessibilité immédiate. Mais comme tu l'as dit, ses 2 autres défauts sont rédhibitoires.
L'autre lieu de contact est l'un des moins facile qui soit (ce qui le rend couillu, évidemment, mais c'est une mince consolation) : le restaurant d'entreprise, bruyant, peuplé, où nous sommes encombrés d'un plateau et entourés de collègues (garde rapprochée masculine en ce qui la concerne)...



Peut-être qu'il y a un juste milieu à trouver entre ces deux situations. Fais simple. :)
Yep. Mais on bosse dans des bâtiments différents, c'est pas si simple :)
À moins d'attendre une hypothétique rencontre fortuite sur le site.
Quoi qu'il en soit, je vais faire en sorte de provoquer cet échange...

Autre chose, j'ai une amie FB commune avec elle (du taf elle aussi). Je ne doute pas qu'elle ait reçu, comme moi des suggestions de me "Friender" sur FB.
A lire / A voir en ce moment sur FTS