Discussion

Personne toxique... fréquentable ou non?

Note : 17
lancé par Thedaze le 26.06.2017
12 réponses
dernier par Haskeerlos le 09.07.2017, 17h54
Salut à tous.

Je vous propose un brin de réflexion sur un sujet un poil polémique huhu

http://www.frenchtouchseduction.com/tag ... s-toxiques
Citation:
Certaines personnes ne savent pas faire autrement que faire du mal à celles et ceux qui les entourent. La violence peut être physique, mais elle peut aussi être plus insidieuse, et prendre des formes détournées : on parle alors de personnes toxiques.

Beaucoup d’entre nous en cotoient au quotidien, et il est souvent difficile d’échapper à leur (mauvaise) influence.

Voici nos différents articles consacré au sujet des personnes toxiques, et comment s’en protéger.


La toxicité reste un truc vachement vague pour moi. Je veux dire, à quel moment déclare-t-on quelqu'un "toxique"? Ou est la limite entre la bonne et la mauvaise influence?
Et surtout quid quand un proche devient toxique? Par exemple est-il sain de s'éloigner d'une personne de notre famille, ou amis très proche, alors que la personne commence à déconner grave?

Je vois pas bien où mettre les barrières et comment savoir si on a les épaules assez larges pour encaisser certaines mauvaises choses pour nous tout en voulant aider son prochain...
Je sais qu'on voit écris un peu partout sur FTS qu'il ne faut pas essayer de se transformer en chevalier blanc, point sur lequel je serais assez d'accord, néanmoins quand quelqu'un de très proche est touché, hum, le contexte complique un peu la donne je trouve.

Je sais que le sujet est vaste mais déjà si on se contente de cibler le cercle très proche je trouve ça intéressant.

Des pistes de réflexions?...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 26.06.17, 17h49 par Onmyoji
  • +1 (Bonne idée !) le 26.06.17, 19h58 par The_PoP
  • +1 (Bonne idée !) le 09.07.17, 12h28 par Hillel
Je me posais la même question récemment. D'accord avec toi, la notion de toxicité c'est vague et aussi très relatif je pense.
Il y a des comportements que personnellement j'estime toxique qui sont très bien tolérés, voire valorisé par d'autres personnes : la jalousie, par exemple. Certaines formes de dominance aussi.
Avant de définir ce qui est toxique, je pense qu'il faut déjà bien se connaître, savoir ce qu'on peut tolérer ou pas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 08.07.17, 16h43 par Haskeerlos
Qu'on soit à même de tolérer ou pas n'est pas pertinent. On tolère ce genre de chose au prix de notre énergie ou de l'acquisition de mauvais réflexes.
Quand quelqu'un a un comportement anormal, dicté par des valeurs mauvaises ou négatives, et que son comportement retenti sur nous, il est toxique.
Quand pour éviter de déclencher ça ou gérer la crise on va à l'encontre de nos valeurs, ou on se prive d'une manière ou d'une autre de choses positives pour nous, c'est toxique.

Après la limite entre éviter ces gens là et les aider, c'est selon moi du cas, pas possible d'avoir une heuristique pour un truc aussi vague.
Mais je dirais que plus la cause de la toxicité est ancrée, plus on doit se faire aider rapidement, car vouloir le gérer seul et espérer des rémissions n'amène qu'à des hauts et bas usants et qui nous affectent aussi.
Notre rôle est moins d'être des chevaliers blancs que des guides vers des gens compétents et des soutiens pour implémenter les mesures qu'ils préconisent. Jouer le rôle du conseil et du soignant ne peut que mettre une tension nuisible à la relation.
S'il s'agit d'une relation où l'on ne peut avoir ce rôle, comme un collègue de boulot, je dirais qu'il faut faire appel au max à la hiérarchie et mettre le max d'intermédiaires entre nous (pas forcément humains, parce qu'envoyer d'autres personnes au casse-pipe c'est moyen)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 08.07.17, 16h45 par Haskeerlos
Je n'ai jamais rencontré (j'ai peut être de la chance) quelqu'un de véritablement toxique. En revanche j'ai déjà vécu une relation toxique.
C'était une fille bien en soit, mais on allait pas bien ensemble et on s'est fait du mal.

Du coup j'ai toujours pensé qu'une personne n'est pas toxique en soit, mais qu'une personne n'est pas "compatible" avec moi pour telle ou telle raison.

Bonne approche?
Bon ensuite il y aura toujours des gens à éviter, des vicieux/pervers.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 26.06.17, 19h43 par Onmyoji
  • +1 (Oui) le 27.06.17, 18h00 par voucny
  • 0 (C'est pas si simple) le 08.07.17, 16h46 par Haskeerlos
Je serais plutôt d'avis à dire qu'une personne est toxique de part son comportement "de base", son attitude globale. Même si dans ce cas le comportement ne sera pas forcément perçu comme toxique par quiconque s'y confronte, et ne sera même, pas toxique pour quiconque s'y confronte. Réciproquement quelqu'un qui n'est pas toxique de manière générale, pourra le devenir dans un certain type de relation. Dans un cas il faut fuir, dans l'autre il faut aider.

Si son comportement a changé et que la personne devient "subitement" toxique, je pense qu'il faut chercher à l'aider dans un premier temps, surtout si c'est un proche. Chercher ce qui a provoqué le changement dans son comportement, et tenter de la guider à prendre du recul sur celui-ci.

Si la personne est déjà perçue comme toxique par son entourage (que le comportement est déjà ancré, comme le dit Onmyoji), et que vous tombez donc sur une personne toxique "de fait", là il vaut mieux fuir directement.

___

Disons qu'une personne "toxique par nature" porte en lui une pathologie de l'ordre de la sociopathie/psychopathie. Alors qu'une personne qui deviendrait toxique, ne le ferait qu'en réaction à quelque chose qu'il a subit ou vécu, et peut-être peut-on alors encore l'aider.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 29.06.17, 21h24 par Allandrightnow
Voici comment je détermine qu'une personne est toxique et si je peux l'aider ou pas.

1. Une personne est toxique si elle agit ou te pousse à agir dans des directions qui te mettent mal à l'aise. Si c'est la personne qui agit avec toxicité envers elle même ou d'autres personnes que toi, ce malaise en reste là. Si cette personne est toxique envers toi, le malaise peut se transformer en phobie, en comportements dépressifs... tous types de comportements anormaux qui te font aller de plus en plus mal.

2. Tu peux aider cette personne si le malaise qu'elle te procure ne reste que ça: un malaise. Ensuite il faut que cette personne ait envie d'écouter et d'être aidée. Si par contre elle te pousse dans tes retranchements, tu as le devoir pour ton bien être de te distancer de cette personne le plus vite possible.

Il n'y a pas que des personnes toxiques, il y a aussi des environnements toxiques.

Dans mon cas, j'ai quitté le domicile familial à 19 ans, ça fait 9 ans que je n'ai pas vu ou parler à ma mère, je vois mon père très rarement et seulement parce qu'il héberge sa sœur que j'adore et on ne se parle jamais sauf pour se dire bonjour/au revoir. Les résultats ont été catégoriques niveau bien être, sociabilité, maturité...

Je n'ai jamais regretté!
Il faut bien différencier une toxicité mutuelle entre deux personnes, souvent alimentée par leurs failles respectives et qui présentent pourtant chacune un schéma psychologique "socialement acceptable", et une toxicité comportementale générale heureusement plus rare.
Trois axes s'imposent alors pour celui qui se pose la question :
- comment repérer une personne toxique, dangereuse.
- comment repérer ce qui est toxique pour moi.
- s'interroger sur nos propres comportements toxiques.

Par exemple et pour ma part, suite à une relation compliquée et douloureuse, j'ai abordé les nouvelles rencontres de façon légère, c'est du moins ce que croyais. Or je me suis rendu compte que quelque-chose n'allait pas : mon attitude ne reflète pas cette pensée ouverte et décontractée. Je suis en effet trop méfiant, trop dur et trop détaché à la fois.
J'estime m'être construit un schéma réactionnel à cette mauvaise expérience, un mauvais schéma qui me dessers, qui met l'autre mal à l'aise et s'inscrit dans les prémices d'une toxicité.


@Thedaze, tu sembles parler d'une personne proche qui s'est mise dernièrement à changer son comportement si j'ai bien compris.
Un évènement marquant pour cette personne dernièrement ? Quand quelqu'un de "sain" vrille d'un coup ça peut surprendre mais si jusque-là tu ne considérais pas cette personne comme toxique, c'est peut-être récupérable.
Je pense que celui qui développe des attitudes toxiques en réaction à une "agression" est une personne en souffrance.
S'agissant d'un proche, bien entendu que c'est honorable de vouloir le soutenir. Mais il faut savoir que les comportements toxiques jouent surtout sur l'affect, sur l'émotionnel (sur la domination dans les cas les plus hard) donc plus la personne est proche, plus c'est difficile pour soi de garder la tête froide.

N'oublie pas non plus qu'aider quelqu'un contre son gré, parfois alors que cette aide n'est pas demandée, peut facilement basculer dans un comportement toxique aussi (zut, ça complique la donne).
A toi d'évaluer au jour le jour si tu peux encaisser.
Quand à la possibilité de prendre la large, c'est un mécanisme de défense tout à fait sain dans ce contexte.

Maintenant on manque un peu de matière, c'est à dire qu'on va pouvoir te sortir des grandes théories mais vu le peu d'éléments on va avoir du mal à te donner un avis concret et bien adapté à ta situation, tu souhaites nous en dire plus ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 08.07.17, 19h00 par Onmyoji
  • +1 (Intéressant) le 09.07.17, 12h27 par Hillel
J'ai toujours plus ou moins saisi ce que je considérai comme toxique et les limites que progressivement je mets à l'autre, mais c'est plus un sentiment, une intuition, qu'un raisonnement logique. Je vais tenter de le mettre en mot.

Déjà, je n'associe pas forcément les "personnes toxiques" de la même façon que la définition donnée. Je ne les vois pas trop comme des personnes "qui ne savent pas faire autrement que faire du mal", parce que le mal, c'est nous qui le définissons et qui le recevons. Je parlerai plutôt de principe positif/négatif.

La relation entre les humains, je la vois comme une connexion entre des personnes receveuses qui sont aussi émettrices d'énergies, entre le corps et l'esprit. Quand on est en interaction avec quelqu'un, il y a perpétuellement échange, émission/réception. Hors, notre taux d'énergie est dépendante de nos ressources et de nos souffrances, qu'on alimente, qu'on expérimente, qu'on crée, qu'on émet ou qu'on réceptionne.

Une personne toxique, pour moi, est une personne comme tout à chacun qui est autant fait d'énergie positives (ressources) que d'énergie négatives (souffrances), mais est majoritairement faite de négativités (souffrances) et dirigée vers elles que de ressources. Elle peut autant être dans l'auto-agressivité (dirigé vers soi) que dans l'hétéro-agressivité (dirigé vers l'autre). Elle recherche la positivité dans l'autre, parce que sa constitution n'est pas faite de sorte qu'elle puisse être suffisamment ressource. Hors, si la personne toxique peut être réceptrice (des ressources), elle est aussi émettrice. Mais comme elle est majoritairement constituée de négativités, elle va émettre chez l'autre des énergies négatives. Il y a plusieurs façons de produire des énergies négatives/positives, pour soi et pour les autres :

- Tristesse / Joie.
- Colère / Apaisement.
- Agressivité / Sérénité.
- Égoïsme / Altruisme.
- Égocentrisme / Humilité.
- Malveillance / Bienveillance.
etc.

La tristesse, la colère, l'agressivité, l'égoïsme, l'égocentrisme... peuvent paradoxalement produire des énergies positives. Mais elles ne peuvent le devenir qu'à partir du moment où on la dirige vers une transformation positive, notamment grâce aux ressources. Ce qui n'est pas le cas d'une personne toxique, qui alimenterait leur négativité.

Je ne sais pas fondamentalement pourquoi. En tout cas, à leur contact, je peux ressentir une fatigue intense. Elle draine de l'énergie, perpétuellement, sans demi-mesure, et elles ne me permettent pas de me ressourcer. Elles induisent de sentiments, des sensations physiologiques désagréables voir douloureuses. Mais celles-ci, je les définirai presque d'inconsciente. Une personne qui serait dépressive par exemple, ou encore extrêmement angoissée, ne cherche pas fondamentalement à faire du mal à l'autre et souffrent de leur négativité. C'est surtout à elles qu'elles font du mal. En revanche, il y a celles dont la souffrance de l'autre va alimenter positivement leur énergie. C'est à dire qu'elles vont éprouver du plaisir à faire éprouver à l'autre des souffrances.

La limite que l'on donne est celle qu'on se fixe. Il y a des personnes qui seront dotées de bien plus de ressources que d'autres, qui pourront davantage "encaisser", mais je pense que ces personnes là savent justement faire la part des choses lorsqu'elles réceptionnent et émettent des énergies, en trouvant un équilibre et en produisant perpétuellement de nouvelles ressources. Généralement, ces personnes là sont des personnes vers lesquelles on se tourne naturellement, parce qu'à contrario, elles émettent plus constamment des énergies positives, ce qui est bon pour soi et pour les autres. Mais réceptionner perpétuellement des énergies négatives impactent sur les ressources, et le danger est de devenir soi-même une personne toxique.

Maintenant, je différencie une personne fondamentalement toxique (qu'il faut fuir) d'une personne qui a besoin d'aide à un moment de sa vie, parce que l'un est constant et indépendant d'un évènement, l'autre est périodique, dépendant d'un évènement. Pour moi, laisser tomber quelqu'un qu'on aime parce que soudainement il rencontre une difficulté et qu'on veut absolument éviter une souffrance, c'est engranger de l'énergie négative plutôt que positive. L'idée, c'est de savoir reconnaître les limites de ses ressources pour ne pas émettre soi-même de la souffrance et faire plus de mal que de bien. Donner toutes ses ressources à l'autre n'est pas viable, parce que l'autre devient dépendant de soi et nous ne pouvons nous arrêter à aucun moment qu'en coupant les ponts. Les ressources les plus positives et viables ne seront donc pas celles qu'on émet, mais celles que les personnes finiront par apprendre à produire d'elles-même.

Et si on aime une personne fondamentalement toxique, c'est que dès le départ on a laissé une porte ouverte et on en reçoit les conséquences. L'idée, c'est de l'éviter dès le départ, ou bien à un moment donné, être dans l'obligation de dire stop. Et je pense que plus on tend soi-même vers la négativité, plus on se sentira attiré par elle, en tout cas on ne percevra pas la négativité parce qu'elle nous semblera naturelle. Donc, l'idée serait de trouver déjà soi-même un équilibre et être davantage pleine de ressources que de souffrances. Pour ce qui est des conflits familiaux et des parents toxiques, je pense que l'éloignement est une bonne chose. On n'a pas le devoir de souffrir par amour. Ce n'est positif pour personne.

Voilà pour la réflexion.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 09.07.17, 14h05 par Thedaze
  • +1 (A lire) le 09.07.17, 15h23 par Haskeerlos
Citation:
@Thedaze, tu sembles parler d'une personne proche qui s'est mise dernièrement à changer son comportement si j'ai bien compris.
Un évènement marquant pour cette personne dernièrement ?

Je pensais pas à une personne en particulier. Je pensais d'une façon général à des personnes qui peuplent ou on peuplé ma vie.
Je pense à moi qui peut l'être parfois.

Mais un peu plus précisement, s'il fallait prendre des exemples, je prendrais le cas des ces personnes avec un côté génial ; ce genre de gens créatifs, intellectuels, talentueux dont il émane quelque chose de splendide ; mais qui ont aussi quelque chose de terriblement noir ou dur (ou les deux) qui peut mettre vraiment mal à l'aise.

J'arrive pas à trancher sur cette question. C'est un peu comme Céline, le mec écrit un bouquin génial mais en même temps est un gros con dans d'autres publication.
Après on me dira de prendre ce qu'il a à prendre mais la limite entre le nocif et le bénéfique est parfois pas claire.

Ché pas si j'ai été clair moi même là. Ahah
Je vois, tu veux parler de ces personnes qu'on peut admirer ou à qui ont peut se référer mais qui par certains aspects nous montrent une image de l'Humain peu glorieuse.
Et dans ce cas on se demande pourquoi certaines paroles de ces personnes nous impactent tant, puis on peut finir par être déçu et se dire que parfois l'autre est vraiment comme une couille dans notre potage. Après on se rend compte que nous aussi on peut laisser traîner une couille dans le potage des autres, sans s'en rendre compte (allez, je vous demande un effort d'imagination).

Deux solutions s'offrent alors de mon point de vue :
- soit on rejette d'emblée une personne dans son intégralité car on trouve que c'est trop compliqué de faire la part des choses (ce qui je pense n'est pas une dynamique propice à un travail sur soi-même).
- soit on reconnaît que même le pire fumier peut avoir une démarche intellectuelle intéressante, et parfois avoir raison (et là il faut se bâtir une expérience solide pour ne pas être ébranlé par la mise-à-mal de nos croyances).

De toute façon, même de grandes figures publiques comme des Voltaires, des Ché, des Jaurès... ces génies sociaux qui ont su faire évoluer des sociétés (je ne juge pas l'effet positif ou négatif, je m'attarde sur la force, l'énergie entretenue par ces personnes)... et bien même ces grandes figures ont eu des propos, des écrits propres à inspirer du dégoût.
En même temps, plus on s'exprime, plus on peut potentiellement dire des conneries.

Donc oui, comme tout le monde, je suis, tu es, ils sont, nous sommes potentiellement toxiques pour d'autres et parfois le mécanisme est aussi incompréhensible qu'une allergie.
C'est surtout une histoire de dosage : imaginons que tu passes un jour sans boire et que quand tu trouves enfin de l'eau tu t'en enfiles 5 litres à suivre.... tu n'y survivras pas.

Cette limite entre le nocif et le bénéfique est surtout complètement personnelle et le risque est effectivement de se sentir débordé par la complexité de l'Humain, de se sentir devenir misanthrope par déception, par défaut et aussi car il est plus facile de rejeter ce qu'on ne comprend pas, ce qu'on ne maîtrise pas.

La question de base est : crois-tu en l'Homme (en sa capacité de bâtir une société meilleure par exemple) ou crois-tu que l'Homme est le cancer de cette planète ?
A mon sens, cette question est vraiment le point de départ de notre relation aux autres.

Je suis hors-sujet ou ça rentre dans le cadre de ton questionnement ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 09.07.17, 16h48 par Lulla
  • +1 (Constructif) le 09.07.17, 21h23 par mistermint
Citation:
crois-tu en l'Homme (en sa capacité de bâtir une société meilleure par exemple) ou crois-tu que l'Homme est le cancer de cette planète ?

Extrêmement mitigé.
Je vais être politiquement incorrect.
Je pense qu'il ya une poignée de gens capables du meilleurs quand le reste de la population se roule dans son caca.
J'ai tendance à la misanthropie.
Haskeerlos a écrit:

La question de base est : crois-tu en l'Homme (en sa capacité de bâtir une société meilleure par exemple) ou crois-tu que l'Homme est le cancer de cette planète ?
A mon sens, cette question est vraiment le point de départ de notre relation aux autres.

Je suis hors-sujet ou ça rentre dans le cadre de ton questionnement ?


Intéressant ouais!...

Tu crois que tout tient là-dessus?... Bizarre, je n'arrive pas vraiment à me positionner à ce sujet... Pour ma part, j'ai la sensation d'être incrustée au beau milieu de la question...(comme d'hab devrais-je dire!...) et j'ai l'impression que l'Homme l'est aussi...
A mon sens il est à la fois l'un et l'autre... Ce qui rend les relations aux autres pour le moins aléatoires...
@Thedaze, en même temps le politiquement correct c'est passablement chiant.
La misanthropie, beaucoup d'entre nous y passent et c'est en général quand on est pas satisfait de soi-même (vu les coups durs qui te sont arrivés dernièrement c'est bien compréhensible que tu passes par là) on a alors tendance à observer les autres en étant aveuglé par nos propres "déficits".
Le fait est que pour la métaphore, le noir possède un pouvoir couvrant bien plus important que le blanc, construire est bien plus difficile et long que détruire.
C'est exactement comme dans une relation de couple : on ne peut pas aimer quand on ne s'aime pas (je réagis sur ta situation actuelle, pas sur ta personnalité bien-sûr).
Et quand tu dis que toi aussi parfois tu peux te sentir toxique, ça me conforte dans l'idée que ton regard sur ton environnement est actuellement trop influencé par des émotions négatives et qu'il y a là un phénomène d'identification.

@Lulla, alors non tout ne tient pas là dessus mais c'est un bon point de départ je trouve.
Le fait est que quand je me sens misanthrope, c'est que je ne suis pas heureux. La seconde évidence est que quand je ne suis pas heureux, c'est souvent que le problème vient de moi à la base.
Partant de là si je focalise sur les nombreux couillons qui m'entourent, il y a peu de chances que j'arrive à en tirer du positif, car pour positiver j'ai besoin de bonnes énergies.
Alors, parce-que j'ai besoin de croire en moi, parce-que j'ai besoin que ceux qui m'aiment croient en moi, le moins que je puisse faire est de balayer mes idées négatives sur les gens (qui reposent pourtant sur du concret) et de croire en l'Homme.
Sinon, autant creuser mon trou tout de suite.
C'est tellement sinueux comme cheminement (l'histoire de la vache, du poussin et du renard est un bon exemple) qu'au bout d'un moment il faut trancher et se soulager de nos entraves négatives pour avancer.
Puis je ne peux pas espéré être respecté et apprécié malgré mes défauts si je ne suis pas capable de la même chose en retour.

Je randonne beaucoup, en autonomie, et je suis adepte d'un courant qu'on appelle Marche Ultra Légère et qui vise à épurer au maximum son équipement, sa charge pour se libérer du poids de l'entrave, pouvoir observer le paysage et capter des choses que je verrais pas si j'étais courbé par le poids de mes angoisses (on dit qu'un sac trop chargé est un sac bourré d'angoisses).
Dans ma vie, la misanthropie ne me sert à rien, c'est juste un poids, une angoisse de l'autre qui ne me permet pas d'avancer librement, une entrave que je peux choisir d'abandonner en ayant un regard humble sur les autres. Mais c'est un travail, la démarche n'est pas simple, l'espoir se cultive.
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