Discussion

Peut-on encore aborder une femme dans la rue ?

Note : 80
lancé par Snow le 08.11.2016
25 réponses
dernier par Nonchalance le 11.01.2017, 09h20
Jls1963 a écrit:
[Cela dit, encore une fois, tout est relatif et je suis bien d'accord qu'il reste possible d'aborder une fille sans risquer un jet de lacrymo ou l'intervention du GIGN... C'est vous qui voyez... lol


Tu racontes vraiment n'importe quoi. J'aborde régulièrement dans la rue, elles ont souvent un copain, ou ne veulent pas faire de rencontre, mais la plupart ajoutent: "C'est gentil" ou "Bonne journée", ou les deux, contentes qu'on les ait draguées de manière civilisée.

Le truc que dit Maïa Mazaurette sur les filles non dispo parce qu'elle ont des écouteurs sur la tête, c'est de la pure connerie aussi. Si tu tapotes légèrement le bras de la fille (avec deux doigts, précise même Alex Wagner), elle enlève ses écouteurs, tout simplement; et quand elle sait pourquoi tu l'as sollicitée, elle ne se met pas à hurler de l'avoir dérangée pour ÇA.

Pareil pour celles qui sont au téléphone; elles mettent en stand-by la conversation, ou te disent calmement que tu les déranges. Point barre.

Et depuis plus de six mois que j'aborde régulièrement des filles dans la rue, je n'ai pas encore été traduit en correctionnelle :blbl:

Je ne suis pas un "cas": plein de forumeurs pourront te dire la même chose.
Jls1963 a écrit:
Venusian a écrit:
Absolument pas. C'est un mythe, et j'ai pas vraiment constaté de différence depuis la polémique sur le harcèlement de rue.


Moi j'ai écrit "pratiquement" (nuance) , vous vous écrivez "absolument pas" (un peu catégorique non ?)

Nous avons une génération de différence et je vous garantis que les comportements ont bien changé précisément dans l'intervalle,avec une nette accentuation (radicalisation) ces dernières années.

Pour faire simple, jusque dans les années 80 début 90 on pouvait encore vraiment interagir sans difficulté avec pratiquement tout le monde.
Après, c'est devenu de plus en plus compliqué et aujourd'hui c'est presque mission impossible... toujours rapporté à ce que c'était avant (tout est relatif)

Le fait est établi, les causes sont nombreuses et ont déjà été largement expliquées par les sociologues. Je ne reviens donc pas dessus mais c'est clair que le net, le mobile, les écouteurs, les smartphone, ça isole physiquement.
Ajoutons a ça des facteurs anxiogènes type stress, peur... et vous avez déjà pas mal de raisons.

Cela dit, encore une fois, tout est relatif et je suis bien d'accord qu'il reste possible d'aborder une fille sans risquer un jet de lacrymo ou l'intervention du GIGN... C'est vous qui voyez... lol


C'est intéressant mais quelle est la part de l'observation du terrain la dedans ? L'experience des interactions avec des inconnu(e)s ?

Il y'a beaucoup d'à priori la dedans, et s'il y'a une chose qui est vraie c'est que ces a priori sont effectivement largement répandus aujourd'hui.

Mais ce qui est beau, c'est qu'ils volent en éclats à la moindre expérience de rencontre, de discussion, de petite interaction avec un, une inconnue, qu'il y ait séduction ou pas.

Et ce que je constate moi, si on doit noter un changement palpable, c'est qu'il y a au contraire un besoin de ce type de rencontre , authentique, directe, spontanée.
Les événements répétés et malheureux qui font qu'on vit dans une periode un peu difficile crée un environnement qui exacerbe le plaisir d'avoir soudain un moment suspendu et complètement hors du temps, surprenant et authentique.

En d'autres termes derrière les à priori et le besoin apparent de sécurité, il y'a un besoin réel de solidarité, de rencontre et d'authenticité.

La séduction et l'abordage dans la rue n'echappe pas à cette observation, pour peu qu'on respecte deux-trois règles élémentaires qui sont d'ailleurs très bien soulignees dans l'article de Maïa Mazaurette.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Post de qualité) le 17.11.16, 16h39 par mistermint
  • +1 (Pertinent) le 17.11.16, 18h06 par Acier
Puis-je apporter mes deux centimes de marginal déconnecté ?

Je n’ai pas de smartphone, et n’en aurai probablement jamais. Pas de Tinder ou autre. J’ai un Facebook mais je n’y vais pas tous les jours.

Quels moyens me « reste »-t-il pour rencontrer les gens ? La rue, les bars, les soirées. Et ça m’amène souvent à rencontrer des gens déconnectés comme moi, à différents degrés – et je suis loin d’être le pire. Nous ne sommes pas une espèce en voie de disparition.

Alors quand je lis certains d’entre vous dire « c’était mieux avant, quand les gens n’étaient pas scotchés à leurs téléphones », ça me donne envie de dire meh, vous ne voyez pas la réalité. Les gens ne sont pas si connectés.

Et Venusian nous le rappelle très bien, nous avons besoin de moments authentiques, nous les apprécions aujourd’hui comme hier. Et comme demain, je n’en doute pas.
  • Crow
  • Score : 63 - 26 ans
J'ai pas grand chose à rajouter sur le sujet par rapport à ce qui a déjà été dit.

Je ne suis pas adepte de la drague de rue, mais je ne pense pas être le premier que ça a démanger d'aller parler à cette fameuse inconnue.

Je pense qu'il n'y a pas de questions à base de peut-on ou non aborder. Comme je le vois, ça devrait partir d'une envie. D'y aller non pas pour combler une névrose mais parce que par rapport aux autres on lui a trouvé ce truc qui nous a fait tilt.

Et je pense aussi que si on a cette philosophie de vie qui consiste à aimer les rencontres et y être ouvert alors il n'y a plus de lieux et parler à cette fille à côté de nous dans le bus devient naturel.

Et puis d'abord, c'est quoi aborder dans la rue? On doit forcément courir après les filles lancées à 150km/h sur les champs élysées qui regardent par terre et avec des écouteurs vissés dans les oreilles?

Sinon effectivement on peut toujours aller dans les bars, les boîtes et les sites de rencontre, même si on n'aime pas ça. Et en échange d'un verre de bière, d'une entrée ou un abonnement ninja à 25 euros on aura le droit de montrer qu'on existe.
Mais les gars. C'est fou. A chaque fois ce sujet bateau remonte et c'est le même cinéma, et Venusian vient répondre la même chose vu qu'il s'y connait, et il a raison.

Encore une fois, si vous avez envie d'aborder, plutôt que de vous demander "si ça se fait", faites le, et faites le bien.

Les mêmes réponses à chaque fois que le sujet remonter avec les filles que je rencontre "Ah mais si c'était toi, ça serait différent".
Soyez l'exception alors.


Je ne sais pas si ce gars fréquente ce forum ou s'il est connu de fts parce qu'il dit plusieurs fois qu'il s'est éloigné des communautés sur la séduction alors qu'il était lui même coach en séduction auparavant.

En tout cas, cette vidéo aura au moins eu le mérite de faire vivement réagir sur l'espace des commentaires et pour une fois, ce n'est pas (trop) violent et plutôt constructif.

Ce qui ressort des réactions de cette vidéo qui est certes un peu longue mais plutôt intéressante, c'est la frustration exprimée par les deux sexes et la cristallisation de l'opposition homme/femme amenée par les incompréhensions entre un désir d'échanges sexué chez les hommes dont la plupart ne savent plus comment faire et une opposition à toute forme d'intrusion chez certaines femmes de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreuses. Ce qui donne un débat stérile.

La drague de rue, je n'ai fait ça qu'une fois et ça s'est très bien passé alors même que je me suis fait rejeté. Mais ça me semble important d'en parler alors que peu d'hommes sont acteurs de cette méthode parce que je m'interroge sur la colère et l'incompréhension que ce débat stérile génère et sur l'impact que ça a sur les nouvelles générations qui consomment du youtube et de l'internet en excès. Et je constate que malheureusement, le faux clivage homme femme ne fait que se renforcer et que le nombrilisme prime sur le rapport à l'autre chez les hommes comme chez les femmes qui se sentent concernés.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Très intéressant) le 12.01.17, 11h59 par Crow
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