Mental et Vie intérieure

12 qualités et traits de caractères de ceux qui réussissent leur vie

Qu'est-ce qui fait la différence entre ceux qui s'élèvent, et ceux qui stagnent ? Ceux qui s'accomplissent, et ceux qui végètent ? Avez-vous ce qu'il faut pour réussir votre vie ?

J’ai fêté mes 30 ans il y a quelques semaines, et comme beaucoup de gens qui entament le 2e tiers de leur vie, j’en ai profité pour faire un point sur ce que j’ai accompli; sur les difficultés que j’ai relevées, sur les erreurs que j’ai faites… et tout ce qu’il me reste comme défis à relever dans les années qui viennent.

Il me reste encore beaucoup à apprendre, sur moi et sur les autres, mais voici, parmi tout ce que j’ai appris (ou COMPRIS), ce qui me paraissent probablement les plus important si on veut s’accomplir et réussir.

1. Être moins perfectionniste

Vouloir faire les choses bien, c’est bien.
Sauf quand le désir de très bien faire devient paralysant, et qu’on se retrouve à ne plus rien faire du tout.

Mieux vaut avancer, à coup d’initiatives imparfaites, quitte à corriger le tir par la suite en apprenant de ses erreurs, que rester immobile de peur de ne pas assurer.

Les véritables conquérants ne sont pas ceux qui passent leur vie à préparer le plan parfait : ce sont ceux qui décident de la direction à prendre, et qui se lancent dans la bataille, en sachant que de toutes façons, ils auront 1000 occasions d’ajuster leur stratégie en court de route.

Ils font des erreurs, mais ils avancent, et deviennent un peu meilleurs à chaque fois.

Et comme des missiles à têtes chercheuses, ils n’essaient pas d’atteindre la cible du premier coup, mais plutôt, ils ajustent leur trajectoire en temps réel.

Celui qui vit dans sa tête, imaginant plein de façons de faire les choses parfaitement bien … finit par ne faire qu’un dixième de ce qu’il aurait pu faire avec un peu plus d’audace.

Ce principe s’applique à tout dans la vie : que ce soit dans notre développement personnel, dans nos relations aux autres, dans nos projets personnels ou professionnels… l’essentiel, c’est d’accepter l’idée de faire de son mieux, et de se satisfaire de cela.

Le succès ne vient pas d’un plan parfait, parfaitement exécuté, mais d’un plan intelligent, mis en oeuvre et ajusté jusqu’à ce qu’il soit couronné de succès.

2. Cultiver son audace et sa détermination

On vit dans un monde où l’on nous répète sans arrêt ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.
Ce qui est faisable, et ce qui ne l’est pas.
Ce qu’on a le droit de faire, ou pas.
Ce qu’on a la capacité de faire, ou pas.

Fuck it.

Personne ne peut décider pour vous de qui vous pouvez être ou non, et de ce que vous pouvez accomplir ou non.

Le monde appartient à ceux qui vont de l’avant.
Le monde appartient à ceux qui suivent leur instinct et qui savent ne pas s’arrêter au scepticisme et à la mollesse ambiante.

Le monde appartient à ceux qui FONT – ou qui essaient de faire, jusqu’à ce que ça passe – et pas à ceux qui SUIVENT, ou qui attendent qu’on leur donne le GO.

Personne ne vous donnera rien spontanément.
C’est à vous de mettre les choses en marche et de porter votre propre projet, jusqu’à ce que votre énergie et votre audace commencent à focaliser l’attention et le soutien des autres.

Si vous voulez que les choses arrivent, faites les arriver, n’attendez pas qu’on vous donne l’autorisation de le faire, ou qu’on vous dise que oui, vous avez le droit, et que oui, vous avez raison.

Go. Déclenchez le mouvement, provoquez les choses, faites-les arriver.

3. Savoir s’entourer

On ne fait rien tout seul.
On a tous besoin des autres – et plus précisément, des meilleurs « autres » possible.

Cela suppose de savoir *voir* les gens incroyables qui traversent nos vies; de savoir tisser des liens forts, de respect et de confiance partagés avec eux pour qu’on puisse s’épauler les uns les autres en toutes circonstances.

… Et cela suppose aussi de savoir éviter les gens merdiques.
Parce que malheureusement, tous les gens qu’on rencontre ne sont pas des gens bien.

Certains sont toxiques, voire, carrément malfaisants. Certains cherchent à profiter des autres à tout prix, certains cherchent à à les vampiriser et à les tirer vers le bas pour se sentir bien.

Il est super important de savoir repérer ces gens-là, et de savoir mettre le plus de distance possible entre vous et eux… pour se concentrer sur tous ceux qui vivent selon le même principe que vous : partager et s’entraider entre gens de bonne volonté.

4. Cultiver et entretenir son relationnel

Que ce soit pour sa vie perso ou sa vie pro, avoir un bon relationnel est vraiment un talent essentiel pour qui veut réussir sa vie.

On vit dans un monde où l’on ne peut rien accomplir ni obtenir sans les autres, et un bon relationnel est ce qui permet

  • de bien s’entendre avec les autres, de se faire remarquer, apprécier, entendre et respecter…
  • de bien s’entourer, de se trouver des alliés en cas de coup dur… et de compter dans son entourage des gens qui pourront peut être changer le cours de votre vie.

A l’inverse, celui qui n’est pas doué avec les autres, qui ne cherche pas à s’améliorer, prend le risque de s’isoler peu à peu, d’être de moins en moins remarqué et considéré… et de finir seul dans son coin, ignoré (voire méprisé) de tous, à ruminer sur tout ce qu’il aurait PU accomplir avec l’aide des autres…

Cultiver son relationnel, « le sens des autres », ça commence dès le plus jeune age.
Certains progressent plus vite que d’autres, mais même si on a pris du retard on peut toujours se remettre en selle.

La clé pour progresser, c’est d’aller vers les autres, de multiplier les occasions d’échanger, de rencontrer des gens et de faire leur connaissance.

Pour les tempéraments naturellement timides et introvertis, cela demande juste un peu de courage (pour aller vers les autres en assumant le malaise et la maladresse du débutant) et de volonté pour persévérer… mais le jeu en vaut clairement la chandelle.

5. Cultiver sa curiosité, son ouverture et son enthousiasme… et être un putain d’optimiste

« Stay hungry, stay foolish », disait Steve Jobs aux jeunes diplômés de Stanford.

La vie n’est pas toujours rose, et les infos du soir déversent continuellement un flot d’horreurs ininterrompues, et tout cela pourrait vite faire de nous des gens blasés, cyniques et désabusés.

Mais ce serait une erreur. Oui, le monde a une tendance naturelle à tomber en ruine, en grande partie à cause de toutes les conneries que fait l’Humanité.

Mais c’est oublier que les solutions sont là, qu’elles attendent d’être découvertes et inventées.

A tout moment on peut changer le cours de notre existence.
Soit volontairement, soit par le fruit d’un heureux hasard : une découverte, une rencontre imprévue…

La sérendipité, ou « heureux hasard » qui peut si considérablement changer notre vie, se nourrit de curiosité et d’occasions provoquées. La soif de savoir, de comprendre, le fait de rester curieux et enthousiaste sont un puissant moteur de découverte, de développement et d’évolution personnelle, qui provoque la chance et le destin.

A l’inverse, ceux qui se plaignent, qui tombent dans le cynisme se ferment aux opportunités, car ils cessent de les voir.

6. Surmonter ses limites

Des limites, des faiblesses, des craintes et des doutes, on en a tous.

Et on doit tous apprendre à les regarder en face, pour mieux les affronter à bras le corps, parce que c’est comme ça qu’on progresse et qu’on devient plus fort.

Parfois, ça paraît atrocement difficile : personne n’aime se faire mal, personne n’aime se confronter à ses propres limites. On préfère tous le confort, et on préfère se concentrer sur nos qualités… que sur nos imperfections et sur les côtés moches de notre personnalité.

Mais c’est précisément en dépassant nos limites et en affrontant nos côtés sombres qu’on devient quelqu’un de meilleur.

Ne pas se laisser dominer par la peur, ne pas laisser la crainte de l’inconnu et de l’incertain nous dicter ce qu’on peut faire ou pas.

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » disait Nietzsche.

Défoncez votre zone de confort.

Si quelque chose vous fait peur, ou vous pique l’égo, ou vous paraît difficile, c’est là qu’il faut aller pour avancer.

Et si cette fille vous plaît, apprenez à séduire pour devenir meilleur et améliorer vos chances avec elle.

7. Cultiver sa résilience

Des claques, on en prend tous, et a priori, ça va continuer.

De grosses déceptions, on en aura tous.

On fera tous d’énormes erreurs, de grosses conneries.

On se prendra tous des méga-gifles qui nous laisseront sur le carreau. Qui nous heurteront l’égo, et feront mal à notre amour-propre.

Dans certains cas plus grave, on aura même des accidents de la vie qui nous laisseront appauvris, diminués, ou qui nous priveront d’êtres chers…

Parfois, on aura l’impression que les choses sont sacrément dures et mal barrées, et qu’il va être difficile de remonter la pente.

Sauf que toutes les pentes se remontent.
Certaines sont plus longues et pentues que d’autres, mais l’être humain a une capacité incroyable à se relever d’à peu près tout.

La résilience, c’est la capacité qu’on a à se relever épreuve après épreuve.
A courir encore 1km, alors que tout notre corps nous hurle qu’il est sur le point de tomber en miettes.
A ne pas se laisser crever même quand on est au bout du rouleau.

Savoir rebondir, savoir trouver la force d’accepter la douleur et d’analyser malgré tout les options qui se présentent à nous, c’est ce qui permet à certains de se relever de tout – quand d’autres baissent les bras et restent couchés là.

Savoir rebondir, c’est la condition sine qua non pour s’élever, en empilant ses échecs et erreurs et les enseignements qu’on en tire, pour devenir un peu meilleur à chaque fois.

8. Ne pas oublier de vivre

Obnubilé par ses grands projets, on aurait vite fait de s’enfermer dans une quête perpétuelle d’accomplissement et de réussite… et d’oublier de vivre, d’aimer et d’apprécier les petits bonheurs du quotidien.

Bosser comme un fou pour s’accomplir, c’est bien, mais pas si ça doit nous couper des amis, de la famille, et de tout ce dont on peut jouir à chaque instant.

Savoir s’arrêter 2 minutes, mettre ses projets en pause pour se reconnecter avec les autres et avec soi-même… Peut être bien la « qualité » qui fait que toutes les autres fonctionnent ?

9. Savoir donner, parce que c’est ce qui fait qu’on reçoit

Je sais, on dirait que je viens de le sortir de la Bible ou je ne sais quoi.

Mais j’ai remarqué un truc : ceux qui s’élèvent, ceux qui avancent dans leur projet, qui gagnent la confiance, la sympathie et la fidélité des autres, ce sont ceux qui ont le plus donné sans compter au départ.

Par ce formidable mécanisme de la psychologie humaine qu’est la réciprocité, les gens aiment et soutiennent ceux qui contribuent et donnent de leur personne, pour aider les autres.

Et ils vous le rendent, de mille et unes façons complètement imprévisibles, mais qui mises bout à bout, aident à avancer.

10. Se connaître soi-même

Apprendre à se connaître soi-même, c’est apprendre comment on fonctionne; quels sont nos blocages, les mécanismes qui nous motivent, qui nous emplissent d’énergie et de courage, ou au contraire, qui nous freinent et nous sabotent de l’intérieur.

Apprendre à se connaître, se poser la fameuse question « Qui suis-je« , c’est aussi à apprendre à reconnaître les petites voix dans nos têtes qui sont là pour nous empêcher de prendre des risques, pour nous empêcher d’aller de l’avant.

Ceux qui réussissent sont ceux qui savent exactement quelles sont leurs forces, quelles sont leurs limites – pour mieux savoir quand les dépasser (et quand s’y plier); mais aussi, quelles sont les croyances limitantes qui les freinent, et qu’ils doivent défoncer pour accéder au niveau supérieur.

11. Savoir rester humble

L’égo, c’est la voix dans nos têtes qui nous fait commencer nos phrases par « moi je ».

Qui fait qu’on se croit meilleur que les autres.

Qui fait qu’on ne voit pas pourquoi on devrait se remettre en question, et accepter de voir les choses d’un point de vue différent.

L’égo fait qu’on se satisfait outrageusement de ses petites victoires, qu’on choisit de ne plus voir nos défauts et ce qu’on devrait changer, et qu’on ne voit plus que les erreurs des autres.

L’égo, c’est la voix que le diable, le sheitan, cet instinct autodestructeur qu’on a tous en nous, a mis dans nos têtes pour nous rendre plus cons, plus bornés, plus faibles.

Il faut combattre ça à tout prix.

C’est d’autant plus difficile que c’est une lutte qu’on mène contre soi-même, à chaque instant. Plus qu’une lutte contre soi-même, c’est une lutte qu’on mène contre l’un de ses plus bas instincts.

Il faut apprendre à remplacer l’égo par l’humilité.

L’humilité qui fait dire « Je ne sais pas », ou « Je t’écoute », ou « Je fais encore beaucoup d’erreurs, et j’ai encore beaucoup à apprendre », ou « Aide moi ».

Celui qui croit qu’il a tout compris, n’a rien compris du tout.

Quand l’égo nous fait croire qu’on est déjà au top, c’est l’humilité qui nous ouvre les yeux et nous aide à voir clairement le chemin qu’il nous reste à parcourir pour devenir meilleurs.

Et c’est l’humilité qui fait qu’on ne se coupe pas des autres par excès d’orgueil et de vanité.

Célébrer chacune de ses victoires, mais ne jamais oublier que pour chacune d’entre elle, on a encore mille faiblesses à surmonter, et que mille erreurs nous attendent encore.

12. Indulgence et tolérance

La quête d’accomplissement ne doit pas devenir une course à la perfection pour autant – car la perfection n’existe pas.

Personne n’est parfait.
Certains sont incontestablement meilleurs que d’autres, et s’accomplissent davantage que d’autres, mais ils restent malgré tout humains, avec leurs failles, leurs faiblesses et leurs défauts.

Accepter de regarder ses faiblesses, et le chemin qu’il nous reste à parcourir à chaque instant, c’est rester conscient qu’on a encore des progrès à faire. C’est ce qui permet de rester humble et alerte, et de ne pas s’infliger une pression incroyable qui ferait plier n’importe quel homme.

Vouloir devenir meilleur est une motivation très positive, qui peut apporter énormément de bonnes choses dans la vie, mais il ne faut pas oublier que la perfection est un mirage.

Donc indulgence envers soi-même et sa propre imperfection; et indulgence envers les autres, qui suivent tous un chemin différent du nôtre, comme ils peuvent et avec les moyens dont ils disposent.

Certains peuvent donner l’impression qu’ils végètent, ou qu’ils n’avancent pas du tout – mais c’est peut être tout simplement que leur cheminement nous échappe, ou qu’il se situe sur un plan qu’on ne perçoit pas.

***

Voilà les enseignement que j’ai tirés de mes 30 premières années.

Tout ça est forcément très influencé par mon vécu et par mon parcours, du coup, voyez-vous d’autres qualités qui A VOUS, vous paraissent importantes pour mieux réussir sa vie ?

Voyez vous un d’autres trucs à rajouter à cette liste ?

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